Déterminisme ou libre arbitre ? "Nous naissons tous différents".
Par Guy-André Pelouze le mercredi 28 mars 2012, 12:27 - Note de synthèse - Lien permanent
La controverse sur le mariage gay et la reconnaissance officielle de l'homoparentalité nous ramène au vieux débat sur la part de l'inné et de l'acquis.
Dans quelle mesure sommes-nous responsables de nos comportements, notamment sexuels ? Sont-ils prédéterminés ? et s'ils le sont, par quoi le sont-ils ? Nos gênes ? La "société" ? l'environnement familial, le milieu social ?
Guy-André Pelouze résume l'état actuel de la connaissance scientifique sur l'extrême complexité qui détermine nos personnalités et transcende la simple séparation inné/acquis .
Ce très ancien débat a connu une relance inattendue pendant la campagne électorale de 2007, lors d'un dialogue entre Nicolas Sarkozy et le philosophe Michel Onfray.
Michel Onfray pense que nos choix, la liberté de chacun, n'ont pas une importance exagérée dans la vie. Le premier exemple cité à l'appui de cette assertion est le fait que nous ne choisissons pas notre sexualité. Michel Onfray insiste sur le fait qu'il s'agit d'un exemple parmi "beaucoup de choses que nous ne choisissons pas ".
Il tente d'apporter un renfort à cette théorie en affirmant que le pédophile ne choisit pas sa sexualité.
"Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants."
Mais aussitôt, comme s'il s'était aperçu que cette affirmation, teintée d'un bon sens commun pouvait donner lieu à une interprétation déterministe en faveur de facteurs innés, il ajoute
"pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuels, ni pédophiles."
Ainsi Michel Onfray est déterministe, farouchement déterministe puisqu'il ajoute
"je pense que nous sommes façonnées non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluont".
Ce déterminisme environnemental au sens large laisse très peu de place au libre arbitre, au libre choix, si bien que l'individu ne peut se changer qu'en transformant son environnement, ses conditions familiales et socio-historiques. On connaît la suite, abolir les différences , les classes sociales et tout ira mieux...
L'expérience politique et historique a depuis longtemps prouvé l'erreur et le danger d'une telle «vision ».
Concernant les gènes, il est tout de même curieux que nous soyons, à l'évidence, façonné morphologiquement par nos gênes mais que ces derniers n'aient aucune influence dans la genèse de notre personnalité, de notre sexualité, de notre affectivité, de nos émotions. Ainsi il y aurait deux individus en nous-mêmes, un individu génétiquement déterminé qui serait l'enveloppe physique (morphologie du visage, couleur des cheveux et des yeux, forme des pieds, des mains ... ), et un individu totalement dépendant du milieu qui serait l'individu agissant, pensant, éprouvant des sentiments.
Cette dualité, manifestement artificielle n'est soutenable ni sur le plan philosophique ni sur le plan scientifique. Plusieurs travaux ont démontré le caractère inné, voire héréditaire, de certains traits de personnalité comme l'anxiété, le niveau de quotient intellectuel, l'aptitude à certaines formes d'expression (en particulier artistique); enfin, sans que cette liste soit limitative, plusieurs linguistes considèrent les modules du langage comme génétiquement déterminés. Nous verrons un peu plus loin comment la neurobiologie permet aujourd'hui d'apporter un jour nouveau sur ces questions.
En réponse à Michel Onfray, Nicolas Sarkozy marque sa différence en affirmant prudemment
"j'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie."
Il poursuit en citant un autre exemple de déterminisme comportemental où les facteurs innés jouent selon lui un rôle: celui du suicide des jeunes qui concerne en France, chaque année, entre 1200 et 1300 individus. En fait le propos de Nicolas Sarkozy est, entre autres, de remettre en cause la mise en responsabilité des parents dans la genèse de la personnalité du pédophile ou bien dans le suicide des jeunes.
Chacun sait que les adeptes du Freudisme, surtout en France, ont imposé une conception du fonctionnement psychique et de la sexualité où le père et la mère sont accusés de jouer un rôle le plus souvent délétère dès qu'un problème survient. C'est d'ailleurs ce qu'illustre le cadeau de Michel Onfray à Nicolas Sarkozy : Totems et Tabous de Freud met en exergue le meurtre du père. Cette conception caricaturale et archaïque est aujourd'hui dépassée. Il est curieux et inquiétant qu'en France la psychanalyse soit à ce point momifiée et sa parole monopolisée par quelques hiérarques que les découvertes de la neurobiologie - qui datent de plus de vingt ans - ne soient pas prises en compte.
Alors qu'en est-il du déterminismes génétique dans les exemples choisis par Nicolas Sarkozy ?
Tout d'abord il faut préciser que l'inné et le génome sont loin d'être deux concepts équivalents et ne correspondent pas à des entités biochimiques identiques. Rappelons que, lors de la naissance, l'être humain est très immature. Si son corps va grandir en changeant simplement de proportion, son cerveau va connaître un développement et une organisation qui n'avaient été que simplement ébauchées lors de la période foetale. Jusqu'à l'âge de 3 à 5 ans, les cellules cérébrales se multiplient, et les réseaux s'organisent dans l'organe qui est sans conteste le plus complexe de tous les êtres vivant sur notre planète.
