Politique climatique : pourquoi il ne faut surtout rien précipiter...
Par Jean-Michel Bélouve le vendredi 28 janvier 2011, 14:44 - Note de synthèse - Lien permanent
Richard Lindzen est le plus connu et le plus respecté des savants qui appellent au calme et à la modération en matière de politique climatique. Cet article, traduit par Jean-Michel Bélouve, vient d'être publié sur le site londonnien de la Global Warming Policy Foundation (GWPF) de Nigel Lawson.

L’idée d’un climat stable, immuable, est étrangère à l’histoire de la terre et de toute autre planète dotée d’une enveloppe fluide.
Le fait que le monde développé soit entré en hystérie à propos de variations de quelques dixièmes de degrés de la température moyenne globale étonnera les générations futures.
Une telle hystérie est à l’image de l’ignorance scientifique du public, et de la prédisposition d’un tel public à assimiler la répétition d’information à la vérité. Elle révèle aussi l’utilisation de telles faiblesses par les hommes politiques, par les activistes environnementaux, et bien d’autres encore, après vingt années de battage médiatique.
Le climat change en permanence. Nous avons connu des ères glaciaires et des périodes plus chaudes, où des alligators vivaient au Spitzberg. Les âges de glace se sont succédés selon un rythme de cent mille ans au cours des sept cent mille dernières années, alternant avec des périodes qui se révèlent plus chaudes qu’aujourd’hui, malgré des niveaux de concentration en CO2 plus faibles que de nos jours. Plus récemment, nous avons connu la période chaude de l’Optimum médiéval et le Petit Age Glaciaire. Au cours de cette dernière période, les glaciers alpins se sont avancés, au désespoir des populations des villages submergés. Depuis le début du dix-neuvième siècle, ces glaciers se retirent. Franchement, nous ne comprenons pas complètement ces phénomènes d’avance et de recul.
Pour de modestes changements climatiques associés à des dixièmes de degrés, il n’est pas nécessaire de rechercher des causes externes. La terre n’est jamais en parfait équilibre. Les évolutions de la masse des océans, au sein desquels la chaleur migre entre les couches profondes et la surface, entraînent une variabilité sur des échelles de temps allant de quelques années à quelques siècles. Une étude récente, (Tsonis et al, 2007), semble indiquer que ce type de variations suffit à rendre compte de tous les changements climatiques depuis le dix-neuvième siècle.
Pour le réchauffement observé depuis 1979, il se pose une autre question. Le rôle dominant de la convection due aux cumulus dans les zones tropicales implique que la partie supérieure de la troposphère subisse un réchauffement deux à trois fois supérieur à celui observé en surface. De fait, tous les modèles climatiques font bien apparaitre un tel phénomène. Mais les données d’observation ne le montrent pas, et cela veut dire qu’il y a quelque chose de faux dans les mesures. Il est bien connu qu’au dessus de 2000 mètres d’altitude, les températures tropicales sont bien homogènes sur un plan horizontal, de telle sorte qu’il n’y a pas de problème d’échantillonnage. En dessous de 2000 mètres, la variabilité horizontale est bien plus importante, et, en conséquence, nous sommes confrontés à un gros problème d’échantillonnage.
Dans ces circonstances, il est raisonnable de conclure que le problème réside dans les mesures de température de surface, et que la tendance actuellement retenue est trop importante d’environ 60%. Cette tendance affichée est même plus grande que ce que les modèles auraient calculé, si l’on n’avait pas eu arbitrairement recours à l’astuce d’un facteur de refroidissement, les aérosols. Cette divergence a été rapportée par Lindzen (2007) et par Douglas et al (2007). Inévitablement, en science climatique, lorsque les données contredisent les modélisations, on peut compter sur une petite coterie de scientifiques pour modifier les données. Ainsi, Santer et al (2008), arguent qu’en élargissant les marges d’incertitude pour les observations et pour les modèles, on élimine l’incohérence. Qu’il faille en permanence corriger les données pour les faire coller aux modélisations est totalement non crédible et révélateur d’une certaine corruption au sein de la communauté scientifique du climat.
