Résilience et réchauffement climatique : la réponse libérale
Par Institut Turgot le mardi 29 janvier 2013, 10:44 - Note de synthèse - Lien permanent
L'intense discussion qui a suivi la publication du texte de quatre scientifiques belges nous incite à reprendre la conclusion d'une étude de Jonathan Adler traduite et déjà publiée, en août 2000, sur le site de l'Institut Euro 92.
Son originalité est de se placer en deçà du débat scientifique entre "réchauffistes/climato-sceptiques" pour seulement poser la question de la meilleure assurance possible en situation d'aussi grande incertitude. Une approche qui remet le libéralisme au coeur de la problématique de réponse politique aux défis de l'environnement, et qui est d'autant plus d'actualité que se renforcent les doutes sur la vraisemblance des scénarios excessifs dont nous abreuve l'écologiquement correct.
Le véritable choix auquel nous sommes confrontés en matière d'effet de serre est entre: 1/ prendre des mesures qui limitent les choix économiques des individus et ont pour conséquence de freiner la croissance ainsi que l'innovation, et 2/ prendre d'autres mesures qui libèrent les énergies créatrices de manière à favoriser l'innovation et renforcer ainsi les capacités de résilience de la société.
Nous ne connaîtrons jamais parfaitement l'impact des activités humaines sur l'évolution des climats. Celle-ci restera en partie déterminée par une multitude d'événements naturels, ou conséquences d'actions humaines, que nous ne sommes pas, et seront jamais en mesure de prévoir. C'est pour cela que la meilleure politique d'assurance consiste à améliorer la capacité générale de la société à faire face à tous les désastres écologiques ou autres qui pourraient se produire, et pas seulement se contenter d'atténuer les effets d'un scénario particulier dont nous ne sommes même pas sûrs qu'il se réalisera.
L'importance de l'environnement institutionnel et économique comme facteur de résilience s'observe très directement dans la manière dont les désastres naturels affectent différemment les sociétés humaines selon l'endroit du globe où l'on se trouve. Un ouragan qui frappe le Bengladesh ou la République Dominicaine y a un effet beaucoup plus dévastateur qu'un autre ouragan de même force qui touche la Floride ou la Caroline du Nord. Il en va de même avec les tremblements de terre selon que cela se passe au Nicaragua ou en Inde, ou au contraire en Californie. Bien que la valeur des dommages matériels soit beaucoup importante lorsqu'un cataclysme naturel frappe une partie du territoire des Etats-Unis - à cause de la plus grande accumulation et concentration de richesses économiques -, on y compte en revanche beaucoup moins de pertes en vie humaines que dans les pays pauvres. Comme l'explique Indur Goklany :
"Le niveau de richesse à lui seul explique une large part de la vulnérabilité plus ou moins grande des sociétés aux agressions de la nature. De même qu'une personne qui a le SIDA est moins protégée contre les maladies infectieuses, de même ce sont les sociétés les plus pauvres qui y sont les plus vulnérables."
Cette plus grande vulnérabilité est une fonction de leur pauvreté, mais aussi de leur choix fréquent pour des institutions économiques centralisées.
Lorsqu'une catastrophe naturelle frappe un pays pauvre il faut généralement beaucoup plus de temps que dans les pays riches pour remettre en ordre les services et les infrastructures les plus essentielles. Ce n'est pas seulement à cause des différences de richesse, mais aussi de la plus grande résilience que procure la capacité des économies de marché à réorienter les ressources vers les zones touchées.
Les prix et autres mécanismes de rétroaction des marchés envoient des signaux très forts aux entrepreneurs, aux managers et aux commerçants pour qu'ils approvisionnent en priorité en marchandises et services les plus urgents la zone où une catastrophe vient de se produire. La réponse est beaucoup plus rapide et beaucoup plus efficace que dans un système de planification centralisé. Ainsi la plus grande vulnérabilité que les nations en voie de développement doivent à leur état de pauvreté se trouve amplifiée par leurs systèmes d'économie centralisée.
Tout mécanisme dont l'effet est d'altérer les capacités dynamiques d'une économie de marché ne peut que rendre la société encore plus vulnérable aux troubles de l'environnement naturel, que ceux-ci soient ou non la conséquences d'activités humaines.
