De la crise systémique à l'erreur systémique (1) : crise financière et réchauffement climatique
Par Guillaume Trémeau le dimanche 24 janvier 2010, 18:58 - Note de synthèse - Lien permanent
Ce texte est le premier volet d'une série de deux articles que Guillaume Trémeau, médecin à Lyon, consacre à une réflexion non-conformiste sur les risques systémiques.
L’analyse des « risques systémiques » que discute Daniel Cohen tout au long de son interview dans Spectacle du Monde (n°560, octobre 2009 : La prospérité n’est pas facteur de pacification. C’est l’inverse) est absolument passionnante.
Néanmoins, on est en droit de s’interroger sur les déductions qu’il en tire, sur les remèdes qu’il propose d’appliquer.
Ainsi, s’il est très probable que "nos sociétés ont du mal à penser le risque systémique" et que "La théorie des systèmes nous apprend que les crises deviennent fatales lorsqu’une complexité croissante se conjugue avec une uniformisation croissante'', faut-il forcément en déduire qu’il faille fabriquer une sorte directoire du monde pour maintenir un équilibre coopératif entre les nations ?
Le risque systémique
Oui, il existe un risque fatal lorsque tous les acteurs d’un domaine complexe (c'est-àdire dont on ne comprend pas tous les mécanismes, dont on ne connaît pas tous les facteurs) se dirigent dans une seule direction. Si les prémices sont fausses, c’est l’ensemble du système qui risque de s’écrouler. On passe alors du risque systémique à l’erreur systémique.
La question qu’il faut alors se poser est de savoir pourquoi l’immense majorité des acteurs intervenant dans un système donné s’enfonce dans l’erreur ? Personne n’est certain de tout savoir mais la plupart se trompe. N’existe-t-il pas des incitations perverses, voire des contraintes, qui poussent l’ensemble des intervenants dans une unique direction qui n’est pas la bonne ? N’y a-t-il pas une tentative d’uniformisation des comportements face à un problème complexe à l’origine du risque puis de l’erreur systémiques ?
Deux exemples semblent parfaitement révélateurs à ce sujet : la crise économique de 2008, et le débat vis-à-vis du réchauffement climatique.
La crise économique de 2008
L’économie est un domaine éminemment complexe et qui tend à se complexifier de plus en plus. Personne n’a trouvé la recette miracle d’une économie universelle juste et efficace. Aucun savant n’a, non plus, expliqué de manière globale et satisfaisante l’ensemble de la crise économique que nous vivons actuellement. On peut néanmoins faire deux remarques au sujet de cette crise: la première concerne la législation financière, la seconde le comportement des banques centrales.
Tout d’abord comment expliquer que l’immense majorité des banquiers de la planète (à l’exception notoire des banquiers canadiens et de certains banquiers suisses !) se soit jetée à corps perdu dans l’achat et la revente de produits dérivés complexes établis à partir de crédits hypothécaires américains ? Comment se fait-il que pratiquement aucun d’entre eux ne se soit inquiété à temps de « l’économie bullaire », d’abord dans l’immobilier puis dans la finance, qu’un tel comportement induisait ? De quelle épidémie ont été frappés tous ces banquiers devenus subitement à la fois cupides et idiots alors que, peu avant, la proportion de cupides et d’idiots ne devait pas différer de la moyenne ?
Parmi toutes les explications proposées, on peut remarquer que ce comportement de moutons de Panurge est allé de conserve avec une législation internationale financière de plus en plus pointilleuse. Depuis les accords de Bâle - mis en place à la suite de la défaillance d’un établissement allemand en 1974, et obligeant les banques à respecter un ratio de fond propres d'au moins 8 % de leurs engagements financiers - jusqu’à la législation concernant le crédit hypothécaire aux Etats-Unis (le RCA : Reinvestement Community Act), qui incite les banques à prêter à des clients de moins en moins solvables, la communauté internationale bancaire a été progressivement amenée à uniformiser son comportement.