Il se révèle qu’il y a une manipulation bien plus fondamentale et non ambigüe du rôle des rétroactions pour augmenter le réchauffement du aux gaz à effet de serre, ce qui montre également que tous les modèles exagèrent la sensibilité climatique. A ce point, il faut bien noter que l’effet de serre s’exerce en s’opposant au refroidissement du climat par la réduction du flux net de rayonnement s’échappant vers l’espace. Cependant, la contribution du CO2 à lui seul ne conduit pas, en fait, à un réchauffement aussi important (environ 1° C pour chaque doublement de la concentration en CO2).
Les modèles climatique prédisent des réchauffements plus importants parce que, dans ces modèles, la vapeur d’eau et les nuages amplifient fortement ce qui résulte du CO2. Il s’agit d’une rétroaction positive. Cela veut dire que des augmentations de température de surface s’accompagnent de réductions du flux net de rayonnement vers l’espace, ce qui augmente le réchauffement du à l’effet de serre. Tous les modèles climatiques montrent une telle réponse au forçage du à la température de surface. Mais les observations par satellites du budget radiatif de la terre nous permettent de déterminer si une telle diminution de flux accompagne bien les accroissements de température de surface. Or il apparait que les mesures des instruments satellitaires ERBE (Barkstrom, 1984, Wong et al, 2006) montrent, dans la nature, une rétroaction fortement négative à l’effet direct du CO2 (Lindzen et Choi, 2009), en profond désaccord avec le comportement des modèles. Cette analyse démontre clairement que même lorsque toutes les modélisations concordent, elles peuvent être fausses malgré tout, et c’est la situation actuelle pour toutes ces importantes questions de sensibilité climatique. Malheureusement, la publication de Lindzen et Choi comportait quelques erreurs ; cependant, comme le montre un article actuellement en cours de révision, ces erreurs n’avaient pas de répercussion sur les principales conclusions.
Selon le GIEC des Nations Unies, le forçage du aux gaz à effet de serre d’origine humaine atteint déjà environ 86% de ce que l’on attend d’un doublement de la concentration en CO2 (dont la moitié provenant du méthane, des oxydes nitreux, des gaz fluoro-carbonés et de l’ozone), et, d’autre part, les prédictions alarmantes dépendent de modèles pour lesquels la sensibilité à un doublement de la concentration en CO2 dépasse 2° C, ce qui implique que nous aurions déjà du observer beaucoup plus de réchauffement que nous n’en avons constaté à ce jour, et ce, même si la totalité du réchauffement constaté était exclusivement due à l’humanité. Cette contradiction est rendue encore plus vive par le fait qu’il n’y a pas eu de réchauffement global statistiquement significatif depuis les quatorze dernières années.
Les modélisateurs justifient cette situation, comme nous l’avons déjà noté, en argumentant que les aérosols ont annulé un part importante du réchauffement (voir Schwartz et al, 2010), et que les modèles tiennent compte de la variabilité naturelle sans forçage de manière adéquate. Pourtant, un document récent (Ramathan, 2007), montre que les aérosols peuvent aussi bien réchauffer que refroidir, alors que des scientifiques du Hadley Center for Climate Research ont notifié récemment que leur modèle ne traitait pas la variabilité naturelle interne de façon appropriée, démolissant ainsi le fondement de l’affirmation emblématique du GIEC (Smith et al, 2007). Il est intéressant de noter (mais pas inattendu !) que la communication britannique n’insiste pas là-dessus. Ils ont plutôt spéculé sur l’hypothèse que la variabilité naturelle interne pourrait s’effacer en 2009, permettant ainsi au réchauffement de reprendre. Reprise ? Pourtant, le fait que le réchauffement a cessé pendant les quatorze années passées est acquis. On notera que, plus récemment, les modélisateurs allemands ont différé la date de la « reprise » à 2015 (Keenlyside et al, 2008).
Les alarmistes du climat répondent que certaines des années les plus chaudes enregistrées appartiennent à la décennie passée. Cela n’a rien d’étonnant, vu que nous sommes dans une période relativement chaude, mais cela n’indique rien quant à la tendance.
