Y a-t-il un "écart de richesse" acceptable ?
Par Patrick Simon le jeudi 7 avril 2011, 17:09 - Article - Lien permanent
C'est une idée qui a du succès en ce moment. La classe ouvrière tend à disparaître, on n'a plus qu'une très vaste classe moyenne qui s'appauvrit.
Et puis en haut de l'échelle se trouve une super-classe de gens très riches et peu nombreux, qui n'est pas affectée par la crise, et qui est à l'abri de tout.
Quand on voit l'effondrement de la valeur des portefeuilles boursiers depuis septembre 2008, on doute déjà de l'exactitude de l'idée. Cette thèse de Luc Boltanski et sans doute de quelques adeptes de Pierre Bourdieu ou Alain Badiou est parfois présentée dans les médias. C'était le cas l'autre jour sur France Culture avec l'une des nombreuses journalistes de gauche de cette radio, Julie Clarini, qui ne faisait pas dans la nuance. Voici quelques morceaux choisis :
"ils sont riches et en plus ils sont méchants" car ils ne créent pas d'entreprises comme les riches d'autrefois.
"Ils thésaurisent, ils transmettent à leurs enfants". Un grave pêché ! "C'est le retour d'une société de rentiers." Comme si les rentiers du 19ème siècle qui, par exemple, ont fait construire les beaux immeubles haussmanniens de Paris pour y loger tant de gens, avaient été si néfastes.
"C'est le retour des héritiers, la part de l'héritage, après avoir reculé, est repartie à la hausse."
Et de poser la question :
"quel est l'écart de richesse ou d'inégalité acceptable ?"
C'est sur ce mot d'acceptabilité que je voudrais m'arrêter un instant et formuler une réplique. Car cette approche me semble affectée de trois défauts majeurs.
D'abord elle s'autorise à juger en général ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas, comme s'il existait une sorte de tribunal qui aurait décrété, du haut de sa chaire, ce qui va et ce qui ne va pas, et prononcé à l'aune de ce critère des condamnations ou des relaxes, en se plaçant en dehors du jeu, comptant les points comme un arbitre sans se mouiller ni prendre aucune responsabilité et décernant comme un professeur à ses élèves les bonnes et les mauvaises notes. Ce tribunal est d'ailleurs souvent composé de ceux qui ont échoué et qui sont jaloux de la réussite des autres (je rappelle la célèbre phrase de Céline : "les ratés ne vous raterons pas !")
La première objection consiste donc à dire à ceux qui parlent "d'acceptabilité" qu'ils n'ont reçu aucun mandat pour s'ériger en juge. Avant de réformer le monde, réformez-vous vous-mêmes, cette tâche vous suffit.
Deuxièmement, cette critique de l'écart de richesse perçoit la société de façon purement statique et holiste. Or nous sommes tous en mouvement. Notre situation au début de notre vie professionnelle n'est pas la même qu'après plusieurs dizaines d'années de pratique et d'expérience. Nous progressons. Nous changeons. Nous ne sommes pas toujours dans la même classe.
C'est une vue artificielle que de percevoir la société à partir de groupes, de communautés, de classes, d'ethnies sans jamais faire aucune place à l'individu qui peut changer précisément de groupe, de classe, de lieu, d'activité, etc… Cette conception, surtout fondée sur des statistiques collectives ne rend pas compte de l'infinie variété des buts, des choix, des évolutions, des motivations des individus.
Par exemple voici une femme célibataire, cadre d'entreprise, qui s'investit avec beaucoup de dynamisme dans cette entreprise et gagne bien sa vie. Puis elle se marie et a des enfants. Elle décide alors en toute connaissance de cause (j'insiste : en toute connaissance de cause) de réduire ses activités, donc son revenu pour se consacrer à ses enfants.
Dans les statistiques on voit une baisse de revenu. Est-ce un complot des riches dont cette femme serait la victime ? Evidemment non. C'est la conséquence de son libre choix qui a donné la préférence à la famille.
