La mondialisation menace-t-elle notre identité ?
Par Emmanuel Martin le mardi 3 avril 2012, 18:12 - Note de synthèse - Lien permanent
La mondialisation, ce processus d’abaissement des obstacles étatiques aux échanges volontaires au-delà des frontières nationales, a permis une intégration, une interconnexion plus poussée et plus complexe du système d’échange global.
Le double problème moral – et politique – de justifier, premièrement, pourquoi une transaction devrait être libre à l’intérieur des frontières et non libre si elle est séparée par une frontière; et, deuxièmement, pourquoi il faudrait limiter un processus qui a globalement permis de faire reculer la pauvreté, est souvent contourné par les critiques de la mondialisation, qui mettent en avant l’argument selon lequel la mondialisation altère nos identités locales: elle casse la diversité du monde pour l’homogénéiser et en faire un monde « Mac Do».
Moins de diversité ?
La mondialisation est un phénomène ancien, qui est à la source de l’essor des civilisations humaines : l’échange crée la valeur. Mais quid de la diversité ? Elle est fondamentale au dynamisme de la vie biologique comme à celui de la vie culturelle. Or, si l’échange entre civilisations ou « cultures » peut mener à davantage de diversité à l’intérieur du groupe qui adopte des nouvelles pratiques, il conduit aussi du même coup à moins de diversité entre groupes qui s’empruntent mutuellement des pratiques. La diversité dans le groupe se paie donc au prix de l’homogénéisation entre groupes. Faut-il y voir une catastrophe ?
La question centrale (notamment pour un économiste pour qui la valeur est subjective) est : la diversité pour qui ? Un monde parfaitement morcelé, dans lequel les cultures ne communiquent pas, déploie sans doute une superbe diversité. A ceci près que personne n’en profite, puisque chacun est ignorant des pratiques des autres…La diversité n’y a donc aucune valeur. On pourrait alors arguer que la diversité doit être justement préservée pour que quelque spécialiste, intellectuel « observateur », puisse en profiter et en saisir toute la valeur. On voit tout de suite la dimension scandaleusement élitiste de cette proposition. La mondialisation, certes, génère des tendances à l’homogénéisation mais accroît du même coup la diversité éprouvée, expérimentée par tous les humains qui participent au processus.
Une atteinte à la pureté identitaire ?
Venons-en à l’argument connexe, contre la mondialisation : qu’elle détruit les identités culturelles. Se pose ici le problème de la définition de l’identité, comme entité collective. Qu’il y ait une dimension collective à la culture, bien sûr ; c’est même sa dimension première. L’identité, elle, est individuelle. On pourrait évidemment nous rétorquer que l’on joue sur les mots. A ceci près que l’identité, une fois encore, n’est éprouvée que par l’individu. Chacun et chacune d’entre nous appartient à des « cercles » différents, du groupe d’échecs, au club de football, en passant par l’école, la famille, le milieu professionnel. Et l’entrelacement de ces cercles nous permet de construire notre identité, non pas de manière subie, mais dans un processus dialectique d’acceptation, remise en question et repositionnement de notre part. L’individu se nourrit de la culture ambiante de ces divers cercles pour créer son identité.
L’identité n’est pas, tout comme la diversité, une espèce d’idéal théorique flottant dans le monde platonicien des idées. Elle doit être vécue. De ce point de vue l’identité collective est un faux concept. Les identités collectives sont forgées à coup de nationalisme ou de régionalisme, à coups de « baguette, béret, musette, église » ou de « djellaba, thé à la menthe, couscous, mosquée ». Ces « identités collectives » ne sont que le placage des frontières, artificielles, des États-nations pour créer « notre » culture, par opposition à « leur » culture : voilà un nationalisme identitaire (Cela pose le problème, ici encore, de qui décide de l’identité, dans ce cadre collectif). Évidemment on ne nie pas que dans telle ou telle région, certains traits culturels dominent : on se sent « Africain », « provençal », « chicanos » ; mais il n’y a pas à proprement parler d’identité collective clairement définie. Cela supposerait un « être collectif » qui absorberait les individualités.
La culture, est-elle « statique » ?