Il faut aussi se rappeler que la santé est fonction du niveau de vie. De même la qualité de l'environnement naturel, quoique à un moindre degré. L'état sanitaire de la population est généralement meilleur là où le niveau de vie est le plus élevé. De même, les pays les plus riches sont ceux qui disposent généralement de la meilleure qualité d'environnement. Il en résulte que freiner le dynamisme économique d'un pays par des politiques de contrôles autoritaires peut avoir un impact considérable sur la qualité de vie, notamment en y réduisant l'espérance moyenne de vie.
Les chercheurs ont prouvé l'existence d'une corrélation directe entre niveau de revenu et taux de mortalité, avec un effet d'autant plus important qu'il s'agit d'une communauté pauvre. Il en résulte qu'il faut attendre d'une politique qui réduit le niveau de vie moyen d'une société qu'elle entraîne une dégradation de l'état sanitaire moyen de la population (davantage de maladies et d'accidents), et donc également une augmentation sensible du nombre de décès prématurés. C'est ainsi qu'une étude récente conclue :
"Toute politique publique qui a pour effet de réduire le niveau du revenu disponible, comme c'est le cas avec la conception actuelle des politiques de lutte contre l'effet de serre, ne peut qu'entraîner des conséquences négatives sur l'état de santé général du pays".
Selon certains calculs, on compterait un décès de plus pour toute perte économique de 4 millions de dollars. Ce chiffre est relativement faible. Pour plus de sureté, en prenant 10 millions de dollars comme base d'estimation, et si on l'applique aux scénarios envisagés par l'Accord de Kyoto, on arrive à un coût total en vies humaines de l'ordre de 25 000 morts par an.
La qualité de l'environnement est liée au revenu national. C'est normal. Quand on est plus riche, c'est qu'on est plus efficace, qu'on produit plus avec moins, et en laissant proportionnellement moins de déchets. Quand un pays se développe arrive un seuil à partir duquel l'environnement tend à devenir plus propre. La Banque mondiale observe que les concentrations ambiantes des principaux polluants atmosphériques, tels que les oxydes de soufre, atteignent un niveau maximum aux alentours d'un revenu par tête de 3000 à 4000 dollars, pour ensuite diminuer. Le seuil pour les coliformes fécaux dans l'eau est nettement plus bas, à moins de 1 500 dollars par habitant. D'où la conclusion de Goklany :
"tout ce qui ralentit la croissance économique en général retarde également l'accès à un environnement plus propre".
Il existe aussi une corrélation entre la richesse par tête et les rejets de gaz à effet de serre. Selon l'OCDE, il apparaît que, pour la période 1971-1988, chaque fois que le revenu par tête dans les pays développés s'accroît de 1500 dollars, lui correspond une baisse de 3,5 % du volume des rejets d'oxydes de carbone par habitant. De tous les pays, ce sont effectivement les Etats-Unis qui rejettent le plus de C02 dans l'atmosphère, mais, rapporté au produit national, ils en rejettent de loin beaucoup moins que des pays bien moins riches et bien moins performants comme la Chine ou l'Inde.
Il est vrai que la croissance économique et le progrès technologique entraînent des risques écologiques, y compris un risque de changements climatiques. Mais les politiques réglementaires qui prennent pour cible prioritaire la consommation d'énergie - la force vitale d'une économie moderne - ne sont en définitive guère plus sûres.
Parce qu'elles freinent la croissance économique, ces politiques constituent une entrave au progrès technologique et aux mécanisme d'adaptation du marché qui représentent en définitive la forme la plus puissante et la plus efficace d'assurance contre les risques impossibles à prévoir. Indépendamment de savoir si la plus grande menace écologique qui pèse sur l'humanité est liée à l'effet de serre, à la possibilité d'un nouvel âge glaciaire, ou à toute autre forme imprévisible de cataclysme, en tout état de cause la société sera d'autant mieux à même d'y faire face et d'en surmonter les conséquences que ses institutions économique seront plus libres.
Libéraliser les principaux secteurs de l'économie, en particulier celui de l'énergie et de tout ce qui l'entoure, présente donc deux intérêts : c'est un gage d'innovation et donc de plus grande efficacité énergétique, tout en contribuant à améliorer la résilience globale de la société.
CONCLUSION : A LA RECHERCHE DU CHEMIN LE PLUS SUR
Aucune mesure politique ne pourra jamais faire disparaître tous les risques potentiels liés à de possibles changements climatiques. Etant donné le caractère limité de notre capacité à prévoir les évolutions climatiques futures, aucune action ne sera jamais sûre à 100 %. Rien ne nous permettra jamais d'éliminer tout risque.
