Solidarité européenne... vraiment ?
Par Nathalie Elgrably-Lévy le mardi 1 juin 2010, 23:23 - Article - Lien permanent
C’est avec un profond soupir de soulagement que la planète a accueilli le plan historique de 110 milliards d’euros mis au point par le Fonds monétaire international et l’Union européenne afin de sauver la Grèce de la faillite.
Cette mesure exceptionnelle satisfait tous les politiciens, analystes et commentateurs occupés depuis plusieurs mois à chercher un plan de sauvetage qu’on pense maintenant avoir trouvé. Mais nous sommes-nous demandé pourquoi on insiste tant pour la secourir?
Certes, on brandit le spectre de l’effet domino: la faillite de la Grèce pourrait entraîner celle du Portugal et de l’Espagne, ce qui fragiliserait toutes les économies européennes et pourrait se solder par une crise de l’euro, voire une crise à l’échelle de la planète. Autrement dit, il faut sauver la Grèce pour protéger notre propre avenir économique. Présenté ainsi, l’argument semble convaincant. Mais résiste-t-il à l’analyse?
D’une part, rien ne garantit que le plan de sauvetage évitera la contagion, surtout à plus long terme. On aura alors englouti 110 milliards d’euros dans une mesure stérile. D’autre part, la faillite de la Grèce ne signifie pas une perte totale et définitive pour les créanciers, mais plutôt une restructuration et un rééchelonnement de la dette ainsi qu’une décote, comme ce fut le cas pour tous les pays qui se sont retrouvés en cessation de paiement.
À cet égard, les précédents historiques sont nombreux. Il y eut la faillite de la France en 1797, alors que Dominique Ramel, ministre des Finances de l’époque, décida de ne rembourser que le tiers de la dette publique. En janvier 1918, ce fut au tour de la Russie d’annoncer l'annulation de tous les emprunts étrangers, ce qui fit, entre autres, perdre aux Français le tiers de leur épargne. Plus récemment, on pense au Pérou qui détient un record avec des défauts de paiement en 1976, 1978, 1980, 1983 et 1997, sans oublier les cas du Mexique (1982), de la Russie (1998), de l'Argentine (2001), du Pakistan (2008), de Dubaï (2009) et de l’Islande (2009).
Si la faillite d’un État ne revêt pas un caractère exceptionnel, pourquoi faut-il absolument sauver la Grèce alors qu’elle représente à peine 2% du PIB de l’Union européenne?
Or, on sait que de 2005 à 2010, la dette publique grecque a été achetée par des banques (43%), des fonds communs de placement (22%), des régimes de retraite (15%), des gestionnaires d’actifs (8%) et des fonds spéculatifs (4%). Qui profite réellement du plan de sauvetage? Les institutions financières, évidemment! Voilà donc qui sont ces «nécessiteux» qu’il faut s’empresser de secourir.
Là encore, on nous dira qu’il est impératif de prévenir les faillites bancaires pour préserver la stabilité économique des pays concernés. Ah? Depuis un mois, 22 banques ont fermé leurs portes aux États-Unis. Depuis septembre 2008, ce sont 228 banques qui ont jeté l’éponge sans qu’on en fasse cas. Alors pourquoi le sort des créanciers de la Grèce serait-il plus important?
En somme, nous avons d’un côté un État qui s’est sabordé en vivant au-dessus de ses moyens et de l’autre des institutions financières qui ont pris de mauvaises décisions en prêtant à un débiteur peu solvable. Aujourd’hui, on demande aux contribuables européens, mais aussi américains et canadiens, de payer pour les exubérances d’un État cleptomane et pour les pertes des banques. Et pour camoufler le répugnant et révoltant transfert colossal de richesse qu’on nous impose, on nous parle de «solidarité européenne». Dans mon dictionnaire, c’est tout simplement… du vol!

Nathalie Elgrably-Lévy est économiste senior à l'Institut économique de Montréal. Cette chronique a aussi été publiée dans Le Journal de Québec
.
