Comment survivre au krach économique ?
Par Gilles Dryancour le mardi 9 février 2010, 12:16 - Note de synthèse - Lien permanent
Dans une réponse à un commentaire, Henri Lepage a formulé cette suggestion en forme de programme de recherche :
« Nos sociétés se verront un jour ou l'autre imposer un formidable sacrifice de pouvoir d'achat contre lequel nous ne pourrons rien. Quelle en sera la forme, selon quelle voie ? Quand cela se produira-t-il ? C'est un autre sujet, mais un sujet autrement important auquel nous devrions (vous devriez) accorder beaucoup plus de temps afin de voir quelle stratégie personnellement adopter pour survivre du mieux possible à l'inévitable événement » (1).
Le but de cet article est d’essayer de répondre à ces questions en se souciant du sort des individus.
Dans cette perspective, on s’interrogera sur la probabilité d’un krach économique et sur les moyens d’en limiter individuellement les effets
1. Le pire n’est jamais certain, mais toujours probable
Lorsqu’on résiste à la tentation de faire des prévisions certaines sur les événements futurs, le monde extraordinairement complexe des échanges économiques retrouve une certaine simplicité. Nul n’est alors besoin de modèles statistiques informatiques pour poser des choix dictés par la raison. Ainsi, pour se faire une idée de la probabilité de la survenance d’un krach global, peut-on commencer par une revue des hypothèses en présence sur l’évolution de la crise actuelle. En consultant la presse, générale ou spécialisée, on s’aperçoit rapidement que les analystes proposent trois scénarios auxquels ils donnent les couleurs explicites du noir, du rose ou du gris, selon leurs inclinations (2).
Notre approche se voulant prudentielle, on ne retiendra que les scénarios noir et rose, sachant que la réalité sera sans doute bien plus grise.
1.1L’œil du cyclone
Ces derniers mois, le scénario dominant chez les analystes financiers est celui ‘’de l’œil du cyclone’’. Nous vivrions une période d’embellie boursière avant un nouvel effondrement global du système financier. Ces analystes fondent leurs prévisions sur l’excès de l’endettement des pays développés :
« La crise actuelle n’est pas … une récession entre deux périodes de croissance, comme ce que nous avons connu depuis quatre-vingts ans. La crise actuelle est une crise profonde, aussi grave (voire plus grave) que celle de 1929, et différente. Le recours à l’endettement public pour nationaliser les banques et engager les plans de relance n’a rien résolu, c’est ce que le monde découvrira avec effroi en 2010. (…)Tous les Etats dits riches ont atteint des niveaux d’endettement et de déficit budgétaire dangereux, permis par un maniement risqué de la monnaie fiduciaire. Les Etats ont jugé bon de sauver les banques, en croyant qu’ils allaient sauver l’économie. Qui dit "sauver l’économie" dit "sauver la croissance" ; les dettes se paieront lorsque celle-ci sera retrouvée, pense-t-on. Hélas, avoir transféré la dette du privé vers le public, pour ensuite vouloir que les ménages consomment toujours sans en avoir les moyens, ne résoudra rien (…) Beaucoup fondent leur croyance de reprise sur des évolutions statistiques de court terme. J’attire votre attention sur un point important : le recueil des données et le calcul des statistiques se sont construits dans les périodes fastes. Ils sont inadaptés à la situation actuelle et donnent des indications trompeuses (…) Nous avons également attiré votre attention à maintes reprises dans ces colonnes sur la manipulation des indices des prix à la consommation. Cet indice sert de fondement au calcul de l’inflation et est systématiquement sous-évalué par les organismes publics, qui n’ont aucun intérêt à étaler une quelconque baisse de pouvoir d’achat. Il sera très difficile de savoir qui de l’inflation ou de la déflation l’emportera en 2010, car de mauvaises décisions politiques ont été prises sur la foi de mauvaises méthodes statistiques »(3).
On trouve des analyses, tout aussi sombres, dans une étude de la Société Générale destinée à ses clients privilégiés. Sous le titre de « Worst-case debt scenario – Protecting yourself against economic collapse », cette étude met en relief des données qui ne laissent rien présager de bon (4).