La seule chose que les dirigeants politiques puissent faire est de sélectionner parmi toutes les options possibles celle qui apparaît comme la plus sûre par rapport aux autres. Celle-ci n'implique pas nécessairement une plus grande intervention de l'Etat. Dans certains cas, même lorsque le danger est le plus grand, il se peut que le plus sûr soit simplement de maximer la résilience de la société.
La prescription appropriée consiste alors non pas à demander à l'Etat d'intervenir davantage pour contrôler certaines activités économiques, mais au contraire de lui suggérer d'intervenir moins. Dans le long terme, la croissance économique, les institutions de marché, ainsi que l'innovation technologique sont en définitive ce que la civilisation a sans doute produit de mieux comme mécanisme d'assurance.
Les efforts déployés pour libéraliser l'industrie de l'énergie ainsi que tous les secteurs qui consomment beaucoup d'énergie profiteront autant à l'environnement qu'à l'économie. Les gains économiques viendront du surcroît de productivité et d'efficience que cela engendrera; les gains écologiques de la capacité à produire plus tout en consommant moins d'énergie et en rejetant moins de pollution par unité produite.
Que l'effet de serre constitue une menace à prendre au sérieux ou non, la meilleure option consiste à réduire les freins à l'innovation et à l'adoption de technologies plus propres. Une telle stratégie réduira les menaces qui proviennent de changements climatiques provoqués par les activités humaines tout en donnant un coup de pouce au développement économique.
En d'autres termes, c'est ce qui nous donne la meilleure assurance globale compte tenu des prévisions que nous pouvons actuellement faire en matière de climats. Le fardeau de la preuve incombe à ceux qui voudraient prélever sur les ressources actuelles de la société pour nous préserver d'un avenir que nous restons incapables de prévoir avec un degré de certitude suffisant.
Jonathan Adler
Traduction Henri Lepage

Ce texte est extrait d'une étude publiée sur le site de l'Institut Euro 92 en août 2000. La version originale en anglais peut être consultée sur le site du Competitive Enterprise Institute. L'auteur, Jonathan Adler, est maintenant professeur de droit à Case Western Reserve University.
Commentaires
Le discours évolue quelque peu, curieusement le changement climatique n'y est plus totalement exclu, on évolue plutôt vers l' option politique à prendre face au problème.
C'est déjà une amorce de soupçon de progrès ...
mais enfin ce n'est pas l'éventuellel évolution du climat qui pose problème c'est la certitude affichée par nos gouvernants des causes et des pseudos solutions imposées à tous qui posent problème
Va t on faire comme l'Allemagne prôner des moulins à vent partout puis devant le coût , l'échec ,tapisser le pays de centrales à charbons pour faire fonctionner le pays?
que vous vouliez votre éolienne ou votre électricité photovoltaïque très bien mais svp ne me demandez pas de payer le prix de votre opinion
que je considère comme une erreur Assumez seul vos choix
@Bourgeot
Il n' y a pas du tout d'évolution du discours. Si vous aviez lu attentivement l'introduction vous auriez vu qu'il s'agit d'un texte qui date de l'année 2000.
Il y a seulement deux problèmes qu'il faut traiter de manière distincte :
1) y a-t-il réchauffement ou pas ? A quelle vitesse ? Est-ce un fait contingent ou une tendance longue durable et certaine ? C'est le domaine de la querelle entre "réchauffistes" et "climato sceptiques". C'est à ce sujet que se rapportait le précédent papier.
2) en admettant l'hypothèse qu'il puisse y avoir un certain réchauffement mais que cette hypothèse s'accompagne néanmoins d'une très grande incertitude tant pour ce qui concerne la réalité du phénomène que son intensité, quelles conséquences politiques doit-on en tirer sur le plan de l'action et des choix publics ? Est-ce que cela requiert des mesures contraignantes et coercitives et condamne à rejeter toute institution ou politique d'essence libérale ? La réponse est que au contraire, dans ce genre de situation, des choix politiques et économiques de nature libéraux s'imposent plus que jamais pour les raisons que donne l'auteur. Une attitude libérale visant notamment à libérer toutes les forces de créativité est, contrairement à ce que beaucoup croient, la meilleure des assurances à long terme.
La question du libéralisme est donc indépendante de savoir qui a raison ou a tort des "réchauffistes" ou des "sceptiques". Mais bien évidemment si vous considérez qu'il n'y a strictement plus aucun doute, que nous sommes en mesure de connaître avec une certitude toute "scientiste" l'évolution à venir , vous n'accepterez pas cette réponse. Mais nous aurons quand même fait un grand pas pour éclairer le débat.
