Il remémore à l'occasion les peurs lancées dans les années 1970 par le "Club de Rome", le fameux rapport Halte à la croissance ! sur la fin du monde et des matières premières ou les avertissements contre le…refroidissement de la planète.
Soit dit en passant, que reste-t-il de tout cela aujourd’hui ? Aujourd’hui même, on ne parle plus de la couche d’ozone, la grande peur des années 1990.
Même le réchauffement climatique s’est transformé en "changement climatique" pour la raison que, depuis 2003, nous avons connu les hivers les plus froids en 50 ans.
A ce propos, on remarquera que l’ouvrage est plein de statistiques sur l’évolution des températures ou de la pollution.
Au fond, il faut relativiser le réchauffement climatique.   Il n'était ni "global", ni "important", ni "exclusivement provoqué par l'homme". C’est peu de choses, c’est un petit accident. Il y en a déjà eu dans le passé et un degré en un siècle, ce n’est rien du tout. Il y a déjà eu des plus fortes variations, cela n’a rien à voir avec l’actualité humaine et avec le CO2.
Il ne s’agit donc pas d’un débat technique sur les sciences physiques.

Il reste que qui a entendu parler de l’"Appel d’Heidelberg" ou de la "Déclaration de Leipzig" ? Ou bien de la "Pétition de l’Orégon" qui repose sur le fait qu’il n’existe aucune preuve convaincante de ce que la production de dioxyde de carbone, de méthane ou de tout autre gaz à effet de serre engendre ou engendrerait dans un avenir prévisible, un "réchauffement catastrophique de la Terre". Des milliers de scientifiques ont signé ces actes.  L’appel d’Heidelberg selon lequel il n’existe pas de consensus scientifique sur le réchauffement climatique a été signé par 4 000 scientifiques dont 72 prix Nobel.

Vaclav Klaus fait aussi apparaître par exemple qu'entre les bureaucrates du G.I.E.C. (Groupe d’experts intergouvernemental de l’ONU), les faux scientifiques qui ont rédigé les centaines de pages du "rapport Stern", les films de l’ancien vice-président Al Gore, les fonctionnaires du Grenelle de l’Environnement et,  j'ajouterai, la dernière grande mascarade, celle du tout nouveau film "Home", il existe un point commun : le mépris de la science, un mépris qui n'hésite pas à faire fi des données scientifiques.

Avec ce livre, Vaclav Klaus s'est proposé de "relever le défi de la vérité".  Et il le pose en termes de science de l’homme et non pas de sciences physiques.

Il fait comprendre que le prétendu "combat contre le réchauffement climatique" n'est que le perpétuel combat politique de certains pour ce que je n'hésite pas à dénommer "totalitarisme", l'idéologie changeant d'oripeaux selon les époques.
C’est la prétention d’une minorité de gens d’apeurer la totalité de la population et ces gens-là n’admettent pas la contradiction. Pour le président Klaus, cela évoque cette espèce de pensée unique, de carcan intellectuel comme au temps du communisme. Comme il le dit, ce qui est en danger, ce n’est pas la planète, c’est la liberté.

Le débat doit donc porter sur la liberté.
Et le livre est un plaidoyer en faveur de la liberté de l’individu et du droit de propriété, les seules vraies solutions pour défendre notre environnement si tant est qu'il est besoin de l'être.

Vaclav Klaus attire l'attention sur une originalité de l'idéologie environnementaliste qui me semble avoir été laissée de côté même par ses prosélytes jusqu'à ces derniers temps…, à savoir qu'elle est une "idéologie pour riches".

Et, en grand économiste qu'il est, il met le doigt sur une conséquence importante : le comble va être que « ce sont précisément les pays les plus pauvres qui paieront le prix de cette idéologie car ils sont pris en otage par les environnementalistes qui suggèrent de freiner le progrès. Les victimes, en fin de compte, seront précisément les gens les plus démunis ».

On ne peut pas en effet parler de ces problèmes sans savoir quels sont les coûts du réchauffement planétaire et quels seraient les coûts d’une lutte du style Kyoto, projet Al Gore, rapport Stern, etc.  Le président Klaus a rectifié dans le livre un très grand nombre d’erreurs qui ont été commises.
Ce n’est pas par hasard que les Etats-Unis et d’autres pays ont refusé de signer le protocole de Kyoto et que la Nouvelle-Zélande et d’autres pays s’apprêtent à se retirer parce que si l’on en croyait les thèses des écologistes, des environnementalistes, il est incontestable que cela absorberait une partie extraordinaire du produit intérieur.

Comme l'idéologie marxiste, l'idéologie environnementaliste met de côté les individus.
A la différence de celle-là qui chargeait l'Etat de planifier le progrès économique, celle-ci rejette tout apport du progrès scientifique et exclut par là même la capacité de l’homme d’innover et de s’adapter.

Bref, comme Vaclav Klaus n'a pas hésité à le dire en français lors de sa conférence :

          "C'est la liberté qui est en danger. Le climat va bien".