Seule solution : que les allemands sortent d'eux-mêmes de l'euro...
Par Charles Gave le lundi 15 août 2011, 10:27 - Article - Lien permanent
Tout le monde se souvient de la plaisanterie du célèbre comique Groucho Marx : “Je ne veux certainement pas faire partie d’un club qui m’accepterait pour membre ».
C’est un peu ce que se doivent se dire les Allemands en ce moment.
Comme je n’ai cessé de le souligner depuis bien longtemps, l’Euro est un Frankenstein financier qui ne peut pas fonctionner.
Nul ne peut maintenir un taux de change fixe entre deux pays si la productivité du travail n’est pas la même entre les deux, sauf à organiser des transferts fiscaux du plus fort au plus faible.
Les Allemands, ne veulent pas en entendre parler, ne voyant pas très bien pourquoi ils devraient payer pour que les Français, par exemple, aient 25 % de fonctionnaires de plus par rapport à la population active, ou que les Grecs prennent leur retraite 5 ans avant eux, et je dois dire que je les comprends.
La solution au problème de l’Euro est donc toute simple, et il n’y en a qu’une et une seule.
Il faut que les Allemands sortent de l’euro et rétablissent le DM. Il suffit pour cela que les autorités allemandes demandent une « dérogation temporaire » comme l’ont fait les Suédois, les Anglais ou les Danois et recréent leur bien aimé DM.
L’Euro vidé de l’Allemagne verrait son cours s’effondrer bien en dessous de un euro pour un Dollar US, et cette dévaluation rendrait à nouveau compétitifs la France, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grèce.
Comme tous ces pays ont émis des obligations en Euro et que l’euro existerait toujours, nul ne pourrait se plaindre juridiquement. Qui plus est , comme la probabilité de faillites étatiques reculerait massivement, on peut espérer que le cours des obligations émises remonterait tres fortement vers le pair… En termes simples, les détenteurs étrangers perdraient 20 % ou 30 % sur le change et gagneraient 20 % à 30 % sur le cours des obligations longues. La Chine prendrait une énorme claque sur les réserves de change qu’elle aurait accumulé en euro, ce qui lui ferait comprendre que c’est le résultat normal d’une politique mercantiliste. Les banques et compagnies d’assurance verraient leurs cours doubler ou tripler en quelques semaines, et les pays concernés pourraient s’atteler enfin aux réformes structurelles qui sont tant nécessaires puisqu’enfin la croissance reviendrait. Nul ne peut réformer s’il n’y a pas d’abord croissance économique; et il ne peut pas y avoir croissance si la monnaie est surévaluée…
L’Allemagne quant à elle verrait le pouvoir d’achat de ses consommateurs monter très fortement pendant que son industrie exportatrice, trop compétitive pour le bien du pays se retrouverait obligée a nouveau de faire des efforts de productivité, ce qui a long terme lui profitera pleinement
Le grand perdant dans tout cela, c’est bien sur le système financier allemand qui prendra une énorme claque, bourré qu’il est de reconnaissances de dettes émises par tous les pays non compétitifs et qui n’étaient que la contre partie des excédents commerciaux allemands. Il faudra les nationaliser et/ou les recapitaliser, le coût pouvant être estimé a environ 500 milliards d’Euro. Pour les autorités d'outre Rhin, le choix est simple : ou payer en un coup 500 milliards, ou transférer aux Grecs Italiens, Espagnols etc.… 200 milliards par an pour maintenir en coma dépassé un monstre qui n’aurait jamais du voir le jour
Quand Alex Weber - qui siégeait au conseil de la BCE dont il devait devenir le prochain Président - démissionna de son poste parce que MJean-Claude Trichet avait acheté des obligations grecques, j’ai souligné que cela voulait dire que la Bundesbank était sur le sentier de la guerre et allait se payer l’Euro
Nous sommes en train d’y arriver et, que le lecteur ne s’y trompe pas, si cela venait à se produire, ce serait la meilleure nouvelle que les marchés auraient eu depuis longtemps, et il faudra acheter massivement à ce moment là
Le problème est que nombre d’hommes politiques ne comprennent rien à l’économie et qu’ils vont tout faire pour l’empêcher
Il est donc probable que la période d’incertitude va durer plus longtemps que nécessaire mais l’issue est certaine
A partir de maintenant, je considère que toute baisse de panique doit être mise à profit pour accumuler les belles valeurs exportatrices et qui ne dépendent en rien des Etats europeens pour leur chiffre d’affaires
La méthode la plus raisonnable est de repérer une petite dizaine de valeurs de grande qualité et de laisser traîner des ordres de 10 a 15 % en dessous des cours actuels pour être exécutés dans l’une ou l’autre des futures paniques qui ne vont pas manquer de continuer à agiter les marchés
Bonne chance
Commentaires
seule solution : un retour au standard or et une réforme du système monétaire
J'ai lu tous vos livres (avec beaucoup d'intérêt) et je vous rejoins entièrement sur le fait que la SEULE solution est que l'Allemagne quitte l'Euro.