En cherchant à respecter la loi ou à la contourner de manière habile, de nombreux banquiers se sont mis à faire « du crédit hypothécaire» et « du produit dérivé ». L’incitation a été d’autant plus forte que les crédits hypothécaires étaient, du moins au Etats-Unis, plus ou moins garantis par l’Etat fédéral, et que les cours de nombreux produits boursiers étaient soutenus par les Banques centrales.
Le rôle des Banques centrales a été non négligeable. D’une part, elles ont en quelque sorte assuré le risque de nombreux produits boursiers en s’engageant à soutenir tel ou tel marché en cas de défaillance et, d’autre part, elles ont collégialement inondé le marché de monnaie. En effet, pour qu’il y est « bulle » il faut de la monnaie à disposition. Or d’où provient cette monnaie sinon d’une création excessive ? Depuis l’abandon de l’Etalon or en 1971, les banques centrales n’ont plus aucun garde fou à la création de monnaie ; elles peuvent du jour au lendemain doubler une masse monétaire sans que cela leur coûte plus cher que le prix du papier ! Or cet excès de monnaie ne pouvant se résorber par l’augmentation généralisée des prix (concurrence mondiale oblige), elle s’écoule de façon erratique, d’une bulle à l’autre.
Ainsi une réglementation uniformisante associée à une création monétaire excessive , débridée, non contrôlée, nous a conduit à une erreur systémique dans le domaine complexe de l’économie.
Le réchauffement climatique
Le (non ?) débat à son sujet offre également un très bel exemple de risque systémique.
La science climatologique est à la fois nouvelle et très mal comprise : qu'en est-il exactement du rôle respectif des gaz à effet de serre, du soleil, des nuages, des rayons cosmiques… nul ne le sait vraiment. Et pourtant, sous l’effet de la pression des environnementalistes, les dirigeants politiques de nombreux pays occidentaux s’engagent à (très) grand frais dans un processus de réduction des émissions de gaz à effet de serre et plus particulièrement du CO2, à partir d’un pseudo consensus scientifique émanant du GIEC.
Les membres du GIEC sont en effet certains « à plus de 90 % » que le réchauffement climatique observé au cours du XX ème siècle est exclusivement du aux émissions anthropiques de CO2. Ceci doit nous amener à deux réflexions.
Tout d’abord, en supposant que l’homme puisse influencer la température de sa chère planète, quelle devrait être la « température moyenne optimale de la Terre » ? Qui va décider d’une part de la pertinence de ce concept et d’autre part de son niveau souhaitable ? Par quel procédé la population mondiale arrivera-t-elle à s’accorder sur ce niveau de température ? Peut-on sérieusement penser que les habitants de la Sibérie et ceux du Sahara aient une opinion concordante en la matière ?
Ensuite, si les hommes et femmes politiques des pays industrialisés tentent d’imposer une uniformité de comportement, ils le font à partir des travaux d’un seul organisme, vis à vis duquel la contradiction n’est pas admise. Malheur aux sceptiques, à ceux qui dérogent au dogme : si c’est un politique comme Vaclav Klaus, il est jugé totalement irresponsable; si c’est un scientifique comme Claude Allègre, il est traité de menteur et traîné dans la boue. A coup de taxe carbone par-ci et de subventions d’éoliennes par-là, les politiques « agissent en responsables », tous dans la même direction, sur les conseils de scientifiques que le doute n’habite plus.
Le raisonnement politique vicié
Le pouvoir politique en arrive alors, à partir d’un raisonnement simpliste sur un sujet complexe, à mettre en place des systèmes particulièrement pernicieux ; en effet, l’homme politique :
- attribue tout d’abord la déviance d’un système complexe à une cause unique : la cupidité des banquiers ici, la production anthropique de gaz à effet de serre là ;
- cherche par tous les moyens à contrôler cette soit disant cause originelle par une inflation réglementaire continue (de la finance ou de la production de gaz à effet de serre), en occultant les autres facteurs;
- tout en utilisant des « remèdes » (création monétaires, avis de l’unique GIEC) qui ne connaissent aucune limite à leur production.
Ainsi dans la banque on ne parle plus que d’augmenter le contrôle de l’activité (et donc d’uniformiser encore plus le comportement) tout en continuant d’arroser le système de monnaie. Le message subliminal donné aux banquiers est le suivant : "Faites ce qu’on vous dit; de toute manière, si vous vous plantez, nous obligerons les banques centrales à vous donner de l’argent".