Cette évidence étant posée (et je n’ai fait que présenter quelques évidences parmi beaucoup d’autres), il en ressort que le réchauffement d’origine anthropique a été grandement exagéré, et que les bases sur lesquelles se fondent les alarmes dues à ce réchauffement sont, de même, réduites. Et pourtant, il est important de noter que même si le réchauffement d’origine anthropique était significatif, les raisons de s’alarmer demeureraient minces.
Les ours polaires, la banquise d’été arctique, les sècheresses régionales et les inondations, le blanchiment des coraux, les ouragans, les glaciers alpins, la malaria, etc, tout cela ne dépend pas de quelque différence de température moyenne globale, mais d’un nombre énorme de facteurs régionaux incluant les températures locales, l’humidité, la nébulosité, les précipitations, la direction et l’importance des vents. L’état des océans est également souvent primordial. Notre capacité à prévoir chacun de ces facteurs sur des périodes de quelques jours est déjà minime. Et encore, chaque prévision catastrophiste dépend du fait que chacun de ces facteurs se situe dans une plage spécifique. Le risque d’occurrence de n’importe quelle catastrophe spécifique est proche de zéro. C’était d’ailleurs le cas des prévisions antérieures de famine pour les années 1980, du refroidissement global des années 1970, du bug de l’an 2000 et de bien d’autres. Au plan régional, les fluctuations de température d’une année à l’autre sont quatre fois supérieures à la moyenne globale. Toutes ces variations ne peuvent être qu’indépendantes de la moyenne globale, car sinon, la moyenne globale varierait beaucoup plus. Il s’agit simplement de noter que des facteurs autres que le réchauffement global sont plus importants dans toute situation spécifique.
Ce n’est pas pour dire que des désastres ne sont pas à prévoir : il y a toujours eu des désastres par le passé et cela ne changera pas dans le futur. Combattre le réchauffement climatique par des mesures symboliques n’y changera certainement rien. Par contre, l’histoire nous enseigne que les progrès en matière de richesse et de développement peuvent accroitre considérablement notre résistance aux catastrophes.
A la lecture du texte ci-dessus, on peut raisonnablement se demander pourquoi cette alarme actuelle, et, en particulier, pourquoi cette inflation alarmiste incroyable des quatre dernières années.
Lorsqu’un sujet tel que le réchauffement global est en cour pendant plus de vingt ans, ils se font de nombreux ordres du jour pour l’exploiter. Les intérêts du mouvement environnemental pour acquérir plus de pouvoir, d’influence et de dons sont suffisamment clairs. Il en est de même pour les intérêts des bureaucrates pour lesquels le contrôle du CO2 est un rêve qui se réalise. Après tout, le CO2 est un produit de notre respiration même. Les politiques peuvent y voir l’opportunité de taxations qui seront acceptées allègrement, parce que nécessaires à la sauvegarde de la terre. Des nations y voient la possibilité d’exploiter ce thème pour gagner des avantages de compétitivité.
Mais, maintenant, les choses vont bien plus loin. Le cas d’ENRON, cette firme du Texas aujourd’hui en faillite, est exemplaire à cet égard. Avant de se désintégrer dans un feu d’artifice de manipulations malhonnêtes, ENRON a été l’un des lobbyistes les plus acharnés pour Kyoto. Elle avait souhaité devenir une entreprise traitant des droits d’émission du carbone. Ces droits pouvaient potentiellement s’élever à des milliers de milliards de dollars, et les commissions se compter en milliards de dollars. Les Hedge Funds envisagent activement cette possibilité, comme le fit feu Lehman Brothers. Goldman Sachs s’est massivement investi dans le lobbying pour la loi « Cap and Trade », et se situe en bonne position pour ramasser les milliards. Ce n’est probablement pas par accident qu’Al Gore lui-même est associé à ces activités. La vente d’indulgences bat déjà son plein, avec des organismes qui vendent déjà des compensations à l’empreinte carbone de certains, tout en affirmant que ces compensations ne sont pas la bonne solution. Les possibilités de corruption sont immenses. Archer Daniels Midlands, numéro un de l’agro-alimentaire américain, a fait pression avec succès pour obliger l’ajout d’éthanol à l’essence, et la demande d’éthanol qui en a résulté contribue déjà à la hausse importante des prix du maïs, et est à mettre en relation avec la détresse du monde en développement. Et finalement, il y a de nombreux individus bien pensants qui ont permis aux propagandistes de les convaincre qu’en acceptant la vision alarmiste du changement climatique d’origine humaine, ils répandent l’intelligence et la vertu. Pour eux, c’est leur bien-être psychique qui est en jeu.