Pour compléter, on pourrait ajouter que les allemands doivent en avoir marre de payer :
- Enormes réparations entre les 2 guerres (ce qui a amené le désastre de l'hyperinflation)
- Reconstruction complète de leur économie après 1945
- Remise à niveau de l'Allemagne de l'Est depuis 1990
Bref, ils n'ont jamais arrêté de payer depuis 90 ans...
Leur sortie de l'Euro se fera mieux dans une accalmie qu'à la suite d'une nouvelle crise qui pourrait toucher l'Espagne ou l'Italie.
Prévision : avant les élections françaises, donc Janvier/Février 2012
Croyez-vous sincèrement que les industriels allemands après le camouflet politicien de la fermeture des centrales nucléaires par la Chancelière, accepteraient un tel cataclysme. A quel taux de change stratosphérique se retrouverait le Nouveau-DM? Entre 2 et trois dollars?
Dans quels bas-fonds se retrouverait l'euro dé-germanisé. Vous avancez un dollar....mais pourquoi pas 50 cents?
Les industriels allemands y perdraient d'un coup d'un seul leur clientèle européenne et une large part de leurs clients américains et asiatiques. Quel Barnum!
Charles, demandez donc aux dirigeants de Siemens ce qu'ils pensent de votre approche radicale! A-priori je ne les sens pas très enthousiastes.
Quand à ceux d'Airbus à Hambourg, je n'ose même pas imaginer leurs commentaires.
Gave raconte tout et sont contraire. D'abord l'Europe allait se germaniser. Maintenant c'est l'Allemagne qui va se déseuropéaniser...
évidemment si on ne voit pas d'issue ni dans la sortie de l'euro ni dans la continuation de "Frankenstein" ;il ne reste plus qu'à garder l'appellation Frankenstein mais dans une version soft style union Latine...
comme les critiques de mr Gave concernant la création de l'euro sont pourtant pertinentes ,il ne resterait plus qu' à amalgamer fiscalement et socialement la France l'Italie la Belgique,l'Espagne ,le Portugal.HUM....ça donne l'eau à la bouche
les allemands vendraient infiniment moins chez nous sauf les produits avec pricing power.. mais que penser des chinois escroqués de leurs réserves en euro ? est il totalement idiot qu'ils pourraient nationaliser nos entreprise sur place en rétorsion? je sais on a le Charles de Gaulle quand il n'est pas en réparation-:)
Si une même monnaie pour la France et l' Allemagne n' a aucun sens,donc exit la monnaie commune, une monnaie commune Espagne,Italie France n' a pas plus de sens pour les mêmes raisons.Or une monnaie commune Hollande,Allemagne Tchéquie,Danemark,bref ,la zone Mark de la MittelEuropa a un vrai sens.Donc l' euro deviendra la monnaie de la zone MARK et les pigfs sortiront.Pour qu' ils sortent de la zone euro,il faut en premier lieu orchestrer un effondrement de la parité euro/dollar,sortir la grèce puis les autres quand l' euro est affaibli.Ensuite,la deutschebank reprend les commandes d' une zone euro purgée...On joue sur les mots mais on rembourse en monnaie de singe...
