"Régression intellectuelle de la France ? Pourquoi je n'en suis pas aussi convaincu..."
Par Drieu Godefridi le mardi 14 juin 2011, 14:50 - Article - Lien permanent
Dans son remarquable petit pamphlet qui vient de sortir (La régression intellectuelle de la France, Texquis, juin 2011), le philosophe Philippe Nemo, déjà auteur d’une douzaine d'ouvrages aux Presses universitaires de France, dresse un constat accablant : la France, pose-t-il dans le titre de son opuscule, est entrée dans une spirale de régression intellectuelle.
La raison en est qu'en multipliant les lois dites mémorielles, et celles qui pénalisent la stigmatisation des minorités ethniques, sexuelles, religieuses, etc., on en serait arrivé à castrer le débat public, jusqu’à instituer en tabous aux volutes religieuses des sujets, historiques et de société, qui devraient être librement débattus. C'est une mutilation de la pensée française que diagnostique Ph. Nemo. Des chambres à gaz à la singularisation des Arabes et des Noirs en rapport avec la criminalité : halte là !, nous disent ces lois. Vous franchissez les portes du pénitentier.
L’essai est brillant et fera du bruit, d'autant qu’il est agrémenté d’un chapelet de petits exemples savoureux et inquiétants, mais l'auteur échoue à convaincre de la pertinence des généralités qu'il en infère, et cela pour deux raisons décisives.
D'abord l'échec pratique des lois mémorielles et de censure. À moins de poster sur un forum, ou un réseau social une phrase telle que « Les chambres à gaz ? Un mythe judéo-maçonnique ! » en signant J.-L. Mélenchon, avenue Mac Mahon, Paris 17e, ce que presque personne n'est assez demeuré pour faire, n'importe qui peut se documenter, écrire et débattre, sur la Toile, de n'importe quel sujet sans être inquiété, ne serait-ce que parce que les serveurs concernés ne ressortissent que très médiatement à la juridiction de la France, et que les procédures judiciaires pour obtenir la levée de l'anonymat du délinquant, relèvent des délices sophistiqués du droit international privé, au fronton duquel figure l’aphorisme de Dante : Toi qui entre ici, abandonne tout espoir. Statistiquement, l’impunité est garantie.
On nous opposera l'exemple de celui qui n'est plus désormais plus que Le Pen père, multirécidiviste des condamnations pour infractions auxdites lois mémorielles et de censure. Excellent exemple d’un politique qui, depuis trente ans, a su instrumentaliser ces lois au service de sa carrière « politique » (surtout médiatique, si l'on s’en tient à l'exercice de responsabilités exécutives), en suscitant régulièrement, à coup de provocations maîtrisées, ces grands festins médiatiques qui ont fait son succès.
Plus fondamentalement, la diversité des opinions de la société française paraît n'avoir jamais été aussi foisonnante et il est notable que, pour la première fois, les libertés de la presse et d'expression accèdent à une manière d'absoluité à laquelle notre modernité ne nous avait pas accoutumés. Dans cette réalité qui bourgeonne furieusement sous nos yeux, c'est, en effet, jusqu'à la possibilité même du cadenassage de l'information qui s'estompe, puisque tout un chacun , à condition d'avoir un smartphone, s'abreuve à volonté aux sources d'information de son choix et se voit offrir l'opportunité de se muer, à son tour, en média, voire en mass media si son audience l'aime (au sens de Facebook). L'illustre les récentes affaires DSK, Tron ou L. Ferry qui voit s'imposer de nouveaux sites d'information dont la plupart d'entre nous n’avait jamais entendu parler (atlantico.fr, The Daily Beast, etc.), sans oublier les réseaux sociaux, où s'échangent, en toute liberté, des torrents de bits informatifs.
De par leur sélectivité, leur paternalisme et l'arbitraire qu'ouvre leur interprétation, ces lois castratrices de la liberté d'expression que Ph. Nemo poursuit de sa vindicte ont, de fait, quelque chose de moralement dégradant pour la communauté nationale. Mais leur portée est essentiellement symbolique, et elles ont piteusement échoué dans leur objectif revendiqué. On aperçoit d'autant moins comment ces lois pourraient enclencher une régression intellectuelle généralisée. Les lois mémorielles et de censure ne sont guère plus qu'un agacement sur le museau du Minotaure virtuel qui domine l’information contemporaine.