Cette question de l’authenticité est d’autant plus importante que la culture, comme l’identité individuelle, n’est pas statique. Elle a d’abord un formidable pouvoir d’absorption : les pâtes, symbole de la culture culinaire italienne sont chinoises ; le thé, emblème de l’Angleterre de 17h00 n’est pas britannique, ni davantage indien : il est lui aussi d’origine chinoise. La culture est en perpétuel mouvement du fait de ces interactions, innovations, hybridations. Elle est un exemple frappant des processus évolutionnistes. Comment alors, dans ce perpétuel fleuve culturel héraclitéen, proposer un « être de Parménide culturel » ?
Se pose ici encore la question de qui doit décider de ma culture. Au nom de ma culture provençale dois-je ignorer le kebab ? Jouer à la pétanque et pas au tennis ? Boire du pastis et pas de la bière ? Parce que je ne suis pas « occidental », dois-je refuser d’utiliser un téléphone portable ou de porter un jeans ? On le voit : c’est ici l’individu qui a la faculté de raison pour juger s’il ou elle peut intégrer des éléments culturels venus de l’extérieur de sa culture « prédéfinie » par la collectivité, en fonction de la valeur qu’il ou elle accorde à ces éléments extérieurs. Ce n’est ni au sociologue ni au touriste de juger si un Masaï peut se servir d’un cellulaire. Ce n’est pas à José Bové de décider si je dois manger ou pas un hamburger. Méfions-nous donc de ces jugements de valeur en apparence scientifiques et « évidents », mais qui participent en réalité d’une dictature intellectuelle.
Que certaines pratiques importées par le biais de la mondialisation soient stupides, coûteuses, malsaines etc. qui oserait remettre cela en question ? (Le problème du respect des droits est une question séparée, même si elle est fondamentale). Mais la mondialisation permet d’abord aux hommes de s’enrichir, d’apprendre les uns des autres, et, élément souvent oublié, de vivre plus facilement ensemble : l’échange crée la tolérance, il pacifie les relations entre les hommes, il est la condition du cosmopolitanisme. Relisons Voltaire et Montesquieu.

Cet article reprend des positions défendues par Emmanuel Martin lors d'une conférence sur Mondialisation, Culture et défis identitaire à l'Université Hassan II de Casablanca le 15 mars 2012. Il synthétise dans une large mesure des positions que l'on trouve notamment dans les travaux de Tom Palmer (voir par exemple en français ou en anglais).
La version originale de ce texte a été publié sur le site Un monde libre en date du 15 mars 2012.
Commentaires
Posez-vous la question. Les blancs accueillent la diversité comme un processus nécessaire, obligatoire (la seule alternative). Des noirs, des arabes, des jaunes, des blancs. Une civilisation multicolore. Comme ça, c'est joli.
Bien. Qu'en est-il ailleurs ? La réalité est que les africains ne veulent pas de la diversité, ils ont chassé les blancs au début des années 90s en Afrique du Sud, et particulièrement à partir de 1994 (où curieusement, le niveau de vie des habitants sud-africains s'est enfoncé au moment même où les blancs commençaient à quitter le pays).
Les asiatiques veulent-ils de cette diversité ? Non plus. Au Japon, 98,5% de la population est japonaise, 0,5% sont coréens, et 0,4% sont chinois. En Chine, vous trouverez difficilement des blancs (si l'on excepte les quelques touristes qu'on peut croiser de temps à autres). Les japonais veulent que le Japon reste japonais, les chinois que la Chine reste chinoise.
Les arabes non plus n'en veulent pas de cette diversité. Ils sont très ethnocentriques, comme les africains (et les asiatiques dans une certaine mesure). MacDonald a montré (page 15 du document) que 37% des blancs estimaient que l'identité raciale étaient "très importante", un chiffre bien en deçà des autres groupes ethniques. Les noirs, par exemple, étaient 72% à penser que l'identité raciale est "très importante".
http://analyseeconomique.files.word...
Au Japon, l'identité, c'est d'être né japonais. En France, comme pour tous les pays occidentaux, il suffit "juste" d'avoir une carte d'identité pour être français. Mais une carte d'identité n'est pas une identité. Au Japon, ainsi, un étranger est un gaijin, et il restera un gaijin. En Chine, un gweilo reste un gweilo. Les asiatiques savent ce qu'est l'identité. Pas les blancs. La différence est que les asiatiques veulent conserver leur rites et traditions, plutôt que de les diluer dans le multi-culturalisme. La même chose est probablement vraie pour les africains et arabes, qui sont très ethnocentriques. Seuls les blancs pensent effectivement l'inverse.