Lundi 15 août 2011 :
Zone euro/Sommet Merkel-Sarkozy : les eurobonds pas au menu.
La mise en place d'euro-obligations, défendue par certains responsables européens comme un moyen de renforcer la solidarité de la zone euro, restera absente mardi du menu des discussions, très attendues par les marchés, entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
"Nous n'évoquerons pas les euro-obligations de notre propre chef car ce n'est pas selon nous une voie souhaitable ou praticable", a dit lundi Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière allemande.
"Nous avons une politique monétaire commune, et une politique budgétaire individuelle de chaque pays, ce qui se traduit par des taux d'intérêt différents. Tant que c'est le cas, des euro-obligations ne sont pas une option", a renchéri un porte-parole du ministère allemand des Finances.
Interrogée par l'AFP, la présidence française a confirmé que les euro-obligations n'étaient pas à l'ordre du jour.
Vous nous dites : "les pays concernés pourraient s’atteler enfin aux réformes structurelles qui sont tant nécessaires puisqu’enfin la croissance reviendrait."
Par quelle magie les gouvernements démocratiques pourraient-ils subitement réformer leurs structures sociales sans l'épée de Damoclès de la banqueroute ?
Pour rester chez nous, avez-vous vu le tollé sur les retraites arithmétiques ? Et souvenez-vous qu'un excédent de rentrées fiscales sur un budget en déficit fut transformé en "cagnotte" par M. Jospin, et que les propositions d'emplois de cette manne fusèrent de tous bords.
Vous n'êtes pas sérieux, cette fois-ci.
Je propose que la France sorte a la fois de l'Euro et de l'UE , et retrouve son indépendance vis a vis de la finance internationale comme le préconise François Asselineau de l' UPR .
Jouons la à la De Gaulle en grands garçons et non plus en supplétifs de l'empire , si toute fois on a encore des hommes digne de ce nom .
Que du bonheur, à lire un article aussi limpide, je vous rassure, ayant des dons et flash de voyance qui se réalisent toujours dans le futur, j'ai eu une vision fin 2009, j'étais en Italie et je voulais régler un achat en euros et le vendeur m 'a dit que l 'euro n'existait plus mais qu'il prenait les " francs suisses". J'ai " VU " en 1990 l 'élection du premier président noir américain. La sortie de l 'Allemagne de l 'euro serait juste la concrétisation de la fable de la cigale et de la fourmi.
"Nul ne peut maintenir un taux de change fixe entre deux pays si la productivité du travail n’est pas la même entre les deux, sauf à organiser des transferts fiscaux du plus fort au plus faible."
Bien sûr que si ! En ayant des salaires différents. A productivité faible salaire faible ; à productivité forte salaire fort. Économiquement cela ne pose aucun problème.
Le problème est donc autre : il s'agit de comprendre comment les salaires se sont autant écartés de la productivité. Or ce n'est pas le taux de change fixe qui provoque ce dérapage. Dans l'étalon-or classique, la baisse des réserves provoquait une déflation et maintenait les salaires plus ou moins alignés avec la productivité. Cette solution reste possible aujourd'hui, même si elle est difficile.
Si ce n'est le taux de change fixe de l'euro qui a gonflé les bulles de crédit public et privé dans les PIGS et ailleurs, qu'est-ce ? La planche à billets. Le fait d'avoir un énorme prêteur en dernier ressort capable de voler au secours des marchés financiers les incite à ne plus distinguer les emprunteurs selon leur risque. Le risque ne compte presque plus, puisqu'un défaut est exclu. Prêter au gouvernement grec ou aux ménages irlandais et espagnols devient donc plus attractif. Ces "mauvais crédits" chassent les bons en raison de la suppression de la prime de risque, de même que la mauvaise monnaie chasse la bonne en cas de contrôle du taux de change. C'est notre bonne vieille loi de Gresham. Comme l'écrit Akerlof dans son article de 1973, lorsque les prêteurs ne parviennent pas à distinguer les bons et les mauvais emprunteurs (ou lorsqu'ils sont empêchés de le faire par des mécanisme de mutualisation des risques), les mauvais crédits chassent les bons. Tout ce qui va dans ce sens doit être combattu : FESF, eurobonds, FMI, etc.
