Au cours de cet entretien, Jean-Jacques Rosa commence par développer son interprétation du boom et de la crise (les sept premières minutes).

Après avoir évoqué et comparé les autres explications ( de la 8ème à la 13ème minute), il s'attarde sur le problème des banques (14 à 24), dont il conseille d'ailleurs le découpage en établissements de taille plus modérée.

De 24' à 30', il explique que le retour vers le giron protecteur de l'Etat a toutes chances de ne pas durer : la révolution de l'information n'est pas remise en cause par la crise; elle favorise le développement des marchés, et sonne le glas des très grandes structures hiérarchiques. A terme, il y a donc toutes raisons de rester relativement optimiste pour l'avenir de l'économie libérale.

A partir de 32', il s'attarde sur la sortie de crise qu'il voit plutôt modeste et poussive pour les deux/trois ans qui viennent. Lui non plus ne croit pas au scénario de la 'grande inflation', ni à celui du repliement sur eux-mêmes des grands blocs économiques. En revanche, il est vraisemblable que cette reprise anémique s'accompagnera d'une nouvelle bulle qui nous fera rejouer, d'une manière différente, le scénario 2001-2007.

Les développements suivants (42' à 47') concernent plus directement la politique macroéconomique. Jean-Jacques prend, sur les déficits et la dette, une position différente de celle que l'on trouve généralement sous la plume d'auteurs libéraux (voir l'extrait déjà publié sur mon blog La page Lepage).

Les dernières minutes (49'-52') sont consacrées à l'Europe et à l'euro. Pour Jean-Jacques Rosa "c'est tout de suite qu'il faudrait demander à l'Allemagne de sortir de la zone euro".

Au total, un entretien qui suscitera sans doute bien des surprises, et des réactions, chez les lecteurs habituels de ce blog Turgot - mais qui pose de vraies questions qui méritent d'être amplement discutées.

Vous pouvez également télécharger la bande audio (MP3) de cet entretien

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