Sept milliards d'humains: pas de panique !
Par Max Falque le mercredi 23 novembre 2011, 14:22 - Article - Lien permanent
Le chiffre de sept milliards d'habitants n'a pas de quoi impressionner, quand on sait que la population mondiale a été multipliée par plus de cinq depuis 1850. Les théories malthusiennes ont toujours eu beaucoup de succès, mais ont été constamment démenties par les faits.
Bien entendu, non seulement le ridicule rejoint l'ignorance mais aussi la mauvaise foi des vendeurs de peur. Le ridicule : comment identifier sans rire le nouveau-né qui marque l'événement (7 milliards d'habitants !) alors que les statistiques sont approximatives... à quelques dizaines de millions près ? Prenons un peu de recul et considérons les évolutions démographiques et économiques depuis 1850.
- La population mondiale a connu une croissance remarquable passant d'environ 1,3 milliard d'habitants en 1850 à 7 milliards, soit une multiplication par plus de 5. En bonne logique malthusienne on aurait pu s'attendre à une pénurie de matières premières et de nourriture, et à une réduction drastique du niveau de vie de chacun d'entre nous.
- L'abondance est au rendez-vous, que l'on peut mesurer par l'évolution des prix des ressources en examinant les statistiques publiées depuis sa création par "The Economist". Il publie un indice prenant en compte 25 produits importants dont l'aluminium, le cuivre, les céréales, le café, le caoutchouc, le sucre, le soja... Sur une base 100 en 1850, les prix en dollars constants sont tombés à 20 en 2004 (mais à environ 30 en 2011).
- La consommation de chaque humain a connu une croissance remarquable depuis 1850 : elle a été multipliée par un facteur proche de 10 dans les pays développés, et même les habitants des pays pauvres ont connu, et connaissent une hausse importante de leur niveau de vie puisque le prix réel des produits a baissé d'environ 70 %.
Les prédictions catastrophiques depuis Malthus (Jevons, Club de Rome, Global 2000, Earthwatch, Goldsmith,...) ont toujours été démenties par les faits : ainsi, en 1968, un auteur à succès, Paul Ehrlich, faisait cette prédiction :
"Au cours des décennies 1970 et 1980, des centaines de millions d'humains mourront de faim en dépit des programmes d'urgence."
Après tout, quoi de plus logique ? Nous vivons dans un monde de ressources limitées et la population mondiale explose : l'idée selon laquelle nous devrions être confrontés à des pénuries de ressources naturelles, et donc à une augmentation du prix des dites ressources, semble tout ce qu'il y a de plus raisonnable.
Cependant, en 1980, un professeur d'économie nommé Julian Simon lança un défi à Ehrlich : il s'agissait de parier sur le prix de cinq matières premières choisies par Ehrlich à la date que celui-ci voudrait. Si, à la date choisie, les prix (ajustés de l'inflation) des ressources naturelles sélectionnées étaient effectivement plus élevés qu'en 1980, l'économiste devait payer la différence et, dans le cas contraire, c'est Ehrlich qui devait payer Simon. Ehrlich accepta le pari et, le 29 septembre 1980, misa 1.000 dollars sur la croissance des prix du cuivre, du chrome, du nickel, de l'étain et du tungstène au cours de la décennie à venir.
De 1980 à 1990, la population mondiale augmenta de 800 millions d'individus, mais le 29 septembre 1990 - quand le pari arriva à son terme -, les prix des cinq métaux sélectionnés par Ehrlich avaient baissé - tous, sans aucune exception. Ehrlich avait perdu son pari et honora son contrat en postant un chèque de 576,07 dollars à l'ordre de Simon. Il refusa en revanche de renouveler le pari.
Les thèses malthusiennes ont toujours fait vendre énormément de livres tout en se révélant fausses a posteriori. Habituellement défendues par des biologistes, physiciens ou autres géologues parfaitement compétents dans leurs domaines respectifs, mais ignorant tout du fonctionnement d'une économie, leurs prédictions apocalyptiques ont toujours été démenties par deux mécanismes très simples : quand une ressource se raréfie et que son prix monte, la hausse des cours incite les producteurs à produire plus ou à développer une alternative, et les consommateurs à adapter leur consommation - pour autant que l'on opère dans une économie de marché.
