La croissance « économique » n’est qu’une histoire de potentiel et de méthode
Par Pascal Dray le mercredi 9 juin 2010, 23:22 - Article - Lien permanent
Aujourd’hui après la crise financière de 2007 liée en grande partie à l’interventionnisme monétaire du système de banques centrales, l’économie mondiale ne semble pas avoir retrouvé le chemin de la croissance économique.
La crise de l’endettement public préfiguré par la « banqueroute » de l’Etat grec et les soubresauts de la monnaie européenne ne vont pas dans le sens d’une sortie de crise rapide et durable.
Si les sociétés multinationales commencent pour certaines à ressentir les effets de ce «cataclysme» économique, et que l’ensemble du secteur financier revoit sa politique de prêt à la baisse avec pourtant des « liquidités » à leur disposition, c’est que quelque chose cloche. Pourra-t-on longtemps se voiler la face et ne pas voir que l’économie n’est pas telle qu’on voudrait qu’elle soit, mais telle qu’elle est ? Pourquoi certains pensent-ilsopportunités, quand d’autres pensent risques ?
Les évolutions « macro-économiques » et les fluctuations de l’activité au niveau de l’économie mondiale ne concernent pas directement les PME, et les variations du PIB sont parfois anecdotiques au niveau d’une PME dont le taux de croissance avoisine les 15% par an.
En allant plus loin, il est facile de voir que les sociétés qui créent de la valeur réelle pour leurs propriétaires, pour leurs clients, et pour leurs fournisseurs, sont des PME. Seuls certains groupes tels Google, Microsoft ou d’autres sociétés de ce type en termes de taille, peuvent rivaliser avec la création de valeur générée par les PME. Certaines PME ne connaissent pas la crise, d’autres ont des potentiels de croissance inexploités, et d’autres enfin disparaissent par manque de réactivité et de créativité. La fatalité en économie n’existe pas : il y a des bons choix et des choix erronés. Les premiers permettent aux individus de se développer et de satisfaire encore plus de besoins, les seconds réduisent le spectre des choix possibles et constituent des « pertes ».
Car, il existe toujours en économie des besoins illimités. Seules les ressources pour répondre à ces besoins sont limitées. Le problème en économie sera toujours d’allouer des ressources rares à des fins alternatives : en deux mots il faut faire de bons choix. Et les mauvais choix permettent de rebondir et de tirer des leçons des erreurs passées. Les hommes politiques ne semblent pas vivre sur la même planète que nous. Par exemple le bon sens permet d’affirmer que si mes dettes croissent plus vite que mes revenus, je cours à la faillite. Pour un homme politique, ce bon sens n’existe pas. Autre exemple : des ressources longues doivent financer des emplois longs. L’endettement n’est réaliste que si l’on est capable de rembourser le capital et les intérêts. Si une entreprise dépasse la limite fixée par sa capacité d’endettement, elle risque d’entraîner avec elle les actionnaires, les fournisseurs et les banquiers qui lui ont fait confiance. Cela est vrai pour une entreprise et pour un individu mais ne semble pas être vrai pour les hommes politiques.
Il est temps de prendre la mesure du bon sens et d’envoyer définitivement au relooking les théories économiques utilisées par les hommes politiques pour gérer les Etats. L’équilibre des finances publiques, sans recours à la dette et au déficit public, est possible aujourd’hui pour les hommes politiques du monde entier qui souhaitent réellement améliorer le bien-être de leurs concitoyens.
De même que le développement d’une PME est question de potentiel et de méthode, la gestion d’un Etat repose elle aussi sur des principes et une méthode. Ces principes sont ceux de l’équilibre budgétaire sans recours à l’inflation et sans recours à l’endettement, et les méthodes sont le cantonnement de l’Etat à son rôle originaire de sécurité des biens et des personnes à l’intérieur d’un territoire donné. Si l’Etat s’en tient à ces règles simples il est possible de garantir une croissance économique pérenne et durable. Les individus et les entreprises évolueraient dans un environnement relativement stable, et les hommes politiques ne seraient que les garants de l’appropriation, l’usage et la transmission des biens et ressources rares à l’intérieur des territoires donnés. Cette description n’est pas utopique; c’est la réalité quotidienne qui nous enseigne que c’est la seule voie possible pour garantir à tous richesses et prospérité.
Pascal Dray est consultant, expert en économie et en gestion d'entreprise.