Ainsi, il est observé que l’endettement public des Etats-Unis est particulièrement préoccupant dans la mesure où l’écart entre les rentrées fiscales et les dépenses s’est brusquement accru avec la crise, creusant un déficit annuel de 1600 milliards de dollars depuis 2009. Or, selon ce scénario, il y a peu de chance que cet écart puisse être réduit à court terme et sans douleur.
Sans le dire, cette étude prédit que le pari keynésien de la relance est perdu d’avance. Car, dans les prochaines années, les recettes fiscales augmenteront moins vite que ne se creusera le déficit. Et, les auteurs du rapport de mettre en avant l’exemple du Japon pour lequel on observe une corrélation négative entre le niveau de la dette publique et la croissance du PIB. Cette corrélation devrait aussi se vérifier aux Etats-Unis et en Europe où l’augmentation du chômage et le vieillissement de la population entraîneront mécaniquement une hausse des dépenses publiques.
Fondamentalement, ce n’est pas une grande surprise de constater qu’il existe une corrélation négative entre déficit public et croissance. L’argent emprunté par les Etats est, en effet, détourné de l’investissement productif privé pour soutenir toutes sortes de programmes clientélistes. Ainsi, la France emprunte actuellement plus d’un milliard d’euros par jour pour financer son budget de fonctionnement et le service de la dette (5). Pour leur part, les Etats-Unis empruntent presque 4 milliards de dollars par jour
Dans ce registre, il faut savoir que les Etats-Unis, la Chine, l’Union Européenne et le Japon ont emprunté plus de 1800 milliards de dollars en 2009 pour leurs plans de relance, soit 2,7% du PIB mondial. Observons encore qu’à l’échelle planétaire, la dette publique augmente de 1 million de dollars toutes les 6 secondes (6).
A ces données vertigineuses s’ajoute l’endettement total des nations (cumulant la dette publique, celle des entreprises et des ménages) qui a atteint 375% du PIB aux Etats-Unis. En comparaison, cet endettement était de 250% en 1929.
Plus remarquable encore, l’explosion de la dette entre 2001 et 2007 s’est accompagnée de la volonté des agents d’en transférer la charge à des tiers : les entreprises aux banques, les banques à l’Etat, l’Etat aux contribuables. Le résultat de cette aversion collective au risque a été de transmuter des dettes conditionnelles – soumises au risque de faillite – en des dettes publiques certaines. Ce qui, si l’on réfléchit bien, a rendu impossible l’assainissement de l’économie par la liquidation des créances toxiques.
Tous ces éléments amènent de plus en plus d’analystes à penser que le système financier mondial est construit sur une gigantesque pyramide à la Ponzzi-Maddoff qui risque de s’écrouler à tout instant. Seuls des néo-keynésiens invétérés, comme Joseph Stiglitz peuvent encore déclarer que : « les déficits publics ne sont pas un problème » (7).
Excepté le cas très particulier et provisoire de la Chine, il faut bien avoir conscience que la dette finira par se solder d’une manière ou d’une autre. Soit par l’inflation entraînant la destruction d’une partie de l’épargne liquide et la régression du pouvoir d’achat. Soit par la hausse des impôts et la récession. Sans omettre la déconfiture possible des Etats, la hausse des taux d’intérêts, les dévaluations, les krachs obligataires (8).
A Dubaï, comme ailleurs, il n’y aura pas de miracle (9). Les pendules financières et monétaires seront remises à l’heure des lois économiques.
Malgré ces données alarmantes, il se trouve des personnalités pour croire que l’on a atteint le fond du gouffre et que la reprise a commencé. Mais, comme l’a observé Simone Wapler, ces porteurs de bonnes nouvelles sont souvent des institutionnels ou des hommes de l’Etat.
1.2 Le fond du gouffre ?
Le premier à prédire la reprise économique a été Dominique Strauss Kahn. En avril 2009, le directeur du FMI a déclaré que la reprise se ferait début 2010 basant sa prédiction sur :
« la fin de la baisse des prix de l'immobilier américain qui constituera un signe important. On peut penser qu'on n'est pas trop loin du plancher, d'où notre schéma de reprise au premier semestre 2010» (10).