Quid de l'environnement ? Tout indique que, malgré les prévisions apocalyptiques, sa qualité s'améliore au fur et à mesure que le niveau de vie augmente, et cela non seulement grâce aux réglementations publiques mais aussi et surtout aux progrès technologiques, aux mécanismes de marché et aux droits de propriété qui s'opposent au libre accès aux ressources et donc à leur destruction.
Résumons-nous : depuis 1850 une population cinq fois plus importante, jouissant d'un niveau de vie de plus en plus élevé dans un environnement en voie d'amélioration. L'avenir est donc à l'optimisme et la perspective de 10 milliards d'habitants n'entraînera pas de catastrophes pourvu que nous adaptions nos institutions et résistions à la dictature écologique.
Comme le faisait justement remarquer Julian Simon, tout nouveau-né est doté d'un cerveau et de mains qui contribueront à la richesse et à la beauté du monde. Pas besoin d'une autre planète ! Pourquoi ne pas ouvrir un pari ?

Cet article de Max Falque, délégué général de l'ICREI (International center for research on environmental Issues) a été publié dans La Tribune en date du 12 novembre 2011.
Commentaires
Il ne suffit pas de se satisfaire d'un non catastrophisme annoncé, mais de simplement poser parfois un prédicat ou résonner par l'absurde. D'accord, cinq fois plus nombreux et "même pas mal !" ... ben alors 10 000 fois plus nombreux et toujours pas mal !??? Ce qui serait interressant serait de savoir pourquoi cette augmentation, le hasard ?... un but non avoué ?... une volonté ?... quel interret pour le bien de l'humanité et le bonheur de chacun d'être nombreux ou pas dans un monde fini ?...
De mon point de vue, adapter des méthodes et outils en fonction d'un constat de fait n'est pas très scientifique. La démarche est de définir le but à atteindre selon le domaine déterminé et d'affiner les connaissances en relation avec le résultat escompté. En d'autres termes, ne pas passer son temps à essayer de rattrapper la démographie galoppante avec des outils plus ou moins adaptés, mais de commencer à se demander combien devrions nous etre et pour quoi faire, pour que chacun soit le plus heureux sur cette terre et en fonction de technologies bien adaptés donc non nuisibles pour personne (tout être vivant).
Aïe, ouille ! Ces expressions "but à atteindre", "pourquoi faire ?" ou encore "combien ?", lorsqu'on parle d'êtres humains, sont toujours aussi douloureuses aux oreilles.
@bubulle
Assurément ! J'ai eu la même réaction que vous. Qui peut prétendre jamais avoir le savoir nécessaire pour décider de ce que serait le chiffre cible "optimal" de population ? Et encore plus le savoir pour y arriver ? Encore un adepte de l'illusion du "planisme scientifique mondial".
7 MILLIARDS ! iVG…ou iVV ?
CE PREMIER NOVEMBRE UN HOMME DE PLUS NE SERA PAS MORT
C’est entendu, d’après le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) à sept* en 2011 nous vivons mieux que nous ne vivions à trois* en 1991, sur foi de son IDH (Indice de Développement Humain) qui s’est amélioré de près de 20%. Réjouissons-nous et passons aux choses sérieuses.
Nous serons neuf* en 2050, quand les ressources de la Terre commenceront à plier sous le poids ; la disposition d’eau potable deviendra principalement problématique pour plus de 15% d’entre nous et cela malgré le dévouement de SUEZ Environnement et autres VEOLIA S.A. Les autres ressources indispensables commenceront elles aussi à manquer, d’abord pour des raisons de coulage, de freinte et de mal distribution, puis tout simplement d’épuisement de ressources non renouvelables.