A l'inverse, prenons une hausse de revenu. Voici un garçon qui, au sortir de ses études et grâce à un emprunt bancaire achète un appartement dans une banlieue en train de s'embourgeoiser. Au bout de quelques années, l'appartement a pris beaucoup de valeur. Il le vend et investit le prix dans une petite entreprise. Il est devenu riche. Est-ce au préjudice de ceux qui ne le sont pas ? Assurément pas.
D'ailleurs la critique de l'inégalité ne propose jamais rien de précis pour réduire l'inégalité qu'elle dénonce abstraitement et se borne à désigner une sorte de bouc émissaire (le riche) d'où tout le mal viendrait. La seule solution vaguement envisageable serait d'alourdir la fiscalité encore pour augmenter la redistribution. C'est là qu'on peut formuler la 3ème critique, la plus grave, fondée sur la justice.
Il ne vient jamais à l'esprit de nos prétentieux donneurs de leçon, comme cette journaliste, que peut être ceux qui sont riches le sont parce qu'ils ont beaucoup travaillé, ou parce qu'ils ont du talent, de la créativité, de l'efficacité, un savoir faire quelconque, ou encore (cela peut arriver) parce que peu de gens peuvent faire leur travail à leur place (l'idée de la rareté de la compétence). Bref la richesse c'est du savoir. C'est une conséquence d'une action utile, plus que la prédation d'un trésor trouvé là par hasard ou l'appréhension d'une matière.
Il faut récuser cette conception matérialiste de la richesse qui la présente comme une sorte de gâteau magique extérieur à soi, que l'on s'approprie à l'insu des autres au lieu de le partager. Il n'y a pas de gâteau magique, il y a uniquement du savoir, de la compétence humaine, et vouloir le partager revient à l'appauvrir. Ce que quelqu'un créé lui appartient. Le lui retirer revient en tout ou en partie à le spolier, à lui retirer le fruit de son travail.
Et puis poussons plus loin l'analyse. Si certains sont pauvres ou moins riches que d'autres, ne faudrait-il pas chercher les raisons de leur état non pas à l'extérieur d'eux-mêmes mais à l'intérieur, dans leur propre comportement ?
Peut être sont-ils dans cette situation simplement parce qu'ils l'ont plus ou moins voulue, parce que, osons le dire, ils sont paresseux ou, sans l'être vraiment, ils ne veulent pas trop se fatiguer ou parce qu'ils sont mous et peu efficaces ou parce qu'ils n'ont pas envie d'être utiles ? D'autres aussi pourraient l'être parce qu'ils ont peur, peur de prendre des responsabilités, peur d'agir, peur de parler, peur des autres, peur de ne pas être aimé en agissant. La solution pour ceux-là n'est-elle pas de les aider à vaincre leur peur ? Mais si l'on redistribue, si on leur donne de l'argent sous forme d'allocations sociales, allocations logement et autres, ces petites primes, ce "salaire de la peur", ne revient-il pas à les conforter dans leur peur ?
Il y a une troisième catégorie de gens, ceux qui n'ont pas eu de chance, à ceux-là la redistribution peut être utile mais à ceux-là seulement.
La difficulté est de savoir faire la distinction.
Je le sais, ces explications de la pauvreté ou de l'absence de prospérité par les qualités intrinsèques des personnes concernées ne sont pas bien vues. Ce n'est pas très gentil de dire à ceux qui sont au bas de l'échelle "c'est de votre faute" mais, comme jamais personne n'ose proférer une telle opinion, les personnes concernées ne risquent pas de s'améliorer.
Or elles peuvent s'améliorer, elles peuvent changer le cours de leur vie, et choisir une autre destinée. Par exemple elles peuvent décider d'arrêter l'alcoolisme ou toute autre forme d'addiction et repartir du bon pied.