Avec de tels enjeux, on peut sans hésitation suspecter la présence d'un sentiment d’urgence provoqué par l’éventualité que le réchauffement aurait cessé, ainsi que par l'impression que le consensus sur l'idée que ce réchauffement serait du dans une large mesure à l’homme serait en train de se désintégrer. Pour ceux qui sont engagés dans les projets les plus vénaux, il est alors véritablement impérieux d’agir vite, avant que le public ne prenne conscience de la situation. Toutefois, pour les leaders plus sérieux, la nécessité de résister courageusement à l’hystérie est claire.
Gaspiller des ressources à lutter symboliquement contre l’actuel changement climatique n’est pas un substitut à la prudence. Pas plus que la supposition que le climat terrestre ait atteint son niveau de perfection au milieu du vingtième siècle n’est un signe d’intelligence.

Réferences:
- Barkstrom, B.R., 1984: The Earth Radiation Budget Experiment (ERBE), Bull. Amer. Meteor. Soc., 65, 1170–1185.
- Douglass,D.H., J.R. Christy, B.D. Pearsona and S. F. Singer, 2007: A comparison of tropical temperature trends with model predictions, Int. J. Climatol., DOI: 10.1002/joc.1651
- Keenlyside, N.S., M. Lateef, et al, 2008: Advancing decadal-scale climate prediction in the North Atlantic sector, Nature, 453, 84-88.
- Lindzen, R.S. and Y.-S. Choi, 2009: On the determination of climate feedbacks from ERBE data, accepted Geophys. Res. Ltrs.
- Lindzen, R.S., 2007: Taking greenhouse warming seriously. Energy & Environment, 18, 937-950. Ramanathan, V., M.V. Ramana, et al, 2007: Warming trends in Asia amplified by brown cloud solar absorption, Nature, 448, 575-578.
- Santer, B. D., P. W. Thorne, L. Haimberger, K. E. Taylor, T. M. L. Wigley, J. R. Lanzante, S. Solomon, M. Free, P. J. Gleckler, P. D. Jones, T. R. Karl, S. A. Klein, C. Mears, D. Nychka, G. A. Schmidt, S. C. Sherwood, and F. J. Wentz, 2008: Consistency of modelled and observed temperature trends in the tropical troposphere, Intl. J. of Climatology, 28, 1703-1722.
- Schwartz, S.E., R.J. Charlson, R.A. Kahn, J.A. Ogren, and H. Rodhe, 2010: Why hasn't the Earth warmed as much as expected?, J. Climate, 23, 2453-2464.
- Smith, D.M., S. Cusack, A.W. Colman, C.K. Folland, G.R. Harris, J.M. Murphy, 2007: Improved Surface Temperature Prediction for the Coming Decade from a Global Climate Model, Science, 317, 796-799.
- Tsonis, A. A., K. Swanson, and S. Kravtsov, 2007: A new dynamical mechanism for major climate shifts, Geophys. Res. Ltrs., 34, L13705, doi:10.1029/2007GL030288
- Wong, T., B. A. Wielicki, et al., 2006: Reexamination of the observed decadal variability of the earth radiation budget using altitude-corrected ERBE/ERBS nonscanner WFOV Data, J. Climate, 19, 4028–4040.

Richard Lindzen est titulaire de la chaire de météorologie au prestigieux Massachussetts Institute of Technology. L’article a été publié le 15 janvier dernier par le GWPF créé par Lord Nigel Lawson sous le titre "A Case Against Precipitous Climate Action".