Si la reprise dépend de la hausse des prix de l’immobilier, alors elle n’est pas au rendez-vous des données conjoncturelles de ce début d’année 2010 :
« Depuis le début de la semaine, les chiffres sur l'immobilier aux Etats-Unis donnent la chair de poule. Jour après jour, une série de statistiques décevantes sur le secteur outre-Atlantique confirme que le marché reste vraiment très fragile, ce qui pourrait bien envenimer les perspectives d'une reprise confortable de la croissance. En terme de transactions, que ce soit dans le neuf ou l'ancien, les chiffres font état de situations préoccupantes, avec des chutes en décembre qui n'ont jamais été atteintes depuis que les indices ont été créés » (11).
Après le directeur du FMI, c’est le président de la FED, Ben Bernanke qui a déclaré, fin septembre, que la récession était « probablement terminée ». Il est vrai qu’à cette date Bernanke venait d’être reconduit par le président Obama et qu’il lui fallait encore passer l’épreuve difficile de sa confirmation par le Congrès des Etats-Unis (12).
Au ‘’crédit’’ de Bernanke, il faut admettre que le PIB des Etats-Unis a augmenté de 2,2% au troisième trimestre et de 5,7% au quatrième, soit un gain de 310 milliards en six mois (13).
Pourtant, aussi bons ces résultats soient-ils, il ne faut pas être grand financier pour constater que le compte n’y est pas. Effectivement, si l’on admet, un instant, l’équation keynésienne selon laquelle : plans de relance = croissance, il faut quand même se demander à quel coût économique. En faisant généreusement grâce des trois trimestres précédents – en décroissance - on s’aperçoit que les 310 milliards de croissance ont été générés par un plan de relance de 780 milliards de dollars, entièrement financé par la dette. Soit un rendement négatif du plan de – 61%. En d’autres termes, on a détruit plus de ressources que l’on en a produit (14).
Les keynésiens objecteront que cette manière de voir n’est pas recevable, car le passif de l’Etat doit être porté à l’actif des emprunteurs. Mais, il s’agit là un d’une formule de rhétorique. Car, le passif de l’Etat est garanti par l’actif des contribuables. De surcroît, le transfert comptable des actifs toxiques des banques vers les contribuables n’a rien résolu :
« Neil Barofsky… citant les éléments qui ont mené à la crise, à savoir la bulle des prix de l'immobilier et les risques démesurés pris par les banques… a estimé "difficile de voir en quoi l'un ou l'autre des problèmes fondamentaux du système a été réglé à ce jour". Il a cité le fait que "les efforts concertés du gouvernement pour soutenir les prix des logements risquent de regonfler cette bulle étant donné la prise de contrôle effective par l'Etat du marché immobilier", rehaussant artificiellement des prix qui s'enfonceraient encore sans lui. "L'Etat a fait plus que soutenir le marché du crédit immobilier. Par de nombreux moyens, il est devenu le marché immobilier", a relevé l'inspecteur. En effet, rappelle-t-il, "l'Etat fédéral et les organismes qu'il soutient garantissent ou émettent désormais presque tous les emprunts nets nouveaux pour des prêts immobiliers ou des titres adossés à ces prêts. Discernant un "objectif politique explicite du gouvernement" de soutenir les prix de l'immobilier, il s'est inquiété que "le contribuable" soit voué à assumer "le risque qui était autrefois porté par le secteur privé", principalement par le biais des organismes semi-publics de refinancement hypothécaire Fannie Mae et Freddie Mac » (15).
A la lecture de cette note de conjoncture du 31 janvier, on est pour le moins surpris de retrouver Fannie Mae et Freddie Mac au centre d’une nouvelle bulle immobilière, alors qu’ils portent une responsabilité centrale dans la crise des subprimes de 2007 (16).
Plus près de nous, dans l’espace et le temps, Christine Lagarde, ministre de l'économie a déclaré à Paris, le 15 janvier :
« En 2010, le retour à une croissance a été significativement positive et sans inflation. La sortie de récession a été rapide en France, dès le 2ème trimestre 2009 avec une croissance du PIB de +0,3% qui s'est prolongée sur le même rythme au 3ème trimestre. Pour 2010, les organisations internationales considèrent que la progression de l'activité sera plus rapide en France qu'en zone euro (OCDE: +1,4% en France vs +0,9% en zone euro / Commission européenne: +1,2% en France vs +0,7% en zone euro). L'amélioration du climat conjoncturel depuis la rentrée reflète le redressement du commerce international, la fin du déstockage et surtout la montée en charge des effets des mesures de relance. L'inflation devrait demeurer contenue à +1,2% en 2010 (après +0,1% en 2009 en lien avec la chute du prix du baril). Nous n'avons à craindre ni déflation, ni reprise d'inflation. Cette situation est favorable aux ménages » (17).