Dans l'accomplissement de ce processus, qui s'apparente à une deuxième naissance, le rôle de la génétique est important, comme celui de l'épigénétique, mémoire transgénérationnelle parallèle à celle des chromosomes qui peut influencer tout à la fois notre capacité musculaire mais aussi l'organisation de notre cerveau et l'expression ou la non expression de certains gènes. Ainsi l'inné est tout à la fois le programme génétique, modifié par des influences extra-chromosomiques, et la confrontation des expressions géniques à l'environnement initial du nouveau-né et de l'enfant jusqu'à l'âge de 3 à 5 ans.
De ce point de vue la position plus équilibrée de Nicolas Sarkozy est certainement plus près de la réalité. Il le résume d'ailleurs dans la phrase
"les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense."
Il n'est pas inutile de considérer les preuves factuelles du déterminisme inné de la pédophilie.
Tout d'abord il est singulier de se rendre compte que la littérature en matière de pédophilie n'est pas surabondante. Il est permis de se poser la question du désintérêt des scientifiques pour ce sujet qui concerne, semble-t-il, chaque année plusieurs dizaines de milliers d'enfants en France. Le fait que les pratiques pédophiles aient concerné tout à la fois des individus ayant un statut social établi comme les prêtres, les enseignants ou bien des criminels isolés, peut expliquer cette situation. Pour autant des études existent et mettent en évidence des faits troublants. Il a été mis en évidence qu'il y avait plus de pédophiles dans les familles où existaient déjà des cas de pédophilie. D'autres auteurs ont démontré que les pédophiles ne s'attaquaient que rarement à leurs enfants génétiques. Il a été retrouvé que les pédophiles avait plus souvent des antécédents de traumatisme crânien dans l'enfance. Enfin, en 2002, deux auteurs ont mis en évidence qu'une une tumeur cérébrale pouvait déclencher un comportement pédophile chez un patient adulte, et que l'ablation de la tumeur provoquait la levée des pulsions pédophiles.
Grâce à l'imagerie par résonance magnétique on a pu prouver que l'image érotique de l'adulte est altérée chez le pédophile et que les circuits de la récompense sont activés à la vue d'images d'enfants. Ces données, de même que le caractère itératif, compulsif et irrépressible du comportement pédophile, rapporté par les pédophiles eux-mêmes, conduisent à penser qu'il existe à l'origine de cette pulsion un mécanisme neurobiologique structuré et rigide, dont la genèse est assez complexe, mais qui peut expliquer ce "choix de sexualité" et surtout la récidive et l'inefficacité des thérapeutiques actuelles.
Quant à la genèse de cette organisation neurobiologique inductrice du comportement pédophile, il est permis de penser qu'à côté de facteurs innés constituant une vulnérabilité - ce que Nicolas Sarkozy appelle une fragilité -, la société actuelle, qui permet à beaucoup plus d'individus de révéler leur pédophilie, a pu faire augmenter cette « pratique sexuelle » criminelle. Pour autant force est de constater qu'elle reste marginale confirmant ainsi l'aversion naturelle, et donc innée, de la majorité de la population pour la pédophilie.
S'agissant du suicide avant l'âge adulte, ou chez l'adulte jeune, il est aujourd'hui bien établi que des altérations neurobiologiques existent et que certaines comptent un caractère inné (seul un développement dépassant le cadre de ce texte permettrait d'exposer les travaux récents en cette matière).
Enfin s'agissant des fumeurs, et d'une manière générale des cancers de cause environnementale, plus personne ne discute l'existence d'une susceptibilité génétique, même si là aussi il faut insister sur le caractère polygénique de cette susceptibilité. Ce caractère polygénique est une dimension de complexité qui échappe souvent à ceux à qui a été enseigné le déterminisme génétique monogénique qui est très réducteur, le processus de la carcinogenèse, ou bien la psychologie. Toutefois la connaissance des facteurs génétiques et épigénétiques impliquées dans la carcinogenèses étant plus imparfaite, il est tout à fait impossible de prédire parmi les fumeurs de tabac qui va faire un cancer du poumon en rapport avec les goudrons issue de la pyrolyse des feuilles.
Finalement en terminant sur un éloge de la complexité, les deux protagonistes du dialogue ont implicitement reconnu l'arbitraire des séparations sémantiques en matière d'inné et d' acquis. Si le corps de l'être humain s'est peu modifié depuis le paléolithique, son cerveau a connu et connaît en permanence des adaptations tout à fait considérables qui lui ont permis de modifier totalement l'environnement, de créer une civilisation, une culture, de permettre à chaque individu de s'exprimer et de créer ...
