Cette réputation, les sciences de la nature la doivent au fait qu'en général un savant expérimentaliste préfère reproduire un phénomène plutôt que de se trouver des prétextes permanents pour échouer.

Par conséquent, alors que la politisation du financement - le fait que la plupart des chercheurs vivent aujourd'hui d'argent volé aux contribuables -développe sans aucun doute une bureaucratie parasitaire, on ne s'attend pas à ce qu'elle fausse systématiquement les résultats scientifiques.

L'exception, toutefois, se trouve dans les domaines où :

- une structure de pouvoir bien installée s'est trouvée un intérêt crucial à ce qu'on trouve un certain type de résultats ;

- l'incapacité à reproduire les phénomènes n'est pas évidente, ou constitue un résultat attendu.

La prévision à long terme du climat est l'un de ces domaines de la science ; et c'est au cours d'une période de réchauffement qu'elle a commencé à recevoir des subventions massives afin qu'elle trouve des "preuves" à une conclusion réchauffiste politiquement pré-déterminée. N'était le fait que la température moyenne est en fait dirigée par des cycles solaires de 11 et 22 ans, ce réchauffement naturel aurait pu durer pas mal d'années de plus sans qu'on remarque d'écart entre les prévisions et les observations. Et, même après 11 ans de baisse des températures globales, il y a encore des gens qui nient son caractère statistiquement significatif - tandis que quelques réchauffistes la nient carrément.

L'escroquerie réchauffiste comptait donc :

- sur la nature normalement à long terme de ses prédictions --par opposition aux prédictions à moyen terme de pénuries en produits de base faites par le Club de Rome, qui ont été ridiculisés dans l'intervalle des 15 à 20 ans pour lequel elles avaient été faites ;

- et sur le fait que la plupart des savants expérimentalistes ont peu d'expérience de la corruption de leurs résultats par la politique.

Pour leur part les économistes, qui sont tombés dans cette marmite de politisation et de corruption quand ils étaient petits, n'ont jamais été dupes de la supercherie réchauffiste.

Remarque additionnelle de François Guillaumat :

Cependant, il existe chez les savants expérimentalistes des éléments d'analphabétisme économique qui ont tendance à en faire les dupes du fascisme écologique :

- ils ne comprennent pas que c'est l'esprit humain qui est la source de toute richesse (Julian Simon), de sorte que les "richesses naturelles" n'existent pas. C'est pourquoi ils ne comprennent pas que la seule condition pour que le développement soit « durable » est que celui-ci soit libre ; au contraire, cela les amène à tenir pour le produit d'une erreur de raisonnement évidente toute affirmation comme quoi le développement économique n'a pas de limite naturelle.

- Nous avons là le produit de la méthodologie matérialiste des sciences naturelles, laquelle exclut systématiquement la création comme forme de causalité. Pourtant, toute la richesse est bel et bien créée : et même, chaque fois que qui que ce soit découvre une idée nouvelle, cela apporte une nouveauté authentique à l'univers tel que nous pouvons le percevoir - et c'est l'existence même de la science qui atteste ce fait.

Dans ce sens, tout économiste se doit d'être "créationniste" pour être compétent.