Commentaires
Les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans l'Etat espagnol.
Les investisseurs internationaux ont compris que plus personne ne pourra sauver l'Espagne.
Conséquence : depuis le 12 mai, les taux d'intérêt des obligations de l'Etat espagnol sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si l'Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d'intérêt de 3,914 %.
Le 1er juin, si l'Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d'intérêt de 4,327 %.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuil...
Conclusion : plus les jours passent, plus l’Espagne se surendette. L’Espagne ne pourra jamais rembourser ses dettes.
L’Espagne fonce vers le défaut de paiement.
Le soi-disant « plan de stabilisation » de 750 milliards d’euros n’a rassuré les investisseurs internationaux que pendant deux jours : le 10 mai et le 11 mai.
Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat espagnol sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 3,914 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 4,422 %.
Le graphique montre bien cette hausse très inquiétante :
http://www.bloomberg.com/apps/cbuil...
Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat portugais sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,582 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 4,907 %.
Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat irlandais sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si l'Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,573 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 4,947 %.
Depuis le 12 mai, les taux d’intérêt des obligations de l’Etat grec sont repartis à la hausse.
Le 12 mai, si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 7,243 %.
Le 2 juin, le taux d’intérêt était monté à 8,024 %.
Ces quatre graphiques montrent une chose : le Portugal, l'Irlande, la Grèce et l’Espagne n'inspirent plus aucune confiance aux investisseurs internationaux.
Ces quatre pays vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus élevés.
Ces quatre pays vont se surendetter de plus en plus.
Ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.
@ BA ,
Nouriel Roubini prévoit le dollard supèrieur à l'€ au niveau valeur en 2011 ...si l'économie a un sens , cela devrait rassurer politiciens , économistes et citoyens nationaux de la grande europe , car nos exportations se fairont à meilleurs prix et celles libellées en $ seront plus chères ...mais comme deux économistes égal trois avis , la discussion risque simplement de commencer!!!
@Volna
L'idée que vous exprimez est particulièrement latine.
Ce n'est pas une monnaie faible qui fait la force du commerce.
L'Allemagne avec une monnaie forte a, au fil des ans, connu de nombreux excédents commerciaux. La France et l'Italie avec une monnaie faible bien des déficits.
De même, les Etats-Unis, avec une monnaie relativement faible, présentent des déficits commerciaux abyssaux.
Ce qui fait la force des exportations, c'est la compétivité des entreprises et la qualité des biens offerts aux consommateurs.
Avec une monnaie dévaluée, on fait un peu chuter le prix des biens exportés, mais les intrants (pétrole, matières premières) se payent plus chers.
En fin de compte, la hausse des intrants et la baisse des extrants tendent à s'équilibrer lorsqu'il n'y a pas de gain de productivité et c'est le consommateur qui perd en pouvoir d'achat.
Le seul et vrai bon prix d'une monnaie, c'est celui qui, librement, fixé par les marchés, mesure les compétitivités relatives.
Excellent article!
@ GD ,
Je ne vous suis pas dans votre démo ...si l'€ passe à un dollard au niveau change , automatiquement , nos produits , valant moins cher , trouveront plus d'acquéreurs ...l'Allemagne est bonne avac un € fort car elle a pratiqué une politique de l'offre et, qu'in fine , ses couts dee production et salaires étant moins chers , ses produits à l'exportation sont moins chers ...Donc , si mon raisonnement est bon , cette baisse de l'€ va faire exploser le bénéfice à l'exportation de nos cousins germains et un peu augmenter le notre ( mais comme on produit de - en - et sur des segments ou tout le monde produit !!!)
Brèfle , cette baisse de l'€ à un € pour un $ , c'est un peu comme si vous dévaluiez votre devise , cela a pour effet de reelancer les exportations et la machine comerciale ...ceux qui y perdent ce sont ceux sans possibilités de mvt financiers comme les salariés , les retraités , les possesseurs de kapitaux placés en assurance vie !!!
Excellent article!