Cette plasticité cérébrale est adaptative. Il s'agit du résultat d'un processus sélectif qui a commencé chez les primâtes, et qui connaît l'aboutissement actuel chez l'homo sapiens. L'ensemble du matériel génétique est impliqué dans cette adaptativité cérébrale qui constitue une des formes les plus évoluées de la vie sur terre. En créant un organe complexe capable d'effectuer des choix sélectif et déterminant pour la survie, qu'il s'agisse de la survie physique au paléolithique, de la survie économique aujourd'hui, ou bien tout simplement du choix d'une ou d'un partenaire, l'évolution des espèces vivantes a connu une étape tout à fait nouvelle.
Le déterminisme génétique du cerveau est chaque jour un peu plus éclairé par les découvertes des neuro-sciences. Ce qui peut être troublant est que ce déterminisme est à l'origine d'un fonctionnement cérébral tellement adaptatif, tellement réactif, tellement rapide, tellement créateur et inventif qu'il peut donner lieu de manière tout à fait erroné à une interprétation strictement environnementaliste.
Considérer que l'être humain est le simple résultat final des influences environnementales revient à nier toute la théorie évolutionniste car, sur le court terme, c'est l'individu qui fait des choix et, sur le long terme, c'est la sélection génétique qui organise les orientations.
Qu'il me soit permis, pour terminer, de louer le débat libre et contradictoire. Plusieurs critiques féroces ont été écrites après les propos de Nicolas Sarkozy mais, d'une manière générale, peu se sont intéressés au fond des questions posées. En s'abritant derrière des paravents idéologiques éculés, transformés en icônes du penser politiquement correct comme les Lumières, la Raison, l'Humanisme, la plupart ont évité le débat. Ce dernier est pourtant essentiel à la respiration d'une société non seulement pendant les campagne électorales, mais aussi chaque jour pour comprendre le sens de nos actes et agir en homme libre.
Assurément un déterminisme existe dans nos comportements, nos actions, et une société ne peut durablement flatter les instincts les plus bas sans conséquence délétère pour tous. L'apologie de la violence, du trafic, des pratiques sexuelles marginales ou criminelles telle qu'elle apparaît dans les médias n'est pas simplement le reflet passif d'une société qui nie ses valeurs. C'est aussi parfois l'acte volontaire de ceux qui ont monopolisé les outils de démultiplication de la création cinématographique ou télévisuelle à des fins destructrices. Parce que le viol, l'inceste, la pédophilie, le crime ne sont pas naturellement des comportements que le groupe a jamais valorisé, l'opinion de ceux qui les combattent n'est pas seulement conservatrice au sens littéral du terme, mais tout simplement mieux adaptée à la survie.
Mieux comprendre l'intimité de l'organisation neurobiologique qui conduit à des comportements déviants, criminels, notamment ceux qui sont susceptibles de crime itératif comme les pédophiles, n'a pas pour but de « flicquer » la population mais plutôt, en premier lieu, de soigner efficacement ceux que la psychothérapie laisse actuellement en déshérence à la sortie de la prison.
La version initiale de ce texte a été publiée sur le site personnel de Guy-André Pelouze, Cosmosophy, en date du 13 avril 2008.".
Commentaires
vous abordez courageusement un sujet tabou dans notre société française il est quasi certain que toutes les addictions ont des racines héréditaires et même si ça fait hurler , les comportements sexuels ,aussi .
Non un garçon ne devient pas une fille par éducation nonobstant de célèbres théories . "beauvoiresque" ou du genre.. être accusé de nazisme est encore courant sur ce sujet dés lors que vous ne vous inclinez pas devant le pseudo consensus des belles âmes
Par contre ce qui est certain que toutes les valeurs morales sont inculquées par l'éducation cela était très bien illustré dans le film la vie est un long fleuve tranquille/le bébé" Duquesnoy "élevé par la famille "Groseille "était bien plus intelligent que ses pseudo frères et soeurs donc bien plus malin mais plus dangereux et manipulateur aussi.
nous avons énormément de choses à apprendre sur le fonctionnement chimique du cerveau et sur l'hérédité transmise .comment le choix ou l'attribution de certains caractères innés se fait/Chaque spermatozoïde fécondant l' ovule est il lui même porteur de gênes différents dépendant de notre lignée et pourquoi celui là et pas un autre a gagné la course de la fécondation.il ne suffit pas de dire parce que c'était le plus vigoureux;qu'est ce qui l'a rendu plus vigoureux sur les millions d'autres au départ?
Personnellement je pense que les psy freudiens ont fait beaucoup de mal et continuent d'en faire,ce qui est paradoxal c'est l'importance qu'ils ont dans notre pays ,le pays du rationnalisme affiché
Sujet intéressant ! Quelques réactions en vrac :
1) Je n'aurais pas fait le lien avec le mariage homosexuel, mais de toutes façons ce n'est pas vraiment le sujet de votre billet
2) Concernant le débat déterminisme vs. libre-arbitre, Mises propose une réponse très convaincante : peu importe que notre comportement soit ou non entièrement déterminé par notre environnement, nos gènes, etc. Il n'en reste pas moins que seul un être supérieur pourrait prévoir notre comportement. Pour les humains que nous sommes, le comportement de nos semblables n'est pas parfaitement prévisible. Nous savons prévoir certaines choses avec l'habitude, l'observation, les incitations, etc. Mais malgré les travaux en sociologie, en psychologie, etc. il reste toujours une part d'inconnu. Avec ce que nous savons d'un individu, de son milieu, du cerveau humain, de la société, il y a toujours des choix dont nous ne savons pas prédire l'issue avec certitude. Fera-t-il A ou B ? C'est ce que nous appelons "libre-arbitre". Mises adopte donc une définition épistémologique du libre-arbitre, sans se lancer dans des considérations ontologiques et métaphysiques. Accessoirement, c'est très proche de la position de Spinoza, que l'on classe pourtant généralement dans les déterministes. Il dit en effet quelque chose comme : c'est parce que nous sommes ignorants des causes de notre comportement que nous nous croyons libres. Tout comme les gènes ont une influence, la société en a évidemment une, mais ni l'un ni l'autre ne permettent de parler de déterminisme au sens épistémologique de Mises.