Tandis qu’en matière de réchauffement climatique on tente de limiter toujours plus la production de CO2 sur les seuls conseils des membres du GIEC. Et la « mauvaise mayonnaise » prend d’autant mieux que les politiques, ne raisonnant plus qu’à partir du seul principe de précaution, financent les scientifiques sans se donner les moyens de critiquer leurs conclusions. Le message est ici le suivant : "fais moi peur, je te donnerai de l’argent, et plus tu me feras peur, plus tu en auras !"
Dans les deux cas se met en place un cercle vicieux voyant une réglementation de plus en plus contraignante et uniformisante s’associer à un unique remède. Or dans les deux cas le remède, dont la production est encore une fois quasiment illimitée, prolonge le mal tout en l’amplifiant.
Dans le cas de la finance, on répond à chaque effondrement de bulle par une injection encore plus importante de liquidités qui nous conduit à la bulle suivante encore plus importante que la précédente : bulle internet, bulle immobilière, bulle des produits dérivés… jusqu’à la prochaine dont on ne sait pas encore où elle va gonfler, mais pourquoi pas dans les technologies dérivant de l’écologie justement ? En effet, « l’engouement » suscité par la législation en ce qui concerne les énergies propres est déjà à l’origine d’une spéculation préoccupante dans les industries de l’éolien et du solaire.
Cependant dans le domaine écologique, il est probable qu’éclate avant tout la « bulle climatique ». En effet, de nombreuse failles commencent à apparaître dans les conclusions « sûres à 90 % » du GIEC. D’une part il semble quasiment certain que le réchauffement de la fin du vingtième siècle n’ait pas concerné uniquement la Terre mais aussi Mars, Jupiter, Saturne et même Pluton où le CO2 d’origine humaine ne doit pas jouer un grand rôle. D’autre part il est à présent certain que les températures moyennes se stabilisent, voire diminuent, depuis 1998 alors même que la quantité de CO2 dans l’atmosphère continue de croître.
Les membres du GIEC se sont très certainement trompés en se contentant de raisonner à partir du seul CO2 et en négligeant d’autres facteurs, notamment l’activité du soleil. Il est, en effet, extrêmement probable que la diminution des taches solaires que l’on observe actuellement nous conduise vers un redoux important dans les années à venir.
L’unique remède proposé par le GIEC (la diminution de la production anthropique de CO2) nous fait donc courir un risque systémique coûteux. Et si ce risque devient une erreur systémique, il y a fort a parier que les conséquences seront au moins aussi redoutables que celles de la crise économique. Les réactions de rejet vis-à-vis du monde politique et du monde scientifique qui nous auront tous les deux conduits dans l’erreur seront sans doute d’une rare violence.
Rétrocontrôles et consensus scientifique
En fait, l’analyse des systèmes complexes doit nous amener à considérer deux notions fondamentales : l’existence de rétrocontrôles et la défiance vis à vis des consensus. Les rétrocontrôles, ou les rétroactions négatives, sont présents dans tous les systèmes complexes. Les arbres ne poussent jamais jusqu’au ciel, tant dans le domaine de la climatologie que dans celui de l’économie.
Ainsi, il semble à présent prouvé qu’une augmentation de température va induire une augmentation de la couverture nuageuse qui loin d’augmenter l’effet de serre va au contraire entraîner une diminution de la température par augmentation de la réfraction de l’énergie provenant du soleil.
De même, en économie une fiscalité attrayante dans une première ville par rapport à une seconde va entraîner dans un premier temps une migration de la population de la seconde vers la première. Cette migration ne va jamais totalement vider la seconde ville car dans la première, du fait de l’afflux migratoire, le prix des loyers dans un premier temps, puis celui de différents services va progressivement augmenter, ce qui va finir par diminuer l’intérêt d’un éventuel déménagement. La vie plus chère dans la première compensera sa fiscalité plus attrayante et un équilibre (forcément précaire) se produira.
