Ainsi que le résume Cécile Philippe dans la présentation du livre parue sur le site de l'Institut Molinari : " ces réglementations qui entourent le travail en France sont pratiquement devenues auto-réalisatrices. En créant un chômage de masse contre lequel aucun gouvernement n’a su s’opposer, elle a rendu les Français esclaves d’un travail qu’il ne faut perdre à aucun prix ou d’un chômage qu’il est difficile de quitter."

Les réglementations de notre immense Code du Travail ne sont-elles pas la cause majeure du chômage de masse dans notre pays ? Comment envisager de résoudre la contradiction entre Etat-Providence et marché mondial tant qu'on aura pas fait la lumière sur l'idée bien française que le salariat est un dérivé de l'esclavage ? Cette idée qui remonte à la révolution mine notre droit du travail, perturbe le dialogue social et alimente un malaise bien plus partagé qu'on ne veut l'avouer dans toutes les couches de la société. Dans notre pays, dernier champion de l'anticapitalisme ( Corée du Nord mise à part ), le chômage va t-il continuer à augmenter jusqu'à atteindre un seuil révolutionnaire ? Telles sont quelques une des questions, à la croisée du droit et de l'économie, sur lesquelles Philippe Simonnot nous a invité à réfléchir à l'occasion de sa présentation.