La vraie nature de DSK
Par Philippe Simonnot le jeudi 3 mars 2011, 16:01 - Article - Lien permanent
Tel est le titre d'un nouveau blog lancé par notre ami Philippe Simonnot sur le net. Son premier post rappelle ce que DSK doit à l'économiste de Chicago, Gary Becker.
Ce n’est pas d’aujourd'hui que l’on s’interroge sur la vraie nature de Dominique Strauss-Kahn.
Le 18 janvier 2010, dans Libération, Jacques Julliard écrivait que la gauche ne saurait être représentée par un représentant de l’establishment financier.
Julliard expliquait qu’élire un candidat incapable d’établir un rapport de forces avec les représentants du milieu dont il serait issu conduirait aux mêmes impasses et aux mêmes désillusions que l’alliance centriste.
Ce sociologisme un peu court étonnait de la part d’une des grandes plumes et grandes consciences de gauche.
DSK disciple de Gary Becker
Plus affligeant est le néo-pétainisme larvé de Christian Jacob. Le patron des députés UMP vient d'affirmer que le possible candidat socialiste à la présidentielle n'offrait pas « l'image de la France, de la France rurale, de la France des terroirs et des territoires, de la France qu'on aime bien ». En traitant le directeur du Fonds monétaire international d’ « affameur des peuples », Jean-Luc Mélenchon exploite la même veine.
C’est pourquoi nous voudrions rappeler que DSK a été un disciple de l’École de Chicago. Peut-être cela permettra-il de calmer les esprits et de relever le niveau du débat ? Il se trouve que la thèse, cachée, oubliée, de doctorat ès sciences économiques que Strauss-Kahn a soutenue à la fin de ses études, et qu’il a publiée sous le titre Économie de la famille et accumulation patrimoniale(PUF, 1977) est directement inspirée de Gary Becker, comme le révèle Le jour où la France sortira de l’euro (Michalon édition novembre 2010). L’économiste le plus sulfureux de l’Université de Chicago, théoricien du « capital humain », prix Nobel en 1992, Becker a appliqué le raisonnement économique à des domaines qui jusque-là lui étaient étrangers, par exemple l’éducation, le crime, mais aussi le mariage, ou la « production » des enfants. Et l’on retrouve sous la plume de DSK des réflexions typiquement beckeriennes, jargon compris. Ainsi le futur époux d’Anne Sinclair pouvait-il écrire : « On ne se marie pas avec n’importe qui ; on ne souhaite pas indifféremment beaucoup ou peu d’enfants et nous pouvons dire que tout se joue comme si des motivations économiques résumaient une bonne part des variations observées dans les attitudes des ménages » (p. 277). Une prémonitoire auto-psychanalyse économique de l’amour !
Au-delà de ce mystère privé que nous nous garderons bien de scruter, force est de reconnaître que l’École de Chicago, dont s’inspire le docteur Strauss-Kahn, n’a pas beaucoup de points communs avec le socialisme, ni même avec la social-démocratie. La foi dans l’efficience des marchés y est aussi entière que la détestation de l'État.
Les Strauss-Kahniens, qui se gardent bien de rappeler la source néo-libérale d’inspiration de leur champion, mettent en avant le fait, à tout bout de champ comme brevet de gauche, qu’il serait l’« inventeur des 35 heures ». On n’a rien entendu de la bouche de DSK sur ce thème depuis fort longtemps. C’est Martine Aubry qui a fait les lois réduisant à 35 heures la durée légale du travail en France, les célèbres et justement nommées lois Aubry, Strauss-Kahn restant dans une prudente réserve, fort critique dans les coulisses, quand la « Dame des 35 heures » se battait en première ligne.
Une autre fortification, derrière laquelle Strauss-Kahn s’abrite quand il s’exprime (rarement) sur ses convictions est que son socialisme à lui, c’est « le marché plus la justice sociale », que pour répartir des richesses, il faut d’abord les produire, etc, etc. C'est ce qu'il a répété lors de son dernier passage à Paris. Mais Sarkozy ne dit pas autre chose. Même l’extrême-droite ne dit pas autre chose. Comme l’a déclaré récemment le patron du FMI, en personne, à propos de la Grèce : la plupart des gens comprennent qu'il n'y a pas d'autre voie - que celle que je préconise.