Les rétrocontrôles autolimitent une déviance du système ; ils préviennent l’emballement de celui-ci. Et nous commettons très certainement une erreur monumentale lorsque nous supprimons l’un d’entre eux (l’abandon de l’étalon or) ou lorsque nous omettons d’en créer un (l’absence de contradiction vis-à-vis du GIEC). Par ailleurs, lorsque l’on avance tous dans la même direction, sans esprit critique, tant dans la science économique que dans la science climatologique, peut-on encore parler de science ? Ne sommes nous pas tombés dans le domaine de l’idéologie, de la religion, de la secte ? Le consensus scientifique n’est pas une preuve. Il peut être battu en brèche à tout moment. Il est d’ailleurs le plus souvent récusé par un scientifique isolé qui va découvrir « quelque chose » en rupture totale avec la pensée dominante. Rappelons nous Copernic, Wegener, Einstein…
A vrai dire, le consensus scientifique est dangereux car il conduit à l’erreur systémique.
(A suivre)

Guillaume Trémeau est médecin à Lyon. La seconde partie de ce texte traitera du "Syndrôme de l'Ile de Pâques" et de l'illusion d'une gouvernance mondiale.
Commentaires
merci monsieur Lepage depuis que vous avez repris en main l'institut Turgo je me régale.
cordialement.
Alors ce qui serait bien pour un blogueur qui fait des analyses de plusieurs pages (très impressionnant dites-moi! j'attends la suite) ce serait d'éviter les raccourcis, les erreurs, les attaques gratuites, surtout quand on parle de sujets sérieux.
Je suis très étonné d'ailleurs que vous soyez autant vous et vos amis ; ben oui vous êtes loin d'être seul, désolé pour votre envie d'apparaître comme le loup de mer solitaire bravant la tempête à contre courant alors que tout le monde attend l'accalmie.
Vous êtes nombreux à vous offusquez de la "pensée totalitaire" qui émane de chercheurs avouant qu'ils ne savent pas tout et qui invitent les chercheurs sérieux à partager leurs connaissances... Vos Œillères ne vous gênent pas trop pour lire mon texte j'espère Guillaume ?!
Comment pensez-vous trouver les réponses à vos questions cher ami (l'effet des nuages, des radiations solaires, etc)? Vous comptez sur un homme seul allant à l'encontre de la "pensée globale"?!
Tout le monde est libre d'avoir des idées et de les mettre à l'épreuve, le Giec n'est d'ailleurs pas un corps d'armée où des soldats-chercheurs prennent note de ce que leur dit un supérieur.
Ce sont des chercheurs qui font des hypothèses, qui les testent, qui font des mesures, des prévisions, qui refont des mesures, qui affinent leurs prévisions, etc. C'est grâce à cela que nous pouvons les distinguer des croyants, qui n'ont rien de tangible pour éprouver leurs croyances.
Quant à votre analyse économique, j'espère que vous n'enseignez pas, ou que vos élèves sont assez âgés pour avoir développé un esprit critique, mon prof d'éco en seconde faisait mieux (c'est dur de juger un argument qui n'en est pas un, n'est-ce pas?).
Je viens de lire votre passage contre le projet de constitution européenne (http://www.les4verites.com/articles... c'est bien vous qui l'avez écrit?), c'était déjà une belle preuve d'optimisme de votre part, vous avez tendance à voir les meilleurs côtés des choses dans la vie j'imagine...
Bon courage
PS : ce genre de phrase est à éviter quand on est sérieux et que l'on n'aime pas les idées reçues : "Ainsi, il semble à présent prouvé qu’une augmentation de température va induire une augmentation de la couverture nuageuse qui loin d’augmenter l’effet de serre va au contraire entraîner une diminution de la température par augmentation de la réfraction de l’énergie provenant du soleil."
Je ne connais pas vos compétences en climatologie mais je peux déjà vous dire que cela dépend de l'altitude de cette couche nuageuse et du type de nuage. Alors pensez à enlever la poutre qui vous pique l'œil et vous verrez plus clairement les embuches que rencontrent notre civilisation.
