Réchauffement : le graphique que le GIEC nous cache
Par Dominique Garrigues le dimanche 1 août 2010, 18:23 - Article - Lien permanent
Les températures moyennes mondiales ont atteint un pic en 1998 et depuis lors, elles se sont stabilisées en tendance : il n’y a plus de réchauffement !...
Il est vrai que les températures fluctuent chaque année et que, pour juger d’un réchauffe-ment, il faut tabler sur des évolutions longues : autour d’une tendance, il peut se produire des fluctuations dans le sens inverse du mouvement général. Mais onze années d’affilée sans hausse, cela commence à faire beaucoup.
Cela nous rappelle la période entre 1942 et 1979, où les températures moyennes mondiales avaient baissé, malgré de grosses émissions de CO2 durant cette longue étape 37 ans. Les spécialistes du GIEC avaient tenté de trouver des explications à cette baisse, mais aucune ne paraissait bien convaincante. Serions-nous au début d’une période semblable – de longue baisse au sein d’une tendance haussière ? Pour en juger, il sera intéressant de suivre les résultats des mesures de températures dans les années qui viennent. Si cet arrêt du réchauffement se confirmait, quelques sérieuses re-mises en cause seraient à envisager. Rendez-vous en mars 2011 !
Bizarrement, les organismes officiels qui s’occupent du climat (le Met Office, le GIEC…) ne s’expriment pas avec une grande clarté sur cette question. Au lieu de nous montrer ce gra-phique de l’évolution annuelle des températures mondiales, ils préfèrent produire une courbe où les années sont classées par ordre de températures moyennes décroissantes, les plus chaudes en premier ; et de souligner que les années les plus chaudes depuis toujours sont celles de la période 1980-2008, dessinées en rouge pour qu’on les voie bien.
C’est exact, et ça permet de ne pas trop parler de l’actuelle décennie d’arrêt du réchauffement…
Soyons juste, ils nous montrent aussi le diagramme des évolutions annuelles, qui illustre ef-fectivement les tendances annuelles : mais ils le font remonter à 1850, et il faut regarder de bien près pour discerner le plafonnement actuel sur le petit espace des 10 dernières années, tout à droite du graphique. Après quoi, nous recevons des analyses régionales sur planis-phères, où il est quasi impossible au non-spécialiste de suivre quoi que ce soit.
Tout se passe comme si ces hautes autorités ne voulaient pas trop montrer ce plateau dé-cennal. Ces petites astuces de présentation font croire au lecteur pressé que la situation continue de se dégrader, et la terre de se réchauffer… Le GIEC n’a pourtant aucun intérêt personnel dans cette affaire, que nous sachions ? Il faut un plus peu de clarté dans tout cela ! Montrons simplement les variations annuelles depuis 1981 (à partir des données du GIEC – c’est nous qui avons ajouté les lignes de ten-dances) . Le résultat est donné par le graphique qui ouvre cet article.
Le serpent des températures zigzagait dans un tuyau depuis trente ans : le tout à la hausse, sans conteste. Toutefois, si on regarde à partir du pic de 1998, il y a bien eu stabilisation en moyenne, à tel point que le serpent est venu effleurer le plancher du tuyau en 2008 : si cette baisse avait continué, ce plancher aurait été enfoncé, menant à une remise en cause fon-damentale de la tendance trentenaire.
Ouf ! L’année 2009 a montré une petite inflexion vers le haut, d’une amplitude trop faible tou-tefois pour modifier le trend quasi horizontal observé depuis 1998 (a-t-on noté l’étonnant si-lence médiatique qui a accueilli ce chiffre de 2009, publié par l’Organisation Météorologique Mondiale en mars dernier ?). Mais si 2010 redescend à +0,35 (après ce rude hiver euro-péen…) nous retoucherons la limite basse en trait tireté… Donc stabilisation des températures depuis 11 ans !… Ne faudrait-il pas freiner légèrement les actions coûteuses déployées mondialement contre le réchauffement, en attendant de mieux voir où nous allons ? Ce serait peut-être la sagesse, même s’il paraît utile de se pré-parer à la raréfaction des ressources énergétiques fossiles – en rappelant tout de même que le prix du pétrole n’est pas plus haut aujourd’hui qu’en 1978, en monnaie constante : il y a un tiers de siècle… Nous avons besoin d’une gouvernance mondiale qui évalue les options possibles dans le calme et la sérénité et qui nous présente les actions qui ne coûtent rien, puis celles un peu plus difficiles et enfin les plus sévères. Les citoyens du monde sauront faire le bon choix.
Dominique Garrigues est président de l'Institut européen pour la gestion raisonnée de l'environnement.
Commentaires
Je considère que le diagramme présenté déconsidère la position scientifique sur le sujet et est digne de la "crosse de hockey" des "réchauffistes".
