L'Académie des sciences crucifie les idéologues du climat
Par Drieu Godefridi le vendredi 29 octobre 2010, 19:10 - Article - Lien permanent
C’est d’un rapport remarquablement équilibré que vient de nous gratifier l’Académie des sciences dans ses conclusions sur l’actualité récente du réchauffement climatique causé principalement par l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, cette augmentation étant « incontestablement due à l’activité humaine » (« Le changement climatique », publié le 28 octobre) .
Reconnaissons d’emblée à l’Académie le mérite insigne de faire ainsi émerger de l’océan verbeux des controverses médiatiques quelques ilôts de certitudes scientifiques raisonnables, nettoyant le débat des gribouillages approximatifs de Claude Allègre, comme de ses contempteurs journalistes qui s’essaient au débat scientifique « dur » - L’imposteur, c’est lui ! - en se figurant que leur passion idéologique vaut bien une licence en physique.
Le travail de l’Académie est courageux et d’autant plus estimable que ses auteurs se savent exposés à un feu médiatique dont ils ne maîtrisent que très imparfaitement la technique.
Pour autant, l’Académie valide-t-elle les thèses du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ?
Le prétendre oblige à faire un sort révolutionnaire à la vérité. Parmi les quelques masochistes - dont l’auteur de ces lignes - qui peuvent légitimement prétendre avoir lu intégralement les quatre rapports du GIEC, l’unanimité est parfaite sur le changement, dans le ton et dans la manière, entre les deux premiers, et les deux derniers rapports de l’organisation. De modestes, prudentes et modérées, les constatations et préconisations de l’hybride de science et de politique basé, à Genève, dans les bureaux de l’Organisation mondiale de la météorologie, se sont faites de plus en plus catégoriques, omniscientes et péremptoires, jusqu’à prétendre à la fusion ultime des sciences humaines et exactes (Résumé technique du Groupe de travail II, troisième rapport du GIEC, p. 29).
De cet activisme aussi dérisoire qu’insolite du GIEC, déjà dénoncé par le Conseil interacadémique mondial dans son rapport du 30 août dernier (Climate Change Assessments. Review of the Processes and Procedures of the IPCC), l’Académie lui fait rendre gorge, renouant ainsi avec les plus belles pages de sa propre histoire lorsque, confrontée aux menées des révolutionnaires qui exigeaient de s’annexer la science (Fourcroy), elle sut en maintenir les prérogatives.
Car si l’Académie rappelle opportunément que la science climatique est trop avancée pour justifier la posture faussement cartésienne de doute hyperbolique - « Rien n’est sûr ! » - des sceptiques radicaux, elle n’a de cesse, par ailleurs, de mettre en lumière les nombreuses zones d’ombre et d’incertitude qui interdisent à cette vibrionnante discipline de se livrer crédiblement à des prédictions à l’échelle du siècle (p.8).
Ainsi l’Académie souligne-t-elle que
« plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003 ».
Depuis 2003, les données disponibles ont, en effet, fâcheusement tendance à s’écarter des prévisions modélisées.
Plus fondamentalement, note l’Académie, la connaissance des effets des émissions de CO2 reste encore incertaine, et
« des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l'évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l'évolution de la biosphère et la dynamique du cycle carbone. »
En effet, «l'analyse de l'évolution du climat impose de disposer d'observations globales (...) sur de longues périodes », or « c'est seulement depuis le milieu des années 1970 que les programmes d'observations par satellites (...) permettent d'obtenir des ensembles de données climatiques échantillonnées régulièrement dans l'espace et dans le temps. »
La validité des projections pour les décennies à venir et leurs incertitudes sont une question centrale, poursuit l’Académie :
« la comparaison des résultats de ces projections fournit une indication sur les incertitudes dues aux différences de modélisation de certains mécanismes. De plus, les mécanismes non encore identifiés ne sont naturellement pas inclus dans les modèles. »
En outre,
« les éventuels comportement fortement instables ou chaotiques du système atmosphère-océan-cryosphère-surfaces continentales sont un autre facteur important d'incertitude. La nature des comportements chaotiques ou de bifurcations entre états bien distincts du système climatique demeure ouverte et fait l'objet d'un intense effort de recherche (...) ».
