Guido Hülsmann appartient à l'école économique autrichienne. Il est notamment l'auteur d'une monumentale biographie de Ludwig von Mises. Senior Fellow au Mises Institute, il a publié, il y a deux ans, un petit livre sur la déflation qui est en soi un petit bijou tant il court (avec raison) à contre-courant des idées écononomiques conventionnelles. Il prépare actuellement la parution d'un nouvel ouvrage sur les fondements intellectuels d'une réforme monétaire.

Guido Hülsmann ouvre sa conférence en faisant observer que, paradoxalement, aucun manuel n'offre véritablement de théorie économique du crédit. De même pour la finance, dont on décrit généralement les outils, mais sans expliciter quels avantages globaux (macroéconomiques) celle-ci apporte à la collectivité.

C'est cette lacune qu'il s'efforce de combler, en procédant en deux temps. Dans un premier temps il présente (et discute) une liste de cinq arguments qui donnent une explication acceptable des avantages productifs qui sont liés à l'usage du crédit . Dans un second temps, il reprend et démolit toutes les fausses thèses qui soit parent le crédit de toutes les vertus et conduisent à construire des pyramides de sable, soit au contraire voudraient nous faire croire que l'on pourrait ainsi échapper à toutes les contraintes de l'argent.

On notera au passage une critique dévastatrice des thèses Schumpétériennes qui sont aujourd'hui de nouveau si à la mode. On y trouvera aussi une explicitation de la contribution que les nouveaux instruments complexes de la finance contemporaine, aujourd'hui tant décriés, apportent à l'économie globale.

De manière générale, Guido Hülsmann met en garde contre toutes les croyances qui voudraient nous faire croire que de généreuses politiques de crédit liées à des actes de violation ou de violence à l'encontre de certains droits de propriété pourraient, d'une manière ou d'une autre, jamais favoriser la croissance.