Une question grave qui nécessite d'infinies précautions

"Politiquement correct" signifie qu'il existe une échelle de valeurs acceptée, aujourd'hui ou dans un passé récent, par une majorité de la population. Donc un bien et un mal clairement identifiés, ce dernier étant considéré comme très dangereux, voire absolu. Communément, il est ressenti que s'exprimer sur l'immigration va forcément poser la question de son utilité, et donc de l'opportunité de sa poursuite. Or, arrêter l'immigration est iimaginable pour les "immigrationnistes", qui voient dans un tel refus une atteinte aux droits de l'homme les plus imprescriptibles. La reductio ad Hitlerum fait que dans un discours sur l'immigration, il y aura fatalement un moment où celui qui aura lancé le débat tabou sera accusé d'être un nouvel Hitler ou de faire le jeu de ceux qui reprennent ses idées. A ce moment, toute poursuite de la discussion devient impossible puisque l'un des protagonistes est disqualifié, rendu non raisonnable, voire non humain du fait de l'accusation.

La violence réside dans le fait que, non seulement le débat est arrêté net par l'accusation d'être du côté du mal absolu, associé au sujet tabou, mais surtout parce que des rétorsions sont à prévoir : un chef d'entreprise qui "dérape" verra s'organiser une tentative de boycott de ses produits, un intellectuel sera "interdit d'antenne", un universitaire bloqué dans sa carrière, d'autant plus facilement qu'en France, la justice a la possibilité de sanctionner des propos "racistes ou incitant à la haine raciale". Un propos jugé tel ne sera plus une parole en l'air, éventuellement volée par une caméra cachée ou un téléphone mobile photographe, mais deviendra la base légale et morale de toutes les rétorsions, judiciaire, puis économique et médiatique.

Les Français sont "bâillonnés" comme dit Malika Sorel (1), par une sorte de tabou régnant sur la question de l'immigration, qui est perpétué par les élites, ceux qui ont la parole, intellectuels, communicants et politiques, mais qui est né un peu tout seul, de la conjonction de nombreux phénomènes : colonialisme, culpabilité chrétienne (le fardeau de l'homme blanc), défense de leurs intérêts par les anciens colonisés, compétition pour des clientèles électorales… Une fois qu'un tabou est né, il semble survivre par réflexe pavlovien : le sujet est évoqué et aussitôt un journaliste va parler de "dérapage" ou, de "polémique", parce qu'il sait que le sujet est classé "interdit" dans tous les esprits, Le débat que le Président de la République a voulu lancer sur l'identité nationale a ainsi été "interdit", et l'interdiction a été respectée dans tous les médias dans toute la France, ce qui est bien la preuve de la réalité du terrorisme intellectuel, qui n'a pu s'exercer que parce que l'immigration est un sujet tabou depuis longtemps.

Pour éviter toute obstruction par les terroristes intellectuels, précisons très nettement que le présent texte soulève la question de l'immigration sans manifester le moindre racisme vis-à-vis des individus immigrés présents, passés et futurs, partout dans le monde. Qu'ils soient tous assurés par l'auteur de son profond sentiment de partager avec eux une humanité commune et respectueuse !

L'immigration n'est pas un problème, l'immigration de masse, si !

Le problème qui se pose aujourd'hui à propos de l'immigration ne porte pas sur l'immigration en général, acceptée depuis longtemps en Europe et en Amérique du Nord, mais sur l'immigration de masse et la transformation culturelle qu'elle induit dans les pays d'immigration, quand la culture importée est très différente de la culture autochtone.

La principale question posée aujourd'hui en Europe et notamment en France est le rôle trop important que joue l'islam, par sa seule présence dans l'espace public, et non pas seulement par le danger que représente sa composante terroriste. C'est ce que pensait et disait, sans toutefois l'avoir écrit, Claude Lévi-Strauss à la fin de sa vie :"il y a trop de musulmans en France", comme l'a rapporté Le Monde à l'occasion d'une cérémonie fêtant les 100 ans de l'ethnologue.