La science n’est "settled" que pour les Diafoirus de la presse française qui ne se sont pas avisés que le journalisme scientifique de combat est un oxymore.
Remarquons que l’Académie des sciences réussit le tour de force de ne pas mentionner, ni a fortiori citer, ne serait-ce qu’une seule fois, dans ce rapport sur le climat, l’expertise frelatée du Groupe d’experts sur le climat ! Il n’était, sans doute, pas de plus belle manière de rendre hommage à la science politique du GIEC.
Pour conclure, suggérons de mettre sans tarder le GIEC sous la tutelle de cette Académie qui, quant à elle, fait honneur à la Science, et à la France.

Essayiste, auteur récemment de LE GIEC EST MORT, vive la science ! (Texquis, 2010)
En complément, voir et écouter l'excellente interview en vidéo de Vincent Courtillot diffusée par France culture dans son émission Science publique du 29 octobre.
Commentaires
Il ne faudrait pas que l'Académie des Sciences ait par la même occasion "crucifié" Drieu Godefridi et son joli sourire ce serait dommage ;o) Vincent Benard et l'Institut Turgot, entre autres...! :
Je cite Vincent Bénard : "L’approche originale de Drieu Godefridi, en évitant volontairement les aspérités scientifiques et le côté "fait divers" des différents "GIEC-gates" (largement réfutés depuis, à moins que Drieu Godefridi ou l'institut Turgot n'y trouvent à redire !), qui ont émaillé la fin de l’année 2009 et le début de l’année suivante, permet de mieux comprendre les mécanismes de ce formidable détournement de science qu’a été la promotion du "mythe du réchauffement climatique anthropogénique par le GIEC".
http://www.agoravox.fr/actualites/t...
Vincent Bénard est depuis mai 2008 président de l’institut Hayek (Bruxelles) et depuis 2005 collaborateur de l’institut Turgot (Paris), think tanks dédiés à la diffusion de la pensée humaniste libérale en langue Française.
En France, de petits think tanks libéraux comme l'Institut Turgot, l'Institut économique Molinari, ou l'Institut Hayek, basé à Bruxelles, bien plus modestes que leurs aînés d'outre-Atlantique, sont depuis peu très actifs dans la propagation du déni de changement climatique anthropique. En particulier, Vincent Bénard, analyste à l'Institut Turgot et directeur de l'Institut Hayek, a mis une remarquable énergie à relayer sur le Net, en langue française, les arguments par ailleurs diffusés outre-Atlantique par la machine à nier.
Dans un ouvrage paru en mai 2010, "Merchants of doubt" Naomi Oreskes, professeur d'histoire des sciences de la terre à l'Université de San Diego et Erik Conway, historien à la Nasa, décrivent le rôle des think tanks dans la diffusion du climato-septicisme. «La négation du réchauffement climatique s'inscrit dans une longue tradition de lobbying, lié à des positions idéologiques et non scientifiques», souligne Naomi Oreskes.
"Dans la famille climatosceptique, on trouve des scientifiques conservateurs, familiers des lobbys industriels, d'autres qui critiquent le Giec parce qu'ils n'y retrouvent pas leurs conceptions du réchauffement climatique, d'autres encore qui voient dans la controverse un moyen de rester en scène..."
Les « semeurs de doutes » ne sont pas sceptiques. Ils ne basent pas leurs conclusions sur le poids des preuves scientifiques, au contraire.
Leur tactique est la création d’un village Potemkine autour de la science : un travail qui ressemble à de la science mais qui n’en est pas. Et l’utilisation des médias bien sûr. Comment les « marchants de doutes » ont réussi à avoir une telle influence ?
Ils sont à la fois très bien financés et bien organisés. Ils travaillent par le biais de think-tanks qui apparaissent à première vue indépendants et objectifs, comme le George Marshall Institute et le Cato Institute...
Pourtant les conclusions du rapport de l'Académie des Sciences confirment bien celles du Giec, le réchauffement d'origine principalement anthropique :
• Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003.
• Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère.
• L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine.
• Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d’acidification qu’elle provoque.
• Cette augmentation entraîne des rétroactions du système climatique global, dont la complexité implique le recours aux modèles et aux tests permettant de
les valider.