3) Inné et génome sont distincts pour une autre raison que celle que vous évoquez : certains traits de caractère peuvent se transmettre de la mère à l'enfant par des voies autres que génétiques au cours de la gestation. Les gènes du foetus peuvent en effet s'exprimer différemment suivant les signaux chimiques qu'ils reçoivent, et ceux-ci dépendent du comportement de la mère. Ainsi on pense qu'une mère ayant un certain trait de caractère (anxiété, obésité, ?) peut avoir une influence sur son enfant. Imaginons par exemple que la mère soit enceinte pendant à une époque où l'on manque régulièrement de calories. Le foetus pourrait se développer de manière à privilégier l'économie de calories, le stockage de graisses, ou que sais-je encore.
4) Toujours sur le même thème, lorsqu'on parle de caractère héréditaire, on imagine bien souvent un processus mécanique qui part des gènes et aboutit à la formation d'un organe. Mais le chemin de causalité peut être complexe et passer par l'environnement. Un exemple imaginaire serait le suivant : le gène pour la taille influence le QI parce que, si vous êtes très grand (aux U.S.) vous avez plus de chances de vous retrouver dans l'équipe de basket et de négliger vos études. Ainsi, via les gènes pour la taille, le QI est un peut plus héréditaire qu'il ne le serait si nous avions tous la même taille. Mais le chemin de causalité n'est pas mécanique ni chimique. C'est beaucoup plus compliqué.
Dans les lectures qui m'ont intéressé à ce sujet il faut mentionner les livres de Judith Rich Harris, et notamment Pourquoi nos enfants deviennent ce qu'ils sont.
Vieux débat en effet.
Laissez-moi parler de mon expérience auprès des jeunes autistes. Elle est basée sur une méthode de stimulation intensive qui s’apparente à de la rééducation motrice et les promoteurs de celle-ci mettent l’accent sur l’attitude de l’intervenant vis-à-vis de l’enfant. Il doit être persuadé que le comportement, apparemment déviant de l’enfant, est en fait destiné à réduire la souffrance provoquée chez lui par les désordres neurologiques dont il est affecté. L’intervenant ne doit donc pas tenter de s’y opposer. Cependant il s’agit bien de permettre à l’enfant de surmonter ses difficultés en misant sur la plasticité, même réduite, de son cerveau. Pour cela il faut miser sur la VOLONTE de l’enfant de sortir de son état. Il ne peut le faire que dans la mesure où il ne se sent pas jugé et où il se sent suffisamment aimé pour avoir envie de rejoindre ceux qui l’aiment dans un monde qui lui est difficile d’accès car trop imprévisible pour lui. Sans entrer dans les détails, ce que je voulais souligner est le rôle primordial de la VOLONTE et de la LIBERTE dans cette affaire. Or dans le débat inné/acquis on reste enfermé dans un schéma déterministe. Détermination par la biologie ou détermination par le milieu, les évènements ou l’environnement. Et ce qui est patent, dans le cas du traitement dont je parle, c’est que des améliorations inespérées sont obtenues quand on met la VOLONTE et la LIBRTE au centre du processus. C’est long et c’est lourd mais ça marche et il y a déjà des milliers d’enfants de par le monde qui ont été guéris ou grandement aidés par cette méthode.
Je suis certain que cette approche n’a aucune raison de se limiter au traitement de l’autisme et qu’elle peut s’étendre à tous les débats qui traversent les sciences humaines. Qu’il s’agisse de psychologie, de sociologie, d’histoire, de médecine et même d’économie. Dans toutes ces disciplines on cherche les lois et la reproductibilité sans jamais se demander où la LIBERTE et la VOLONTE peuvent bien trouver leur place. Or même en rééducation fonctionnelle après un traumatisme, celui qui s’en sortira le mieux sera le plus motivé. Il ne s’agit pas de méthode Coué ou de sa caricature. La VOLONTE n’est pas quelque chose qui se travaille dans l’abstrait, elle ne se développe qu’en s’appliquant à des objectifs concrets et ces objectifs (fins et non causes) sont nécessairement ceux d’hommes ou de femmes concrets qui les ont CHOISIS LIBREMENT.
