Quand une personne se trouvant sur le territoire français n'est pas logée ou logée d'une façon qui ne la satisfait pas, elle a le droit de se retourner contre l'État en déclenchant une action juridique pour exiger des pouvoirs publics un logement qui lui convienne. Bien sûr, cette innovation est liée aux logements sociaux dont l'État prétend avoir la charge et qui constituent une sorte de verrue communiste dans le paysage français. Le faux droit a, sans doute, déjà fait école dans d’autres pays, tant les mauvaises idées ont de l’avenir.

Les personnes qui se prévalent de la loi sont en grande partie des immigrés. Le vote de ce droit tout à fait hors du commun est bien connu au fond de l'Afrique et susceptible, suivant la phrase d'un socialiste pur et dur, d'attirer en France toute la misère du monde. Simultanément c’est un encouragement aux passeurs et à leur business ; y-a-t-il des liens financiers indirects entre les passeurs et certains politiques ? La question mérite d’être très sérieusement posée.

La simple création de ce droit crée à l’intérieur de la France des besoins nouveaux et artificiels, car, finalement, beaucoup de personnes peuvent se prétendre mal logées, dès lors que l'on refuse le fonctionnement du marché libre. Qui peut juger valablement de la convenance ou non d’un logement pour quelqu’un ?

Les tribunaux sont encombrés et la justice souffre de délais incroyables, ceci principalement au détriment des pauvres ; ils vont être submergés de multiples demandes et chacun peut imaginer le désordre supplémentaire qui vase superposer à une situation déjà ubuesque.

C'est aussi l'ouverture d'un droit au pillage et contraire à la responsabilité personnelle, car l'État ne peut rien faire sans envoyer des percepteurs piller l'ensemble de la nation pour supporter les actions qu'il prétend devoir accomplir. C’est, de ce fait, un pas nouveau vers la paupérisation du peuple français.

Dès le premier jour de l’année 2008, les associations, qui sont subventionnées - c'est-à-dire dont la vie et la richesse repose aussi sur un pillage - se sont mises en route pour préparer les dossiers et plus de 300 personnes se trouvaient devant la préfecture de Paris pour retirer leurs dossiers de demandes de logements. En province, l’incendie s'allumait aussi. Nous ignorons le nombre des recours engagés aujourd'hui.

Tous les économistes savent que la France s'engage ainsi dans une impasse dramatique. Pourquoi pas le droit opposable au pain, le droit opposable à la santé, le droit opposable au théâtre, le droit opposable aux vacances, le droit opposable à la garde des enfants, le droit opposable au bord de mer ? Au bout du compte nous arriverons à la situation ridicule où tout le monde vit aux dépens de tout le monde, c'est-à-dire à la ruine générale.

Une idée nous vient : l'on pourrait aussi créer le droit opposable à l'intelligence. Elle a peut-être de l’avenir, car les auteurs mêmes de cette loi feraient de fort bons candidats !

Michel de Poncins est fondateur et Président de l'association Catholiques pour les libertés économiques (CLE)