• Les mécanismes pouvant jouer un rôle dans la transmission et l’amplification du forçage solaire et, en particulier, de l’activité solaire ne sont pas encore bien compris. L’activité solaire, qui a légèrement décru en moyenne depuis 1975, ne peut être dominante dans le réchauffement observé sur cette période.
• Des incertitudes importantes demeurent sur la modélisation des nuages, l’évolution des glaces marines et des calottes polaires, le couplage océan-atmosphère, l’évolution de la biosphère et la dynamique du cycle du carbone.
• Les projections de l’évolution climatique sur 30 à 50 ans sont peu affectées par les incertitudes sur la modélisation des processus à évolution lente. Ces
projections sont particulièrement utiles pour répondre aux préoccupations
sociétales actuelles, aggravées par l’accroissement prévisible des populations.
• L’évolution du climat ne peut être analysée que par de longues séries de
données, à grande échelle, homogènes et continues. Les grands programmes
d’observations internationaux, terrestres et spatiaux, doivent être maintenus et
développés, et leurs résultats mis à la libre disposition de la communauté
scientifique internationale.
• Le caractère interdisciplinaire des problèmes rencontrés impose d’impliquer
davantage encore les diverses communautés scientifiques pour poursuivre les
avancées déjà réalisées dans le domaine de la climatologie et pour ouvrir de
nouvelles pistes aux recherches futures
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/...
Le plus étonnant est ce qu'il n'y a pas dans ce rapport.
D'abord comme dit ci-dessus, le mot GIEC qui n'apparaît jamais, me semble hautement significatif de la distance que prend l'Académie avec cette "pseudo-science" et le "consensus" du GIEC.
Jamais n'est mentionné le "réchauffement médiéval" alors que le rapport parle du "petit âge glaciaire" (trois fois) et du "minimum de Maunder" On se rappelle que le premier rapport du GIEC montrait dans la courbe des températures anciennes une température du moyen-age bien supérieure à ce qu'il en est aujourd'hui. Cette courbe a disparu des éditions suivantes du GIEC et fut remplacée par la courbe Michael Mann en "crosse de hockey".
Hors, justement, dans le listing des méthodes pour étudier le climat passé du rapport académique, page 6, ne figure pas la dendrologie. Cette étude qui met en relation directe la largeur de croissance (ou la densité) des cercles d'une tranche d'arbre avec la température du passé est pourtant la base de la fameuse "courbe en crosse de hockey" de Michael Mann. Cette courbe a servi à faire peur au monde entier. C'est à cause d'elle qu'il y eut les accords de Kyoto et elle (ou ses semblables) est la base des derniers rapports du GIEC.
La "robustesse" de cette dendrologie vient d'être réduite à zéro par le Dr McIntyre comme le démontre le livre d'Andrew Montford sur 450 pages.
Alors que sont spécifiquement mentionnés l'étude des bulles d'air des glaces, les indicateurs géologiques (qui ne comprennent pas la dendrologie d'après Wikipedia), les études isotopiques, les fossiles, etc., comment croire à un simple oubli de la dendrologie vu l'importance de cette "science" dans toutes les études du GIEC.
Serait-ce un autre désaveu de ce que contient le rapport du GIEC ? Serait-ce la mise au rancard des courbes de Mann et leur cortège de décisions politiques ?
A.W. Montford termine son livre remarquable "the hockey stick illusion" en disant que ces courbes sont désormais dans les choux, (en anglais : lies in tatters, dans les patates, page 401).
Cher Clean,
Ne vous en prenez pas à Bénard, qui n'est coupable que d'une recension de mon ouvrage, mais directement à l'auteur, c'est-à-dire moi et commencez, peut-être, par vous présenter, ce qui sera à la fois plus urbain et moins pétochard.
Sur le fond, mon garçon (vu que vous avez choisi l'anonymat, je supposerai, comme me le commande la teneur de votre gentil devoir, que vous avez une douzaine d'années), il faut cerner votre sujet :
Les rapports du GIEC - ne prenons que le dernier - se composent de 3000 pages divisées en trois parties : synthèse de la science, évaluation des impacts négatifs pour l'homme, recommandations normatives aux gouvernements (taxer, interdire, contraindre, obliger, éduquer, punir, imposer, etc.).