La plupart des gens, c’est suffisant pour gagner une élection, non ?
Adresse du blog de Philippe Simonnot "La vraie nature de DSK" : http://quiestdsk.canalblog.com/ .
Commentaires
Finalement, les gens de droite devraient voter DSK et ceux de gauche ... Marine !
NON, DSK N'EST PAS UN LIBERAL !
Cher Monsieur Simonnot, fidèle lecteur de vos ouvrages, c’est avec beaucoup d’appréhension que je me permets de vous écrire, et réagir – négativement – à votre tentative de réhabilitation du soldat DSK.
En fait, la franchise la plus élémentaire m’oblige à écrire que je n’ai pas eu connaissance d’autant de fadaises (pour rester poli) depuis, disons, les dernières élections présidentielles (où j’avais lu dans son intégralité le discours de Ségolène Royal qui, pourtant, remportait la palme académique).
Dominique Strauss-Kahn, libéral ?
Laissez-moi rire.
Tout, mais absolument tout indique que DSK n’a rien d’un libéral, et ce tant du point de vue de ses idées politiques que de ses idées économiques (à moins que vous ne fassiez partie des gens qui disent que Pierre Bérégovoy était un libéral, parce qu’il a réformé l’escompte en créant les bordereaux Dailly, que Bush était un libéral parce qu’il était américain, que Sarkozy est libéral parce qu’il a des amis dans le grand patronat, etc……).
Certes, vous pouvez me répliquer, par exemple, que DSK s’est illustré en économie. Certains prétendent même que c’est grâce à lui que la France a privatisé ses plus grandes entreprises publiques !
Les tenants de ce nouveau conte de fées oublient juste de préciser que c’est surtout grâce à la ténacité de la Commission européenne, l’administration française – sous ses ordres – n’ayant fait que s’opposer au projet. On en a tous les jours la preuve (parce que, bon, la privatisation aujourd’hui est loin d’être achevée, non ???).
Votre erreur, Monsieur Simonnot, est celle de beaucoup de gens : croire dans ce que disent les gens. Pour ma part je ne crois que dans les faits : aussi ne sont-ce pas les paroles qu’il convient d’écouter, mais les faits qu’il faut examiner.
Au hasard, je surfe sur Légifrance, et que vois-je ??
La loi n° 2001-420 du 15 mai 2001 relative aux nouvelles régulations économiques (NRE pour les intimes), aberration juridique visant à amoindrir la liberté de gestion des entreprises, via toute une série de mécanismes détournés de leur fin véritable ? C’est de lui.
Les emplois jeunes et autres emplois aidés, véritables trappes-à-chômage ? C’est encore de lui.
Les 35 heures ? D’accord, ce n’est pas de lui. Mais il y a apporté sa caution de spécialiste de l’économie, car, comme il a pu le dire, une fois la loi appliquée « la hausse du coût du travail sera très limitée, sinon inexistante pour les entreprises qui sauraient réorganiser leur mode de fonctionnement. »
Vous me direz peut-être que DSK, véritable libéral, a été obligé de dire le contraire de ce qu’il pensait, de crainte que ses « amis » socialistes ne le mettent en charpie. C’est un argument fort peu convaincant. Car DSK n’a pas été que ministre : élu du Val d’Oise et maire de Sarcelles, il a eu en charge de services publics locaux.
Vous conviendrez sans peine que tout élu local ayant des convictions libérales privilégiera de se recentrer sur les fonctions essentielles des collectivités territoriales (à savoir : assurer la police) et déléguera au privé les tâches économiques (les fameux partenariats public-privé).
Qu’a fait DSK ? Il a supprimé les contrats liant l’administration aux entreprises privées, afin de les remettre en régie, et dire à ses électeurs que la gauche ne fricote pas avec ces "salauds" du privé. Très libéral, tout ca…
En fait, et si j’avais suffisamment de temps pour cela, il me serait aisé de « lister » tous les aspects antilibéraux de DSK.
Pourtant, je ne les critique pas : et pour rassurer ceux qui s’insurgeraient des propos que je tiens ici, je le dis et le redis : je respecte cet homme, simplement parce qu’il est en accord avec ses idées.