Ni déflation, ni inflation ? C’est ce que l’histoire monétaire future enseignera. En attendant, on relèvera que le plan français de relance de 26 milliards aurait permis de créer 0,3% de croissance entre le deuxième et le troisième trimestre. Soit un milliard de gains de PIB pour un rendement du plan de – 97%. Parmi les statistiques que le ministre aurait pu citer, il y a celles du chômage aux Etats-Unis qui :
« touche 10 % de la population, un record depuis 26 ans. Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont progressé de 36.000 à 482.000 aux Etats-Unis lors de la semaine du 16 janvier, contre 440.000 attendues en moyenne. Avec 15,3 millions de chômeurs en décembre, l'économie américaine a perdu 7,6 millions d'emplois en deux ans et certains analystes prévoient encore un pic de chômage à 10,8 % en octobre 2010 » (18).
A l’échelle des pays industrialisés du G20, c’est 61 millions d’emplois qui ont été détruits entre fin 2007 et fin 2009.
Un chiffre sans précédent dont on ignore encore la portée sociale et économique. Quant à la reconstitution des stocks des entreprises, citée par le ministre, elle gonfle artificiellement les résultats de la croissance et sa portée sociale est nulle si elle ne s’accompagne pas de création d’emplois (19).
Néanmoins, toutes les perspectives économiques ne sont pas aussi sombres de par le monde. La Chine a mieux résisté à la crise que ses concurrents.
Avec 8,7% de croissance en 2009, un plan de relance de 585 milliards de dollars et un gain de PIB annuel de 600 milliards, la Chine donne l’impression d’être la seule nation à avoir réussi le pari de sa relance avec un rendement de son plan de + 2,5% (20). A ce propos, il faut se méfier d’une lecture trop rapide du keynésianisme chinois. La Chine combine, en effet, un taux d’endettement public particulièrement bas (23% en 2009) et un taux d’épargne des ménages record à plus de 45%. En outre, 80% de son PIB est tiré par des exportations à bas coûts. Conséquemment, la Chine était idéalement placée pour tirer profit des plans de relance de ses concurrents et recentrer sa croissance sur le développement de son marché intérieur qu’elle avait volontairement bridé depuis deux décennies.
Pour les Européens et les Américains, la croissance chinoise n’est pas nécessairement une donnée positive :
« Entre 2000 et 2009, la Chine a gagné 5% de part du PIB mondial, soit plus d’un doublement de sa part en neuf ans. En 2009, le succès de la Chine apparaît clairement puisqu’elle devrait devenir le deuxième exportateur mondial, juste devant les Etats-Unis et le Japon… L’on assiste à l’accélération de la tendance du transfert de la richesse des économies développées vers les économies émergentes. Allant plus loin, on peut anticiper que la Chine va porter une attention de moins en moins grande au marché américain pour développer, en priorité, son marché intérieur. Ce changement radical dans les équilibres du système économique et financier mondial forcera les Etats-Unis à revoir, dans la douleur, leur problème de dette » (21).
Ainsi, même la croissance chinoise renvoie au problème central de la dette publique qui pourrait, fin 2010, atteindre 115% du PIB aux Etats-Unis, 250% au Japon et 110% en Europe. Fatalement, ces niveaux d’endettement amèneront des réajustements systémiques dont l’ampleur et la nature sont encore imprévisibles.
Face à de tels déséquilibres se pose la question de savoir en quoi et en qui faire confiance pour protéger ses biens ? Faut-il écouter les hommes de l’Etat et se laisser guider par leurs promesses de reprise ? Faut-il acheter les recettes miracles proposées par certains organismes financiers ?
Autant de questions auxquelles, il convient de répondre pour esquisser une stratégie raisonnée de survie en temps de krach économique.
2. Revenir à l’individualisme méthodologique
Dans ces temps incertains où les analyses économiques divergentes se multiplient, il est sage de revenir à une bonne dose d’individualisme et de doute méthodologique. Au fond, nul n’est meilleur gestionnaire de son patrimoine que soi-même.
