Voilà, probablement, avec le « deux poids, deux mesures » vigoureusement dénoncé par les mêmes tartufes, les raisons majeures de la défiance des français vis à vis de ceux qui les gouvernent … ou les informent.

Les vautours verts

Commençons par la plus belle illustration du bal des faux culs : le tsunami nucléaire japonais. La poussière du tremblement de terre n’était pas encore retombée que nos sauveurs de planète professionnels entonnaient tous en cœur le refrain bien connu de la terreur nucléaire.

Certes, on est en droit de se demander pourquoi les japonais sont allés planter une centrale atomique au bord de la mer, dans un coin connu pour ses inondations post sismiques. Certes l’enchainement des cataclysmes qui a conduit au drame nucléaire que nous vivons est d’un niveau exceptionnel. On est même en droit de se dire, aux vues des particularités tectoniques locales, qu’il n’était pas aberrant de penser qu’il puisse un jour survenir. A ce titre, l’humanité en général et les japonais en particulier sont parfaitement fondés à demander des comptes à la technocratie du pays du soleil levant.

Faut-il pour autant, en France, jeter le nucléaire avec l’eau sensée refroidir les réacteurs, au seul prétexte que leur nombre est sensiblement équivalent dans l’hexagone et dans l’archipel japonais ? Certainement pas !

En premier lieu parce que nous ne sommes pas égaux face au risque sismique et qu’ensuite nous n’avons pas d’alternative. Ce ne sont pas les moulins à vent et autres fours solaires qui vont nous assurer le train de vie énergétique auquel nous sommes parvenus. Je veux bien sauver la planète – et encore, je doute qu’elle ait besoin de moi – mais je n’ai absolument aucune intention de m’éclairer à la bougie et de me déplacer en carriole pour se faire.

En réalité, nos « naturopathes » sont d’une schizophrénie rare. Qu’ils commencent donc à s’appliquer leurs théories malthusiennes avant de venir nous empêcher de consommer en rond. La passionaria verte de l’Ile de France, madame Cécile Duflot, celle qui situe la Polynésie française dans l’hémisphère nord, ne se rend pas en voyage de noces aux Maldives en pédalo que je sache, elle prend l’avion comme tout le monde. Ce n’est pas parce que l’égérie rouquemoutte de mai 68 porte toujours la même chemise qu’il s’éclaire pour autant à la dynamo. Je veux bien que la voiture électrique soit l’avenir de l’humanité souffrante mais comment va-t-on la produire l’électricité ? Si c’est pour bruler du charbon ou du pétrole pour produire de quoi charger les batteries sensées propulser nos bagnoles de demain, je ne vois pas bien le gain « pour la planète ».

Que les Khmers verts se jettent sur le Japon comme les morpions sur les fesses du pénitent m’apparaît surtout d’un opportunisme politicien rare.

Ne sont-ce donc pas ces humanistes qui nous bassinent à longueur d’ondes et de colonnes sur le côté nauséabond des lois circonstancielles prises par ce « facho de Sarko » dès qu’une victime multirécidiviste de la société se venge d’elle, en violant et en dépeçant la première gamine qui vient à croiser son sordide chemin ?

Ces braves gens veulent un grand débat suivit d’un référendum sur le nucléaire. Chiche ! Tant qu’à faire, il convient du reste de ne pas se limiter dans cet exercice. Quitte à consulter le peuple autant l’interroger sur ce qui fait débat. Profitons de l’occasion pour lui poser toutes les questions que l’on a toujours sciemment escamotées. Organisons un référendum sur la peine de mort et un autre sur la place de l’Islam en France pour rigoler un peu.