Je suis entièrement d'accord avec votre idée centrale que la complexification des systèmes peut conduire à des comportements de paresse intellectuelle. La leçon de la crise économique est quand même que l'on a préféré se soumettre, avant qu'elle éclate, à une série de jugements non pertinents émis par les prévisionistes des banques, les agences de notation, les gourous des banques centrales. On peut remarquer que ces jugements ont passé pour "autorisés" parce qu'il venaient du sérail. On peut au moins conclure que la vérité ne vient pas nécessairement de spécialistes trop enfouis dans leur technicité. Il est effectivement possible que le même phénomène soit en train de se produire avec le dérèglement climatique, sujet favori des climatologues.
L'avantage de parler de problèmes complexes, c'est qu'on peut en dire tout et n'importe quoi sans prendre le risque de se tromper puisque personne ne peut établir de vérités irréfutables à leur sujet.
J'aimerai savoir comment concrètement vous voulez réorganiser la recherche sur le réchauffement climatique.
Vous voulez demander aux scientifiques de se séparer en deux équipes égales en nombre les "pour" et les "contre" pour que le débat sur le réchauffement climatique soit équitable? Combien de temps avez vous passé en compagnie des scientifiques du giec pour remettre la qualité de leur travail en cause?
Combien de temps avez vous passé à étuder les modèles de prévision du climat qu'ils mettent en place?
Vous ne croyez pas qu'un climatologue compétant peut se faire des "couilles en or" en tenant le discours anti-réchauffement que toute l'industrie pétrolière est prête a soutenir? Pourtant cet expert en climatologie n'existe pas. La faute à la dictature du giec ou à la solidité des arguments en faveur du réchauffement climatique. Ou alors, le giec est-il une sorte de mafia qui élimine ceux qui ne pensent pas comme eux?
En conclusion, pour moi votre point de vu est digne d'une discussion du café du commerce. C'est pas parce que on n'y connait rien que l'on n'a pas le droit de donner son avis, n'est ce pas?
La particularité du Giec est d'être composé d'experts et vous arrivez à leur faire le reproche d'être d'accord entre eux plutôt que de prendre sérieusement en considération leurs travaux. Vous prétendez être de bon conseil?
Quel aveuglement!!
Aucune des personnes qui réfutent le réchauffement climatique dans les médias français n'a de compétence en climatologie mais c'est eux qu'il faut écouter? Claude Allègre n'est pas climatologue.
Pour la prochaine fois que je suis malade, vous me conseiller d'aller voir un médecin ou un garagiste?
Il y a une différence énorme entre le climat et l'économie mondiale: le degré de complexité. Un nuage agit toujours comme un nuage, l'ocean agit toujours comme l'océan. Par contre l'économie mondiale est composée d'agents économiques qui se trouvent être des individus complexes, les êtres humains dont les choix peuvent changer du jour au lendemain.
Si on peut espérer modéliser le fonctionnement du climat, il est illusoire d'espérer prédire l'avenir de l'économie mondiale.
Mettre c'est deux domaines de recherche sur le même plan c'est déjà en soi une erreur de jugement.
Réfuter en trois lignes sur le rôle des nuages, la réalité du réchauffement climatique qui donne lieu a des études très poussées basées sur des mesures et des modélisations de plus en plus complexe ne vous fait pas froid au yeux.
Vous parler d'un problème complexe et vous apporter une réponse toute simple: l'augmentation des nuages limite le réchauffement climatique. Que les climatologues sont stupides de voir le climat de façon un peu plus complexe que ça. Mais heureusement que vous êtes là !!!
S'il vous plait, n'écrivez pas sur des sujets dont visiblement vous ne connaissez pas grand chose.
J'opine dans le sens de Daniel Sachet. Même si on peut parfois ne pas être d'accord avec tel ou tel auteur, le blog Turgot est de loin le site le plus intellectuellement excitant - tout en restant pédagogiquement accessible - de la blogosphère française.
Bravo à l'équipe et à M. Lepage.
@D Sachet et Klopinambour
Merci pour vos encouragements qui sont très fortement appréciés. Vous avez bien compris ce que nous essayons de faire, même si le résultat n'est pas à 100 % ce que nous aimerions faire - faute de moyens suffisants.