Le terrorisme n'est que la moitié du problème

Défendre l'islam en disant que les terroristes sont une infime minorité n'est pas suffisant auprès des opinions publiques européennes, parce que :

- il suffit d'une infime minorité de terroristes pour représenter un réel danger d'attentats et pourrir la vie d'une nation,

- rien ne prouve que les terroristes soient une infime minorité, puisque les polices européennes déjouent régulièrement des complots ourdis par des musulmans apparemment bien intégrés et donc comptés parmi la majorité non terroriste ; la question du caractère violent de l'islam et de sa volonté habilement cachée de mener la guerre contre la chrétienté n'est pas un fantasme sans fondement, même si la nécessaire vie commune avec les musulmans de France nous impose de ne pas être paranoïaques sur ce point : il nous faut reconnaitre les nombreux citoyens musulmans irréprochables et rester vigilants vis-à-vis des non moins réels intégristes parfois bien déguisés en Français moyens !

- la vraie question est la ségrégation volontaire de la culture musulmane, qui, à force de demandes innocentes pour un respect des différences, aboutit à la création d'une société différente refusant délibérément l'intégration en une seule société commune : les Français comprennent alors que la nouvelle société importée, mais décidée à maintenir sa culture islamique, est une menace mortelle pour l'homogénéité de leur société et pour le maintien de leur identité nationale.

Le terrorisme est la face extrême d'une violence de l'islam qui se manifeste tous les jours :violence autorisée des mâles vis-à-vis des femmes, traduite entre autres par le signe de soumission qu'est le voile intégral, niqab ou burqa, et même le simple fichu, violence du mode de vie, avec le jeûne très difficile du Ramadan, emprise de la société qui laisse planer la menace de la violence pour faire respecter ses préceptes (violence physique contre ceux qui ne respectent pas le jeûne), violence intellectuelle qui interdit de penser autrement que par le Coran, violence du Coran lui-même et de la vie du prophète Mohamed, faite de combats et de massacres nombreux, notamment contre les juifs de La Mecque. Si le Nouveau Testament est le livre d'une religion dont l'idéal est l'amour du Prochain, le Coran est en grande partie un livre qui justifie la Guerre sainte, toute sourate pacifiste ayant son pendant guerrier.

Voila pourquoi tout ce qui est religieux en islam peut se transformer en violence radicale sans qu'aucune autorité n'ait, ni la légitimité (que seul possède le Coran), ni la référence écrite (jamais claire dans le Coran) pour la condamner.

Racisme et xénophobie : deux sentiments distincts

La différence culturelle se manifeste aussi chez les Africains, musulmans ou pas, venant se superposer à la différence physique de la couleur de peau (ce qu'on appelait sans scrupule "race" autrefois), ce qui mêle inextricablement et confusément deux questions bien différentes : le racisme, sentiment honteux contre une différence physique, et la xénophobie, sentiment naturel et parfois nécessaire pour défendre son identité, comme ont été obligés de le faire les Chinois au XIXe siècle. Face aux Anglais qui leurs imposaient l'importation et la consommation d'opium, et à toute l'Europe qui s'implantait petit à petit sur leur territoire, la xénophobie a été salvatrice en maintenant la solidarité entre Chinois et le refus de faciliter l'occupation de leur territoire par des peuples allochtones. La xénophobie a servi à la défense de l'identité nationale chinoise, aux dépens d'un développement économique de type colonial. Mais c'est cette même identité chinoise préservée qui facilite aujourd'hui le développement économique à grande vitesse de la Chine. A l'opposé, on peut se poser la question sur le lien entre non décollement économique de l'Afrique et faible sentiment national : le manque d'homogénéité ethnico-linguistique empêche la confiance nécessaire à la vie commune au-delà der sa propre tribu (voir ce qui se passe en Côte d'Ivoire, où les "noirs de la forêt", chrétiens, n'acceptent pas un président musulman du Nord; comme d'habitude les médias ressortent le schéma du potentat qui s'accroche à son siège, alors qu'il s'agit d'un problème éthnique, c'est-à-dire de nation).

