Sans doute y a-t-il un nouveau coup de rabot sur les dépenses. Mais l’essentiel porte, comme le 24 août 2011, sur des augmentations d'impôts. L’objectif étant, non pas de réduire le déficit, mais d’essayer de le maintenir à un niveau égal au quart des dépenses du budget de l’Etat.

Dans ces conditions, le débat entre les ministères est assez vain, nos responsables politiques étant davantage à la recherche d’une présentation que de potions miraculeuses, qu’ils savent ne pas avoir.

Car un impôt, une taxe, une cotisation, sera toujours un prélèvement, directement ou indirectement opéré dans les poches des contribuables.

On ergote sur les taux intermédiaires de TVA. mais, contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, la TVA est toujours payé par les consommateurs, les producteurs de valeur ajoutée intermédiaires n’étant que des percepteurs successifs.

On nous bat les oreilles avec la TVA «sociale». Comme si un produit importé avait jamais payé l'impôt. C’est encore le consommateur qui le paye.

On se réjouis souvent de voir payer les entreprises. Mais celles-ci ne sont que des écrans. Tout ce qu’elles payent manque aux salariés, et coûte aux clients ou aux actionnaires.

Mieux vaudrait taxer directement ceux-ci. Le seul inconvénient est qu’ils fuiraient (ceux qui restent)...

Tous les prélèvements sans exception sont anti-économiques, anti croissance et anti-emplois. Le reste n’est que fioritures.

Il est quand même insupportable d’entendre dire qu’il s’agit d’un «plan d’économies». Alors que ce sont encore les contribuables qui vont devoir faire la quasi totalité de ces «économies».

Ce n’est rien d’autres q’un plan d’augmentation des impôts. Qu’aucun contribuable ne peut donc approuver.