En effet, DSK est un social-démocrate. Il n’est donc pas socialiste (ce qui est déjà bien) pas plus qu’il n’est un libéral (ce que je regrette, et explique nos divergences de vue).
Mon véritable problème est que votre argumentation tient vraisemblablement au fait que DSK serait un disciple de Gary Becker, ce qui suffirait à en faire un libéral.
Argument totalement irrecevable : ce n’est pas parce que, dans votre jeunesse, vous avez été adepte d’une théorie A, que plusieurs années plus tard, vous serez ipso facto disciples de la même théorie A…
Les gens changent avec le temps.
Ainsi, les deux responsables directs du gâchis financier auquel sont soumis les USA à l’heure actuelle – je parle bien évidemment d’Alan Greenspan et de Ben Bernanke – étaient, dans leur jeunesse, des libertariens convaincus, adeptes d’Ayn Rand et Milton Friedman.
Ont-ils pour autant mené une politique libérale ?
En outre, vous affirmez que Gary Becker est un libéral. Précisons ; aussi, et pour ceux qui l’ignorent, dois-je rappeler que Gary Becker est un économiste néoclassique (donc plus proche de Walras que de Menger), théoricien de Law and Economics.
Son credo, pour faire simple, est de mettre de l’économie partout. Un homme sort avec une femme ? Vous parlez d’amour ? Vous n’y êtes pas du tout !!! Il y a juste un agent totalement rationnel qui , à la suite d’une asymétrie d’information, va chercher à séduire un agent de sexe opposé afin de satisfaire ses besoins… Ou encore : un couple élève ses enfants. Ils leur apprennent les bonnes manières. Est-ce un bien ? Non, dit Becker : les parents apprennent la morale aux enfants pour profiter d’un retour sur investissement ; la famille, premier centre de propagande…
Certes, Becker est un grand nom du Law and Economics (moins grand que d’autres, tout de même). Pour ceux qui ont eu le privilège de lire ses écrits, et qui ont au préalable quelques connaissances en droit, ils admettront sans peine qu’il ne s’intéresse jamais aux concepts juridiques qu’il évoque ; et il n’est pas anodin de constater qu’aussi bien des juristes, que des économistes libéraux – des vrais, je veux dire : de l’école autrichienne - ont critiqué ses thèses, soit inspirées d’autres auteurs, soit personnelles, mais alors tout à fait superficielles. Et vous l’érigez en modèle pour les libéraux ?
Pendant la crise des subprimes, Becker n’a rien osé dire. Même Posner, avec qui il partage un blog, a indiqué ne rien comprendre à la crise financière : il ne l’avait pas vu venir (http://www.becker-posner-blog.com/2...). Alors que dès 2003, des économistes « de second rang », certes non diplômés de Chicago mais pourvus d’un minimum de bon sens, annonçaient la faillite du modèle organisé autour de Fannie Mae et Freddie Mac.
A-t-il pris la plume pour défendre le marché ? Non, il n’a rien dit. Posner, lui, s’est battu ; mais la vérité oblige à dire que ce sont surtout les économistes Autrichiens qui se sont battus.
Alors, entre un économiste engagé comme Thomas Sowell, et un Gary Becker, qui veut mettre de l’économie partout sans comprendre que l’homme n’est pas un homo oeconomicus, mais un être fait de chair et de sang, j’ai fait mon choix…
De même pour Dominique Strauss-kahn. Et j’espère qu’aucun libéral ne donnera ses voix à un tel représentant de la sociale-démocratie, et ce afin que la France ne retombe pas encore une fois sous le joug de la gauche.
Nul doute que Strauss-Kahn ait reçu une formation d'économiste libéral, mais qu'en a-t-il fait ? La video d'une interview diffusée par Dailymotion nous éclaire parfaitement sur la stratégie politique qu'il soutient:
http://www.dailymotion.com/video/xf...
