Gare à la tentation de faire des « riches » les boucs émissaires de la crise des retraites
Par Philippe Nemo le dimanche 30 mai 2010, 21:37 - Article - Lien permanent
Le gouvernement veut financer les retraites par une taxe supplémentaire sur les hauts revenus et les revenus du capital. Mais en quoi les « riches » sont-ils concernés par les retraites ?
Ils ont déjà payé les impôts les plus lourds du monde, l’ISF, les tranches supérieures de l’impôt progressif sur le revenu, l’impôt sur les sociétés, la CSG et la CRDS, la TVA sur leurs consommations, l’IRPP, les taxes sur les héritages et les donations, les taxes sur les plusvalues du capital, etc., ainsi, bien entendu, leurs propres cotisations sociales. Pourquoi leur demander un impôt supplémentaire, à eux spécifiquement ?
Pour les socialistes, la réponse est simple. Il faut faire rendre gorge aux « riches » parce que le simple fait qu’ils soient riches est injuste. Mais, pour les nombreux hommes politiques de la majorité qui se sont déclarés partisans de cette super-taxation, la logique est autre. En temps de crise, disent-ils, et alors qu’on va devoir serrer la ceinture à tout le monde, l’opinion ne comprendrait pas qu’on ne s’en prenne pas spécialement aux riches.
Le raisonnement se veut habile : on va clouer au pilori quelques victimes et, pendant que le peuple jouira du spectacle, il ne s’apercevra pas qu’on lui fait les poches. Machiavélisme donc, mais machiavélisme au petit pied. En fait, politique à courte vue, absurde et dangereuse.
Car les Français sont capables de réfléchir et ils voient bien qu’on les mène à une impasse. Le dynamisme économique est brisé dans notre pays parce que nous avons le taux de prélèvements obligatoires le plus élevé du monde (ou peu s’en faut). Le problème n’est donc pas d’augmenter encore les prélèvements, mais, d’urgence, de diminuer les dépenses publiques et le poids de la fonction publique. Il est de permettre aux agents économiques de produire de la richesse en créant et en investissant.
Or l’élément psychologique est ici crucial. Les « riches » sont ceux qui se sont montrés capables de fonder et de faire vivre une entreprise ou qui ont eu un talent hors pair dans quelque domaine. Ce faisant, ils ont contribué à développer l’activité, l’innovation et la productivité, ils ont été un des principaux moteurs du progrès général. L’histoire montre que les pays les plus riches sont ceux où l’on a laissé le plus les gens s’enrichir et vivre en paix avec leurs richesses, pourvu, bien entendu, qu’ils aient gagné leur argent honnêtement, sans fraude et sans monopole, par le simple exercice ingénieux de la liberté d’entreprendre.
Donc si, en France, on stigmatise les « riches », si on leur rend la vie insupportable, si on les traite comme des délinquants, si l’on supprime, à leurs dépens, toute sécurité juridique, de deux choses l’une. Ou bien ils partiront, peine d’exil injuste et cruelle, mais à laquelle beaucoup se résignent pour éviter l’humiliation qu’on leur vole le travail de leur vie. Ou bien ils resteront, mais ils feront un compte à rebours : compte tenu du nombre d’années qu’il leur reste à vivre et de la spoliation fiscale qui diminue leur avoir comme une peau de chagrin, ils se garderont de toute nouvelle initiative économique, de tout investissement, de tout apport de capital à des start-up menées par de plus jeunes. De ce fait, privé de levain, le champ économique demeurera désespérément plat et stérile.
Ainsi, pour avoir cru ressouder le peuple aux dépens de quelques boucs émissaires, on aura, en réalité, porté atteinte aux intérêts vitaux du peuple lui-même. Il y a encore en France de nombreux artisans et commerçants pleins d’énergie et d’abnégation, de nombreux petits et moyens entrepreneurs communiquant leur dynamisme et leur allant à leurs employés, et c’est cela qui fait la principale richesse de notre tissu économique. Mais ce n’est que si ces entreprises peuvent grandir que nous aurons des Apple et des Microsoft, comme l’Europe a eu, dans le passé, des Philips, des Michelin ou des Dassault.