En complément je recommande, si je ne l'ai pas déjà fait, la lecture du livre de Dominique Laplane qui date de 1989 mais n'a pas pris une ride : "La mouche dans le bocal". C'est une réflexion très pertinente sur cette question du déterminisme vu comme une option épistémologique qui n'a rien de nécessaire.
comme je souhaiterais vous croire... ne peut on dire aussi que ceux qui ont vu leurs situations s'améliorer ne l'ont pu que parce que génétiquement ils avaient un petit plus différent?
j'ai malheureusement un fils qui se bat contre la schizophrénie depuis prés de 20 ans ce n'est pas la volonté qui manque..c'est l'inefficacité des molécules chimiques sur le marché et notre ignorance sur cette maladie qui touche 1% de la population mondiale dans l'opacité,la crainte et ou l'indifférence
Cela fait des lustres que la science a pris un mauvais chemin.
La première raison est politique : l'idéologie marxiste-égalitariste. En niant l'influence génétique des différences individuelles (et inter-groupe) de QI, du comportement et des troubles, on souhaite donner sa chance à ceux qui ont été mal pourvus par la nature, et qui ont reçu de mauvais gènes. L'action égalitariste consiste à favoriser la propagation de ce type d'allèles.
La deuxième raison est en quelque sorte lié à un changement dans la mentalité des gens et de nos élites, changement qui a conduit à l'adoption d'une célèbre loi aux USA ... en 1964. Je ne dis pas ce que c'est, car je pense que tout le monde sait de quoi je parle.
Depuis lors, le dogme "Nous sommes et naissons tous égaux" guide non seulement l'agenda politique mais aussi la science moderne qui, elle, a fait germer de frauduleux scientifiques (comme Stephen Jay Gould).
http://analyseeconomique.files.word...
Le déterminisme culturel est un prétexte pour le gouvernement à justifier davantage de contrôle sur l'économie: "nous pouvons réduire les inégalités inter-individuelles et inter-groupes". La même chose est vrai du comportement, des différences de criminalités inter-groupes aussi. Ils doivent pour cela nier toutes les preuves soutenant l'importance des facteurs génétiques.
Pour ceux qui sont intéressés par la génétique comportementale, je recommande les deux ouvrages de Plomin & McCLearn, et Plomin & Defries (ils parlent aussi de l'accroissement de l'hérédité du QI avec l'âge, montant jusqu'à 80% chez l'adulte).
http://analyseeconomique.files.word...
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De la même façon, nos gouvernements sont obsédés, voire scandalisés par les différences de revenu homme-femme. L'une des raisons est génétique : les femmes ont un QI plus faible, donc une productivité au travail plus faible due à un faible "g", mais aussi moins de testostérone.
L'autre raison est évolutionniste. Les femmes sont plus enclines à sacrifier leur vie professionnelle pour investir davantage dans leurs enfants. Néanmoins, le féminisme actuel est un mal profond, les femmes ne veulent plus faire d'enfants (1.5 de fécondité en Europe) parce qu'elles sont obnubilées par la recherche du statut social, et cherchent à marcher sur les plate-bandes des hommes. La libération sexuelle y est pour beaucoup : "nous sommes indépendantes, nous n'avons pas besoin des hommes". Car effectivement, depuis que la femme travaille, depuis que ses revenus ont augmenté relativement par rapport aux hommes, la nécessité du mariage pour les femmes (et celles de faire des enfants) est amoindrie.
Les féministes, obsédées par l'égalité à tous les niveaux, avaient exigé le "droit de choisir" sous la forme de la légalisation de l'avortement. Depuis, les femmes perdent leur virginité plus tôt (qui n'est dès lors plus considérée comme une vertu), les hommes ne voient plus l'utilité de s'engager dans le mariage pour avoir un rapport sexuel. Le coût de l'acte sexuel a baissé, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Or, contrairement à ce que Steven Levitt affirmait, le taux de naissance illégitime a explosé depuis la légalisation de l'avortement (en vérité depuis les premiers moyens de contraception quelques années plus tôt).
http://www.isteve.com/abortion.htm
A long terme, nous sommes tous morts. Aucune population ne pourra jamais survivre avec 1.5 de fécondité. Mais les féministes resteront sourdes quoi qu'il en coûte. Le féminisme a aussi endoctriné les hommes, qui aujourd'hui, ne supportent plus que la femme "reste" à la maison : les hommes exigent des femmes d'obtenir un statut social. La femme au foyer n'est plus respectée dans nos sociétés modernes.
Je soupçonne que le gouvernement, guidé par l'idéologie marxiste, en encourageant la réduction (pourtant naturelle et génétique) des différences homme-femme a encouragé le féminisme; à chaque fois que les féministes gagnaient une bataille, voyant leur 1ère requêt acceptée, elles en demandaient encore plus, ainsi de suite, et exigeaient toujours plus de l'état.
Ainsi, aujourd'hui, un mariage rompu conduit systématiquement à la garde de l'enfant ... par la mère. Ainsi que le partage du revenu des hommes pour son ex-femme (et ses enfants). Ensuite, le gouvernement, agissant comme père de substitution, donne de l'argent à la femme pour subvenir à ses besoins et celui de ses enfants. Le gouvernement légitime, ce faisant, la monoparentalité.