La xénophobie qui commence à se manifester en France n'est donc pas à mettre sur le même plan que le racisme. Considérer que telle race est inférieure (en valeur, et non pas en diverses qualités physiques ou intellectuelles) est une chose condamnable car cela compromet gravement toute entente cordiale entre les peuples et parce que ce sentiment a conduit à des crimes qualifiés aujourd'hui de "contre l'humanité". Par contre refuser l'entrée de son territoire à un grand nombre d'Africains, parce que leur différence culturelle met en danger notre culture, est une sorte de xénophobie défensive, mais nullement du racisme. La preuve : nous serions tout autant opposés à ce que l'invasion d'une ile du Pacifique par des retraités d'Europe ou d'Amérique finisse par faire disparaitre la culture et même la race locales. De même, les anciens colonisateurs reconnaissent rétroactivement comme légitime la résistance anticoloniale, qui n'était rien d'autre qu'une réaction identitaire, d'autant plus violente que l'identité initiale avait été plus menacée. La décolonisation de l'Algérie a été plus violente et s'est poursuivie par une ré-islamisation forte parce que son européisation avait été plus poussée qu'ailleurs.

Le métissage a l'avantage d'apporter de la diversité et de pousser les peuples à mieux se connaitre en se croisant, mais le métissage généralisé fait perdre la diversité des races et des cultures et fait disparaitre l'identité initiale. Trop de métissage nuit à la diversité.

Le sentiment d'identité est un produit de la sélection depuis la préhistoire

Les Français, comme tous les autres peuples de la terre, ont droit à leur identité, leur territoire, leur nation, et, s'ils refusent de se laisser submerger par une trop nombreuse immigration (une rétro-invasion, dit Lévi-Strauss), ce n'est pas du racisme, mais un sentiment grégaire qui existait déjà lors de la Guerre du feu imaginée par Rosny-Ainé. Ce sentiment d'appartenance à un groupe, naturel puisque né avec l'homme, a motivé toutes les guerres et forgé toutes les solidarités économiques, ce qui explique que ce sont les hommes ayant la plus grande propension à former un groupe cohérent qui ont gagné ces guerres et se sont développés, et donc ont le mieux survécu. Le sentiment identitaire étant le lien qui assurait la force du groupe et donc sa survie, on comprend que les hommes sans capacité identitaire aient été éliminés. Seuls les groupes unis "à la vie, à la mort" face aux éléments, aux bêtes sauvages et à leurs ennemis, ont pu survivre dans ces millénaires terribles.

"L'humanité cesse aux frontières du groupe linguistique. On a parfois tendance à oublier que cette fracture, l'homme la doit au premier chef à son cerveau et aux mémoires à long terme qui s'y déposent" (Jean-Pierre Changeux2).

L'homme est ethnicisé (par la langue, mais aussi par la religion), comme il est sexué, et c'est la nature qui l'a voulu ! La cohésion sociale n'est pas faite que d'avantages sociaux, mais surtout d'identité, et celle-ci est un sentiment naturel, non condamnable et utile à la prospérité. D'où l'extrême importance de vouloir la préserver.

Et l'individualisme méthodologique ?

"La société n'existe pas : il y a des individus, hommes et femmes, et il y a des familles", disait Margaret Thatcher, en s'opposant manifestement au sens commun. "Une fois qu'on a bien perçu que la division du travail est l'essence de la société, rien ne demeure de l'opposition entre individu et société. La contradiction entre le principe individuel et le principe social disparait" (Ludwig von Mises). Mais l'économie ne recouvre pas toute la sociologie et, on l'a vu, le sentiment identitaire rattachant des individus à un même groupe est une réalité tangible (caractères raciaux, langue, habitudes vestimentaires et de comportements, constructions et paysages des lieux d'habitation) et mesurable (nombre d'interactions entre individus manifestant des caractères communs). L'individualisme méthodologique est un bon principe a priori : faisons comme si chacun était libre et l'économie sera bien organisée, du bas vers le haut en s'appuyant sur la connaissance supposée que chacun a de ses propres besoins, Mais cela n'est pas complètement vrai. Les sociétés influent sur certains choix, notamment sur ceux qui concernent l'identité collective : langue, religion, comportements et habitudes culturelles (le surmoi de Freud). Une partie des comportements de chacun ne proviennent pas de choix totalement individuels, et on peut définir comme sectaire un comportement entièrement dicté par un groupe.