2.1 Les conseilleurs ne sont pas les payeurs
L’un des rares mérites de la crise actuelle aura été d’avoir redoré le blason du proverbe « les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Proverbe libéral s’il en est, dans lequel se concentrent nombre de vérités psychologiques et politiques. C’est une règle de psychologie universelle remarquablement illustrée par Adam Smith dans La richesse des nations : tout individu poursuit ses intérêts propres. Même le plus altruiste des comportements vise à satisfaire un besoin égoïste (en l’occurrence, celui d’être altruiste).
Ainsi, l’auteur de cet article vous suggère-t-il que la création ex-nihilo de monnaie ne constitue pas une pratique économique saine ? Il promeut la cohérence de ses cadres de pensée. Les hommes de l’Etat annoncent la reprise ? Ils défendent leurs politiques de relance et vous incitent à consommer davantage pour soutenir la croissance. Votre conseiller financier vous fait miroiter des rendements boursiers exceptionnels ? Vous suggère de liquider votre portefeuille avant le prochain krach? Sa rémunération est basée sur les conseils qu’il vous donne et son bonus sur le volume des transactions. Des experts au-dessus de tout soupçon vous conseillent de placer toutes vos économies dans les tulipes ? Ils préparent une bulle spéculative dans laquelle ils ont eux-mêmes investi.
Nul n’est besoin de forcer davantage le trait pour comprendre que tout conseil économique – fut-il mathématisé - est orienté par les motivations qui le sous-tendent. Faut-il, pour autant, sombrer dans une défiance totale ? Ne plus lire les économistes ? Ne plus faire appel à des intermédiaires pour gérer ses actifs ou conserver ses liquidités ? Revenir à l’autarcie et à la cassette de napoléons-or que l’on enterre au fond du jardin ?
La vie moderne, les coûts d’opportunité et les coûts d’agence nous montrent que l’option autarcique n’est pas réaliste, même si l’on peut en retenir quelques leçons utiles pour renforcer son autonomie financière face à l’adversité (22).
Mais, avant de traiter ce point, on retiendra quatre grands principes, dérivés de l’individualisme méthodologique, pour orienter ses choix économiques en temps de crise.
2.2 Quatre principes raisonnés pour des temps de crise
2.21 Favoriser la pluralité des sources d’information
Pour se faire une opinion individuelle raisonnée, économique ou politique, il convient de favoriser la pluralité des sources d’information. Une réalité aussi complexe que l’économie, formée par des millions d’interactions individuelles, ne se laisse pas enfermer dans un cadre d’analyse monolithique. Dépendre d’une seule source d’information financière, c’est dépendre d’une seule catégorie d’intérêts. C’est prendre le risque de voir ses choix dictés par autrui (c’est bien pour cela que le politique est toujours tenté ‘’d’encadrer’’ l’information).
En traitant des informations contradictoires, on prend l’habitude d’envisager plusieurs développements possibles à un problème donné. Ainsi, à ce jour, il est très difficile de savoir quelles seront les conséquences, à moyen-terme, des politiques de relance. Déboucheront-elles sur l’inflation ou la déflation ? Les arguments ne manquent ni dans un sens, ni dans un autre.
Pour Véronique Riche-Florès, chef économiste de la Société Générale :
« Face à un risque de déflation très important … les réponses des politiques économiques ont été … exceptionnelles de part et d'autre de la planète… elles risquent d'aboutir à créer de l'inflation. Parmi ces réponses, la création monétaire des banques centrales, les dépenses publiques, le repli sur soi des différentes économies, constituent chacune des conditions propices à un retour de l'inflation à terme » (23).
Pour ses collègues de la Société Générale, auteurs de l’étude déjà citée, c’est la déflation qui est davantage un risque :
« Inquiets au sujet de l’inflation ? L’expérience japonaise suggère que la déflation est un plus grand risque. Avec un chômage qui explose, il est illusoire d’espérer un retour de l’inflation dans les douze mois ».
