Institut Turgot

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lundi 30 juin 2014

Bernanke : pompier ou pyromane ? La Fed réinvente l'illusion planiste - Comparaison avec les années Trente

Troisième volet de notre retour sur les événements économiques et monétaires de l'année 2008.

Bernanke avait juré que, compte tenu des connaissances accumulées depuis les années trente, la Fed ne commettrait plus jamais les mêmes fautes. Et pourtant c'est ce qui s'est passé. Même si l'erreur a été moins grave, et si l'entêtement dans le déni a duré beaucoup moins longtemps, et donc les conséquences ont été bien moins dramatiques, les points de ressemblance sont néanmoins plus importants qu'il n'est généralement admis..

Fin 2008/début 2009 : Ben Bernanke a victorieusement arrêté l'engrenage d'une grande dépression. Il faut cependant s'attarder un instant sur la nature des instruments utilisés, et donc le montage opérationnel pour arriver à ce résultat. En moins de deux années, Bernanke a profondément changé les caractéristiques mêmes de l'organisme qu'il présidait. Aujourd'hui, la Federal Reserve américaine n'a plus grand chose à voir avec ce qu'elle était, et la manière dont elle fonctionnait, avant les événements de 2007-2008.

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vendredi 10 janvier 2014

Sortie de crise : le "QE" divise les économistes

Lepage.jpgMalgré les meilleures nouvelles des dernières semaines (sanctionnées par la décision de Ben Bernanke d'entamer le processus de réduction - bien timide - de ses interventions au titre de sa politique de "Quantitative Easing"), l'économie américaine n'est pas encore sortie de l'auberge.

Taux zéro et « Quantitative Easing » ne sont pas la panacée que décrivent généralement les médias. Voici pourquoi.

Même si, depuis peu, cela semble aller mieux, jamais une reprise américaine n'a été aussi désespérément faible et longue à se manifester – taux de croissance annuel moyen pour la période 2008-2012 : + 0,6% - (1), malgré des taux d'intérêt quasiment égaux à zéro et une politique monétaire réputée extrêmement laxiste (Quantitative Easing).

Cette situation inédite pose un véritable défi aux économistes. Nous vivons une période passionnante avec le retour de véritables affrontements entre grandes écoles de pensée, tels que nous n'en avions plus connus depuis les grandes joutes des années trente. Chacun, selon ses penchants idéologiques, y va de son explication.

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mardi 3 décembre 2013

Europe : le « German bashing » ne doit pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes

Steve Han keDans un nouveau texte récemment mis en ligne sur le site du Cato Institute, le professeur Steve Hanke dénonce l'opération de diversion et de camouflage de la réalité qui se cache derrière les virulentes critiques adressées à la politique économique allemande.

Il complète et précise l'analyse publiée ici même la semaine dernière.

C'est maintenant un fait avéré, les leaders de l'establishment économique, ceux qui parlent en son nom, ont déclaré la guerre à l'Allemagne.

Les premiers coups de feu de cette bataille (German Bashing) sont venus rien moins que du Ministère américain du Trésor qui, dans l'une de ses publications officielles semestrielles (Foreign Exchange Report ) a eu l'audace de rendre l'Allemagne responsable des retards de la reprise économique en Europe.

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vendredi 22 novembre 2013

Sortie de crise : les Etats-Unis et l'Europe victimes d'une politique monétaire schizophrénique

Abondance de monnaie "publique" (monnaie de base), pénurie de monnaie "privée" (monnaie de banque)... 
Sachant que la monnaie de banque fait à elle seule plus de 80% de la masse monétaire globale, explique notre ami Steve Hanke, c'est une situation intempestive de resserrement monétaire global provoquée par les nouvelles réglementations bancaires et financières qui a provoqué le blocage de la sortie de crise.

« L'argent, ça compte !» (Money matters)...reprenant une maxime de Milton Friedman, tel est ce que je ne cesse de répéter dans mes colonnes. 
Depuis le rush des déposants sur les guichets de la banque britannique Northern Rocks - point de départ de la grande crise financière – la croissance de la masse monétaire, au sens large, en a pris un sacré coup, que ce soit aux Etats-Unis, en Grande Bretagne ou en Europe.

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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vendredi 21 juin 2013

Le 15 avril 2013 : "Les mystères de la monnaie", conférence d'Alain Madelin

Enregistrement vidéo de la huitième conférence d'Alain Madelin donnée dans le cadre de son cycle de réunions "A la découverte de l'économie pour mieux comprendre le monde".

Au programme : Du troc à la monnaie. Les fonctions de la monnaie. Le rôle de l'épargne. Le miracle du crédit. De la monnaie aux banques centrales. De l'étalon or aux changes flexibles. La gestion de la monnaie par les banques centrales et ses problèmes. MxV=PxQ. Inflation et déflation. L'impossible trinité. Les théories des cycles. Des dangers des manipulations monétaires. La dette des Etats. Les enseignements de la crise de l'Euro. Où l'on rencontre Keynes, Irving Fisher, Milton Friedman, Mises, Hayek, Wicksell, Rueff, Mundell .......

mercredi 5 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(2)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Second volet de notre enquête sur les réponses présentées par les économistes de la pensée "main stream", l'explication par l'approche monétaire.

Pour les disciples contemporains de l’école monétariste le coeur de l'explication se trouve dans les données monétaires.

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vendredi 19 avril 2013

Chypre : vers l'agonie du système de banque à réserves fractionnaires ?

Salerno.jpgRétrospectivement, il se pourrait que la crise de Chypre apparaisse un jour comme l'un des tournants décisifs de l'histoire monétaire contemporaine. Tel est ce que suggère Joseph T. Salerno, l'un des principaux animateurs du Mises Institute à Auburn (Alabama), dans un article traduit du Mises blog.