Le malheur pour l'Europe est que l'islam agit comme une secte et empêche ses fidèles de penser librement, du moins dans des proportions bien supérieures aux religions chrétiennes. Cela est un véritable frein à l'intégration, puisque les immigrés musulmans ressentent très souvent un devoir d'allégeance à leur religion plutôt qu'au pays qui les accueille et donc une appartenance à l'islam (ils parlent de leurs coreligionnaires comme de leurs "frères" et les saluent différemment) plutôt qu'à la nation française ou allemande.

De même, Moussa Konaté (L'Afrique noire est-elle maudite ?) remarque qu'en Afrique, tout repose sur

"un pacte entre l'individu et la société basé sur la soumission à la famille, auquel tout est subordonné, même l'amour".

Derrière l'apparente convivialité, la soumission au groupe favorise le parasitisme, la corruption et la tyrannie, au détriment du travail. Le poids de la famille engendre une difficulté à s'isoler qui freine la lecture et l'étude, favorise la médiocrité intellectuelle. L'obligation de verser ses revenus, même maigres, dans le "tonneau sans fond de la solidarité" entrave l'épargne, l'initiative et donc le développement. Les frontières de caste perpétuent les privilèges. Les Africains sont enfermés dans un mode de vie qui est "une prison pour l'esprit", parce qu'ils se sont défendus de l'agression de la colonisation en se repliant sur des cultures traditionnelles magnifiées (Le Monde 16 nov. 2010)

L'Afrique (ici, surtout sahélienne), comme l'islam, exerce bien une contrainte sur les esprits, qui empêche les immigrés de cette région du monde de se comporter de manière totalement libre dans leur nouvelle société. Dans le melting pot où devraient se mélanger les citoyens pour former la pâte homogène de la nation, de nombreux immigrés musulmans et/ou africains maintiennent un lien entre eux qui forme grumeau. Une pâte pleine de grumeaux va évidemment manquer de cohésion.

Voilà donc pourquoi un pays comme la France ressent l'immigration massive originaire d'Afrique du Nord et subsaharienne comme un danger mortel pour son identité et qu'elle se donne le droit de la limiter drastiquement.

Mais comment limiter l'immigration ?

Toute l'actualité montre à quel point l'intégration des immigrés a été ratée et l'énormité de la tâche qu'il reste à accomplir pour les intégrer aujourd'hui, puisque nous n'avons aucun moyen juridique pour les renvoyer chez eux (ni le désir, puisqu'ils ont la nationalité française acquise par le droit du sol). De ce fait, il parait totalement irréaliste de vouloir faire venir d'autres immigrés en France (et sans doute même dans toute l'Europe) tant que nous n'aurons pas réglé le problème des immigrés déjà présents. Le danger pour nos nations à la démographie déclinante (à très juste titre) serait mortel.

Il faut renoncer à toutes les idées de recours à l'immigration, avancées par Michel Godet, Jacques Attali ou le Comité Bastille, surtout en période d'augmentation du chômage, et d'autant plus que la désindustrialisation va tarir le besoin d'emplois non qualifiés. Nos futurs immigrants devant supporter un coût de la vie parisien n'auront aucune chance d'être compétitifs face à des Chinois mangeant et dormant à la manière et au coût chinois ! Arrêtons d'importer de futurs chômeurs !

Le coût de l'immigration

Les mesures de l'apport des immigrés ont toujours été difficiles à faire. Michèle Tribalat estime que la part de croissance générée par les immigrés correspond simplement à la part de croissance démographique qu'ils ont créée par leur arrivée et leur natalité. En gros les immigrés ont favorisé leur propre croissance démographique et économique, mais pas de croissance pour les Français déjà là.

Un essai d'évaluation des coûts et des effets économiques de l'immigration (Colloque Fondation Singer-Polignac 17 novembre 2005), corrige le procès en «abandon» des cités.