La planche à billets elle-même a cet effet pervers, même à l'intérieur d'un pays. Il est habituellement atténué par une stricte réglementation bancaire qui peut aller jusqu'au rationnement du crédit, des transferts fiscaux, recours fréquent à l'inflation pour effacer les excès de dettes, sans compter les contrôles des changes pour piéger l'épargne etc. On a déjà donné, ce n'est pas une panacée. A long terme, la perspective de revenir à des papiers-monnaies nationaux inflationnistes n'est donc guère attractive. Est-ce là ce que vous proposez ?
L'euro pourrait être une monnaie décente pour tous les pays de la zone à deux conditions :
- trouver une organisation et des barrières institutionnelles plus crédibles que le PSC, introduire progressivement plus de concurrence monétaire face à l'euro, diminuer le pouvoir de la BCE pour diminuer l'aléa moral qu'elle introduit dans le système financier ;
- nous devons réapprendre à sortir d'une bulle inflationniste comme au XIXème siècle par une baisse des dépenses publiques, de certains salaires, au lieu d'en sortir systématiquement par une autre bulle inflationniste ; la méthode "dévaluation-inflation" ne mène nulle part.
Or, la solution de la désintégration de l'euro est une sortie inflationniste - keynésienne ou monétariste, au choix - de la bulle actuelle. Ses partisans demandent des "dévaluations". On effacera les excès de dette en libérant la planche à billets et on gonflera les prochaines bulles. Les pays "vertueux" qui ont encore leur monnaie indépendante auront du mal à résister. Regardez le cas de la Suisse en ce moment : avec une situation relativement meilleure que ses voisins, le CHF s'apprécie et la banque centrale a fini par céder aux pressions internes. Même le DM de demain serait plus inflationniste que celui d'hier, c'est à craindre.
Je ne sais pas si les mesures d'austérité suffiront. Sans doute des défauts sont-ils inévitables. Mais pour les démocraties assez solides pour la mettre en œuvre, cette solution est préférable à une désintégration inflationniste.
Si cela ne se produisait pas, nous aurons le choix entre un retour à la répression financière, ou bien un super-euro fédéraliste avec eurobonds et tout le toutim. Charybde ou Scylla ?
Toujours à vouloir mettre un pansement sur cette Europe mais sans vouloir emputer la jambe gangrénée...
Il faut détruire l'Europe, retrouver nos monnaies et surtout rétablir la création monétaire à la banque de France, c'est surtout ça qui nous endette depuis 1974 alors que l'on est un pays riche, ras le bol de faire les mêmes conneries que les Américains, c'est à dire obéir aux banques, après on montre du doigt les conspirationnistes, comme les idiots savant que nous sommes.
Rien ne sera réglé tant que l'on ne reprendra pas la main sur la création monétaire, pourquoi 99% des analyste ne le mentionnent jamais ?
Etrange non ?
Et si nous sortions conjointement avec les Allemands et que nous gardions nos dettes libellées en Euro en reformant la loi Pompidou -Giscard de 1973.
Faut pas rêver ?
alors il NE FALLAIT PAS LA FAIRE L'EUROPE ET GARDER LE BON VIEUX MUR !!