L'Académie des sciences n'ayant été saisie que de la partie proprement scientifique du débat (les 1000 premières pages), il ne vous échappe pas que prétendre que l'Académie "réaffirme clairement les grandes conclusions du Giec", qu'elle est "derrière le GIEC", qu'elle "enfonce le clou du GIEC", qu'elle "endosse largement le consensus exprimé par le GIEC" (l'ineffable Foucart du Monde), comme on ne le cesse de le lire depuis 48 heures, est une IMPOSSIBILITE LOGIQUE, donc un mensonge grossier.
Si les deux autres parties du rapport du GIEC suivaient nécessairement la première, l'argument serait de faible portée. Toutefois il existe entre la première partie et les deux suivantes, comme le sentent confusément même les plus analphabètes des prêtres du GIEC, un abime qui a pour nom JUGEMENT DE VALEUR; c'est que pour évaluer la NEGATIVITE des impacts, et formuler des NORMES, il faut se fonder sur une kyrielle de jugements de valeur (Kelsen). De ces deux tiers du travail du GIEC, l'Académie ne dit donc rien du tout.
Quant au débat scientifique proprement dit, le rapport de l'A. "fait beaucoup de places (sic) aux arguments avancés par les climato-sceptiques". Ce n'est pas moi qui l'écrit, c'est Jean JOUZEL, membre de l'A. et surtout expert au GIEC. Perverse façon d'endosser le GIEC que de ne jamais le citer tout en faisant un large écho aux arguments des climato-sceptiques, vous en conviendrez.
Ce que fait en réalité, et remarquablement, l'A., c'est identifier, dans le débat climatique, de petits horizons de certitudes scientifiques raisonnables, et de vastes contrées qui restent à explorer - et qui seront effectivement explorées - par les scientifiques dans les prochaines décennies. C'est que le débat scientifique répond à des rythmes et de impératifs qui sont étrangers aux pulsions idéologiques de la Propaganda Staffel du GIEC - Kempf, Huet, Foucart, ... - auxquels la célébration religieuse de l'hybride onusien semble tenir lieu de raison de vivre.
Bien à vous,
Drieu
NB Boss, merci pour vos très utiles précisions !
J'ai dû mal à comprendre comment un "institut" où l'on peut lire des articles sérieux tombe à un niveau aussi bas.
Les 4 premières conclusions du rapport de l'académie des sciences sont très simples, très claires et viennent en gros confirmer le message du GIEC, et réfuter le message de climato-sceptique type Alègre : "1) Plusieurs indicateurs indépendants montrent une augmentation du réchauffement climatique de 1975 à 2003 2) Cette augmentation est principalement due à l’augmentation de la concentration du CO2 dans l’atmosphère 3) L’augmentation de CO2 et, à un moindre degré, des autres gaz à effet de serre, est incontestablement due à l’activité humaine. 4) Elle constitue une menace pour le climat et, de surcroît, pour les océans en raison du processus d’acidification qu’elle provoque."
Je suis scandalisé par le texte de Mr Drieu Godefridi, qui se contente de citer la première conclusion, de passer sous silence les trois suivantes, pour sauter à la septième qui pointe simplement les incertitudes sur les mécanismes de rétroaction (pour mettre en avant la nécessité de poursuivre les travaux scientifiques), Mr Godefridi en profiter pour contredire les conclusions n'2 et n'3 et l'académie des sciences, et nous expliquer avec une fausse candeur que "Plus fondamentalement, note l’Académie, la connaissance des effets des émissions de CO2 reste encore incertaine" !
C'est de la pure manipulation, on voit à ce stade que plus la manipulation est grossière, plus elle a de chance de passer ! J'allais de temps en temps sur le site de cet institut, quelques amis économistes y posent de temps en temps des articles, je suis atterré, n'y reviendrai sans doute plus, et leur toucherai un mot pour leur déconseiller à l'avenir de contribuer à ce site, même si il ne s'agit pas d'y parler de climat mais de politique macroéconomique.