En complément, nous vous proposons également quelques paragraphes extraits d'un blog britannique où l'auteur, Frances Coppola, attire à juste titre l'attention sur la manière dont l'accord de Chypre a toutes chances d'intensifier encore davantage la crise de la zone euro.

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lundi 1 avril 2013

Bâle III + taux zéro : pourquoi la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre

Steve Han keLa crise de l'euro porte une grande part de responsabilité dans la détérioration des conditions économiques en Europe. Mais elle n'explique pas tout..

La déception, s'agissant des perspectives de retour à la croissance, concerne aussi bien les Etats-Unis que le Royaume-Uni. Tout se passe comme si la sortie de crise n'en finissait pas de se faire attendre. Steve Hanke nous décrit comment la faute en incombe à la combinaison mortelle Bâle III + Taux zero.

Dans le sillage de la crise financière, nos grands experts de la monnaie et de la banque sont partis tambours battants en campagne pour dire aux banques qu'elles devaient « recapitaliser » leur bilans – expliquant que c'était absolument nécessaire pour éviter le retour de nouvelles crises.

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jeudi 28 mars 2013

Chypre II : enfin sur la voie d'une gestion intelligente des crises bancaires en Europe ?

J’ai vertement critiqué le plan initialement prévu par l’Eurogroupe, la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement chypriote, forçant les protagonistes à une renégociation. 

Et très franchement, celle ci a été très bénéfique. Vous m’avez rarement vu positif sur les agissements de l’UE ces dernières années, alors pour une fois que les choses évoluent vraiment dans le bon sens, disons le tout net: le plan numéro 2 est bien meilleur que le plan 1. Cependant, il n’est pas parfait, et surtout, l’improvisation de son accouchement rend ses résultats incertains. 

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vendredi 22 mars 2013

Crise à Chypre: les faux scandales et les vrais

La crise chypriote a suscité énormément de commentaires, d'analyses, et d'indignations sélectives. Comme d'habitude, la presse dite "mainstream" s'est montrée parfois assez superficielle, et nombreux sont les analystes invités à s'exprimer sur le sujet qui ont mal présenté, voire caricaturé certains aspects de la situation de l'île méditerranéenne. 

Les raisons de s'indigner ne sont pas toutes là où vous le croyez. 

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mercredi 23 janvier 2013

Union bancaire : la grande leçon de la comparaison Nevada-Irlande

Daniel GrosVoici un texte dont le sujet intrigue. Il a été publié en anglais à la mi-octobre sur le site du Center for European Policy Studies, l'un des grands think tanks économiques de Bruxelles, sous la signature de Daniel Gros. Qu'est-ce que le Nevada peut bien avoir à nous enseigner à nous, européens ?

Réponse de Daniel Gros: qu'il est bien plus important et urgent de terminer la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers que de chercher à réaliser une hypothétique union budgétaire et fiscale européenne.

La crise de l'euro a démontré comment un Etat insolvable peut entraîner la destruction de son système bancaire national - cas de la Grèce -, mais aussi comment un système bancaire insolvable risque d'entraîner la faillite de l' Etat – cas de l'Irlande et de l'Espagne (Wyplosz 2012).

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vendredi 16 novembre 2012

Bernanke et le QEIII : pourquoi la grande inflation US n'est pas pour demain...

Steve_Hanke.jpg Le danger viendra peut-être. Mais il faudra du temps avant qu'il ne se concrétise. Pour le moment c'est l'ampleur du déficit de création monétaire entretenu par le mouvement de recapitalisation bancaire et financière qui domine la conjoncture et les perspectives économiques à moyen-terme.

Ceci est la seconde partie de l'entretien accordé à Econtalk par le Professeur Steve Hanke avec pour sujet l'hyperinflation. L'interview était animée par Russ Roberts du Liberty Fund.

Roberts: Les Etats-Unis ont un gros problème de budget. Depuis quatre ans, l'état dépense en moyenne mille milliards de dollars de plus qu'il n'engrange de recettes (3 700 milliards de dépenses, 2,7 milliards de recettes). Auparant le déficit était moindre, mais cela fait maintenant dix années que le trésor US est constamment en déficit.

Pourtant les gens continuent d'acheter ses obligations et ses bons du trésor. Et apparemment tout semble aller pour le mieux.

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mardi 25 septembre 2012

Pas de redressement économique sans déconnecter la finance et la monnaie

Alain DumaitLes dernières décisions de la Banque Centrale européenne, le 6 septembre, puis de la Federal Reserve américaine, le 13 septembre, ont été saluées par les marchés financiers : baisse des taux pour les dettes souveraines des pays insolvables et hausse des cours pour les actions, en particulier celle des banques et autres institutions financières.

Ces décisions peuvent se résumer ainsi : davantage d’argent gratuit pour les banques, encouragement au laxisme des Etats, et monnaie de singe pour tout le monde !

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lundi 10 septembre 2012

Pourquoi la survie de l'euro reste problématique

Henri Lepage Mario Draghi a oublié de préciser qu'"illimité" ne veut pas nécessairement dire sans limite.

Le problème n'est plus de savoir s'il faut ou non sauver l'euro, s'il faut ou non sortir de l'euro, pourquoi, pour quoi faire. Les coûts ne peuvent en être que colossaux. Mais le coût de conserver l'euro à tout prix serait non moins colossal. Quoi qu'il se passe, quelle que soit l'issue qui se dessine, la note sera très salée, tant économiquement que politiquement.

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