Les gouvernements, aussi bien que les individus, aiment à croire au déterminisme culturel, car il donne un regain d'espoir. Mais nombre de nos comportements, ainsi que le QI, sont prouvés être déterminés par les influences génétiques et l'influence environnementale non-partagée, autrement dit, l'influence de l'environnement partagé (ie, éducation parentale) est quasi-nulle. A ce propos, Gu Si Fang a rédigé une revue de l'ouvrage de Judith.
http://gusifang.blogspot.fr/2006/01...
http://gusifang.blogspot.fr/2006/01...
http://gusifang.blogspot.fr/2006/01...
P.S. Concernant la pédophilie, j'avais lu quelque part que les accident peuvent produire des dysfonctionnement du cerveau liés à la pédophilie. Cependant, ce traumatisme cérébral peut aussi se produire à (ou avant) la naissance. Pratiquement tous nos comportements ont une base génétique. Même les expression faciales et les conflits conjugaux sont héréditaires. Et tant pis pour les environnementalistes.
http://analyseeconomique.files.word...
http://analyseeconomique.files.word...
Gu Si Fang,
"le gène pour la taille influence le QI parce que, si vous êtes très grand (aux U.S.) vous avez plus de chances de vous retrouver dans l'équipe de basket et de négliger vos études."
Indépendamment des races/ethnies, Kanazawa avait montré que les individus hauts sont en moyenne plus intelligents (QI) simplement parce que les femmes privilégient les hommes riches et hauts comme conjoints. Mais le statut social est fortement influencé par le QI. D'où finalement, cette association entre QI et hauteur, due à la sélection.
En outre, aussi bien les interventions gouvernementales (Head Start, Perry preschool Program) que les politiques d'adoption ont montré qu'il était presque impossible d'augmenter le QI. Car le QI montre une très forte similitude avec le QI des parents biologiques, mais aucune avec le QI des parents adoptifs à l'âge adulte. Ce n'est donc pas parce que vous allez choisir une carrière dans le basket que votre QI va diminuer sous prétexte que vous abandonnez vos études.
Le QI pour rappel mesure la vitesse de traitement de l'information, et reflète de meilleures connexions neurales. Le QI ne mesure absolument pas le niveau des connaissances en soi, que l'on confond souvent avec intelligence. Si le QI est généralement corrélé avec le niveau de connaissance, c'est uniquement parce que le QI mesure la vitesse de traitement de l'information, donc la vitesse à laquelle vous apprenez et comprenez les choses. C'est pourquoi même une petite différence de QI entre deux individus à la naissance se traduit, avec l'âge, en des différences de performance et de productivité générales de plus en plus grandes (cf Gottfredson, "Why g Matters").
@ foidanimal
Dans une revue du livre de Laplane, je vois qu'il se fonde sur le théorème de Gödel pour montrer que le débat matérialisme / spiritualisme est "indécidable". C'est pas bon signe...
http://www.persee.fr/web/revues/hom...
Merci à tous pour cette très enrichissante discussion, qui complète bien l'article., et m'apporte personnellement beaucoup. J'aimerais qu'il y en ait beaucoup d'autres de cette qualité.
@ Konebien
Ce que vous écrivez me touche et je n'ai pas de réponse toute faite. Mon expérience limitée, mais tout de même significative, est celle de l'autisme mais je ne sais rien de la schizophrénie. J'ai pourtant en mémoire une émission de France 5 sur le sujet où deux psychiatres de l'est de la France (un en Alsace, l'autre en Lorraine) exposaient les améliorations, limitées mais non négligeables, obtenues en donnant à l'entourage immédiat des malades des clé pour mieux comprendre la maladie et surtout pour apprendre à se comporter avec eux pour minimiser l'impact de la maladie sur les relations entre le malade et son entourage. Ceci n'excluait nullement les recherches dans le domaine biologique. Quand je souligne l'importance de la liberté et de la volonté ce n'est pas pour minimiser le rôle de la biologie. Mais ce rôle de la liberté et de la volonté ne se limite pas au malade, il nous concerne tous. Vous pouvez, si vous le souhaitez, demander mon adresse mail au superviseur de ce site;
Claude Tresmontant est très intéressant à écouter sur le sujet :
http://www.claude-tresmontant.com/
http://www.claude-tresmontant.com/a...
@GL
cher Georges, je vous suis reconnaissant de me faire découvrir ce nouveau site dédié à la mémoire et aux travaux de Claude Tresmontant.
J'ai conservé un souvenir fasciné de la séance que nous avions eue avec lui dans les années 1989, à l'époque des réunions du "Club du 22", et cela à l'initiative de François. A la suite de cette rencontre, j'ai avalé tous les bouquins de lui qui étaient disponibles à cette époque, et je rejoins les commentaires et appréciations qui figurent sur ce blog. Je lui dois une grande dette intellectuelle personnelle.