En réponse à Mr Bagard, pour qui seuls les experts ont le droit d'avoir un avis autorisé sur le réchauffement climatique :
-Alors qu'en matière criminelle il est impossible de trouver deux experts du même avis, en matière climatique, sujet beaucoup plus complexe, il y aurait consensus et même unanimité.
-Le Giec est composé d' "experts de l'ONU", clones de ceux qui ont conseillé Mme Bachelot dans la gestion de la "pandémie" de grippe H1N1.
-Les "experts" climatiques nous prédisent sans rire le temps à 100 ans, alors qu'ils sont incapables de prédire une chute de neige à 12 heures.
-Pour ce faire, ils utilisent des logiciels très perfectionnés. C'étaient les mêmes qu'utilisaient les banques avant la crise des sub-primes. Et qu'elles recommencent à utiliser depuis.
-En règle générale, un véritable scientifique s'interdit toute prospective car il sait que la théorie scientifique ne peut pas appréhender la totalité de la réalité. Un scientifique, même bardé de diplômes, qui s'aventure dans ce domaine, quitte son domaine de compétence pour rejoindre la vaste cohorte des voyants et gourous, prophètes de l'apocalypse en touts genres.
@bagard
j'abonde dans le sens de RX
j'ajouterai que ceux qui prennent des décisions ruineuses liées au réchauffement climatique n'ont absolument pas plus de compétences en la matière qu'un Allègre ou un Courtillot. Voire même moins, si je me réfère aux déclarations de Sarkozy et Rocard sur le trou d'ozone.
Alors puisque nos politicards ont voulu que cela devienne une question éminemment politique (et à plusieurs milliards), il est tout à fait normal que des "non experts" puissent s'exprimer sur le sujet, prendre des positions, et analyser les problématiques en présence, avec leur bagage et leur capacité de s'informer.
J'ajoute qu'il faut aujourd'hui, après le climategate, le glaciergate, l'amazone-gate, le GISS Gate, être singulièrement en situation de déni pour refuser que l'on puisse critiquer le GIEC et sa production, et la considérer comme la bible de la climatologie.
Édward Lorenz. le climatologue de génie qui a créé le premeir programme de prédiction météorologique, nous a avisé que les prédiction par ordinateur ne pourraient dépasser 5 jours. Dépassé cette période de temps, toute prédiction deviendrait aléatoire.
Les adeptes des dogmes du GIEC et des GES devraient
se référer à la Théorie du Chaos pour la fiabilité des prédictions.
Lire : « Théorie du Chaos » de James Gleick éditions Champ chez Flamarion Édition originale The Viking Press, New York 1987
« Les Lois du Chaos » d’Ilia Prigogine éditions Champ chez Flamarion Édition originale Laterna, Rome 1993
« Le Chaos » d’Ivar Ekeland édition Le pommier chez Flamarion Achevé d’imprimer avril 2006
Comme j'avais mal à la tête, j'ai été voir un médecin qui m'a diagnostiqué un cancer du cerveau. Comme je ne voulais pas le croire j'ai été en voir un autre qui m'a dit la même chose alors j'ai été en voir un troisième puis un quatrième. Au final j'en ai vu dix qui m'ont tous dit la même chose: j'ai selon eux un cancer du cerveau. Heureusement, j'ai rencontré un philosophe qui m'a dit que pour connaitre la vérité il faut un débat contradictoire. Si tous les médecins sont d'accord, c'est qu'il se trompent tous. C'est sûre. Depuis je dors tranquille... Mais j'ai de plus en plus mal à la tête.
@ Guy Fafard
Les météorologues s'occupent de météo et les climatologues s'occupent du climat. Ces deux domaines sont nettement différents. Mais peut être suis je déjà trop technique en disant cela. Confondre les deux c'est un peu comme confondre une entreprise de travaux publics et une entreprise de transport routier. Ces deux entreprises travaillent sur la route mais pas de la même façon. C'est la même chose entre climatologues et météorologues. Excusez moi de vous embéter avec ce genre de "détails".
Sur ce, je vous laisse entre "experts".