Commentaires
Le professeur Richard Lindzen est un climatologue de très haute volée, qui dépasse de très loin en compétence les gens que l'on nous présente en France comme les figures de proues des climatosceptiques, comme Claude Allègre par exemple, qui est un géologue expert mais pas un climatologue.
Avec Lindzen, d'autres noms de spécialistes qui récusent la théorie du GIEC me viennent à l'esprit comme John R. Christy, un climatologue américain qui enseigne à l’université d’Alabama et travaille pour la NASA. On a également Roy Spencer, directeur de recherche en Sciences climatiques à l’université d’Alabama qui travaille aussi pour la NASA. C'est un spécialiste des mesures satellitaires, et il est le chef d’équipe du AMRS-E (Advanced Microwave Scanning Radiometer) monté à bord des satellites Aqua de la NASA. Citons aussi Marcel Leroux, climatologue français malheureusement décédé en août 2008. Professeur émérite de climatologie à l’Université Jean-Moulin (Lyon), il était directeur du Laboratoire de Climatologie, risques et environnement du CNRS.
Il y a des pétitions de scientifiques sceptiques : l'une comporte 700 noms (c'est celle adressée au Sénat US). Une autre compte 31000 noms (dont 9000 docteurs es sciences) avec une majorité de physiciens et d'astronomes. Et pourtant nos médias hexagonaux parlent toujours et encore de consensus scientifique sur le climat... Sait-on aussi que le GIEC lui-même n'attribue (dans son rapport AR4 de 2007) que le qualificatif de "probable" au coeur de sa théorie de l'effet de serre, à savoir la rétroaction par la vapeur d'eau, les nuages et l'albedo, suite à un ajout de CO2? Et l'on nous assène des affirmations péremptoires sur une science climatique sûre de ses résultats...
Un peu d'air frais souffle, une nouvelle fois, sur ce blog. Merci.
A côté du débat scientifique, décisif mais malheureusement peu accessible au plus grand nombre, la question politique doit être effectivement posée avec force. A ce titre, je trouve cet article très intéressant dans ses derniers développements.
Comment ne pas percevoir avec effroi le risque que les idéologues politisés pro-environnement représente ? D'autant que ce risque est devenu une bien triste réalité pour de nombreux citoyens, pour de nombreux entrepreneurs.
Depuis plusieurs années, au nom de la défense de l'environnement, les citoyens sont culpabilisés, effrayés. De nombreuses libertés sont menacées puis réduites avant d'être supprimées.
L'étau se resserre ; dans le silence général ou presque...
"Cet article, traduit par Jean-Michel Bélouve/Benard (et largement relayé sur le web par son fils Vincent Benard, comme d'habitude depuis longtemps maintenant,
http://www.google.fr/search?q=vince...
famille qui n'a pas peur de lasser les foules ni de les prendre pour des idiotes), vient d'être publié sur le site londonnien de la Global Warming Policy Foundation (GWPF) de Nigel Lawson (le Global Warming Policy Foundation est un think tank politique orienté, autrement dit un organisme de propagande pour des intérêts particuliers tels l'Institut Turgot et Hayek et non un organisme scientifique, faut-il le rappeler).
"Nigel Lawson, baron Lawson de Blaby, né à Londres le 11 mars 1932, est un homme politique britannique membre du Parti conservateur".
"Il a été secrétaire à l’Énergie (1981–1983) puis chancelier de l’Échiquier (1983–1989) dans le cabinet de Margaret Thatcher et a été l’un des artisans de sa politique de privatisation et de réforme fiscale".
Quand on lit sur cet énième article de propagande de Jean Michel Belouve/Benard, expert en reproduction de villages Potemkine pour une approche de la climatologie qui arrange les opinions personnelles de Jean Michel et Vincent & Cie mais qui n'a rien de scientifique, ni même de réaliste ou d'objectif (hormis ceux de ses auteurs...) :
"Une telle hystérie est à l’image de l’ignorance scientifique du public, et de la prédisposition d’un tel public à assimiler la répétition d’information à la vérité. Elle révèle aussi l’utilisation de telles faiblesses"... on pourrait aisément ajouter : "par l'Institut de propagande Turgot, Jean-Michel Bélouve/Bénard et son fils Vincent".
