Le 8 février 2011 : "L'Europe après l'euro", séminaire autour de Markus Kerber
Par Institut Turgot le mardi 8 mars 2011, 17:57 - Réunions - Lien permanent
Ci-dessous l'enregistrement vidéo de l'intervention du Professeur Markus Kerber, professeur à l'Université de Berlin, et fondateur d'Europolis, un centre de réflexion de langue allemande sur les problèmes européens.
Markus Kerber est aussi et surtout l'un des principaux initiateurs du recours constitutionnel présenté par une cinquantaine de personnalités allemandes contre les décisions européennes du 10 mai 2010 ( l'aide à la Grèce et la création du fonds de stabilisation européen).
Sans prendre position sur le fond, tout en reconnaissant que nos gouvernements entreprendront tout ce qui est en leur pouvoir pour y échapper, nous devons cependant admettre que l'hypothèse d'un éclatement de la zone euro (sorties individuelles ou cassure en deux zones) est une éventualité qui ne relève plus seulement de l'imaginaire. Il ne sert à rien d'interdire d'en parler. Il ne sert à rien non plus de jouer l'alarmisme et d'affirmer que "ce sera inévitablement la fin de l'Europe ?" Si l'évènement se produit, comment pourrons-nous nous y prendre pour éviter précisément qu'il ne sonne le glas de la construction européenne ? Mieux vaut y penser avant, qu'après.
Lorsque l'on aborde les questions monétaires européennes, et notamment la question de la survie de l'euro, il faut d'abord et avant tout prendre en compte ce qui se passe en Allemagne. Si le gouvernement de Madame Merkel est sans doute déterminé à aller très loin dans le soutien à l'euro, il n'en va pas de même de son opinion publique. Une très large partie de celle-ci a vécu les évènements du 10 mai 2010 comme un véritable "coup d'état européen" mené par la BCE contre les règles fondamentales qui avaient, en leur temps, conditionné la ratification du traité européen d'Union monétaire par les allemands. Près d'un an après, comment cette opinion évolue-t-elle ? Comment envisage-t-elle la suite des événements ? et, surtout, quelles conséquences au niveau des relations politiques franco-allemandes ?
Nul mieux que le Professeur Markus Kerber pouvait sans doute nous aider à répondre à ces questions délicates. En effet nous ne devons pas nous voiler la face. Si l'entente franco-allemande reste le pilier fondateur de l'Union européenne, il n'en reste pas moins qu'une somme de malentendus et d'incompréhensions se développe entre les deux rives du Rhin qui risque de peser lourd pour déterminer ce que sera l'avenir de l'euro et de l'Europe. D'où toute l'importance de l'éclairage que nous a apporté notre invité.
Vous pouvez également télécharger et écouter l'enregistrement audio de la conférence
Commentaires
Quand l'Allemagne lance un emprunt à 15 ans, elle doit payer un taux d'intérêt de 3,536 %.
Quand la France lance un emprunt à 15 ans, elle doit payer un taux d'intérêt de 4,008 %.
Et l'Espagne ?
Mardi 8 mars 2011 :
L’Espagne a placé 4 milliards d’euros de titres à 15 ans dans le cadre d’une émission syndiquée dirigée par Caja Madrid, Crédit agricole, Deutsche Bank, HSBC et Santander, indique le quotidien économique espagnol Cinco Dias sur son site Internet. Les obligations ont été émises sur la base d’un spread (ou différentiel de taux) de 217 points de base (2,17%) au-dessus des taux midswaps.
Le rendement à l’émission est donc de 6 %, ce qui suppose une prime de 10 pb par rapport au cours de l’emprunt espagnol à 15 ans sur le marché secondaire (SPGB 4,65% 30/7/25).
http://www.obliginfos.fr/2011/03/08...
Malgré les fortes tensions sur le marché de la dette périphérique, l'Espagne a effectué une émission obligataire à 15 ans pour un montant de 4 milliards d'euros. La demande a atteint plus de 7 milliards d'euros, émanant d'environ 150 investisseurs.
Le Trésor espagnol a choisi de lever de la dette par syndication, c'est-à-dire via un carnet d'ordres tenu par un groupe de banques. Le prix final est ressorti à 6,012 %, soit le taux mid-swap + 217 points de base.
Les taux sont en hausse : c'était 5,95 % lors de la dernière émission.
Mercredi 9 mars 2011 :
Le Portugal emprunte 1 milliard d'euros à 2 ans à un rendement accru.
Le coût d'emprunt du Portugal a sensiblement augmenté à l'occasion d'une adjudication mercredi d'obligations à échéance septembre 2013.