@Volna, vous avez raison pour ce qui est d'un gain en compétitivité prix lorsque l'euro baisse, mais il existe alors de nombreux problèmes qui émergent. Premièrement, les échanges au sein de la zone coûtent plus chers et donc réduisent le bien être des consommateurs européens. Deuxièmement, toutes les industries ne bénéficient pas d'une baisse de l'euro de la même manière. Il faut distinguer les producteurs de biens de consommations et de biens industriels. Enfin, beaucoup d'entreprises européennes utilisaient le pouvoir de l'euro pour racheter des entreprises étrangères, à présent elles sont donc limitées dans leur stratégies.
Jeudi 3 juin :
Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,518 %.
Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuil...
- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,007 %.
- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,032 %.
- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,08 %.
Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.
Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.
Hongrie : l'Etat est en faillite.
Vendredi 4 juin 2010 :
Hongrie : chute des marchés financiers après des déclarations du gouvernement.
La devise nationale hongroise, le forint, la Bourse de Budapest, ainsi que les couvertures de défaillance de la Hongrie (CDS, credit default swap) ont toutes chuté après des déclarations alarmistes quant à la situation économique du pays d'hommes forts du parti au pouvoir, le Fidesz.
En 24 heures, le forint s'est déprécié de 5,5 %, tandis que la Bourse de Budapest, après avoir clôturé jeudi en baisse de 1 %, poursuivait sa chute vendredi à 12H00 GMT à - 3,14 %.
Cela alors que les indices boursiers des autres pays de la région étaient orientés à la hausse. Les CDS sont montés de 255 à 305 points de base, leur pire niveau depuis juillet 2009.
Cette nouvelle dérive financière fait suite à des propos alarmistes de dirigeants du Fidesz, qui a formé le nouveau gouvernement de centre-droit il y a une semaine et dispose d'une majorité des deux-tiers au Parlement. La Hongrie, pour éviter une banqueroute de l'Etat, est depuis l'automne 2008 sous perfusion financière. 20 milliards d'euros ont ainsi été mis à disposition par le Fonds monétaire international (FMI), l'Union européenne (UE) et la Banque centrale européenne (BCE).
Mihaly Varga, secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre Viktor Orban et spécialiste économique du Fidesz, a annoncé que le déficit public pourrait grimper jusqu'à 7,5 % du Produit intérieur brut (PIB) en 2010, alors que la feuille de route adoptée par le gouvernement socialiste précédent, en accord avec le FMI, ne prévoyait que 3,8 %.
Le vice-président du Fidesz, Lajos Kosa, a, lui, annoncé que la situation économique hongroise était "tellement critique, qu'elle était comparable à celle de la Grèce" et que la "faillite de l'Etat" était "proche".
http://www.romandie.com/ats/news/10...
C'est tellement facile de "sauver le monde" avec l'argent des autres, surtout quand les autres en question ne savent pas ce qu'on fait avec leur argent, argent dont ils ne verront plus la couleur.
Le 10 mai 2010, l’Union Européenne et le FMI ont tenté une manœuvre désespérée pour rassurer les investisseurs internationaux. L’Union Européenne et le FMI ont jeté leurs dernières forces dans la bataille : ils ont annoncé qu’ils mettaient 750 milliards d’euros sur la table.
Ce soi-disant « plan de stabilisation » n'a fait illusion que deux jours : le 10 mai et le 11 mai.
Depuis le 12 mai, les investisseurs internationaux ont compris ce qu'était vraiment ce soi-disant « plan de stabilisation » : un énorme coup de bluff.
Depuis le 12 mai, les investisseurs ont compris que les Etats européens ne pourront jamais verser des centaines de milliards d’euros pour sauver le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne.
Conséquence : les investisseurs internationaux n'ont plus du tout confiance dans le Portugal, l'Irlande, la Grèce, l'Espagne. Depuis le 12 mai, ils demandent des taux d'intérêt exorbitants à ces quatre pays.