Tout est possible quand on est libre et surtout lorsque l'on sait que, même abandonné de tous, nous sommes aimés par Celui à l'image de qui nous avons été faits.

Cette chronique de Patrick Simon a été diffusée sur les antennes de Radio Courtoisie en date du 21 janvier 2011.
Commentaires
"Quand on voit l'effondrement de la valeur des portefeuilles boursiers depuis septembre 2008, on doute déjà de l'exactitude de l'idée."
C'est aussi mon avis. Il me semble que, généralement, les inégalités diminuent durant les périodes de récession.
"Dans les statistiques on voit une baisse de revenu. Est-ce un complot des riches dont cette femme serait la victime ? Evidemment non. C'est la conséquence de son libre choix qui a donné la préférence à la famille."
Évidemment, non. Mais pour eux, ce qui semble inacceptable, c'est l'inégalité d'accès à la santé et à l'éducation. Il est injuste que les riches soient mieux soignés et mieux éduqués.
Et vivent plus longtemps, également. Avec l'habituel cliché de l’hôpital qui balaye les cadavres gisant devant sa porte...
"ils n'ont reçu aucun mandat pour s'ériger en juge"
Hmm ça c'est de l'argument coup de poing... Vous n'êtes pas juges donc fermez vos gueules...
"Il ne vient jamais à l'esprit de nos prétentieux donneurs de leçon, comme cette journaliste, que peut être ceux qui sont riches le sont parce qu'ils ont beaucoup travaillé, ou parce qu'ils ont du talent, de la créativité, de l'efficacité, un savoir faire quelconque, ou encore (cela peut arriver) parce que peu de gens peuvent faire leur travail à leur place (l'idée de la rareté de la compétence)."
C'est sur là on est d'accord, Bernard Arnault est 1346 fois plus travailleur que n'importe quel smicard (il doit avoir des journées de fou!), ou talentueux, ou créatif...
Franchement c'est affligeant...
C'est vrai que ce genre d'article est particulièrement affligant. Aucune évocation d'études statistiques pour évaluer les écarts de richesse et leur évolution. Pourtant ces études existent en particulier en ce qui concerne les Etats-Unis et elles montrent depuis les années 70 une quasi-stagnation de la richesse et des revenus de la masse des 80% les plus pauvres, et une accumulation au contraire au profit des autres et encore plus des 1% les plus riches.
On peut disserter sans fin sur l'acceptabilité d'une telle situation. Mais le plus important à mon avis est de savoir si c'est tenable et si ça ne va pas générer des tensions de plus en plus fortes.
Qu'on m'explique en quoi le "talent, la créativité, l'efficacité, le savoir faire" d'un Jean Sarkozy est plus important que celui de l'étudiant moyen ayant raté ses études, et qu'on compare leurs revenus et leur richesse.
Quelle honte cette article tout droit sorti du XIXeme siècle...
Lisez Zola, et cultivez vous au lieu de vous vautrez dans cette autosatisfaction répugnante...
Les grands boulevards? des magouilles spéculatives qui ont fait la richesse de voleurs maitenant auréolés de la dorure de la richesse...
Les richesses des 10% les plus riches a éxplosée ses 10 dernières années...
Mais pour savoir ça il faut lire autre chose que Capital ou le figaro.