L’espérance de vie, pour des raisons dues essentiellement à l’amélioration des conditions d’hygiène, a parcouru des courbes faramineuses dans son accroissement des dernières décennies. Elle frôle, en moyenne femmes-hommes, les 80 ans dans les pays dit développés, avec des sommets à 87,5 et a progressé, sur 10 ans à peine, de 45 à 53 ans dans les pays les moins favorisés. Les statistiques de la qualité dans la longévité sont elles aussi encourageantes. Six français sur dix ne deviendront pas infirmes, quel que soit l’âge de leur mort ; (quant aux quatre autres, là…) A 75 ans seuls 5% seront en «mauvaise santé» ; (après ça…) Et à 80 ans près de trois quart vivent autonomes ; (de l’autre quart il n’est pas question…)
La natalité par contre à tendance à diminuer partout drastiquement, sauf dans les pays à très faible taux d’éducation-enseignement et où l’espérance de vie est inférieure à 60 ans. Elle diminue à tel point que le renouvellement de population ne se fait plus dans un grand nombre de «pays du vieux Monde». Suite à cette régression on peut penser qu’un maximum de peuplement mondial sera atteint avec 15, voire 12 ou 10 milliards d’individus.
C’est cependant trop, dans la logique du discours dominant, eu égard à l’affaiblissement des ressources et la dégradation de l’environnement et un frein doit être mis à l’expansion prévue.
LA LOGIQUE BORNÉE DE L’iVG
Le discours, toujours dominant, affirme que le contrôle de la fertilité pour en vue d’obtenir celui du nombre des naissances est la seule voie possible. Pour y arriver il est préconisé de réduire la pauvreté et d’améliorer l’éducation, en particulier chez les femmes. Noble projet, à première vue. Examinons-le de plus près :
• On favoriserait donc la réduction de la natalité chez les ethnies où la dure loi de la Nature fait que ne subsistent que les souches les plus résistantes. Alors que dans les pays à faible taux de natalité, on constate en moyenne un affaiblissement du génome en dépit d’une amélioration du niveau des soins de santé et en réalité de plus en plus à cause de cette amélioration-même et de son application en dépit de toute logique raisonnable. Or c’est chez ces populations-là, qui ont atteint les soi-disant «moyens de réduction» -éducation et éradication de pauvreté- qu’une re-natalisation serait souhaitable.
• Les moyens préconisés pour atteindre l’objectif décrit sont éminemment suspects.
o La cible prioritairement féminine éveille de nombreuses interrogations : utilisation d’une concurrence générique ? Concentration sur le segment considéré comme le plus malléable ?
o Réduction de la pauvreté. Obtenue par quels moyens ? Copiée sur quels critères ? Développant quels types de moyens, d’industries ?
o Amélioration de l’éducation. Avec quels objectifs ? En utilisant quelles normes de savoir ? En préconisant quelles «valeurs» de civilisation et de société ?
Tous points d’ ? pour lesquels les réponses sont peu clarifiées, c’est le moins qu’on en puisse dire. D’autant que l’objectif premier est loin d’être raisonné. En effet la réduction «naturelle» de la fertilité est acceptable, bien qu’elle doive être jaugée quant à ses causes, socio-environnementales ou artificiellement t dues à des influences par trop hédonistement humaines. Par contre une réduction de type statistique a beaucoup de chances d’aboutir, comme beaucoup d’actions humaines à large prétention d’action, sur un fiasco ou sur des métastases inattendues, souvent fâcheuses. Enfin l’application du concept qui embrasse l’iVG sous la bannière du «maître de mon ventre» est largement subjectif et il faut bien le reconnaître, très souvent égocentré. L’argument générique habituellement opposé s’appuyant sur des arguments souvent dépassés.
LA RÉALITÉ "VIE "
Toute la problématique en rapport avec le surpeuplement –prétendu- et son contrôle –hasardeux- tourne autour de la notion de la vie et la sacralisation qu’en font ceux qui sont convaincus d’être les impétrants d’une puissance supérieure relevant de la divination. Il est donc utile d’en examiner le contenu.
Une erreur couramment commise est d’opposer le concept "vie" à celui de "mort" alors que ce dernier est en miroir avec celui de "naissance". La Vie, elle, transcende le tout en étant aussi bien au-delà de l’une qu’en de ça de l’autre.
D’autre part la conviction d’une appartenance de la vie au sacré provient en ligne droite de la cérébralisation de l’homme. Nous n’alourdirons pas la présente analyse, les arguments pourront être trouvés dans les "Textes majeurs vu-du-tain" (http://vu-du-tain.blogs.lalibre.be). Disons simplement que l’on pourrait s’attendre de la part de "l’animal intelligent" à un profond respect –réfléchi- de ce phénomène inouï et une grande humilité face au mystère qui l’accompagne.