En Asie, la majorité reste asiatique, même chose pour les pays arabes et africains. Vous voulez savoir ce qu'ils se passe en Occident pendant ce temps ? Jetez juste un oeil à cette "chart".
http://www.americanprogress.org/iss...
Bien sûr, les blancs diront que la composition ethnique n'est pas un problème. Mais ils sont bien les seuls, vraiment les seuls à le penser. Je tends à croire que vous autres blancs détestez tout simplement le fait d'être blanc, sans en avoir toutefois conscience. Il faut dire que les générations des 50 dernières décennies ont grandi comme cela, ont été conditionnés pour penser comme cela.
La totalité de l'évidence actuellement disponible me laisse à croire que ce sont les blancs qui ont un problème. Mais ils ne veulent pas en parler, ni même y penser, craignant les implications sociales auxquelles cela aboutirait. La réalité, est que malgré tout, le multi-culturalisme (et le métissage) est imposé aux blancs. Uniquement aux blancs. Personne ne prend la peine de se demander : pourquoi ?
@Meng Hu
« Il faut dire que les générations des 50 dernières décennies ont grandi comme cela, ont été conditionnés pour penser comme cela. »
Oui depuis 1960, on a un problème dans nos écoles.
Meng Hu,
Baladez-vous à Tokyo et voyez le degré d'interpénétration des pratiques "occidentales" et locales. Le credo même du Japon depuis la fin du 19° est d'intégrer les éléments intéressants de "l'étranger".
Vous pensez réellement que la Chine aujourd'hui est celle de Mao et qu'on trouve sur les tableaux maoistes ? La Chine jusqu'au 13° siècle est le symbole de la mondialisation, et elle le redevient depuis 1978.
Si les Sud-Africains noirs ont chassé les Blancs, c'est peut-être à cause de l'apartheid, ne pensez-vous pas ? Et effectivement quand les terres des propriétaires blancs sont laissées à l'abandon à des gens d'inspiration collectiviste, le chaos ne peut que suivre.
"Le credo même du Japon depuis la fin du 19° est d'intégrer les éléments intéressants de "l'étranger"."
Oui, mais sans la présence des étrangers. Encore une fois la presque totalité des habitants du Japon sont japonais, et les "étrangers" sont généralement des coréens, ou des chinois. Pas de noirs, pas d'arabes, pas de blancs. Uniquement des jaunes.
Idem pour la Chine, qui reste un peuple ethniquement homogène. Mon post ne remettait pas en cause la mondialisation des échanges, et je pense que les asiatiques ont sans doute compris tout le bénéfice économique que l'on peut en tirer, mais plutôt la mondialisation des flux migratoires. Les seuls à vouloir s'imposer à eux-mêmes le multi-culturalisme, ce sont bien les blancs, ce sur quoi j'ai beaucoup insisté dans mon commentaire précédent. Parce que, les blancs mis à part, personne n'en veut. Mais personne ne répond jamais à cette question. Pourquoi le multi-culturalisme est imposé aux "seules" sociétés occidentales ?
Pour ce qui est l'Afrique du Sud, je rappelle que ce sont les blancs qui leur ont apporté la technologie. Et amélioré leur niveau de vie. C'est lorsque les blancs sont partis que leur niveau de vie tend à retrouver son "niveau d'avant".
La mondialisation menace-t-elle notre identité ?
La mondialisation menace avant tout notre liberté. La mondialisation est en fait la privatisation de toutes les ressources naturelles. Les paysans n'ont plus le droit de replanter leurs semences. Les multinationales imposent leur loi et écrasent les libertés et les identités. Le monde de Monsanto est un monde où les riches deviennent plus riches et où les pauvres meurent. Le brassage ethnique fait partie de leur plan. Ils vont provoquer le choc des civilisations, une guerre entre les chrétiens, les juifs et les musulmans afin d'atteindre leur but ultime décrit par Jacques Attali dans tous ses livres : un gouvernement mondial, une monnaie mondiale, une religion mondiale. Bienvenue dans le "Meilleur des mondes" d'A. Huxley (1932)...
@ Meng Hu : je suis d'origine italienne marié à une moyenne-orientale. je ne comprends pas votre propos en termes de races. Si vous pensez qu'il y a des problèmes d'intégration en occident, blâmez un système d'État-Providence qui empêche les moins qualifiés de travailler et favorise les trappes à pauvreté avec la redistribution.