Ces grandes industries, qui ont fait notre prospérité actuelle, ont été créées par des hommes qui avaient durement peiné à gagner leur « premier million ». Si on leur avait confisqué ce premier million, si l’on avait fait alors ce qu’on propose de faire aujourd’hui, à savoir couper tout ce qui dépasse pour complaire aux irrationnelles passions d’envie, la France ne serait pas devenue la grande puissance économique qu’elle a été et qu’elle peut encore être. Si donc on surtaxe et décourage les « riches », il n’y aura plus, à moyen terme, ni dynamisme économique ni croissance. C’est alors que le pays connaîtra une vraie et irrémédiable pauvreté, c’est alors qu’il n’y aura rien pour payer les retraites.

La version originale de cet article de Philippe Nemo est parue dans les pages Opinions du Figaro en date du 19 mai 2010.
Commentaires
C'est bien la proposition la plus difficile faire passer autour de moi : laissez les riches en paix!
Toute fortune gigantesque, tant qu'elle est investie dans le secteur privé n'est pas la richesse de son propriétaire, mais des consommateurs des produits qu'il vend. Ainsi un homme d'affaire avec une fortune de 50 milliards, ne consommera dans sa vie que quelques centaines de millions, c'est à dire qu'il ne jouit pas plus de l'immense majorité de sa fortune que le consommateur lambda qui achète ses produits.
Par ailleurs, plus ces fortunes sont concentrée, plus la proportion investite de ses fortunes est grandes, et donc la richesse partagée.
Bien entendu, le comportement de Bill Gates, Warren Buffet et autre, qui passe leur temps à s'excuser d'être riche n'aide en rien.
de quel injustice parle-t-on? moi je pense que les riches ont chanceux et c'est heureux, mais leur chance oblige aussi à un devoir envers le pauvre et lorsque ce devoir n'est pas remplis, les privilèges de la richesse sont abrogé par les peuples. financer les retraites c'est acheter la paix sociale qui fait la permanence du riche
faut-il faire encore plus de cadeaux aux grosses entreprises
pour que les riches soient plus riches et donc les pauvres
moins pauvres ?
comme d' habitude vous vous cachez derriére les petites entreprises
pour nous vendre votre salade. vous ètes médiocre.
Cet article manque d'originalité (observation adressée aux gestionnaires du site "Institut Turgot").
Il rassemble les poncifs de la pensée libérale. On pouvait croire à cette "idéologie" il y a vingt ans; ce n'est plus possible aujourd'hui.
Alors, pourquoi faut-il demander un effort supplémentaire aux riches? Pour beaucoup de raisons, à commencer par le bon sens: depuis trente ans les riches deviennent de plus en plus riches. Cette richesse accumulée par quelques uns n'a pas conduit à la prospérité pour tous. Cette richesse n'est plus légitime.
Quant aux effets dévastateurs d'une ponction sur les riches, il faut voir mais, là encore, on peut douter.
Roosevelt et ses successeurs ont brutalisé les riches en taxant leurs revenus à 70% (et même un temps à 90%). Les riches n'en sont pas morts, et, bizarre!, l'économie s'en est très bien portée (cf les trente glorieuses).
Alors, un petit effort ...
C'est à cause d'imbécile comme vous que la France est dans un état pareil.
En prenant aux riches vous prenez dans les fonds qui financent les salaires, et vous empéchez les entreprises de creer les biens qui forment les salaires réels et les pensions réelles des retraités, vous vous enfoncez dans le marasme économique et tout ce que vous trouvez à dire c'est prenons leur encore plus! Mais assumez le fardeau de votre existence! Gagnez vous même votre vie et laissez en paix ceux qui apportent beaucoup plus à la société que vous!
C'est tout de même pas très dure à comprendre : si vous prenez aux riches, vous les empéchez d'accumuler du capital. Et si par exemple, un riche possède 20 milliards d'euros, au lieu de 40 si on ne l'avait pas taxé, puis taxé, puis taxé encore, pas besoin d'être un génie en maths pour comprendre que la demande de travail est diminuée de presque de moitié.