Strauss-Kahn défend le principe d'une gouvernance mondiale forte, aux pouvoirs supranationaux, s'appuyant sur le G20 et le FMI, et pilotant les affaires du monde dans les domaines de l'économie mondialisée, de la police de la paix, de l'environnement, de la lutte contre le crime, le trafic de stupéfiants, etc. C'est le programme qui émane de l'idéologie connue sous le nom de Nouvel Ordre Mondial, prôné entre autre par Georges Bush père, Bill Clinton, et soutenu par tout un réseau d'affaires, de médias et d'ONG.
Cette gouvernance ne peut pas être démocratique, et donnera un pouvoir immense à une bureaucratie internationale interventionniste sur laquelle les citoyens des différents pays ne pourront exercer aucun contrôle.
Ce danger a été bien perçu par le Président tchèque Vaclav Klaus qui ne cesse d'alerter les opinions publiques.
Dans l'interview, Strauss Kahn affirme que c'est la gauche qui porte le mieux cette volonté de marche vers un gouvernement du monde: "depuis longtemps", dit-il, "la Gauche travaille à la construction de la gouvernance mondiale". Puis il stigmatise les égoïsmes nationaux
Il défend également une politique keynésienne, l'utilisation du déficit public pour intervenir dans l'économie.
Dominique Strauss Kahn fait partie de ces hommes parvenus au sommet d'une grande institution internationale grâce au soutien d'un réseau élitiste cosmopolite, de même que Lamy à l'OMC, Trichet à la BCE, Wolfensohn et Zoellick à la Banque Mondiale, Bernanke à la Fed, etc. Tous ces gens là ont la même vision que lui de l'organisation politique du monde.
S'il devient président de la république, il fera tout ce qu'il pourra pour accroître les pouvoirs supra-nationaux de l'Union Européenne et la mettre en mesure d'accroître son contrôle sur l'économie, sur l'environnement, etc. Et il disposera d'une tribune au G20 pour faire de l'Europe l'exemple à suivre vers la construction d'une gouvernance mondiale.
NB, gouvernance est le mot choisi pour exprimer en français le terme anglais governance utilisé dans les instances multilatérales. En fait "governance" signifie "gouvernement" dans le sens de "art de gouverner", alors que "government" est l'instance chargée de la "governance". C'est donc bien l'idée d'un gouvernement mondial qui est soutenue.
Que j'aimerais vous croire, Philippe!
Philippe, merci pour ce rappel savoureux de la thèse de DSK. Je pense que DSK est trop opportuniste pour avoir des convictions, mais il y a probablement ce vieux fond plutôt libéral que vous suspectez. Je crois aussi que DSK sera président en 2012, pas parce que le bilan de Sarkozy est mauvais, il y a de très belles choses, comme la réforme de la carte judiciaire, même si tout le monde s'en fout, et la réduction limitée mais constante et opiniâtre de la fonction publique, y compris dans le pléthorique et sursyndicalisé secteur éducatif, à côté bien sûr de pédalages-semouliens dans le domaine fiscal et avec l'abrogation des 35 heures sans abrogation des 35 heures, etc. Surtout, il y a cet énorme problème de style; en fait Sarkozy a les mêmes goûts que Bernard Tapie; les Français s'en doutaient, maintenant c'est sûr. Puis la pantalonnade de son fils à l'EPAD - nous sommes tous idiots quand il s'agit de nos enfants, mais un président doit pouvoir se retenir, ou s'entourer... Bref, je crois que Sarkozy ne sera pas réélu, à supposer qu'il se représente, pas parce que son bilan est mauvais, mais parce qu'il n'est pas à la hauteur de son propre bilan. A gauche, DSK est sans rival. Quant à la flèche du FN, son désopilant programme économique fera s'écrouler de rire les classes d'enfants de 8 ans quand elles s'y intéresseront de près.
Quoi qu'il en soit, un match Sarkozy-DSK aurait de l'allure, et vaudrait bien ce qu'offrent les autres Etats européens.
@ Drieu
"Quoi qu'il en soit, un match Sarkozy-DSK aurait de l'allure, et vaudrait bien ce qu'offrent les autres Etats européens."
de l'allure, peut-être, mais notre préoccupation n'est pas d'avoir du spectacle à l'occasion de la présidentielle. Le problème réside dans ce que fera le vainqueur de sa victoire.