Philosophe et dirigeant d’entreprise, Drieu Godefridi est l'auteur de La réalité augmentée" (Texquis, 2011). (*) Auteur récemment de La réalité augmentée (avril 2011).
Commentaires
certes on peut débattre de tout sur la toile, sous couvert d'anonymat... encore que, on est pas libre sur n'importe quel forum : il y a des modérateurs, qui craignent quand on frise certains sujets tabous, ou qui imposent malgré eux une forme de politiquement correct.
Mais surtout, ces débats d'anonymes ne valent rien. Ce qui compte vraiment, le vrai débat politique ou démocratique, c'est celui on l'on prend positionnement PUBLIQUEMENT. Déclarer son identité, y attacher une idée claire et affirmée, s'exposer, voilà les conditions d'un propos qui compte. or effectivement, le politiquement correct étouffe toute opinion dissidente, marginale, quand bien même elle serait révoltante.
La liberté d'expression, c'est accepter que d'autres disent des choses que je déteste, que je ne supporte pas. Et la liberté est la condition de la créativité et la qualité du travail de l'esprit.
Laisseriez-vous mon commentaire si j'ajoutais en majuscule : MOI, LILA BENIVILLI, PARIS, JE DECLARE QUE LA SHOAH N'A JAMAIS EXISTE ! ??
Il faut vraiment ne pas voir la réalité pour dénoncer la trop grande homogénéité des opinions dans la société française. On n'a jamais connu une opinion aussi fragmentée, mouvante et sans base commune. Les lois mémorielles sont de la roupie de sansonnet. A abroger au plus vite, parce qu'elle font injure à notre intelligence, mais sans portée réelle.
Tout à fait d'accord avec Lila. Les débats entre anonymes n'ont que très peu de portée. Ce sont les grands médias et les personnalités politiques qui influencent grandement notre façon de penser (même si on ne veut pas l'admettre). Ceci est certes tempéré par l'usage d'Internet, par exemple. Encore faut-il avoir le temps d'y recourir. Combien se contentent du JT de TF1?
à Lila
"MOI, LILA BENIVILLI, PARIS, JE DECLARE QUE LA SHOAH N'A JAMAIS EXISTE ! ??"
Ne vous faites pas de souci, votre commentaire restera car son objet n'est pas de remettre en cause la Shoah mais de prouver qu'on ne peut émettre et maintenir des opinions déclarées illégales, car jugées officiellement choquantes et fausses, sans être condamné.
STOP RACKET ! START HUMAN RIGHTS !
Les élites dirigeantes européennes ayant abusé et continuant à abuser de la confiance des jeunes, ceux-ci refusent de cautionner plus longtemps la mauvaise gouvernance des partis politiques, des institutions européennes et des multinationales.
Nous estimons que les politiques menées par l'Etat depuis 30 ans mènent à notre asservissement perpétuel et que le sytème législatif français nous empêchent d'exercer nos libertés publiques.
Les aspirations légitimes des citoyens et leurs libertés étant bafouées, nous, jeunes de France et d'Europe, refusons de rembourser l'intégralité des dettes obligataires contractées par les Etats, dont les dirigeants ont hautement trahi les générations futures.
Les pouvoirs politiques, économiques et financiers méprisant nos droits et libertés et portant atteinte à l'intérêt suprême de l'Humanité, ils ne nous laissent plus d'autre choix que de rentrer dans un rapport de force et de révolte vigoureuse contre leurs oppressions.
Nous, jeunes, ruinés par la mauvaise gouvernance des élites dirigeantes, et n'ayant plus rien à perdre, déposons, par la présente, un préavis de grêve général et illimité et ce, dans l'ensemble de l'Europe : ne souhaitant plus cautionner l'illégitimité des représentants politiques qui nous ont trahi et méprisent nos aspirations et celles des pères fondateurs de l'Europe, décidons solennellement, et en présence de l'Etre suprême, de refuser de rembourser l'ensemble des dettes nationales et européennes contractées au nom des Etats, de la BCE et de toutes les institutions européennes.