LE DEFi DE L’i V V
En réalité, quand on y pense, il est aberrant de chercher à réduire intentionnellement la progression du nombre d’humains en commençant par freiner l’apport en vies nouvelles dans le même temps où l’unité-étalon de vie s’allonge, entraînant un nombre relatif de plus en plus important d’individus âgés. La logique tout comme un esprit de saine gestion voudrait que l’on abandonne toute idée de contrôle des naissances en vue de diminuer le nombre d’habitants de la Planète et que l’on implante au contraire une morale socio-psychologique favorable à l’ iVV : l’interruption volontaire de vieillesse.
Certes notre logique de pensée réagit par un mouvement de recul devant cette alternative. Il est plus aisé d’accepter l’idée de l’iVG, l’interruption volontaire de grossesse ou plus généralement tout ce qui permet de contrôler la fertilité féminine à cause de la conception que nous, occidentaux en particulier, avons de la vie, ainsi que par le fait d’un "pas vu, pas connu" un rien hypocrite et pour tout dire infantile derrière une façade de responsabilité usurpée.
Pour les esprits férus d’arithmétique statistique ne serait-il pas, par exemple, plus logique de se baser sur le coefficient "espérance de vie" calculé sur base de l’année de sa naissance pour fixer celle –théorique bien entendu- de sa mort ? Et d’aménager ce calcul en y appliquant une série de coefficients au gré de considérations personnelles intégrant divers facteurs parfaitement subjectifs. Un piège qu’il semblerait cependant raisonnable d’éviter une fois le "grand âge" atteint serait celui qui consisterait à se laisser aller –uniquement- à des sentiments de lassitude, de refus –prématuré- de la souffrance ou de dépression nerveuse. Il suffirait (!) pour cela de décider in tempore non suspecto de la période anniversaire.
…Mais il est vrai qu’il faudrait une vision et une conception «vu-du-tain» pour adopter ce nouveau défi, pourtant parfaitement humaniste…**
i V V, UNE AUTRE DYNAMIQUE
Au lieu de maintenir une population mondiale dans une logique de statu quo, ce qui est en outre illusoire et surtout défaitiste, l’élimination –volontaire- de la frange la plus âgée, si elle s’accompagne simultanément d’une politique des (re)naissances permettrait de créer une nouvelle dynamique. Les avancées dans les sciences médicales donnent aujourd’hui aux femmes la possibilité de tenir le rôle de vecteur dans le renouvellement de l’Espèce qu’elles sont –jusqu’à présent- seules à pouvoir tenir, tout en écartant dans une très large mesure les "effets-repoussoirs" que pouvaient avoir auparavant la maternité.
L’idée pour les seniors de ne plus être contraints de vivre coûte-que-coûte jusqu’à l’âge le plus avancé, ni pour les plus jeunes celle de devoir supporter –dans tous les sens du terme- des aînés de plus en plus cacochymes créerait un rafraîchissement psychique favorable également à la création de ce nouveau dynamisme. Ici aussi les avancées de la science axée sur le génome, notamment les techniques basées sur les cellules-souches, permettent de penser que dans un avenir peu éloigné les populations atteignant le "troisième âge" le feront dans une condition psychosomatique permettant de leur proposer de se maintenir, sans contrainte, dans le monde du travail, allégeant ainsi toute la problématique de "la pension" en même temps que celle du "coût de la santé pour rien". Les anciens auront ainsi le sentiment d'avoir été utiles jusqu'à une fin -nécessaire à l'humanité- dont ils auront librement décidé.
* milliards d’humains.
P.S : Pour ce qui concerne l'auteur, sauf incident intermédiaire, le délai est fixé à la 82ème année, dans 6,5 ans.
***
eh bien, eh bien... que d'agressivité ! Plus facile de déformer ou vulgariser sur 3 mots et transformer cela sur une thématique fumeuse afin de détourner l'attention.. Bravo, la démonstration est faite alors que nous ne sommes pas sortis de l'auberge... que dis-je, de la bergerie !