@ Gu Si Fang
Je me demande si vous appréciez bien ce qu veut dire "indécidable" dans le cadre du théorème de Gödel. Il s'agit, en fait, de ce que peut produire un formalisme. Normalement son but est de permettre, par l'application de règles constantes, de faire des déductions sûres à partir de prémisses arbitrairement choisies. Ce que dit le théorème c'est que "dans tout formalisme, comprenant au moins la théorie des nombres, il existe au moins une proposition indécidable". Autrement dit un tel formalisme, dans certains cas, ne pourra pas produire une déduction sûre. Ce qui, en d'autres termes, veut dire qu'en pareil cas c'est à chacun de trancher sans que quiconque puisse donner tort à son voisin pour des raisons de pure logique formelle. Ceci veut donc dire à propos du débat matérialisme/spiritualisme que personne ne peut interdire à quiconque de choisir une des deux thèses en prétendant s'appuyer sur la logique formelle. Dit autrement un spiritualiste ne peut pas pas prétendre que le matérialiste a tort pour des raisons logiques pas plus qu'un matérialiste ne peut pas, non plus, faire de même vis à vis d'un spiritualiste. En revanche ce que montre (attention : montrer n'est pas démontrer) D. Laplane c'est que la thèse spiritualiste permet d'éviter de s'enfermer dans des contradictions personnelles. D'ailleurs un autre résultat de théorème de Gödel est le suivant : "tout formalisme, incluant au moins la théorie des nombres, est soit cohérent ET incomplet, soit complet ET incohérent". A chacun de choisir.
Sur le déterminisme, écoutez jeudi 5 avril prochain, 12H :
https://www.facebook.com/events/262...
@Foidanimal
Comme je ne vois pas trop de formalisme dans le débat entre matérialisme et spiritualisme, je suis comme Gu Si Fang: je ne vois pas non plus ce que vient faire ici le théorème de Gödel.
@foidanimal
merci de votre sympathie
dans ma jeunesse je fus un fervent partisan du slogan si je veux je peux...illusion de jeunesse
ça n'empêche pas de se battre mais parfois curieusement c'est quand on a baissé les bras que les choses changent ... En fait mon avatar devrait être konerien
Sur claude Tresmonstrant quand je lis
"Un homme pour qui le monde extérieur compte. Un solide rationaliste « matérialiste » et scientiste. Tel est notre interlocuteur préféré. Nous ne pouvons entreprendre un dialogue avec un schizophrène, qui met en doute l'existence du monde extérieur, l'existence de son propre corps, l'existence de tout, et même de sa raison. "
je me dis immédiatement qu'il parle de ce qu'il ne connait pas
Sous ce vocable il y a tant de symptômes différents,tant de réponses différentes à la chimie et tant d'issues diverses que le mot est certes commode mais impossible à délimiter d'une manière monolithique
Pire certains délires mystiques vont très bien avec les descriptions miraculeuses de la Bible...
quant au distinguo de l'âme et du corps ça fait très bien dans un exposé mais cela reste du dogme et chacun sait qu'à partir d'un dogme on peut tout démontrer tout envisager... mais ça ne prouve pas la réalité du dogme
Notre réalité est la capacité de notre cerveau à transformer des sons des images ,la capacité à comprendre ,à relier des choses entre elles ,pour les plus brillants à entrevoir des relations de causes à effets etc..MAIS s'il existe autre chose que notre cerveau ne peut concevoir ou même deviner cela pour nous humain n'existe pas...
j'adore cette petite histoire l'homme est semblable à un globule rouge circulant dans un corps humain;qu'il puisse concevoir qu'il existe à côté de lui un autre être humain c'est déjà compliqué mais qu'il existe un serpent venimeux à sang froid au fin fonds de l'Australie là c'est impossible
c'est exactement notre cas
"vous abordez courageusement un sujet tabou dans notre société française", Merci. Oui en effet le sujet de la génétique des comportements est tabou. Ou plus précisément il est interdit par les "élites" qui tournent en rond dans l'hexagone mais n'en règnent pas moins sur les médias subventionnés, les comités de salut public de l'EN et des officines de recherche d'état.
Vous trouvez ma formulation excessive? Et bien c'est certainement que vous ne connaissez pas l'intérieur du système ou bien que vous avez décidé de composer pour ne pas subir de dommages collatéraux.
Toute évocation, étude ou démonstration que la génétique compte beaucoup dans nos comportements, notre intelligence est interdite car elle remettrait en cause le mythe égalitariste, la théorie du genre et la sociologie Bourdieusienne. Simplement impossible. L'église catholique dans son dogmatisme révélé est beaucoup plus tolérante avec la vérité scientifique que le temple marxiste hybridé de Freudisme et de Bourdieusisme qu'est devenu notre forum intellectuel français.
Et pourtant elle tourne, les gènes sont bien présents et encore plus qu'on ne le pensait à travers l'épigénétique. Et pourtant la psychologie évolutionniste est bel et bien en train de démontrer qu'outre l'influence des gènes rien en terme de comportement ne peut être compris sans la perspective de l'évolution une paraphrase de T. Dobzhanski...