Qu'est ce que c'est que cet article farfelu et hors de toute réalité? De l'égoisme pur et dur à l'image de "la droite". Non les "classes" ne sont pas perméables, comme le prétend ce Monsieur "fortunocrate", il y a des "cercles vertueux" dans lesquels on ne pénètre que de par sa naissance. Un fils, une fille, d'ouvrier n'a aucune chance de devenir le prochain président de la république fortunocratique de France ou la prochaine PDgére (excusez le néologisme) d'un grand groupe cosmétique. La richesse n'a rien à voir non plus avec la compétence, mais plutot avec un "cercle" relationnel. L'entreprise dans laquelle je travaille en est un parfait exemple, aucun membre de la direction, voire aucun encadrant n'est issu du métier, il a juste un niveau d'étude... Quant à devenir riche, quelque soit le milieu social dont on vient, par sa seule volonté et ses seuls efforts, on conviendra quand même qu'un fils de milliardaire n'aura pas, lui, à faire des efforts pour le devenir. Et ce groupement de gens fortunés va également tout faire pour se préserver et en interdire l'accès aux "roturiers" qui voudraient s'élever dans la société. D'ailleurs, Mr SIMON avoue bien que la richesse ne doit pas se partager, il est en contradiction avec lui même donc quand il dit que tout le monde peut accéder à la fortune. Bref, on pourrai en parler des heures, mais en conclusion je dirai que M SIMON est complétement à coté de la plaque sur ce sujet, ou alors il prêche pour sa paroisse, ce que l'on ne peut alors pas lui reprocher.
C'est marrant, je me demande si un seul d'entre vous sait ce que c'est que de travailler plus de 50h par semaine et de gagner plus de 4k€ net par mois à la sueur de son front...Vous voyez tous la richesse à l'expérience de votre petite vie privée qui ne fait certainement pas figure de statistique ou de généralité. Vous vous plaignez, et je suis sûr que c'est une compétence à laquelle vous accordez beaucoup de votre énergie, plutôt que de faire quelque chose de constructif.
La social-démocratie est en crise profonde, radicale. Ce système constructiviste moribond poursuit malgré tout son oeuvre de propagande. Désormais incapable de se confronter au réel, il se réfugie dans la désignation expiatoire de boucs émissaires : riches, héritiers, traders, banquiers mais aussi immigrés, ou encore civilisation occidentale, pour balayer la totalité du spectre constructiviste.
La social-démocratie refuse d'accepter ses erreurs idéologiques et de s'adapter aux évolutions du monde. Pourtant, de nombreux auteurs ont décrit avec précision ce qu'il adviendrait des sociétés constructivistes. Découvrez ou relisez Bastiat ! C'était il y a 150 ans et ses démonstrations sont parfaitement d'actualité.
L'imbécilité a des limites. Renseignez-vous cher monsieur, formez-vous à l'économie, si c'est possible dans votre cas.
Pourriez-vous m'expliquer, en quoi les banques, qui ont été renflouées par les états, ont fait preuve de créativité et de talent. C'est tout le contraire.
En vous lisant, on ne peut que donner raison à Céline ; " Les ratés ne vous rateront pas".
C'est vrai qu'à lire des âneries pareilles , c'est à vous dégoûter de l'école autrichienne . Doit-on lui dire en plus qu'il est tout proche de la c...... : ce n'est pas très gentil, c'est vrai , mais s'il veut s'améliorer , il faut bien que quelqu'un le lui dise , non ?
Le problème des "libéraux", c'est qu'ils sont conduits naturellement à défendre les riches, victimes désignées des prédateurs de l'état, sans voir (apparemment) que ces riches le sont très souvent à cause justement du contrôle qu'ils exercent en partie sur l'état (par exemple les banquiers évoqués précédemment).
Les réformes proposées dites "libérales" s'arrètent toujours lorsqu'elles sont contraires à certains intérèts (voir par exemple le cas des opposants aux projets d'Obama sur la santé aux Etats-Unis, qui ne vont pas jusqu'à demander la suppression des lois qui limitent la concurrence entre les sociétés d'assurance).
Les libéraux préconisent-ils le développement de "champions nationaux" ? Si l'Etat s'était réduit, concentré sur ses missions élémentaires, plutôt que d'étendre sans fin sa sujétion sur l'économie, il n'y aurait pas 3 ou 4 grandes banques en France, mais une cinquantaine de petite taille. Même chose pour EDF/GDF, par exemple.
Quant aux prédateurs de l'Etat, il faut considérer tous ceux qui en vivent, et les banquiers sont loin d'être les plus gourmands, derrière les rentiers du salaire garanti à vie.