Cher économiste de passage,
La première phrase de mon "papier" a dû vous échapper : "C’est d’un rapport remarquablement équilibré que vient de nous gratifier l’Académie des sciences dans ses conclusions sur l’actualité récente du réchauffement climatique causé principalement par l’augmentation de la concentration de CO2 dans l’atmosphère, cette augmentation étant « incontestablement due à l’activité humaine »"
Soit très littéralement les TROIS PREMIERES conclusions du rapport, que vous m'accusez d'avoir escamotées.
J'en conclus que soit vous êtes un âne, soit vous lisez beaucoup trop vite, soit vous êtes M. Clean (avec lequel vous partagez, à tout le moins, la confortable lâcheté de l'anonymat).
Cordialement,
Drieu
Cher Mr Drieu, votre réponse me conforte dans ma position. Vous me faites penser à ces négationnistes qui attaquent certaines vérités, les chambres à gaz ou les attentats de 11 septembre, en prenant garde à ne formuler aucune contre vérité flagrante, simplement en semant le doute. Votre article, qui se contente de s'émerveiller de la phrase "la connaissance des effets des émissions de CO2 reste encore incertaine", est un beau leurre, comme si la question de l'incertitude était en dehors des rapports comme ceux du GIEC, ou du rapport Stern ! Et pitié avec vos reproches à propos de l'anonymat ! quand on voit le nombre d'insultes que vous déroulez dans vos tribunes, on n'a vraiment pas envie de se rouler dans la fange en venant à découvert sur vos blogs !
Cher ami,
Heureusement que vous n'êtes que de passage, puisqu'après la manipulation, me voilà déjà négationniste !
Le négationnisme est un délit, accuser quelqu'un d'en commettre un, c'est de la diffamation et c'est un juriste qui vous l'assure. Je devrais donc profiter de l'occasion pour porter plainte contre vous ce qui, accessoirement, nous permettrait de faire connaissance.
A moins cependant que vous ne parveniez à réveiller votre virilité; j'anime, le 20 novembre prochain, un séminaire à Paris sur ce thème du GIEC qui nous paraît cher à tous les deux. Je vous y invite.
Bien à vous,
Drieu
NB Il y a un (autre ?) économiste, "de l'environnement", virtuose de l'accusation de négationnisme dans le débat climatique :
http://www.fahayek.org/index.php?op...
Je ne serai pas à Paris ce 20 novembre, mais qui sait, mon agenda aura peut être changé d'ici là !
En attendant, pouvez vous indiquer à vos amis de l'institut Hayek, dont je découvre l'existence par votre entremise, qu'une erreur s'est glissée sur leur site : sous l'onglet "publications académiques", on ne trouve essentiellement que de simples tribunes proche de ce que l'on lit dans tout bon quotidien, mais non des publications académiques, reflétant un véritable travail de recherche, évaluées par des paires (mais est-ce vraiment une erreur ?).
Cordialement
Franchement, il n'y a pas besoin d'être un grand savant pour voir et reconnaître que nous ne savons pas grand chose sur la formation du climat. Nous ne connaissons pas tous les facteurs l'influencant et encore moins leur poids respectif. Il suffit d'un peu de logique pour douter des conclusions de certains. Comment peut-on prétendre prévoir le climat à 50 ans alors que nous ne savons même pas donner la météo à 3 jours! et la théorie du chaos, vous connaissez? Malheureusement, le débat actuel dépasse le cadre stricto sensu de la science et se situe au niveau de la foi et de la politique. Pour ma part, sans être spécialiste de la question, je suis climato-sceptique pour plusieurs raisons de logique non tranchées comme celui que je viens d'évoquer plus haut. J'attends la preuve scientifiquement irréfutable, et non simplement des signes, que d'une part le climat se réchauffe durablement (je dis bien "durablement") et, d'autre part, que la raison principale (je dis bien "principale") en est l'activité humaine. Sur l'accusation de négationisme : les attaques ad hominem ne feront pas avancer le débat. Elles ne servent qu'à décrédibiliser celui qui avance des arguments contraires. S'interroger, et tirer des conclusions contraires, c'est éventuellement se tromper, mais ce n'est pas être négationiste.