Vendredi 4 juin :
- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,528 %.
Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuil...
- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,109 %.
- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,13 %.
- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.
Ces taux d’intérêt hallucinants montrent que le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne vont devoir emprunter à des taux d’intérêt de plus en plus exorbitants.
Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne foncent vers le défaut de paiement.
Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.
- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,584 %.
Cette divergence est intenable.
Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.
La zone euro aura disparu dans sa forme actuelle d'ici 5 ans, selon des économistes.
La zone euro n'existera plus dans sa forme actuelle d'ici cinq ans en raison de la crise financière chez plusieurs de ses membres, a estimé une douzaine d'économistes de la City à Londres, interrogés par un quotidien britannique.
Au cours de son enquête auprès de 25 économistes, le Sunday Telegraph a estimé que la "découverte sans doute la plus remarquable était que les économistes qui s'attendent à un éclatement de l'euro de plus ou moins grande amplitude au cours cette législature (cinq ans, ndlr) sont les plus nombreux".
"Il y a un an ou même moins, peu de personnes dans la City auraient prédit avec confiance la disparition de la monnaie", a relevé le journal, qui devait publier lundi 7 juin la totalité des réponses de ces spécialistes à dix questions sur la croissance, le déficit public et l'inflation au Royaume-Uni, et l'euro.
Il y a pratiquement "zéro probabilité" que la zone euro survive dans sa composition actuelle, a estimé Andrew Lilico, chef économiste du groupe de réflexion Policy exchange.
"Il pourrait même ne pas survivre à la semaine prochaine", a indiqué Doug McWilliams, du Centre de recherches économiques et des affaires (CEBR).
Douze économistes penchent pour un éclatement de la zone euro dans les cinq ans, contre huit qui estiment qu'elle parviendra à en réchapper sans amputation.
Les cinq derniers sont indécis.
Et pour deux des huit tablant sur une survie, le prix à payer sera qu'au moins un des Etats-membres fera défaut sur sa dette souveraine, a relevé le journal.
"Les implications politiques d'une désintégration de l'euro auront sans doute des conséquences considérables - les Allemands ne veulent pas payer pour les autres et pourraient bien partir", a relevé David Blanchflower, professeur à l'université américaine de Dartmouth et ex-conseiller de la Banque d'Angleterre. Il est "difficile de voir l'euro survivre dans sa forme actuelle".
Quatre économistes soutiennent en effet l'hypothèse d'une sortie de l'Allemagne, plutôt qu'un départ des économies en difficultés comme la Grèce.
"La zone euro va perdre trois ou quatre membres - Grèce, Portugal, Espagne, et peut-être Irlande - et pourrait tout aussi bien éclater complètement à cause des tensions grandissantes entre la France et l'Allemagne", a relevé Tim Congdon, de la société de consultants International monetary research.
Pour Peter Warburton, de la société Economic Perspectives, l'euro sera dans cinq ans "un refuge pour les faibles, et non une forteresse pour les forts".
http://www.boursorama.com/infos/act...
Lundi 7 juin :
- Si l’Espagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 4,601 %.
Le graphique des taux d'intérêt des obligations espagnoles est incroyable : les taux d'intérêt espagnols sont en train d'exploser.
http://www.bloomberg.com/apps/cbuil...
- Si l’Irlande avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,149 %.
- Si le Portugal avait dû lancer un emprunt à 10 ans, il aurait dû payer un taux d’intérêt de 5,20 %.
- Si la Grèce avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt de 8,141 %.
Le Portugal, l’Irlande, la Grèce et l’Espagne voient leurs taux d’intérêt qui explosent : ces quatre pays foncent vers le défaut de paiement.
Au contraire, les taux d’intérêt de l’Allemagne deviennent de plus en plus bas.
- Si l’Allemagne avait dû lancer un emprunt à 10 ans, elle aurait dû payer un taux d’intérêt très faible : seulement 2,563 %.
Cette divergence est intenable.
Cette situation est explosive : la zone euro va finir par éclater.