Que la richesse des plus riches soient détenues sous forme de part dans le capital de société ou d'immeubles, tant qu'elle est investie, c'est le consommateur qui en profite, et non leurs propriétaires. Dans le cas présenté, le propriétaire dépense peut-être 2 ou 3 cent millions d'euros dans sa vie(si il est dépensier!) sur ses 20 milliards, c'est à dire 1 ou 2 %. TOUT le reste est investi d'une facon ou d'une autre.
Si on l'avait laissé accumuler 20 milliards de plus, il n'en dépenserait pas un centime de plus. C'est pourquoi il est dans l'intérêt le plus grand pour le citoyen lambda de laisser les gens brillants accumuler des fortunes immenses, parce qu'il est le bénéficiaire DIRECT de ces fortunes en tant que consommateur d'une part, et de salarié d'autre part.
Il est bien évidemment possible de financer toutes les pensions nominales futures des retraites en taxant ou en créant de la monnaie à partir de rien, mais ces pensions ne repésenteront qu'un misérable pouvoir d'achat.
Y a-t-il un modérateur à l'Institut Turgot pour exiger des textes sans faute d'ortograf et interdire les insultes sur les commentaires du blog ?
Avant de donner un avis sur cette question il faudrait examiner s'il y a réellement concentration de plus en plus forte des richesses et des revenus en un petit nombre de mains. C'est ce qu'on lit souvent.
Si c'est vrai il faudrait expliquer pourquoi.
@Adalbert
avant d'exiger que les autres ne fassent pas de fautes d'orthographe, commencez vous-même par ne pas en faire.
@ adalbert
y a-t-il un policier dans la salle ?
choqué par une faute d' orthographe ou un gros mot, fichtre,
ne l' êtes vous pas plutôt par des idées différentes des vôtres,
demandez plutôt la censure, elle vous siérait mieux.
Tout le monde sait bien que le slogan "faire payer les riches" n'est que purement électoraliste. Les gens aiment bien entendre cela. Mais au fond, les riches ont déjà placé leur fortune à l'étranger, même nos gens du showbizz, les footballeurs et tennismen ont leur argent en Suisse ou à Monaco. Quant aux riches industriels, tel François Pinault, leur fortune est convertie en oeuvres d'art non taxables (n'est-ce pas M. Fabius).
Par conséquent, toute mesure tendant à faire payer les riches est en fait une mesure à faire payer les classes moyennes. M. Hollande n'a-t-il pas déclaré que l'on était riche à partir de 4 000€ de revenus mensuels !
De plus, j'ai entendu des socialistes demander à ce que l'on augmente les droits de succession. Ce ne sont pas les riches qui vont payer, mais vos enfants et les miens quand je leur transmettrait mon appartement que j'ai mis une vie professionnelle à payer. Et mes enfants, eux, ne sont pas riches du tout.
Combien d'actifs pourris les banques de la zone euro possèdent-elles ?
Selon la Banque Centrale Européenne, les banques de la zone euro ont dans leurs livres 195 milliards d'euros d'actifs pourris.
Vous avez bien lu : 195 milliards d'euros d'actifs pourris.
Ce sont de soi-disant "actifs", mais leur valeur réelle est égale à zéro.
Quand le patron d'une banque européenne vient frimer devant les caméras de télévision, quand il prétend que sa banque est saine, quand il raconte que sa banque est solide, ne le croyez pas.
Les patrons des banques de la zone euro sont des menteurs.
Les banques de la zone euro ne sont plus que des banques zombies.
Contribuables, préparez-vous à payer.
http://fr.reuters.com/article/busin...
En dernière analyse, ce ne sont jamais les (vrais) riches que l'on fait payer, mais les classes moyennes, i.e. celles qui ne gagnent pas assez pour s'organiser fiscalement (par exemple en s'expatriant à Bruxelles). Ces velléités fiscalo-punitives sont d'autant plus idiotes que P. Nemo rappelle à juste titre l'importance capitale, dans une économie libre, d'offrir la possibilité aux jeunes entrepreneurs de faire leur premier million (avant 30 ans), qu'ils réinvestissent aussitôt dans leurs projets, pour leur donner une nouvelle envergure, créer de l'activité, de la richesse (pour eux, et les autres), et de l'emploi. A la réflexion, il existe des époques qui ont su faire rendre gorge aux vrais riches : par exemple la Révolution française, avec ses assignats et autres joyeusetés : mais cela n'a pu se faire qu'au prix de la paupérisation (et de la régression dans la barbarie merveilleusement annoncée, puis décrite, par Burke) de l'ensemble du corps social.