L'Europe a été construite depuis 1957 pour noyer l 'Allemagne suit aux 3 guerres désastreuses de 1870/1914/1939 , dans une sorte de marché de libre échange dont elle serait la "locomotive, Allemagne divisée en deux par le mur de Berlin. En 1989, réunification des deux Allemagne. A près une période économique ou l ex Allemagne de l"est a profité de la vigueur de celle de l 'Europe de l 'ouest, nous revoilà en 2011 après une période sans guerre et de paix de 66 ans avec une nouvelle entité forte et puissante. L'Allemagne actuelle peut sortir de l 'EURO, et retrouver dans le mark , une nouvelle monnaie forte après une période de turbulences et de dévaluations possibles. Il y a quelques années, certains dirigeants préconisaient une UE à deux vitesse, des États comme l Allemagne, la France et des pays scandinaves avec ceux du Benelux associés et dans un second cercle les pays du sud de l 'Europe plus dépensiers. . l 'UE est à un tournant de son histoire, sa précipitation à faire une Europe à 27, sans un gouvernement européen fort en subit les conséquences économiques. Soit c'est le passage au fédéralisme comme aux États Unis, soit c'est la fracture de L 'UE à plusieurs vitesses. Le rachat de dettes" pourries" des pays du sud de 22 milliards d'euros par la BCE ressemble à la crise des subprimes américains. Le temps des palabres et des effets d'annonces est passé, il faut des actes.
L'Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l'Union européenne ayant adopté l'euro.
Au vendredi 12 août 2011, le capital et les réserves sont de 81,481 miliards d'euros.
Les "actifs" de l'Eurosystème sont de 2073,026 milliards d'euros.
En clair : le capital et les réserves de l'Eurosystème constituent seulement 3,93 % des "actifs" de l'Eurosystème.
Sur ces soi-disant 2073 milliards d'euros d' "actifs", combien de dizaines de miliards sont en réalité des actifs pourris ?
http://www.ecb.int/press/pr/wfs/201...
Aujourd'hui, l'Eurosystème est devenu une gigantesque fosse à merde.
Déjà, le jeudi 16 décembre 2010, les dirigeants de l'Eurosystème avaient demandé aux chefs d'Etat de le recapitaliser : les contribuables européens avaient dû payer 5 milliards d'euros pour recapitaliser l'Eurosystème.
Contribuables, préparez-vous à payer de nouveau.
Contribuables, préparez-vous à payer pour recapitaliser l'Eurosystème.
" alors il NE FALLAIT PAS LA FAIRE L'EUROPE ET GARDER LE BON VIEUX MUR !! "
non mais attend, avant on avait du boulot en france, on vivait bien, regarde avec l'Europe maintenant, t'as du boulot en claquant du doigt ?
T'as le salaire que tu mérite en fonction du boulot que tu fournis ?
De quel mur tu parles, de Berlin ?
On s'en fou, on est français et on vie en France, moi j'aimerais vivre confortablement dans mon pays, au lieu de ça, on est devenu des esclaves au service des banques privées, les enfants qui ne sont qu'au stade de projet sont déjà endetté je vous le signale.
@bibfab
pourquoi parler de rêve, on c'est fait enfilé depuis cette date, donc c'est le seul moyen pour retrouver notre liberté dans notre propre pays, parce que si vous attendez autre chose que cette solution, je vous suggère d'enlever 80% de ce qui se trouve dans votre compte en banque et d'acheter de l'or, voila à quoi on en est réduit, et faite vite parce que les lois changent concernant l'achat et la vente d'or, on va être de plus en plus flicé, comme aux US.
donc je repéte il fallait le garder car les pleurnicheurs d'hier sont ceux qui ont voulu la desindustriellisation de la France et ne veulent plus payer, ni les produits agricoles car ils les trouvent moins cher ailleurs ont le voit avec le foie gras qui leur vient de Hongrie certainement !! et qui fait de la pub à tour de bras pour les casseroles dont ont à pas besoin de parler la langue pour comprendrent qu'elles viennent de là !!
C'est le plan B bien connu, soit la rupture entre 2 zones Euro, certains pays suivant l'Allemagne, mais pas la France.
Le plan A reste que la France fasse les réformes nécessaires pour partager la monnaie de l'Allemagne. Perso, j'ai des doutes... L'antilibéralisme est trop implanté ici.