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La Banque centrale européenne (BCE) tient ce jeudi sa réunion de politique monétaire mensuelle sur fond d'inquiétude persistante pour la zone euro toujours engluée dans la crise de la dette.
Les gardiens de l'euro se retrouvent à partir de 09H00 au siège de Francfort. La décision sur les taux d'intérêt sera annoncée à 13H45, puis le président de la BCE Jean-Claude Trichet tiendra une conférence de presse vers 14H30.
Le principal taux directeur, fixé au niveau historiquement bas de 1 % depuis plus d'un an, devrait être maintenu.
La crise de la dette souveraine en zone euro va rester au coeur des débats. Au risque de perdre sa crédibilité, la BCE a pris une mesure inédite dans sa jeune histoire en décidant d'acheter des obligations d'Etats en grande difficulté budgétaire, Grèce, Portugal et Irlande principalement, selon des économistes.
Près d'un mois après, l'heure sera à un premier bilan de l'état du marché. "La crise de la dette est entrée dans une nouvelle phase", estime Cedric Thellier de Natixis. Les investisseurs portent leur dévolu quasi exclusivement sur les obligations allemandes, considérées comme le refuge par excellence, et boudent celles des autres pays, y compris ceux qui sont aussi bien notées, selon lui.
Les marchés commencent à douter de l'efficacité des achats d'obligations, par ailleurs controversés au sein même du conseil des gouverneurs.
Autre sujet d'inquiétude : les tensions sur le marché interbancaire, dont seraient désormais totalement exclues les banques espagnoles, selon des informations de presse. L'Espagne est sous la loupe des marchés en raison des craintes pour ses finances publiques (le déficit public a explosé à 11,2 % du PIB en 2009) et de l'importance de sa dette privée.
Les banques de la zone euro préfèrent déposer leurs liquidités auprès de la BCE au lieu de les prêter à d'autres consoeurs, une aversion au risque qui rappelle la période de la faillite de Lehman Brothers. Ce comportement est potentiellement dangereux pour le crédit, et la fragile reprise économique en cours.
http://www.romandie.com/infos/news/...
Mardi 13 avril 2010 : l'Espagne a lancé un emprunt à 3 ans. Elle a dû verser un taux d'intérêt de 2,04 %
Deux mois plus tard, jeudi 10 juin 2010 : l'Espagne lance de nouveau un emprunt à 3 ans. Elle doit verser un taux d'intérêt de ... 3,39 % !
Vous avez bien lu : en deux mois, le taux d'intérêt pour un emprunt à 3 ans est passé de 2,04 à 3,39 % !
A titre de comparaison, l'Allemagne emprunte à 3 ans en versant un taux d'intérêt de 0,607 %.
Plus les jours passent, plus l'Espagne emprunte à des taux d'intérêt de plus en plus élevés.
Plus les jours passent, plus l'Espagne se surendette.
Plus les jours passent, plus l'Espagne se rapproche du défaut de paiement.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuil...
Le problème en est un de populisme: pour se faire élire, les politiciens sont prêt à promettre n'importe quoi... et les gens votent pour celui dont le rapport rêve/crédibilité est le plus élevé. Et une fois élu, le politicien veut être réélu et comme les institutions financière pensent trop souvent comme le une majorité de la population, c'est dire qu'un état ne peut pas faire faillite, elles lui prêtent l'argent nécessaire à la réalisation de ses promesses.
En Allemagne, les professionnels de la Bourse ont déjà passé l’euro par pertes et profits : aujourd’hui, ils raisonnent et ils calculent en Deutsche Mark.
Lisez cet article :
Allemagne : quand la cotation en mark devient réalité ...
Signe des temps et des distorsions actuelles : alors que la Grèce a conduit la zone euro sur la sellette, un site internet allemand d’informations boursières vient de retourner à la "bonne vieille" cotation des actions en Deutsche Mark.
Vendredi 11 juin, vers 09H15 GMT, l’action de la compagnie aérienne Lufthansa valait ainsi 11,06 euros, soit 21,63 DM, et celle du constructeur Volkswagen 71,68 euros, ou 140,19 DM, si l’on en croit la cotation élaborée par le site Boersennews.de.
Le site Boersennews.de affirme répondre ainsi à la demande de ses utilisateurs, lesquels seraient environ 40 % à souhaiter le retour du "bon vieux Deutsche Mark".
Précisons que le media concerné compte près de 300 000 utilisateurs et qu’il est un des sites boursiers allemands les plus importants ...
http://www.leblogfinance.com/2010/0...