Il y a riche et riche, sont en fait visés par la détestation non pas les industriels, ou les capitalistes avisés, mais les PDG a Golden Hello, golden parachute, golden fauteuil et golden irresponsabilité, lesquels sont, pour la plupart, en france, issus de la fonction publique et pantouflés dans le privé. Parmi eux, combien de Jean Marie Messier pour un Louis Gallois? Ce qui hérisse, ce sont ces conseils d'administration qui ont tout de la famille tuyau de poële, ou chacun vote le salaire de l'autre. et où rhubarbe et senné circulent a vitesse grand V. C'est enfin la 'décence ordinaire' au sens d'Orwell qui est choquée. Les français détestent moins leurs riches que ne le font les politiques, ce sont les abus cyniques qui les heurtent.
Je ne suis pas d'accord avec l'article : le riche ne consomme pas à la hauteur de ses gains. Pour l'économie, mieux vaut prendre à un riche et le donner à des plus pauvres : cela fera plus de consommation et un peu moins de patrimoine "inactif". Ne me dites pas que le patrimoine sert à l'économie : une grande part va dans l'immobilier, qui n'enrichit personne et l'autre va dans les marchés financiers où le lien avec le financement réel des entreprises est de plus en plus distendu.
Ce que vous ne mentionnez pas en revanche, c'est la taxation du patrimoine. Tous les libéraux outre-atlantique défendent une taxation forte de la transmission du patrimoine (ex : Bill Gates). En effet, cela évite de transmettre les inégalités et donne à la génération qui suit la "niak" pour se faire soi-même une place sans l'argent des parents. Qu'on permette aux riches de profiter -en partie- de l'argent qu'ils gagnent pendant leur vie de leurs efforts, mais pas de l'argent qu'ils ont hérité !
Ne faire payer personne. Juste Messieurs les Marchés, A la hausse comme à la baisse. et redistribuer à tout le monde. Autre façon de produire, autre façon de vivre. Le reste que du bla bla.
@PoivreBlanc qui dit que l'immobilier n'enrichit personne : c'est vrai tellement il est taxé, et tellement les locataires abiment les bien qui ne sont pas les leurs et qu'il faut remettre en état, et aux normes aussi qui évoluent tous les 6 mois.
Mais si personne n'investit dans l'immobilier et ailleurs, où logeront tous ceux qui ne peuvent acheter ? Dans des cités d'immeubles semblables à celles des anciens pays communistes ? Tous dans le même appart avec de l'eau 2 heures par jour et de l'électricité quand celà fonctionne, à 3 générations entassées ensembles dans 60 m² ? Je vous laisse vous délecter de cet art de vivre, j'espère que je serai alors déjà parti.
Tout le monde veut tout et surtout l'argent de son voisin sans faire le moindre effort. C'est trop facile, et c'est moche. Les personnalités politiques, en promulgant de l'envie et de la jalousie en art de vivre sont en dessous de tout.
En prenant aux riches pour donner aux pauvres, la seule chose que l'on fasse c'est de rendre tout le monde pauvre et dégouter chacun du travail. Il suffit donc de venir gémir devant les portes que cachent les ors de la république (sans majuscule désormais) pour toucher chaque mois sa pitance. C'est donc celà la france (sans maj non plus) donneuse de leçon au monde entier : le pays qui fait éloge de la paresse ? Le pays des assistés ?
J'aimerai (je sais c'est utopique) que pour une fois, une loi fiscale stable pendant plusieurs années qui fasse progresser les vrais valeurs morales.
1) Personnellement, j'ai connu la vraie pauvreté, de zéro à vingt ans. J'aurais un gros livre à écrire sur ce thème, bien plus intéressant et bien mieux fourni que les grands classiques d'Eugène Sue.