Que des pays quittent l'Euro, ça ne fait guère de doute.
Même l'Euro de la France serait trop pour la Grèce.
@Pétole
le scénario que vous décrivez est celui que propose Jean-Jacques Rosa dans sa conférence du 30 juin dernier (voir vidéo). Lui aussi insiste sur le fait que si la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale (d'où tous les problèmes), une sous-zone méditerranéenne, même dirigée par la France, ne le serait pas davantage. Les mêmes déséquilibres et processus pervers continueraient à y jouer.
@Gu Si Feng
Merci pour ce commentaire très pertinent et qui, lui, enrichit réellement le débat. Vous posez le problème très exactement là où il se situe : celui du rôle pervers et déstabilisant des banques centrales et de leur monopole monétaire. A la rentrée nous allons probablement organiser une rencontre monétaire franco-allemande dont l'une des sessions sera consacrée à cette question. Mais la manière dont vous décrivez le processus est excellente.
Voici un article de J.-J. Rosa, Gérard Lafay et Philippe Villin qui préconise aussi un démantèlement de l'euro. Quels sont les arguments avancés ? Cela permettrait une "dépréciation rapide et massive de l'euro", éviterait "LE risque majeur pour la France : nous enfermer dans une monnaie allemande encore plus forte qui coulerait notre économie", et cela favoriserait enfin une "classique relance par la dévaluation". Là encore, le salut réside dans la planche à billets, c'est ça ?...
http://lecercle.lesechos.fr/node/36...
P.S. Comme le note G. de Montenay dans les commentaires, "dévaluer" n'a pas un sens bien précis dans un régime de monnaies flottantes inconvertibles. "Imprimer" serait plus clair. Par exemple, comme dans : "Si la Grèce sort de l'euro, elle pourra imprimer des drachmes".
Jeudi 18 août 2011 :
Si un Etat européen lance un emprunt à 10 ans, quel taux d'intérêt doit-il payer ?
Réponse :
Allemagne : taux des obligations à 10 ans : environ 2,1 %.
Finlande : taux des obligations à 10 ans : environ 2,5 %.
Pays-Bas : taux des obligations à 10 ans : environ 2,5 %.
France : taux des obligations à 10 ans : environ 2,7 %.
Italie : taux des obligations à 10 ans : environ 4,9 %.
Espagne : taux des obligations à 10 ans : environ 5 %.
Irlande : taux des obligations à 10 ans : environ 9,8 %.
Portugal : taux des obligations à 10 ans : environ 10,5 %.
Grèce : taux des obligations à 10 ans : environ 15,9 %.
Si des euro-obligations sont créées, les Etats européens riches seront obligés d'emprunter en payant des taux d'intérêt bien supérieurs au taux d'intérêt qu'ils paient aujourd'hui.
Vu l’effondrement de la croissance dans tous les Etats européens, les Etats européens riches accepteront encore moins de payer des taux d’intérêt supérieurs au taux d’intérêt qu’ils paient aujourd’hui.
Il serait temps de revenir au monde réel.
Il serait temps d’arrêter de croire au père Noël.
Les Etats européens riches n'accepteront jamais de payer des taux d'intérêt bien supérieurs au taux d'intérêt qu'ils paient aujourd'hui.
"Il n'est pas question d'amour ou de solidarité. Les Etats défendent leurs intérêts."
ben oui...des solutions y en a mais ce sont toutes des potions amères. Après ,en fonction de celle qui sévira, l'amertume sera plus ou moins prononcée pour les banques ,les assureurs et les contribuables .Même les politiques sont concernés ils risquent de se faire pendre si la potion est non seulement imbuvable mais jugée totalement injuste par les populations gavées de repas gratuits tombant du ciel depuis des décennies . Il est bien connu que le libéralisme a créé ces masses de dettes et qu'il faut donc encore plus d'Etat socialisant ou fascisant
Je vous informe qu'un malade a pris le pseudo "BA" sur le site de La Libre Belgique et y rédige des interventions plus que douteuses...