Manifestation européenne de défense et de promotion humaniste du capital immatériel européen
L'argument de l'anonymat est intéressant. Toutefois la Toile ne se limite pas à de pénibles éructations anonymes. Ceux que la Shoah etc. intéressent peuvent se procurer sur la Toile la TOTALITE de la littérature révisionniste. Un historien tel que David Irving anime un site web fpp.co.uk qui est à lui seul un démenti final aux lois mémorielles.
Quant à la criminalité, il faut videmment éviter les outrances telles que "Les criminels ? Tous des Noirs et des Arabes !" mais un soupçon de finesse suffit à vous permettre décrire ce que voulez où vous voulez. Faux débat.
@ Lio
"""Ne vous faites pas de souci, votre commentaire restera car son objet n'est pas de remettre en cause la Shoah mais de prouver qu'on ne peut émettre et maintenir des opinions déclarées illégales, car jugées officiellement choquantes et fausses, sans être condamné."""
Et si justement le modérateur savait que Lila avait exprimé ce qu'elle pensait réellement de la Shoa et qu'il ne s'agissait pas d'une provocation, son message aurait été censuré ?
@ zebu
Je crois simplement que l'on a le droit de tout dire (c'est un droit fondamental et inaliénable), sauf les insultes et la diffamation. Et il me semble que proclamer "tous les Noirs sont des criminels" relève de la diffamation. Mais je ne suis pas juriste.
Pascale, votre exemple "tous les Noirs sont des criminels" n'a rien à voir avec de la diffamation, je crois, qui concerne des individus en particulier. Votre affirmation "tous les Noirs sont des criminels" est sans aucun doute stupide mais je ne vois pas la nécessité de la pénaliser comme c'est le cas dans notre beau pâys. Vive le free speech à l'américaine !
A Pascale,
"Et si justement le modérateur savait que Lila avait exprimé ce qu'elle pensait réellement de la Shoa et qu'il ne s'agissait pas d'une provocation, son message aurait été censuré ?"
Son message, peut-être pas, mais son auteur serait poursuivi et risquerait gros.
(suite)
Par conséquent sachant cela, vous avez intérêt à vous autocensurer ou à faire ce type de déclarations dans l'anonymat. Ce n'est pas bon pour la liberté d'expression mais c'est ce qui est visé par le censeur!
@ Laurent
"""Votre affirmation "tous les Noirs sont des criminels" est sans aucun doute stupide mais je ne vois pas la nécessité de la pénaliser comme c'est le cas dans notre beau pâys. Vive le free speech à l'américaine !"""
Je suis du même avis que vous. Je voulais simplement dire qu'il ne falalit pas légiférer sur ce que l'on avait le droit de dire ou de ne pas dire, mais qu'une personne qui se sent victime d'insultes ou de diffamations pouvait très bien saisir la justice pour demander réparation. Dans ce cas, ce n'est pas l'État qui se mêle de notre liberté d'expression, mais c'est l'individu qui met en cause les propos qui ont été tenus à son encontre et qui peut demander réparation. La démarche est complètement différente. En effet, je ne parle pas de pénalisation, mais de droit civil. Encore une fois je ne suis pas juriste.
@LIo
"""Son message, peut-être pas, mais son auteur serait poursuivi et risquerait gros.""" Et le modérateur ou le propriétaire du blog aussi puisque les propos tenus sur internet engagent la responsabilité de celui qui les héberge.
Il y a donc de grandes chances que ces propos soient censurés.
@ Drieu : "n'importe qui peut se documenter, écrire et débattre, sur la Toile, de n'importe quel sujet sans être inquiété, ne serait-ce que parce que les serveurs concernés ne ressortissent que très médiatement à la juridiction de la France, et que les procédures judiciaires pour obtenir la levée de l'anonymat du délinquant, relèvent des délices sophistiqués du droit international privé, au fronton duquel figure l’aphorisme de Dante : Toi qui entre ici, abandonne tout espoir. Statistiquement, l’impunité est garantie."