S'appuyant notamment sur les travaux des professeurs d'économie Jacques Bichot et Gérard Lafay, Yves-Marie Laulan, président de l'Institut de géopolitique des populations, estime le coût de l'immigration et de son intégration (éducation, formation professionnelle, logement, santé, lutte contre la délinquance, maintien de la sécurité, etc.) à 36 G€/an. Soit 80% du déficit public, 13,5% des dépenses publiques, 3,5 fois le «trou» de la Sécu, 2 fois de budget de la recherche et de l'enseignement supérieur, 87% du budget de la défense... Laulan :

"Il ressort que chaque immigré qui franchit la frontière (250 000 par an) coûte 100 000 €/an à la collectivité nationale, soit vingt fois plus que les Corses. (...) Nous rejoignons ainsi les calculs de Maurice Allais, prix Nobel d'économie, qui estimait voici plusieurs années à quatre fois son salaire annuel le coût d'installation d'un immigré. A ceci près que M. Allais estimait qu'il s'agissait d'un coût effectué une fois pour toutes alors qu'ici il s'agit d'un coût annuel."

Comme l'explique le professeur Lafay, ce prix à payer est celui «des erreurs commises par tous les gouvernements successifs depuis trente ans». Erreurs ayant consisté à laisser s'installer une immigration familiale, sans qualification professionnelle et sans désir de s'intégrer à la culture d'accueil. Cet important investissement national financera peut-être demain la croissance et les retraites. Dans l'immédiat, ces efforts méritent mieux que les manifestations de francophobie et les exercices de culpabilisation.

Cet apport supposé est-il bien mesuré ? Certes, les bénéfices priment pour la première génération, qui sait d'où elle vient et travaille dur tout en étant reconnaissante au pays qui lui a procuré du travail, mais les coûts l'emportent pour la deuxième génération, dont les parents ont trop travaillé pour avoir le temps de s'en occuper. Et la différence culturelle des parents a été nuisible pour les études. Grandie au milieu de Français, cette génération vit comme une injustice son traitement qu'elle estime discriminatoire. Ressentiment et délinquance mènent au chômage et à la dégradation des quartiers ghettos de logements sociaux, voire aux émeutes (en 2009, 90 % des interpellés étaient français, mais 84% d'origine étrangère). Si on ne compte que le coût des immigrés, le coût de la deuxième génération, non immigrée, est occulté et le solde annoncé est trompeur.

Les arguments des "immigrationnistes" ne tiennent plus, d'autant plus que de nouveaux immigrés musulmans ne feraient que rendre encore moins intégrables les enfants d'immigrés déjà présents : le désir de s'intégrer s'estompe lorsque l'entourage est de même langue et même religion, Internet, télévision par satellite et téléphone mobile permettent désormais de continuer à vivre virtuellement avec son pays d'origine durant toutes les périodes de loisirs, ce qui enlève toute nécessité de s'intégrer au pays d'accueil. Plus besoin de bistrot du coin, d'amis dans l'immeuble, de cinéma en français etc.

Aujourd'hui, il n'y a presque plus d'immigration de travail, mais beaucoup de regroupements familiaux (y compris des immigrés allant cherche épouse "au pays", ou imposant un époux "du pays" à leur fille), contribuant ainsi à recréer l'ambiance du "pays" en France. Se développent ainsi des communautés vivant de plus en plus séparément du reste des Français, pittoresques lorsqu'elles étaient peu nombreuses, déstabilisantes lorsqu'elles menacent de supplanter en quelques décennies les autochtones. Les immigrationnistes deviennent alors des "remplacistes" et les Français s'inquiètent légitimement de voir que leurs élites, leurs médias, et même leurs lois leur interdisent de réagir à cette "rétro-invasion" conduisant directement à une libanisation de leur pays.

NOTES

(1) entrevue de Malika Sorel dans Le Spectacle du Monde.

(2) Le Monde 22/10/1997

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Yves Egal est ingénieur conseil en écologie urbaine. Cet article sera suivi d'un second volet intitulé : "Le droit du sol est-il un droit de l'homme ?".