Si, concernant la première question, les libéraux sont plutôt naturellement enclins à adopter une position climato-sceptique, c'est précisément à cause de leur sensibilité naturelle à l'incertitude de la connaissance (base de toute l'épistémologie libérale), et leur rejet instinctif des certitudes scientifiques à caractère "scientiste".
Voyons voir: l'auteur commence par acter qu'on n'aura jamais aucune certitude sur le climat. Cette proposition s'apparentant à une certitude, voilà quelqu'un qu'on ne pourra même pas taxer de climato-sceptique.
Quel peu de foi dans le progrès humain; est-ce un point de vue libéral?
Ayant courageusement avancé cette prémisse nécessaire à ce qui va suivre, l'auteur nous explique alors que toutes choses égales par ailleurs, il vaut mieux être riche que pauvre pour affronter les vicissitudes de l'existence ; le voilà parti sur une considération qui force le respect : un cyclone fait plus de morts en Inde qu'aux USA. Nous avions tous en effet besoin d'une telle illustration pour comprendre le propos.
Ainsi nous sortons de cet article avec une recette qui nous permet de détruire l'environnement en toute quiétude: 1) commencer par nier toute théorie scientifique qui s'oppose à vos convictions sur la base que la certitude absolue n'existe pas 2) arguer alors qu'il faut continuer à s'enrichir - entendre "en conservant des habitudes qui nuisent à Dame Nature" - des fois qu'un problème arriverait quand même.
Espérons donc que les profits engrangés pendant l’ère du carbone compenseront les dégâts que nous subiront pendant un millier d’années. Au passage, l’absence de considération pour les pays pauvres qui devront affronter les dégâts que nous avons causés frise le mauvais goût.
M Lepage, je souffre d'assister à vos contorsions pour justifier les articles négationnistes sur ce blog. Par ailleurs, quand vous vous cantonnez à votre domaine d'expertise, j'ai plaisir à vous lire.
Je comprends le cheminement qui vous a mené vers la négation: si la Terre se réchauffe du fait des hommes, il faudra prendre des mesures de contrôle au niveau des États; comme vous êtes contre le fait que l’État sorte de ses privilèges régaliens, (la Justice et la Guerre si j'ai bien compris), vous récusez la théorie que l'Homme réchauffe la planète. Un beau cas de déni: accepter la réalité vous obligerait à vous remettre en question.
Pourtant M Lepage, nous avons des cas dans l’histoire récente d'interventions des états pour prévenir des catastrophes environnementales. Prenons 2 exemples triviaux : le trou de la couche d’ozone et la chasse à la baleine. Qu'aurait-il fallu faire selon vous ? Attendre que les fabriquants de frigo cessent seuls d'utiliser les CFC ? Laisser les marchés libéraux Japonais et Norvégien prendre conscience que les cétacés étaient en voie d’extinction ? Faire confiance à « la capacité d'adaptation et d'innovation des hommes » pour vous citer ?
M Lepage, la capacité d’innovation et d’adaptation de l’homme a permis d’inventer le harpon à explosion et de fabriquer des frigos de plus en plus gros, deux avancées qui ont augmenté ses profits. Ces problèmes ont été traités de la même manière que celle qui nous permettra de sortir du problème actuel : les Etats ont pris des mesures de régulation pour empêcher ou encadrer les activités concernées.
Quelle objection cohérente pouvez-vous faire à cela ?
Est-il si anti-libéral de penser que l'Etat a un rôle de protection et de régulation ? Nous avons des instituts de veille pour l'hygiène publique et l’environnement: niez-vous qu'ils aient une utilité ? Si non, pourquoi dès lors que le CO2 est considéré comme un produit polluant ne pas le réguler ? Et puisque le cadre dépasse les frontières des pays, pourquoi ne pas traiter le problème de façon internationale ?
Vous êtes contre les théories constructivistes ? Mais les libéraux peuvent se rejoindre sur ça : si les activités carbones sont encadrées, le marché s’adaptera et innovera. On peut accepter les thèses scientifiques et trouver que vouloir planter des éoliennes et fermer des centrales nucléaires soit une mauvaise idée.
M Lepage, je vous le redis, ni la raison, ni la prudence ne justifie la présence de ces articles sur l’Institut Turgot ; renvoyez les vers les sites négationnistes qu’ils n’auraient jamais du quitter. Aucune explication libérale ne peut cautionner leur publication ici.