@ L687: je suis parfaitement d'accord avec vous sur le problème des droits (que j'avais noté entre parenthèse d'ailleurs). 1) les droits de propriété (physiques) de populations indigènes peuvent être bafoués par les deals de sociétés étrangères et de ministres corrompus (le problème du landgrab). C'est un scandale que nous dénonçons puisque nous défendons les droits de propriétés fonciers (coutumiers ou pas).
2) les droits de propriété intellectuelle ne sont pas ma tasse de thé, comme pour beaucoup de libertariens. Si le système de brevets n'était pas en place Monsento n'aurait pas ce pouvoir.
un excellent site qui répond à beaucoup de vos questions
http://www.quebecoislibre.org/asmon...
quant aux OGM ils permettent déjà à certains pays africains de s'en sortir même en achetant les semences.. faut il un pays qui ne produit rien avec les semences traditionnelles ou un pays qui mange à sa faim?
L'objectif de nos élites est la réduction de la population mondiale. Le Malawi se croit sauvé mais ce n'est qu'un répit. Les OGM permettent à Monsanto de contrôler la nourriture et de décider qui pourra vivre. C'est un pouvoir immense. Pendant que Monsanto contamine tous les champs avec ses OGM, nos élites ont stocké des graines non contaminées (=non OGM) dans la "banque de semences du Svalbard", en Norvège. Lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A...
Tout cela n'est pas dû au hasard. Cela fait partie d'un plan. La Fondation Gates va réduire la population mondiale par les vaccins tandis que Monsanto contrôlera la nourriture. Ce n'est pas non plus un hasard si Bill Gates est actionnaire de Monsanto : http://journal.alternatives.ca/fra/...
Toutes ces informations sont vraies et peuvent être trouvées sur le web.
@ Konebien. Je ne suis pas un big fan des OGM non pour des questions sanitaires mais du fait de ces droits de propriété intellectuelle et de la capacité de ces OGM à faire muter/parasiter les non-OGM. Avant de parler d'OGM en Afrique, je crois qu'on ferait bien de parler de droits de propriété foncière, et plus généralement d'état de droit, et je crois que la question de l'agriculture africaine sera déjà en bonne voie d'être résolue.
@L687
vous défendez les idées vertes c'est bien votre droit ,le mien est de ne pas les partager (désolé je ne suis pas actionnaire de Monsanto)
la théorie du complot capitaliste et de l'eugénisme par le vaccin vous y croyez mais ça n'est pas une preuve..et je vous défie de prouver que le but de Bill Gates est un"eugénisme " mondial
quant à la démonstration sur Monsanto, elle n'est pas logique, Monsanto tient à ce qu'un maximum de gens vivent pour avoir un maximum de consommateurs... sinon ce ne serait pas une société Capitaliste...non??
de toutes façons les verts ont déjà perdu cette bataille.partout dans le monde (Sauf dans la vieille Europe et encore..) on cherche à développer des plantes qui produisent avec des besoins moindres en eau,capables de pousser sur des sols contenant trop de sel, et résistant aux insectes nuisibles (sauf à considérer qu'il n'y pas d'insectes nuisibles)
la France qui avait une avance technologique l'a perdu grâce aux verts et à son emblématique Jose Bové qui auront réussi à détruire même les plantations à but de recherche avec la bienveillance surprenante du Pouvoir et des magistrats
Concernant notre pays vous pouvez être satisfait il n' y a pas de parti anti vert (c'est d'ailleurs pourquoi madame Joly va prendre une claque)
que ce soit les OGM,les moulins à vent,les gaz et pétrole de schiste c'est niet à l'unanimité des partis.... comme si par ailleurs nous en avions les moyens.... le résultat sera finalement la réalisation du souhait de l'écologisme la baisse du niveau de vie allant avec la décroissance souhaitée.. (chez nous ) je doute que lorsque cela se produira que mes compatriotes approuvent et comprennent mais ce sera trop tard
"bienveillance surprenante"
scandaleuse et coupable, oui. Ce type devrait être en prison depuis longtemps.
J'ai reconnu beaucoup de Tom Palmer et de Mario Vargas Llosa dans cet article, et rien ou presque d'original. Ce qui est original, ce sont les exemples, mais ils ne sont pas de ceux susceptibles de convaincre.
Etude à Strasbourg recherche et découverte en argentine ,vente à une société américaine lire:
http://actu.orange.fr/une/un-gene-r...
Et pendant ce temps là José Bové sévissait..
La question ne me semble pas devoir être posée ainsi: mondialisation ou non.