Sauf que cette bergerie est notre terre, les moutons sont tous les êtres vivants (les humains en tant qu'acteurs principaux), que l'homme ne peut ou ne devrait qu'y prendre une partie de la place et qu'il faut faire une critique des "bon ou mauvais moments" de l'histoire de cette bergerie pour comprendre ce qui a lieu de faire pour que cette histoire se perpétue au mieux...
Et je suis bien conscient qu'une fois que cela est dit, rien n'est résolu pour autant ... pas facile hein?!
Je suis assez inquiet de la teneur de certaines réactions, mais qui au fond ne font qu'écho a l'exposé de Mr Falque.
Tout celà est bien beau, mais j'ai envie de dire:
- de quel droit(!) se mèler des affaires de 7 milliards d'individus; cette notion est d'ailleurs tout à fait abstraite, dans la mesure où, à raison d'un individu rencontré par seconde, 7 milliards représentent plus de deux siècles!
Ce droit(!) m'apparait plutôt comme l'expression d'un fantasme de toute puissance
- quel est le prix à payer et qui exercerait ce droit ?
réponses simples:
- le prix :une insectisation de chacun,
- qui exerce ce droit : des "machinistes" psychotiques et/ou pervers, fantasmant la crétaion d'une "néo humanité"; leur principal biotope s'appelle l'ONU; leur principal slogan s'appelle " le grand tout éco centré" ( le terme "écocentré" est utilisé en toutes lettres dans certaines publications de l'ONU, comme permettant de "dépasser"(!!) des expressions telles que "centrées sur l'homme" ou "centrées sur la biologie")
Vous avez dit: gouvernance mondiale et totalitarisme planétaire?
Voilà le prix à payer, et pas question de choisir d'ailleurs: le produit doit être acheté de force...
Petits et nombreux terriens, laissez faire, laissez aller, Darwin reconnaîtra les siens...;comme toujours
@libertarian
ouf, je suis pas seul :-)
Inutile de préciser n'est-ce pas que certains organismes "Mondiaux" (de divers domaines), n'étant qu'une abstraction peuvent amener à interrogation quant à leur bienveillance.. et m'amène à penser qu'ils ne sont pas tant que cela dans la bergerie mais qu'ils en sont plutôt les régisseurs...
@concitoyen
Non, vous n'êtes pas seul, et je suis également du côté de "libertarian"
L'évolution qui se dessine, dont les turbulences européennes ne sont qu'un symptôme ( je pense qu'un important biotope des "machinistes" se situe à Bruxelles) m'est apparue progressivement, sur plusieurs années, à la lecture de ce qui est , théoriquement, un journal d'assez bonne vulgarisation scientifique , "le Scientific American" ( évidemment, il est nécessaire d''être suffisament anglophone).
Au fil du temps, j'ai vu ce journal évoluer dans la direction d'une sorte de porte parole "scientifique" de tous les "slogans" universalistes mondialistes autour du changement climatique, de la "médecine environementale, des "réseaux sociaux révolutionnant les rapports humains", les éco cités du futur, bref, tout ce que l'on met sous les termes d'"éco centré" et de "développement durable".
Ce qui est très drôle pour un "vieil européen" ( tendance Aristote- Voltaire- Freud) c'est le mélange d'athéisme rationnaliste affiché et de moralisme prohibitionisme ( je pense à un certains nombre d'articles sur les bases darwiniennes et/ou neurophysiologiques de la morale): naïveté confondante mais dangereuse, excluant la vie sexuelle entre parenthèses!
En effet, un vieux renard comme moi ne peut qu'y reconnaître un monde "behaviouriste", un monde d'ingénieurs d'application, une industrialisation de la vie, et surtout de la pensée ( la vie intérieure individuelle n'étant qu'une variable d'ajustement statistiquement évaluable..)