A lire certaines réactions, on note une confusion totale entre libéraux et conservateurs.
Patrick, je suis d'accord avec TOTO que l'analyse est un peu courte. D'abord, tout le monde a le droit de juger de la justice d'une société, à plus forte raison la sienne. Ensuite, il existe effectivement quantité d'analyses statistiques et rigoureuses sur la mobilité sociale aux Etats-Unis et en Europe. D'accord avec vous qu'en centrant le débat sur les écarts de richesse en tant que tels (c'est-à-dire sans consisérer leur cause), on passe à côté de l'essentiel, qui est la MOBILITE SOCIALE, i.e. la possibilité, quel que soit votre situation de naissance, de vous hisser au sommet (économique, social, artistique, etc.). De ce point de vue, les Etats-Unis n'ont cessé, depuis trente ans, de régresser, pour devenir à peu près aussi injustes aujourd'hui que la très segmentée société française (dans le sens de la reproduction sociale : X donne naissance à un autre X, qui lui-même, etc.). De cette société de rentiers, sur le plan théorique (càd en allant au delà de la considération de ses petits intérêts personnels), aucune personne sensée ne veut.
Ce qui me fait sourire dans la grande médiocrité de commentaires précédents c'est que personne ne dit pourquoi les gens n'arrivent plus à s'enrichir:
- ruine des classes moyennes pour les dépenses dites sociales.
- Diktat des soviets suprêmes et des secrétaires généraux des partis communistes: Ben Bernanke et Jean Claude Trichet. En effet la politique de taux d'intérêt quasi gratuits ruine la classe moyenne par une inflation immobilière délirante.
Le mépris de l'épargne toujours par nos secrétaires généraux des partis communistes ne permet pas de la rémunérer convenablement: ce n'est pas comme cela que la société peut s'enrichir.
Au contraire les riches représentent un mode de vie vertueux car ils peuvent accumuler d'avantage de richesse et donc de capital pour enrichir la collectivité dans son ensemble.
Les riches représentent le modèle à suivre et non la cause de nos malheurs.
Il est grand temps d'abolir les "gos banques centrales" et ce satané voleur d'état providence qui pour garantir les privilèges des fonctionnaires et des retraités ruine le reste de la population.
Ce qui me fait sourire chez l'auteur c'est apparemment son manque de connaissance de la réalité de l'immigration.
En effet, quand commence t'elle, quand s'arrête t'elle?
Première, deuxième, troisième ou encore quatrième génération?
C'est un préalable évident, mais bien sûr selon la façon de désigner un immigré, les résultats changent du tout au tout...Ce que l'auteur ne dit pas c'est que l'essentiel de l'immigration se fait à peu près partout dans le monde dans le cadre du regroupement familial.
Il est clair que le regroupement familial ne rapporte pas d'argent au pays d'accueil! Quant aux étudiants immigrés, ils étudient au frais du contribuable du pays d'accueil.
Quant à l'immigration de travail, les immigrés représentent le bétail et la chair fraîche honteusement exigée par le patronat. Car quel avantage l'immigration apporte t'elle pour les salariés en place? Evidemment aucun.
L'auteur devrait se renseigner des pratiques douteuses de recrutement des jeunes indiens pour la "terre promise" américaine. Ces sociétés sont appelées "body shoper" ou en bon français sont des marchands de viande.
Ne nous leurrons pas, l'immigration est le meilleur moyen pour le patronat de faire baisser le niveau de vie des autochtones.
C'est qu'un authentique libéral devrait exiger une stricte égalité de traitement des immigrés avec les nationaux. Mais si cela était réellement le cas, le patronat demanderait surement moins d'immigration...
Cher Monsieur,
Faites nous plutôt des articles d'initiation à la notion de droit naturel. Le domaine est vaste, passionnant, et vous excellez dans ce domaine, comme vos livres nous l'ont montré.