Désaccord. Ce n'est pas parce que l'impunité serait garantie par l'astuce de celui qui saurait se dissimuler dans une jungle d'IPV6, que le débat est libre.
J'ajoute que celui qui ne débat pas anonymement a intérêt à bien faire attention à chaque ligne qu'il écrit, et que les lois françaises dénoncées par P. Nemo créent une insécurité juridique certaine pour tout auteur en ligne, mais aussi pour tout journaliste polémiste de télévision, surtout s'il est de droite.
J'ajoute que les lois incriminées, si elles ne permettent pas de poursuivre TOUS les auteurs de propos qui déplaisent à telle ou telle minorité se sentant discriminée, permet au législateur, à ses amis, à un pouvoir exécutif, de se livrer à une chasse aux sorcières sélective sur un gêneur.
La tradition ancienne avait fixé comme limite à la liberté d'expression celle de la responsabilité: interdiction de diffammer, interdiction d'appeler explicitement au meurtre ou à la violence contre des tiers, interdiction de comportements publics obscènes dissimulés derrière le voile transparent de la liberté d'expression, et quelques cas similaires.
Les lois gayssot-taubira etc... vont hélas bcp plus loin. Peu importe qu'un bloggueur un peu Geek puisse les violer en priant pour que ses protections informatiques soient éternelles: il n'en tombe pas moins sous le coup de la loi et risque l'exécution judiciaire s'il en prend l'envie à l'exécutif.
quoi qu'il en soit ça fait du bien de vouloir de nouvelles têtes chez les libéraux français.
Le fait que la loi n'est que mollement appliquée ne suffit pas a rassurer, en effet rien ne garantit qu'a l'occasion d'un changement politique elle devienne un instrument d'oppression, les exemples ne manquent pas de loi votées par la gauche et détournées par la droite a commencer par celle qui a établit la détention administrative pour ceux qu'on soupçonnait de faire partie de la 5e colonne et qui a servi a interner les républicains espagnols.
J'imite Lila et reproduis le commentaire que j'avais laissé sur lexpress.fr en réaction à l'article "Leçon de savoir-vivre de Morano aux jeunes musulmans".
J'avais reçu ce message d'Eric Mettout, rédacteur en chef de lexpress.fr :
Bonjour,
Votre message a été modéré.
Merci de ne faire ni propagande, ni prosélytisme sur notre site.
Bien à vous,
Pour plus d'informations sur notre politique de modération, vous pouvez lire notre charte des commentaires.
Eric Mettout
Rédacteur en chef
LEXPRESS.fr
01 75 55 14 66
emettout@lexpress.fr
Voici mon commentaire qui avait donc été "modéré", c'est à dire censuré :
Je me prénomme Mehdi mais je ne suis pas musulman ; parce que je préfère être Français parce que j'aime la devise républicaine Liberté Egalité Fraternité.
Or le Coran interdit la Fraternité avec les non musulmans : sourate 5, 51. : "Ô les croyants ! Ne prenez pas pour alliés les Juifs et les Chrétiens ; ils sont alliés les uns des autres. Et celui d'entre vous qui les prend pour alliés, devient un des leurs. Allah ne guide certes pas les gens injustes" ou, autre exemple parmi d'autres, de la sourate :23. "Ô vous qui croyez ! Ne prenez pas pour alliés, vos pères et vos frères s'ils préfèrent la mécréance à la foi. Et quiconque parmi vous les prend pour alliés... ceux-là sont les injustes."
Or le Coran ne permet pas l'Egalité, et s'en réclamer contrevient même à la loi, par incitation à la haine à raison d'une religion ; des très nombreux exemples possibles, de la sourate 9 : 30. "Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah " et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d’Allah ". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse ! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ?"
Imaginez-vous écrire Que Dieu (ou bien le Parti et les camarades) anéantissent les musulmans ?
Or le Coran n'autorise pas la Liberté, en particulier celle de changer de religion ou de ne pas en avoir, par ex de la sourate 9 : 85. "Et que ni leurs biens ni leurs enfants ne t'émerveillent ! Allah ne veut par là, que les châtier ici-bas, et qu'ils rendent péniblement l'âme en mécréants."