Alors il reste un argument qui a encore un certain impact sur des esprits préparés à la complotique et chauffés au nationalisme. Ce serait un complot anglo-saxon. Bigre. Un peu comme Ayn Rand et Atlas Shrugged... Tous ces travaux sont anglo-saxons et ils reflèteraient ni plus ni moins une vision ultralibérale, inégalitaire et discriminatoire de l'humain alors que nous serions détenteur ad vitam aeternam de l'humanisme avec un H majuscule...
C'est précisément la raison pour laquelle je vais citer un livre français du regretté Jack Baillet qui fait sur ces questions de génétique et de neurobiologie un point extrêmement clair et surtout en liaison avec la philosophie libérale dont il faut répéter qu'elle est un humanisme, celui qui marie l'individu avec ses semblables dans la liberté et la coopération. Ce livre qui est une fresque de la pensée européenne est de surcroît passionnant à lire:
"De retour de Babel".
http://www.amazon.fr/De-retour-Babe...
Ainsi ce qui est souvent avancé comme une approche scientifique de la philosophie libérale, à savoir que la compréhension de la société ne peut se faire qu'en partant de l'individu et non le contraire, est éclairé d'un jour nouveau par la neurobiologie et la théorie de l'évolution.
Nos comportements sont générés par notre cerveau et cet organe très puissant est façonné par nos gènes depuis notre conception, cablé ensuite entre les 100 milliards de neurones grace à environ 176000 kms de connections à l'âge de 20 ans et suivant un plan à la fois déterminé et très souple qui tient compte des expériences depuis la naissance jusqu'à l'adolescence. Ensuite la plasticité se dégrade.
http://www.sciencemag.org/content/3...
La complexité de ce cablage est en train d'être analysé:"This architecture naturally supports functional spatio-temporal coherence, developmental path-finding, and incremental rewiring with correlated adaptation of structure and function in cerebral plasticity and evolution."
En conclusion il faut souligner la formidable avancée scientifique de la neurobiologie qui contraste avec dans notre pays le retard cognitif qui consiste à continuer à "croire" que la psychanalyse soigne l'autisme, que la pédophilie est une blessure, que les comportements déviants sont générés par le contexte socio-économique etc... L'individu est équipé pour être libre et responsable mais cette liberté est parfois altérée par d'authentiques pathologies cérébrales (Journal of Psychiatric Research 42 (2008) 167–183) qui sont accessibles à la compréhension scientifique et probablement un jour à des traitements qui n'auront rien à voir avec la camisole physique ou chimique. Dans d'autres cas des comportements différents sont manifestement à haut déterminisme génétique sans constituer des pathologies. Comme le déterminisme génétique de l'intelligence ou bien le "don" pour la musique.
Ignorer volontairement ces faits c'est d'abord rendre un mauvais service aux personnes qui sont incapables de lutter contre ces comportements compulsifs déviants ou criminels et aux autres citoyens en faisant croire que la punition ou la psychothérapie peut guérir...
http://dx.doi.org/10.1016/j.mehy.20...
@Guy-André
Libéralisme et biogénétique... voilà un beau sujet. Tu m'as donné tout un programme de lecture pour me remettre à niveau.
Est-ce que Jean-Didier Vincent s'inscrit dans cette problématique ? Cela vaudrait-il la peine de l'inviter à venir faire un séminaire à Turgot ?
Merci à tous pour les liens passionnants de vos commentaires.
JD Vincent a écrit sur les passions un très beau livre en 90 je crois. Faisons une réunion préparatoire sur neurobiologie des valeurs de liberté, responsabilité, coopération et échange...
actualité:http://www.atlantico.fr/pepites/age...
Et pour sourire un peu avant de recevoir la vague spoliatrice comme un surfeur qui se fait rattraper...
http://thegap-cosmosophy.blogspot.f...
Dans les commentaires de l'intéressant article d'Atlantico il y a une perle du PC à la française, une réaction pavlovienne inspirée par la peur de la vérité :
" Multiples facteurs.
"Ce qui n'empêche pas à l'environnement de jouer un rôle également, ajoute-t-il." Les causes sont multiples ; l'inné et l'acquis s'entremêlent et il n'y a pas d'explication simple."
Le commentateur qui cite lui même un chercheur interviewé par Atlantico n'a jamais lu le papier de Nature... Bien sur mais il a un avis et bien sur c'est celui qui consiste à minorer la part génétique.
Et bien non l'autisme est comme toutes les maladies précoces à prédominance génétique et l'environnement va simplement jouer un rôle facilitateur ou protecteur, le désordre du câblage cérébral les anomalies de développement de certaines zones cérébrales PRECEDENT les signes cliniques.
C'est devenu une marque de fabrique du relativisme scientifique français de vouloir à tout prix et même à celui de bloquer la recherche, obscurcir les causes de certaines maladies dans un mix inné/acquis car reconnaitre une prédominance génétique conduirait à l'effondrement du système de pensée historiciste et bourdieusien...
Les références:
http://psychiatryonline.org/data/Jo...
http://www.nature.com/mp/journal/va...
http://www.nature.com/nature/journa...
http://thegap-cosmosophy.blogspot.f...
http://thegap-cosmosophy.blogspot.f...
Merci pour les liens!