La politique culturelle est un domaine d'intervention publique lourde: l'Etat et les collectivités consacrent des dotations importantes pour acheter sur les marchés de l'art et du spectacle dont les principales transactions sont conduites par des opérateurs marchands internationaux. Cette intervention publique française se révèle pourtant particulièrement pernicieuse, notamment dans le domaine des arts plastiques: peinture, sculpture, gravure ... domaine où triomphe depuis trente ans le concept forgé de "l'art contemporain".

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Le premier intervenant, Aude de Kerros, peintre-graveur, puise dans sa grande expérience de l'Art contemporain pour expliquer ce qui se cache concrètement derrière une politique et des institutions qui favorisent la diffusion de comportements de capture et de connivence entre acteurs publics et privés, et joue paradoxalement contre les intérêts des artistes français. Aude de Kerros a publié de nombreux articles et un ouvrage récent: " L'art caché, les dissidents de l'art contemporain" . Le site de l'Institut Turgot a publié le texte complet de la très remarquable communication qu'elle a présenté à l'Institut de France en avril 2009, et qui se rapporte directement au sujet de la soirée.

Le professeur Jean-Louis Harouel, de l'université Paris II, est l'auteur du livre "La grande falsification de l'art contemporain" (J.C. Godefroy, Paris 2009).

La discussion était introduite et dirigée par Jean-Pierre Chamoux, professeur à l'Université Paris Descartes.