Je me souviens du patient d'un de mes confrères qui de la même manière attendait des preuves "irréfutables" que le tabac était un facteur principal de cancer malgré tous les éléments probants qu'on lui apportait et sur lesquels il ne voulait pas vraiment se pencher. Il pensait que çà n'arrivait qu'aux autres, que c'était faux et que les médecins ou son entourage étaient trop alarmistes. Le jour où il a eu les preuves formelles il s'est mis à pleurer effondré et à supplier "faites quelque chose pour moi", c'était trop tard il est décédé de façon très pénible et douloureuse. A une autre échelle qu'un patient et de façon assez similaire, le changement climatique est un très vieux sujet qui date de bien avant le Giec, dont on peut s'informer des conclusions si on a des doutes auprès des sources officielles qui sont des centres de recherches et des scientifiques exemplaires, la plupart remarquables et j'en connais personnellement, je n'ai vraiment rien à leur reprocher et je ne vois pas, si c'était le cas, ce qui m'en empêcherait. On rejette autour de 33 milliards de tonnes de CO2 parmi d'autres Ges par an, une part importante n'est pas absorbée, on déforeste l'équivalent de la surface de l'Autriche chaque année, on constate de multiples changements, les climato-sceptiques ont largement varié au fil du temps et sont toujours divisés dans leurs explications qu'ils n'ont toujours pas. On voit à présent des officines et réseaux aux objectifs les plus douteux, en particulier politiques et financiers, s'emparer du sujet à travers le monde, surtout dans les pays producteurs ou pollueurs ou à qui l'on demande des efforts, y compris des retraités non qualifiés qui martèlent des hypothèses personnelles au travers de réseaux de blogs, ou d'autres à travers des réseaux d'écoles à l'image d'évangélistes qui refont la science selon leurs désirs personnels ou de rebouteux qui s'improviseraient spécialistes. Les climato-sceptiques ne sont pas interdits de parler puisque l'on n'entend qu'eux mais on reste sur sa faim lorsqu'on compare leurs arguments et ceux développés par les scientifiques des multiples disciplines à l'origine des synthèses du Giec. Le problème c'est que les climato-sceptiques oeuvrent activement à faire capoter des sommets comme ceux de Copenhague, Cancun et autres, pour des intérêts politiques et financiers de court terme. S'ils se trompent c'est doublement grave. Si les scientifiques à l'origine des synthèses du Giec se trompent, on aura fait l'économie de ressources fossiles finies, amélioré l'efficacité énergétique, développé des énergies renouvelables, amélioré le cadre, la qualité de vie et santé, évité des tensions ou conflits énergétiques, des pollutions d'océans, de forêts originelles, de biodiversité, de sites remarquables etc. Alors pourquoi tant de battage des climato-sceptiques...
@ pneumologue
Condoléances, Docteur, pour votre malheureux patient tabagiste, mais je ne vois pas le rapport avec le sujet de l'article.
Je comprends que vous ne faites confiance qu'aux scientifiques qui sont dans la ligne du GIEC, et que vous rejetez les propositions des nombreux autres hommes et femmes de science qui ont des thèses différentes à proposer, mais ce n'est toujours pas le sujet du présent article.
Vous stigmatisez les climato-sceptiques que vous dites vouloir saboter Copenhague et Cancùn. Soyons sérieux, Docteur, si ces conférences échouent les unes après les autres, c'est la conséquence de politiques inconciliables entre blocs géopolitiques qui s'opposent, ce dont l'article traite.
Vous déplorez que des "officines" et des réseaux que vous qualifiez de plus que douteux traitent du sujet. Pour vous, donc, seuls les partisans de l'orthodoxie ont droit à la parole, les autres n'étant que des charlatans.
La conclusion est admirable: si les scientifiques du GIEC se trompent, on aura économisé de l'énergie, amélioré l'habitat, développé des énergies nouvelles etc... Bref, que le GIEC ait raison ou tort, il a quand même raison !
Une question, avez-vous une idée du coût économique et social des politiques que vous défendez ?
Je modifie deux lignes de mon commentaire précédent. En effet, je l'ai écrit en pensant que nous étions dans les commentaires de mon précédent article sur Cancùn, et non sur celui de Drieu Godefridi.
L'article de Drieu traite bien des propositions respectives des scientifiques pro-GIEC et des sceptiques.
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