L'agence de gestion de la dette IGCP a placé pour un milliard d'euros d'obligations à deux ans, soit dans le haut de la fourchette indicative, à un rendement de 5,993 %, contre 4,086 % pour la précédente adjudication de septembre.
Mercredi 9 mars 2011 :
Rouge.
Tous les clignotants sont au rouge.
Italie : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 4,990 %.
Espagne : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 5,511 %.
Portugal : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 7,629 %.
Irlande : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 9,550 %.
Grèce : taux d’intérêt des obligations à 10 ans : 12,900 %.
Grèce : taux d’intérêt des obligations à 2 ans : 16,725 %.
http://www.bloomberg.com/apps/quote...
Mercredi 9 mars 2011 :
Le Portugal « dans l’urgence économique et financière », selon le président Anibal Cavaco Silva.
« Le Portugal vit actuellement une situation d'urgence économique et sociale, qui est déjà aussi une situation d'urgence sociale », a déclaré au Parlement M. Cavaco Silva, président conservateur réélu dès le premier tour de la présidentielle avec 52,9 % des voix.
« Je pense que nous réussirons à dépasser les problèmes actuels si nous sommes capables d'apporter une réponse collective aux défis qui se présentent », a-t-il ajouté, s'engageant à assurer une « magistrature active » et à rester « un facteur d'équilibre du système politique ».
Lourdement endetté et menacé de récession, le Portugal est considéré comme le prochain pays de la zone euro susceptible de solliciter une aide extérieure pour régler ses problèmes budgétaires, en dépit des dénégations répétées des autorités.
Illustrant le regain de tension vécu ces derniers jours sur les marchés obligataires, les taux des emprunts portugais à dix ans ont atteint hier de nouveaux plus hauts historiques, à 7,545 %.
« Le financement de l'État continue de se faire à des taux anormalement élevés, ce qui affecte le fonctionnement du système financier portugais et de notre économie », a déploré le chef de l'État dans son discours, appelant les responsables politiques et économiques à « libérer le pays de cette situation ».
http://www.lorientlejour.com/catego...
Jeudi 10 mars 2011 :
Espagne : Moody's dégrade la note souveraine à “Aa2”.
L'agence de notation crédit Moody's a annoncé ce matin la dégradation d'un cran de la dette souveraine de l'Espagne de 'Aa1' à 'Aa2'.
La perspective de cette note est négative.
Dans la hiérarchie de Moody's, 'Aaa' est la meilleure notation possible et compose la catégorie dite 'prime'. On passe ensuite à la catégorie 'high grade', qui comprend les notes 'Aa1', 'Aa2' et 'Aa3'.
Deux raisons principales sont citées à l'appui de cette décision. En premier lieu, Moody's anticipe que le coût éventuel de restructuration des banques espagnoles, notamment les caisses d'épargnes (“cajas”), dépassera les prévisions actuelles du gouvernement, ce qui dégradera de nouveau le ratio de dette publique du pays.
Selon Madrid, le nouveau renflouement des “cajas” coûterait au pire des cas 20 milliards d'euros, soit 2% du PIB. Mais selon Moody's, le montant nécessaire serait plus proche de 40 à 50 milliards, soit plus du double que la première recapitalisation qui avait déjà coûté 17 milliards d'euros.
En second lieu, l'agence cite ses inquiétudes persistantes quant à la capacité de l'Espagne de mettre en oeuvre une politique soutenable et structurelle d'amélioration de ses finances publiques. En cause : le pouvoir limité de l'Etat central sur les 'généralités', sortes de collectives territoriales régionales dotées de larges compétences, et la faiblesse de la croissance (+0,8% attendu cette année).
'L'an dernier, 9 des généralités sur 17 ont affiché un déficit budgétaire supérieur à l'objectif de 2,4% du PIB', calcule Moody's, alors que l'objectif est cette année de 1,3%.
Moody's ajoute que l'implication négative dont est assortie le nouvelle note reflète la vulnérabilité de l'Espagne en cas de désorganisation du marché, compte tenu de l'importance des besoins de financement de l'Etat central, des gouvernement régionaux et des banques, notamment les 'cajas'.
Par ailleurs, l'agence a également dégradé la note du Fondo de Reestructuración Ordenada Bancaria (FROB), le fonds de restructuration bancaire, de 'Aa1' à 'Aa2', avec une perspective négative. Le FROB est en effet adossé à l'Etat central.
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BA pourquoi ne pas ouvrir votre blog ?
Je sais pas faire.