Or, comme l’énonce Ismail Serageldin, les Américains (mais aussi les Brésiliens) en consomment depuis des années sans qu’il y ait d’intoxication, alors que la dernière en date en Allemagne provient de graines germées « bio »…

Mais en France, en Europe, nous vivons sous la dictature de l’écologiquement correct, ou le néocommunisme qui considère que les problèmes permanents nécessitant un affinement permanent de la gestion des affaires humaines peuvent être définitivement résolus (ce qui est déjà absurde) en arrêtant toute application du progrès technique pourtant à l’origine du fait que nous respirons bien mieux en ville qu’il y a un siècle lorsque le charbon était roi. Et dans les pays communistes, où le profit avait été éradiqué pourtant, la pollution était à son comble.

On confond lutte permanente contre les gaspillages, la pollution, les dysfonctionnements d’une nature humaine trop humaine, et le prétexte idéologique ultra communiste, ou ultra étatiste (pour les tenants du purisme,) cherchant à détruire la société du confort (que détestait Carl Schmitt) parce qu’elle empêche, du fait de son individualisme parfois en effet exacerbé, que le nouveau totalitarisme rouge/vert/brun puisse nous obliger à défiler à la gloire de la nouvelle élite parlant au nom de la Terre…de l’Univers (et du peuple palestinien) : cela s’appelle l’idéocratie totalitaire (allant de l’extrême gauche à l’extrême droite) qui fonctionne comme une nouvelle religion absolutiste : essayez d’expliquer que Israël n’a pas tort à 100%, que l’espèce humaine n’est pas le seul facteur du changement climatique, qu’un immigré d’origine peut mieux connaître l’histoire de France qu’un Français de « souche », et vous aurez tout de suite des hordes de fanatiques semblables à ceux du Seigneur des Anneaux qui vous sauteront à la gorge parce qu’ils défendent leur peau médiatique qui se réduit en peau de chagrin.

Observez le débat sur les déficits : à quoi cela sert-il de « sauver » la Grèce si celle-ci continue, malgré les promesses, à faire prospérer le même modèle étatique qui fait croire qu’il doit s’occuper de tout, et qu’il suffirait d’augmenter « drastiquement » les impôts pour tout résoudre, comme le pensent les socialistes français aussi secs en idées qu’en réalisme ?

C’est du mensonge à l’état pur ; et ce n’est pas « la » finance qui est la cause du déficit, mais les Etats avides de croître par clientélisme et idéologie, même s’il y a toujours une part de vérité dans leurs fonctions régaliennes, part que certains exagèrent évidemment ; et « la »finance, en effet, en profite, fait alliance avec eux, parce que ce serait idiot de ne pas le faire ; un internaute disait que la Banque centrale européenne pourrait prêter à taux zéro, ce qui empêcherait les agences de notation de faire alliance avec les prêteurs, sauf que prêter pour un modèle du type tonneau des Danaïdes, c’est aggraver plutôt les choses ; la seule solution serait de rendre le pouvoir au peuple, à la société, lui faire confiance en sachant que c’est ainsi que l’on combat l’injustice et l’inégalité des chances, pas du tout en cooptant des intermédiaires dont on dénonce l’impéritie en matière de distribution alimentaire mais que l’on légitime pourtant dans les autres domaines.

C’est le modèle étatique et non pas le modèle de l’économie de marché qui est en crise. On le voit bien d’ailleurs dans les pays émergents qui quittent le premier pour le second, même si le premier persiste comme en Chine, sauf qu’il ne peut guère tenir encore longtemps ; et d’ailleurs on peut observer que ce modèle étatique qui domine encore l’ONU aggrave au contraire les problèmes du monde en soutenant des dictatures afin de sauver sa peau - d’où l’idée de quitter l’ONU pour fonder l’OED : Organisation des Etats Démocratiques.

On verra d’ailleurs que, fin septembre, lorsque des dizaines de pays décideront de mettre au ban Israël, il n’y aura pas d’autres solutions que de pousser la crise du mode de production étatique jusqu’à son comble : ou la logique d’Etat comme monstre froid, ou la démocratie -le devoir- d’Etat comme réalité en devenir; il faut choisir.

La version initiale de cet article a été publiée sur le blog de Lucien Oulahbib en date du 18 juillet 2011.