Evidemment, ces scientifiques sont favorables à une "gouvernance mondiale"
@hippocrate
Et oui, la confusion des genres est une arme parmi tant d'autres pour brouiller les pistes... le but étant de faire en sorte qu'il faille, pour raisonner, de plus en plus dépenser du temps et de l'énergie pour s'y retrouver, résultat : il ne reste plus grand monde pour agir sauf ceux qui régissent.. Le principe de la science (théorique et appliquée) en générale est d'apparence bonne, par contre la mise en application selon des critères plus ou moins douteux, vu le résultat, pose problème... et donc le raccourcis serait de dire alors : plus de lumière pour les moutons !!! CQFD
La population mondiale comptait à ma naissance 1,5 milliard d'habitants. Quand je suis entré dans la vie active, vers 1930, ce nombre s'élevait à 2 milliards. Il est de 6 milliards aujourd'hui, et il atteindra 9 milliards dans quelques décennies, à croire les prévisions des démographes. Ils nous disent certes que ce dernier chiffre représentera un pic et que la population déclinera ensuite, si rapidement, ajoutent certains, qu'à l'échelle de quelques siècles une menace pèsera sur la survie de notre espèce. De toute façon, elle aura exercé ses ravages sur la diversité non pas seulement culturelle mais aussi biologique en faisant disparaître quantité d'espèces animales et végétales.
De ces disparitions, l'homme est sans doute l'auteur, mais leurs effets se retournent contre lui. Il n'est aucun, peut-être, des grands drames contemporains qui ne trouve son origine directe ou indirecte dans la difficulté croissante de vivre ensemble, inconsciemment ressentie par une humanité en proie à l'explosion démographique et qui - tels ces vers de farine qui s'empoisonnent à distance dans le sac qui les enferme bien avant que la nourriture commence à leur manquer - se mettrait à se haïr elle-même parce qu'une prescience secrète l'avertit qu'elle devient trop nombreuse pour que chacun de ses membres puisse librement jouir de ces biens essentiels que sont l'espace libre, l'eau pure, l'air non pollué.
(Claude Lévi-Strauss : «La difficulté croissante de vivre ensemble...» - Source : «le Nouvel Observateur» - 01 05 2008)
L'Egypte et le Bangladesh sont la preuve que l'augmentation perpétuelle de la population est un bien.
Ah non ????
Aïe, ouille ! L'ineffable Lévi-Strauss manquait à l'appel dans cette file décidément bien agressive aux oreilles libérales.
L'auteur de ce billet semble oublier plusieurs points évidents.
Sur 7 milliards d'habitants, combien vivent "correctement" selon des standards "occidentaux"?
Le développement de l'immigration vers les pays riches ne nous rappelle que trop bien que si une minorité de la population mondiale vit correctement et voit sa population se stabiliser voir diminuer, car justement elle est riche et éduquée et donc contrôle sa natalité, l'autre partie du monde, largement excédentaire végète, meurt et donc se fait éliminer par la dure loi de la sélection naturelle quand elle ne se fait pas littéralement exploiter par l'autre partie du monde.
Est ce modèle de développement que préconise l'auteur?
@enzov12
En fait, plus largement, je pense que c'est le principe même de la mondialisation: On brouille les pistes au nom de diverses fausses idées humanistes, pendant ce temps là, on mélange le tout, on laisse décanter un certains temps et hop! on récupère ceux qui nagent à la surface : Voici venu l'homme nouveau, bien "reformaté", uniformisé, réécriture profonde du comportemental jusque dans ces gênes... ce n'est qu'une question de temps.
Les humains.... ces êtres étranges peut-être venus d'une autre planète, ... leur objectif, les étoiles,... leur but en faire leur univers...
Sont-ils des Envahisseurs de la planète Terre? Sont-ils des virus pour notre monde?
Je vois que Malthus n'est pas mort même parmi les libéraux. En fait Malthus a raison si on suppose qu'il n'y ait pas d'évolution de la science et de la technique. La science et les techniques ont pour objectif d'augmenter la consommation en énergie par personne et participe donc à l'enrichissement.
N'oubliez pas que l'enrichissement des peuples réduit la natalité. Nous arriverons bientôt à une stabilisation de la population mais nous aurons à régler la surpopulation de personnes âgées dépendantes. Ce dernier problème est le principal de ce siècle dont il faudra s'occuper (cela se fera naturellement) non pas en empêchant les gens de se reproduire mais en développant les techniques.
Donc, Malthusien de toutes sectes, bientôt, vous aurez à affronter 10millard d'individu et la même quantité de robots qui viendront en aide à ces humains....