Tout cela est absolument normal!!!! Le réchauffement planétaire implique un refroidissement en premier lieu. L'effet de serre implique la fonte des glaces. Si vous en doutez, allez donc en Antarctique et vous le constaterez, mais même pas besoin d'aller aussi loin, les glaciers alpins fondent eux aussi à vue d'oeil! Cette masse de glace qui fond se répand dans les océans qui du même coup se refroidissent. En outre la masse d'eau à chauffer augmente d'où un refroidissement à prévoir. En physique on appelle cela un isotherme de température. Dans un système fermé, pour une pression donnée, les changement de phase (glace-eau, eau-vapeur) se font toujours à température constante tant que les deux phases sont en présence. Par exemple de l'eau qui bout dans une casserole (transformation eau liquide-vapeur) se fait à 100°C sous une atmosphère. Idem pour vos glaçons dans votre verre d'eau en été. Le glaçon fond peu à peu au fur et à mesure que l'eau se réchauffe mais la température de l'eau reste de 0°C tout au long du processus même si vous rajoutez des glaçons qui sortent à -18°C du congélateur!
Cela se passe exactement de la même manière pour la planète que pour votre verre d'eau. Pour le moment c'est comme si l'on avait de l'eau tiède et que l'on rajoutait des glaçons dedans....la température s'abaisse ou se maintient malgré l'absorption de chaleur dans le système. Une fois que la glace aura complètement fondu alors commencera la montée moyenne de la température.
Il faut également mettre en évidence que les chiffres avancés sont calculés à la surface de la Terre et donne la température de l'air. Ce qu'il faut considérer c'est avant tout la température des océans qui déterminent la température de l'air par transfères de chaleurs et par leur niveau d'évaporation. Si l'on prend en compte cette température, il faut là encore ne pas la mesurer en surface. Il s'agit de faire une moyenne de température sur tous les océans du mondes et sur toute leurs profondeurs... L'eau froide provenant de la fonte de la glace est plus dense que l'eau chaude et coule par conséquent dans les fonds marins qui ne sont pas étudiés. Il est très probable que ces eaux froides vont finir par se mélanger à l'eau chaude et par abaisser la température des océans, donc celle de l'air en fin de compte. On va inévitablement vers un refroidissement de la planète avant de connaître un fulgurant réchauffement.
Nous avons tous bien intérêt à prendre tout cela au sérieux si nous voulons laisser un avenir à nos enfants, à bon entendeur...
La NASA, que l'on ne peut sérieusement soupconner de promouvoir aveuglément les thèses écologistes et régréssionnistes, a récemment indiqué que toutes leurs mesures récentes confirment le réchauffement climatique.
Comment à ce stade peut-on encore en douter sérieusement ? Soyons responsables et prenons cet enjeu au sérieux, y compris s'il s'avérait par la suite que nous ayons fait fausse route. Une attitude contraire serait une prise de risque bien trop importante
Par pitié publié des graphiques à jour. Ce graphique était valide fin 2009.
Sur la page http://fr.wikipedia.org/wiki/Contro...
Vous pouvez y trouver un tableau des températures et l'origine de ces données.
Un exemple de données terrestres : http://hadobs.metoffice.com/hadcrut...
On le vois sur le graphique l'année 2010 pourrait être plus chaud que l'année 1998.
Un exemple de données satellites : http://www.woodfortrees.org/plot/ua...
et oui l'augmentation des température est moins forte sur les données satellites
Il y a 20 000 ans il faisait 6 à 8 °C de moins et les hommes préhistoriques dessinaient des pingouins à Marseille. Il y avait une calotte polaire de 3 km dépeceur en Scandinavie.
Même si l'augmentation de 2 à 6 °C de la température prévue par le GIEC semble exagéré. La perception des dégâts occasionnés à la faune et la flore d'une augmentation de 2 °C est probablement sous estimé par le publique.
Il serait plus intéressent de produire un graphique indiquant les prévisions du GIEC et l'évolution des températures globales, là la différence devient énorme.
Pour allez plus loin sur ce sujet
Nicolas SCAFETTA qui a été cité par Vincent COURTILLOT :
http://scienceandpublicpolicy.org/i...
et Hensik Svensmark également cité par Vincent COURTILLOT http://www.skyfall.fr/?p=487
(Première vidéo critiquant le sujet passée sur une chaine publique française de puis prés de 3 ans)
Tous les scientifiques même les plus critiques sont d'accord pour dire que les gaz à effet de serre vont faire augmenter la température, mais pour certain cette augmentation sera négligeable alors que d'autres pensent qu'elle cela sera catastrophique.
Le pic mondiale de pétrole est probablement pour 2020-2030.
Le pic mondiale de gaz est probablement pour 2050.
Le pic mondiale de charbon est probablement pour après 2100 et n'oublions pas que l'on sait produire du carburant avec du charbon, mais à quel prix?
Si ce graphique se lit comme un graphique financier, on ne pourra confirmer la stagnation que si la courbe de température "rebondit" sur la ligne de support et décline en dessous du précédent plus bas (survenu en 2007). Mais pour l'instant, la stagnation s'inscrit dans une tendance qui reste belle et bien haussière, comme l'indiquent les lignes de tendance en pointillés.
Enfin ça, c'est si on peut comparer climat et finance...