@moerziloeil,belle maîtrise de la langue de bois et des postulats a priori , ,a donner dans les écoles comme démonstration ,.Depuis quand le c02 est un polluant? l'homme par son inconséquence à se réguler peut être.. ,Vous n'avez rien compris , alors petite leçon :un, personne ne nie un réchauffement climatique,deux le c02 ,le pauvre n'entre que pour une part infime dans les gazs dits à effet de serre;trois le cern et des tas d'autres groupes scientifiques le confirment ,quatre il sert de cheval de bataille pour des groupes financiers qui ont joué leur avenir dessus.Vous en faites probablement partie et l'on comprend mieux vos condamnations de grand imprécateur décidant d'interdictions de publication sur ce blog ,la vie ne doit pas être drole avec vous qui ne supportez que vous même ,et encore ,j''ai des doutes, ne vous faites aucun souci ,constructivistes ou libéraux la petite crise en cours va régler le problème rapidement et vous n'aurez plus le temps de discuter du sexe des anges
Je vous adore, un coup de manivelle et ça redémarre pour un tour.. ça marche à tous les coups
Le GIEC ne dit pas qu'il a de certitude absolue, ce terme n'existe pas en science, il dit qu'il y a quasi certitude en ce qui concerne le réchauffement climatique, il dit qu'il y a de fortes présomptions en ce qui concerne la relation Co2 / climat (ce que j'apprenais déjà en 1970 dans mes cours pour devenir pilote de ligne) mais le GIEC dit clairement qu'il a une incertitude sur la valeur de ce réchauffement dans les années à venir, il ne donne aucune conduite à tenir aux gouvernements en poste, seulement des recommandations, la partie est donc uniquement dans le clan des politiques. Comme vous semblez ignorer pas mal de choses de la science et que votre job c'est la politique c'est sur ce plan qu'il faut vous battre, pour tenter d'imposer votre si merveilleux modèle de société..
@Morziloeil,
Il se peut que vous ne saisissiez pas le fonctionnement d’une société basée sur la liberté et non sur la coercition et surtout vous n’avez pas bien conscience des mécanismes spontanés de gestion de la rareté. Et oui ce n’est pas la violence qui a permis de décupler nos richesses pour pouvoir cohabiter avec 6 Milliards d’individus, mais c’est bien le fonctionnement d’un monde libre. Ce n’est pas parce que toute la terre mange des Sushi qu’il n’y a plus de Saumon. Vous sous-estimez le système de prix comme le meilleur outil pour gérer la rareté. J’aimerai vous poser une simple question : Y a-t-il une seule « bonne » mesure que l’Etats pourrait prendre et que l’interaction libre entre individus ne pourrait pas. Si oui pouvez vous me dire pourquoi ? Vous verrez que la seule réponse que vous puissiez donner c’est : Parce que les gouvernants sont plus vertueux, plus responsables, plus intelligent, plus plus quoi. Ah oui ? Pourquoi sont-ils plus vertueux et responsables ? Leur statut ? Oui c’est vrai leurs statut inspire la responsabilité…. Leur mode de fonctionnement basée sur la violence est plus vertueuse. Leur mode de nomination ? Oui c’est vrai on devient un saint des qu’on est élu par le peuple. Ce sont ces questions que vous devez vous poser et auxquels vous devez répondre de la manière la plus logique…. La problématique du passager clandestin ? L’équilibre de Nash sous optimale ? La théorie des biens publics ? Malheureusement tout ca ne tient pas le test de la logique. C’est pour cela qu’en abandonnant la logique vous vous mettez au même niveau qu’un lecteur d’entrailles de poisson. Et la en effet, les liberaux ne peuvent pas vous entendre...
Qu'es-ce que la science ? Qu'est-ce que l'activité scientifique ? On ne vote pas les théories scientifiques. Or que fait le GIEC ? Même un consensus est provisoire. Comment se sont imposées les différentes théories ? Celles de Copernic, Newton, Einstein, Planck, sans poursuivre au delà de 1930 ? Avec le temps, mais surtout avec des expériences cruciales permettant de trancher en faveur des nouvelles théories. Le grand problème des théories climatiques est qu'on ne voit pas comment concevoir et réaliser de telles expériences. Si l'un des honorables intervenants le sait il rendrait un grand service à l'humanité en exposant sa solution.
Bonne chance !