Si comme le prétendent ces derniers le public est "ignorant" de la science, on est en droit de se demander pourquoi ils se croient obligés de diffuser largement et de façons très régulière et répétitive leur prose qui n'a rien de scientifique sur internet, ni même d'avoir une démarche honnête et objective qui consisterait à publier l'article exact intégral de l'auteur Richard Lindzen dans son contexte et non pas une interprétation "Jean Michel Bélouvienne ou Vincent Benardienne" dont on connait les dérives et modes manipulatoires un peu lourds et lassant à force.
Et pourquoi de véritables sites scientifiques spécialistes du climat et des disciplines qui viennent étayer ce thème ou qui publient l'information et les documents et études tels qu'établis par des organismes scientifiques de haut niveau ne sont pas cités en liens, ce qui permettrait aux lectrices et lecteurs "soi-disant ignorants de la science" d'améliorer leurs connaissances et de se faire une opinion objective et non dictée par nos 2 gourous du Poitou.
A titre d'exemples, quelques liens plus scientifiques ou informatifs sur le climat et disciplines complémentaires :
http://www.realclimate.org/
National Oceanic and Atmospheric Administration
http://www.ncdc.noaa.gov/indicators...
Global Climate Change
In the AccuWeather.com Climate Change Blog, you will find links to the latest research, commentary by experts with various points of view on all aspects of Global Warming and Global Cooling.
http://www.accuweather.com/blogs/cl...
http://www.bis.gov.uk/go-science/cl...
Lancé en mai 2008, le projet européen EPOCA (European Project on OCean Acidification), coordonné par le CNRS-INSU, est le premier projet international qui étudie les effets de l’acidification des océans. Depuis, des programmes nationaux ont été lancés (Allemagne, Royaume-Uni, Japon, USA…).
http://oceanacidification.wordpress...
http://epoca-project.eu
http://www.epocaarctic2009.wordpres...
http://www.epocaarctic2010.wordpres...
etc.
@ celui qui commente sous le pseudo "scientifique"
Il est dommage que vous ne signiez pas de votre nom ce commentaire et l'occultiez, par modestie certainement, derrière le pseudo de "scientifique". Il serait pourtant intéressant de connaître quel homme de science est l'auteur d'une critique aussi virulente.
Le texte que vous critiquez est de Richard Lindzen, au cas où vous auriez zappé. je n'ai fait que le traduire pour le rendre accessible aux francophones. Alors, vos indignations sur le caractère non scientifique du texte... Si certaines phrases vous déplaisent, elles n'en sont pas moins signées d'un très grand nom de la science météorologique et climatique. Le texte ne comporte pas de liens parce que son auteur n'en a pas prévus, mais il indique 10 références d'ouvrages scientifiques dans les notes de fin d'article. Le texte de Lindzen a été publié sur de nombreux sites anglo-saxons, le GWPF est l'un de ceux là. Ce n'est pas une organisation scientifique, certes, mais son conseil scientifique rassemble des experts de renom, son directeur Benny Peiser est docteur es sciences et son président, Lord Lawson, a une connaissance approfondie de toute la machine géopolitique en charge du changement climatique. Le GWPF est donc bien pourvu en personnalités compétentes pour alerter les gouvernants et l'opinion.
Si vous êtes le scientifique que votre pseudo suggère, pourquoi ne vous attachez-vous pas à commenter les informations scientifiques présentées par Lindzen,au lieu de vous répandre en attaques personnelles sur moi et ma famille ? Quel que soit le traducteur, Lindzen reste Lindzen. Pourquoi déniez-vous à des think-tanks tels que la GWPF, l'Institut Turgot, l'Institut Hayek le droit de s'intéresser à des questions scientifiques qui ont des conséquences considérables sur les plans sociologiques, économiques et politiques ? A-t-on cessé d'être en démocratie ? N'y-a-t-il de place que pour la propagande, oh, pardon, la vérité des verts, la votre ?