Or nous aurions le choix entre deux styles différents, mais la même stratégie. L'un comme l'autre sont les tenants d'un étatisme dominateur. Les deux sont partisans de transferts de souveraineté à des instances supranationales pour les grands problèmes, et les deux croient pouvoir se réaliser personnellement à ce niveau de pouvoir supranational. DSK encore plus que Sarkozy, à mon avis.
Ne sous-estimez pas Marine Le Pen. Son programme économique fera peut-être certainement hausser les épaules aux gens ayant une certaine culture économique, mais la majorité des électeurs est plutôt fruste dans ce domaine. Ses slogans contre l'Europe et contre l'Euro portent, de même que ses idées protectionnistes, son plaidoyer en faveur de la peine de mort, son soutien aux agriculteurs et petits patrons contre les multinationales et Bruxelles. Des arguments simplistes et irréalistes pour vous et moi, peut-être, mais que de nombreux électeurs boivent comme du petit lait. Son discours sur l'immigration parait plus policé que celui de son papa, mais c'est kif-kif. Imaginez qu'à Gauche DSK ne se présente pas, soit qu'il renonce à la surprise générale, comme jadis Jacques Delors (beaucoup de similitudes de carrière entre Delors et DSK!), soit que la primaire socialiste lui préfère une Martine Aubry. La détermination de Ségolène Royal de se présenter quel que soit le résultat des primaires, la montée de Mélenchon qui récupère les faveurs des marxistes du PS (ils sont nombreux), des verts qui profitent du tohu-bohu socialiste (les militants verts ne s'abstiennent pas aux élections !), et le candidat officiel du PS serait battu au premier tour.
A droite, Sarkozy perdra beaucoup de suffrages en faveur des candidats du centre, du Front National, et de l'abstention. Si DSK se présentait, alors il perdrait probablement le second tour, mais dans le cas contraire, n'importe quoi peut arriver.
Les événements politiques français et internationaux qui vont survenir d'ici les élections auront de l'influence, en faveur des uns ou des autres. Supposez un éparpillement des suffrages qui nous donne un second tour Le Pen-Mélenchon ou Le Pen-Nicolas Hulot ! Et par derrière, des législatives qui donnent une chambre introuvable, obligeant à des alliances de type quatrième république ! Cela parait surréaliste, mais les circonstances sont telles, en cette période, et les jeux électoraux sont si complexes et déroutants, que n'importe quoi est envisageable. Sauf, malheureusement, une évolution vers plus de démocratie et de libéralisme.
Philippe Jaunet a raison sur Dominique Strauss-Kahn, à savoir qu’il est peu ou prou un social-démocrate, comme Sarkozy, et l’intervention de Jean-Michel Bélouve confirme que ce type n’est qu’un mondialiste (partisan du gouvernement mondial keynésien nécessairement dictatorial et totalitaire), comme Sarkozy encore.
L’idéal serait que Sarkozy se fasse éliminer dès le premier tour par Marine Le Pen pour permettre une recomposition à droite, qui ne pourra qu’être bien meilleure que l’UMP qui n’est que la copie conforme du PS, puisque le FN, malgré une certaine tendance vers plus d’étatisme dans sa version mariniste, a le mérite d’avoir raison, entre autres, sur l’immigration, la sécurité et tout de même, a priori, certaines baisses de charges et d’assouplissement de la surréglementation.
Les événements politiques français et internationaux qui vont survenir d'ici les élections auront de l'influence, en faveur des uns ou des autres. Supposez un éparpillement des suffrages qui nous donne un second tour Le Pen-Mélenchon ou Le Pen-Nicolas Hulot ! Et par derrière, des législatives qui donnent une chambre introuvable, obligeant à des alliances de type quatrième république ! Cela parait surréaliste, mais les circonstances sont telles, en cette période, et les jeux électoraux sont si complexes et déroutants, que n'importe quoi est envisageable. Sauf, malheureusement, une évolution vers plus de démocratie et de libéralisme.
Au-delà de ce mystère privé que nous nous garderons bien de scruter, force est de reconnaître que l’École de Chicago, dont s’inspire le docteur Strauss-Kahn, n’a pas beaucoup de points communs avec le socialisme, ni même avec la social-démocratie.