Notre culture occidentale est mondialiste par ses valeurs universelles ayant conçu le concept d'être humain, tantôt pour lui accorder des droits par delà les clivages culturels d'ethnique, national, linguistique, genre etc.... tantôt pour
tenter d'imposer une culture au nom même de cet universel chrétien(guerres de religions, croisades, conversions religieuses de force, massacres de masses.)
La question devrait donc être plutôt: quelle mondialisation ?
Nous normalisons l'islam en Europe, mais avons-nous vérifié que les musulmans, en Europe avaient compris que les guerres de religions étaient suicidaires et que le suicide n'est pas , moralement, une option ? Avons-nous vérifié que les musulmans, en Europe aimaient la spécificité culturelle européenne, et qu'ils ne se servaient pas des caractères tolérants des institutions européennes pour installer des modes de vie et de pensée intolérants, à titre de "différence" ? A-t-on vérifié que les musulmans en Europe avaient choisi l'Europe, pour échapper à ce qu'ils ne supportent plus de leur culture d'origine et qui s'oppose à la culture européenne ?
Je réponds: Non !
J'ajoute même, que nombre de musulmans en Europe expriment ouvertement leur intention de dominer culturellement l'Europe et le monde, par la démographie, les conversions systématiques à l'islam, lors de mariages mixtes, et que c'est par les institutions démocratiques qu'ils prendront le pouvoir.
La question que je poserais est donc: "comment faire société, sans amour d'une culture partagée ?"
C'est pourquoi la conception de la mondialisation à l'oeuvre aujourd'hui, à partir de la construction européenne, comme expérimentation de mondialisation idéale, me paraît suicidaire (retour aux guerres de religions) et néfaste du point de vue même de la conception positive de l'universel humain.
Pour faire "société"; il faut un minimum d'amour, d'histoire commune, de valeurs partagées.
Les musulmans en Europe, très majoritairement, haïssent l'Europe, et s'en servent financièrement. Quant aux musulmans hors d'Europe, ils expriment ouvertement leur mépris pour une Europe synonyme de "corruption", et se dotent d'institutions intolérantes opposées aux idéaux européens, sur le plan idéologique, culturel, pour ne pas dire "religieux".
La question devient: "la mondialisation avec qui ?"
_ les riches ?
Si l'argent avait une valeur culturelle, je pourrais approuver la mondialisation en cours....mais voilà; il faut autre chose que l'argent
pour construire une humanité de valeur !!!!
Je vois 3 forces universalisantes, aujourd'hui: le capitalisme , l'islam. et la possibilité de nous détruire (suicide collectif par l'utilisation d'armes dissuasives
et par déséquilibres naturels de l'écosystème.)
Elles sont toutes 3 néfastes.
Le capitalisme (quoique sans fondement moral : Diderot XVIIIème siècle demande : quel est le sens de poursuivre les richesses à l'infini ?) a été possible du M. Age au XIX ème siècle, mais dès la fin du XIXème siècle Sven Arrhénius annonce le réchauffement climatique.
L'Islam apporte le retour des guerres de religions, partout où il atteint 20% de la population.(cf Inde, malgré la création du Pakistan)
Le suicide écologique: + la science progresse (dans le capitalisme
qui ne conçoit que la croissance, dans une terre peuplée de 7 milliards d'êtres humains); + l'espèce modifie la mécanique écologique de la terre, à un niveau qui nous échappe, et dont les conséquences seront à long terme et dévastatrices pour nous.
Il faut une mondialisation, mais pour que nous ne nous suicidions pas par les armes et le dérèglement de la nature; il nous faut devenir spirituels, apprendre à être heureux sans avoir tjs +, mais moins. Il nous faut partager travail et richesses, limiter la démographie, instaurer des rapports pacifiques: il nous faut nous aimer les uns les autres, et non nous utiliser les uns les autres, ni vouloir nous convertir les uns les autres.: c'est justement la raison pour laquelle l'islam est un obstacle culturel, car belliqueux, intolérant., inégalitaire. Soit nous le réformons pour en faire une idéologie compatible avec les défis actuels, soit il ne fera que rendre probable une 3ème guerre mondiale..(Mourir pour Allah étant un honneur et une gloire; la bombe atomique et toute arme de destruction massive, ne doivent pas être détenues par les états musulmans (laïques ou non) , car en plus de l'hypothèse dr folamour la folie d'un dirigeant, l'islam constitue un fondement idéologique au suicide car au nom de Dieu.)
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