Cette expérience qui a profondément modelé ma personnalité m'a donné une haine inextinguible de tout ce qui s'inspire du socialisme, et m'a boosté pour m'en sortir par mes propres moyens, comme dans la fable ''Le chartier embourbé'' de La Fontaine.
Toute ma vie, j'ai constaté que les amis des pauvres sont des bourgeois petits ou grands, qui ne savent rien de la vraie pauvreté et s'achètent de la bonne conscience dégoulinante sur le dos du prolétariat. Ce ne sont que des démagogues hypocrites incapables de créer, des prédateurs sans contrepartie qui ne seraient rien sans la misère du monde, dont ils ont un besoin vital. Pour eux, tout recul des maladies et de la pauvreté et toute avancée scientifique ou technologique est une catastrophe. Si on appliquait leurs doctrines depuis 2000 ans, on roulerait encore en voiture à boeufs et on aurait une espérance de vie de 25 ans, avec tuberculose et syphilis partout, et la survie de l'espèce se ferait au prix de huit enfants par femme pour qu'il en reste un ou deux de vivants. La meilleure preuve , en guillotinant Lavoisier, ils ont ricané ''La République n'a pas besoin de savants'', A NE JAMAIS OUBLIER.
2) je connais beaucoup de personnes aisées ou même riches, mais je n'en connais aucune qui n'ait bossé dur à coups de soixante heures par semaine pendant des dizaines d'années avant d'y arriver. Je dis bien : AUCUNE. Les taxer progressivement, c'est déjà du rackett. Les seules taxations justes sont les taxations proportionnelles ou forfaitaires, comme la tva ou la vignette auto, ou les frais de notaire.
3) Affirmer que l'immobilier n'enrichit personne est une contre-vérité typiquement communiste. Ceux qui ne sont pas contents de l'immobilier actuel devraient former une association pour construire eux-mêmes leurs logements, ça les calmerait ! c'est une horreur, la notion de ''droit au logement'' ! si en existant, j'ai, de ce fait, automatiquement droit à un logement, qui l'a construit, ce logement ? avec quel argent ? l'argent, c'est du travail antérieur accumulé ; alors comme ça, puisque j'existe, j'ai droit au travail des autres ? sans avoir moi-même travaillé ? si c'est ça le socialisme, alors les vrais riches sont ceux qui au nom d'une morale perverse, ont tous les droits parce qu'ils appartiennent à la caste intouchable des ''pauvres'', et les vrais pauvres sont ceux qui ne sont pas béatifiés ''pauvres '', car ils n'ont un seul droit, celui de travailler comme des malades toute leur vie pour entretenir et loger les
membres bienheureux de la caste béatifiée ''pauvre''.
4) Quand je lis ou que j'entends ''les riches'', mentalement je repense aux étoiles jaunes. Ca vous catalogue pareil, ça vous discrimine pareil, quand on se sent concerné, ça vous angoisse secrètement pareil, on se sent rejeté pareil. C'est une variété de racisme, comme l'a si bien noté Courtois ''Pour les socialistes, le racisme de race est remplacé par le racisme de classe''.
5) Le vrai inventeur du système de l'étoile jaune n'est pas Hitler, c'est Marat. Ce médecin lui-même malade à crever avait, au temps de sa splendeur révolutionnaire, dans son journal ''L'ami du peuple'', publié une proposition de loi qui obligeait les ''Ci-Devant'' à porter un brassard blanc dans la rue, et il était interdit à trois porteurs de brassards blancs de se réunir dans un espace public. N'importe qui était autorisé par cette loi à tirer à vue dans le tas s'il constatait un rassemblement d'au moins trois porteurs de brassards blancs; Source : ''Histoire de la Révolution française'', par Adolphe Thiers, tome 1.
C'est au moment de la promulgation de cette loi que Charlotte Corday a mis un terme à la carrière de ce répugnant personnage, pendant qu'il soulageait ses
infects scrofules dans son bain. La loi a alors vite été enterrée.
En résumé, l'idéologie socialiste et communiste, basta ! on n'est pas tous des moutons ! on ne laissera pas passer le fascisme gauchiste !