D'ailleurs monsieur Sarkozy, ministre de l’Intérieur de J Chirac, avait entériné la demande des Frères Musulmans que soit retiré des statuts du CFCM l’article stipulant que « tout citoyen français a le droit d’avoir ou de ne pas avoir de religion». Autant dire que je tiens sa proposition de débat sur l’identité nationale pour de la tartufferie : il y a bien plus grave que les casquettes à l'envers, le verlan et les marseillaises sifflées.
A propos de tartufferie : Eric Mettout a précisé dans un second mail :
"Bonjour,
Je suis bien Eric Mettout, je suis bien rédacteur en chef de LEXPRESS.fr et je vous confirme que vous ne diffuserez pas sur le site dont j'ai la charge les propos discriminatoires et islamophobe dont vous êtes l'auteur.
Bien à vous,
Eric Mettout
01 75 55 14 66
http://www.lexpress.fr
http://blogs.lexpress.fr/nouvellefo..."
La simple mise en exergue de certains versets du Coran se trouve ici qualifiée de "propos discriminatoires et islamophobe" (sans s, sic)
Mehdi, Votre exemple est éloquent, parce que vécu.Toutefois il n'a rien à voir avec les lois en cause, car celles-ci, comme vous le soulignez très justement, ne sont certainement pas applicables à vos propos ! Tartufferie est donc bien le mot qui convient dans le cas de M. METTOUT. On dira peut-être que ce sont ces lois qui ont favorisé la généralisation de ce type de tabous... c'est possible !
Il me semble que Drieu a une compréhension un peu trop unilatérale... Son article est pleins d'imprécisions, d'ambiguités, d'imperfections.
@ Jean,
peut-être pourriez-vous nous en dire davantage, et de manière plus précise, sur ce que vous lui reprochez.
Cher Mehdi,
Il m'est arrivé également la même chose sur le site de l'express. J'avais laissé un message sur l'agression de Sarkozy qui me paraissait révélatrice d'une exaspération sociale. Je m'étais faite traiter de "déséquilibrée" par un sarkozyste zélé qui pleurnichait dès que son maître était un tant soit peu critiqué. J'ai eu le malheur de répondre en lui soulignant qu'il ne ratait pas une occaze de "lui cirer les pompes ": Eric Mettout a estimé ce message insultant, et l'a donc censuré. Traiter quelqu'un, qui ne s'émeut pas spécialement de l'"agression" de Sarkozy, de "déséquilibré", lui semble donc sûrement aller de soi; les traiter de fayots en retour est intolérable. "Engagé, mais non partisan" leur canard: ils ont tout de même le sens de l'humour...
1/ DG se place dans la webosphere et PN dans l'hexagone deux points de vue deux perspectives.
2/ plus le temps passe plus la connectivité et l'abaissement du cout de cette dernière va menacer le monople d'information de l'état et relativiser les lois "nationales" qui apparaitront ridicules et inopérantes au regard du débat public qui deviendra, devient un débat mondial et ceci est particulièrement évident par exemple en sciences ou en médecine.
3/ j'ai une question pour DG, si la régression intellectuelle observable n'est pas due aux lois mémorielles ou autres textes législatifs ce que je suis enclin à penser à quoi est elle due? Quelles sont les causes de l'antirationalité, du penser prérationnel ou arationnel que nous constatons? Pourquoi une régression aussi rapide ?
@ the gap : je ne suis pas convaincu de la réalité de cette régression intellectuelle qui vous paraît évidente. Des bonnes manières, de l'orthographe et autres choses auxquelles vous et moi accordons, peut-être, de l'importance, sans aucun doute. Mais la régression est-elle intellectuelle ? Peut-être suis-je trop jeune (j'ai 38 ans) pour comparer avec les époques précédentes, mais la massification de l'enseignement universitaire, par exemple, ne me semble pas corroborer votre jugement. Vous me répondrez que l'université française est une merveilleuse machine à créer des chômeurs, des gauchistes et ce qu'on voudra, mais cette génération ne me paraît pas en régression intellectuelle sur les précédentes. En progression non plus, du reste.