La “réforme” annoncée par l’Elysée semble avoir été conçue à la va-vite, sans analyse de fond des tares de notre modèle, pour donner aux électeurs l’illusion que le gouvernement agit en profondeur tout en se contentant de gratter le vernis du fonctionnement de notre société.

Tel est le verdict que nous livre notre ami Vincent Bénard, qui, professionnellement, connait toutes les arcanes de la vie administrative et politique en région.

Il nous dresse les grandes lignes de ce que pourrait être un véritable projet libéral de réforme territoriale et administrative.

Le président Hollande vient d’annoncer une réforme du “millefeuille” institutionnel territorial Français, et ses ministres se sont succédés à l’antenne pour affirmer que cette réforme permettrait 10 milliards d’économies annuelles. Les médias, quant à eux, se sont focalisés sur la mesure la plus spectaculaire, le regroupement du nombre de régions de 22 à 14. 

Mais pour savoir si la réforme a des chances d’avoir les effets escomptés, il convient de se livrer à une analyse plus détaillée des éléments du communiqué de l’Elysée du 2 juin.

Cette analyse se déroulera en trois temps: 1 - Diagnostic du fonctionnement actuel du millefeuille; 2 - Maux auxquels la réforme présentée répond, ou pas; 3 - Grandes lignes d’une proposition alternative plus ambitieuse