Vous me reprochez de faire de la propagande. Eh quoi, ce domaine vous est réservé ? vous avez le monopole de ce qu'il faut diffuser ?
Il est d'ailleurs curieux que traduire le texte d'un scientifique de renom soit qualifié de propagande.
Merci de commencer vos conseils de bonne lecture par le lien vers le site "realclimate" de Michael Mann, l'homme de la courbe en crosse de hockey et au "trick" qui "hide the decline". Voila en effet de la bonne littérature scientifique, impartiale, dépourvue de toute visée idéologique ou politique !
Le problème majeur de notre pays et à terme de toute l'Europe, est celui de la désindustrialisation fortement liée à la financiarisation de l'économie. Comme par hasard toutes les lubies écolos renforcent ce déséquilibre en ajoutant systématiquement des contraintes quand ce ne sont pas des interdictions complètes à tout projet industriel. La fin de l'article est très éclairante sur les intérêts en jeu dans l'affaire du réchauffement mais les médias continuent à nous abreuver sur le thème des "pétroliers" qui financeraient les climato-sceptiques sans jamais parler du poids des spéculateurs financiers.
Il est toujours intéressant de constater à quel point les "honnêtes hommes" de ce blog tombent dans le même piège, répétitif : celui de la raison....
Sur le plan de la science naturelle, tout d'abord, je ferais remarquer que la "climatologie", ça n'existe pas, ou plutôt que ce terme a été créé de toute pièces afin - loin d'honnêtes recherches météotologiques et paléométéorologiques- de construire un temple sensé prouver l'existence des dieux.
" Rationnellement" tout d'abord, prédire des évolutions climatiques relève de la boule de cristal; en effet, dans ce domaine, ce sont les lois de la physique qui donnent le "la", et celles-ci nous enseignent que, dans la mesure où les phénomènes envisagés obéissent à des lois physiques "non linéaires", toute petite variation dans les causes induit en général des très grandes variations dans les effets ( celà n'a rien en fait de très compliqué, le grand Henri Poincaré, dans son étude du problème à trois corps , a posé les bases et a tiré toutes les conséquences de ce fait, que l'on retrouve dans les phénomènes de turbulences, que ceux -ci concerne le petit ruisseau, le twister ou les marchés d'actions): EN REALITE, LE CLIMAT EST PAR NATURE IMPREDICTIBLE, BIEN QU'OBEISSANT A DES LOIS TOUT A FAIT DETERMINISTES ET CONNUES.
C'est pourquoi d'ailleurs les "prophètes de la climatologie" utilisent à titre de justification des courbes tronquées, des statistiques floues etc..qui sont le ba-ba de l'art scientifique du mensonge ( cette tendance, d'ailleurs, à ne pas rechercher les causalités, devient très répandue dans des domaines n'ayant rien à voir avec la climatologie: économie, épidémiologie, principes de précaution divers et variés etc..)
Sur le plan des limites de la "raison", je n'ai hélas à rappeler que des choses tout à fait banales:
- les motivations des actions humaines sont loin de n'être que rationnelles ou simplement matérielles; "l'homo economicus" individualiste et rationnel s'efface volontiers devant "le barbare instinctif" grégaire spontané
- la meilleure manière de mettre une question a l'abri de toute critique et de lui conférer une étiquette "religieuse", par nature collectiviste et n'hésitant pas à faire de chacun le moyen de fins voulues par d'autres; la climatologie n'est qu'un des outils idéologiques forgés dans les années 60 par les prophètes collectivistes- constructivites de l'écologie politique,( au premier rang desquels un dénommé Ivan Illich)
- les malades mentaux peuvent être extrèmemement intelligents et exercer un charisme étonnant sur des masses...et il n'en manque pas dans les décideurs
- même chose pour les pervers manipulateurs
Pessimiste? Oui.
mais je n'oublie pas que
" l'Homme ( anthropos) est la mesure de toutes choses"