L'effondrement des bourses provoqué par la crise financière semble apporter de l'eau au moulin de ceux qui défendent à tout prix le régime de répartition contre l'idée d'un passage à la capitalisation. Nous sommes allés demander à Georges Lane, qui enseigne l'économie et la finance de l'assurance à l'Université Paris IX-Dauphine, ce qu'il fallait penser de ces arguments.

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Georges Lane est, avec le professeur Jacques Garello, l'auteur d'un livre en trois volumes "Futur des retraites et retraites du futur", édité par les éditions de l'IREF et Contribuables associés. Le troisième volume, qui traite de "La transition" vient de paraître. Ils y rappellent que l'un des principaux mérites économiques de la capitalisation est de réactiver une épargne qui fait actuellement défaut à un grand nombre de pays notamment la France; et que cela permet d'espérer 1. le retour d'une croissance plus forte, et 2. des périodes de transition plus courtes que ce qui est généralement planifié au départ. Au Chili, par exemple, le passage à la capitalisation généralisée a pris seulement quinze ans, au lieu des vingt cinq initialement prévus.

Georges Lane évoque le rôle des innovations financières et en quoi elles viennent renforcer les arguments économiques en faveur de l'adoption de la capitalisation (20'). L'entretien contient également une digression où Georges Lane revient sur l'un des aspects peu évoqués de la crise financière : le rôle des CDS (Credit Default Swaps) et l'abus d'usage du concept d'assurance qui leur est associé (30').