Il est vrai que l’expérience japonaise a un côté déconcertant. Avec un endettement public qui frise les 200% du PIB et un endettement total de 500%, l’empire du soleil levant ne parvient pas à sortir d’une déflation décennale (24). Comme on le voit, les avis sont partagés au sein d’une même groupe d’experts. Aussi, est-il bien difficile d’élaborer une stratégie optimale de protection de son patrimoine face aux scénarios possibles de l’inflation et de la déflation. Un choix raisonnable sera donc de se préparer simultanément aux deux options en recherchant des classes d’actifs peu sensibles aux variations monétaires. Il en existe. Ceux que cela intéresse auront à cœur de les rechercher (L’étude de la Société Générale, leur en donnera un premier aperçu).
Toutefois, l’on notera qu’en recherchant la sécurité, on limitera ses espoirs de gains.
2.22 Limiter ses ambitions de gains
C’est une règle d’économie générale que l’on a tendance à oublier en période d’euphorie boursière, mais à des gains exceptionnels (i.e. supérieurs à la progression du PIB ou à la moyenne boursière) correspondent des risques exceptionnels : risque d’insolvabilité, technologies nouvelles, marchés émergents, etc. Sauf à être en position d’initié ou de manipuler les marchés, il n’est pas individuellement possible d’être durablement plus performant que l’indice boursier ou celui de la progression du PIB. En cela, tous les établissements financiers qui promettent des rendements sûrs et faramineux vendent, en vérité, des prises de risque élevées que les clients ne peuvent évaluer. Ajoutons que le risque augmente avec le degré de dématérialisation des placements. Plus on s’éloigne de la détention physique des biens, plus grande est la probabilité de les voir partir un jour en fumée. Accessoirement, on rappellera qu’il en va de même pour les comptes bancaires qui ne sont que des dettes chirographaires de dernier rang. Pour ceux qui seraient, malgré tout, tentés de rester en bourse, dans cette période de bulle, on recommandera de diversifier leurs placements soit en se positionnant sur plusieurs indices boursiers (trackers), soit en investissant dans des SICAV qui ont particulièrement bien résisté à la présente crise. A notre sens, cette stratégie devrait être doublée par l’achat d’une quantité raisonnable d’options qui joueront comme une police d’assurance (sous forme de straddle = put + call) en cas d’effondrement de la bourse. C’est d’ailleurs ce que font les grandes institutions financières pour limiter leurs pertes, sans toutefois en donner la recette à leurs clients. Ces produits financiers étant d’un maniement complexe, ils ne sont pas recommandés aux néophytes.
2.23 Eviter les mouvements de foule
Une autre règle à suivre pour protéger ses avoirs est de ne pas suivre le consensus général. Les phénomènes de bulle sont, toujours, amplifiés par l’instinct grégaire. Indépendamment des facteurs monétaires, les valeurs mobilières et immobilières fluctuent simplement parce que les investisseurs croient en leur hausse ou en leur baisse. En période de bulle, l’illusion s’installe que le gain de valeur d’un bien donné peut-être infini. Jusqu’au jour où il ne reste plus de ressources financières disponibles pour alimenter le mirage. Les derniers entrants sont, alors, les plus grands perdants. Car, ils rachètent toutes les hausses passées, juste avant l’effondrement des cours.
Une stratégie spéculative payante est bien entendu d’entrer en début de bulle et d’en sortir avant la fin. C’est d’ailleurs de cette façon que le père du président John Fitzgerald Kennedy a constitué sa fortune. Mais pour un individu disposant de cette aptitude à se retirer à temps – fondée sur l’intuition et/ou des informations privilégiées -, des dizaines de milliers d’autres verront leurs économies emportées par le malstrom boursier.
Ne pas suivre les mouvements de foule, cela signifie se méfier particulièrement de ceux qui les mettent en branle. C'est-à-dire des experts qui ne peuvent reconnaître leur incapacité à prédire l’avenir avec certitude. Ainsi, début janvier 2010 les experts de prestigieuses institutions financières prévoyaient une hausse du CAC 40 de 10% d’ici à la fin de l’année (25). En un mois, il vient de perdre 10%, passant de 4042 points, le 8 janvier, à 3560 le 5 février 2010 (26).
Peut-être le CAC 40 terminera-t-il à 4650 points, comme le prévoit la banque Barclays (mais il faudra alors qu’il gagne 30% sur la base du 5 février 2010) ou peut-être finira-t-il à 3300. Tout dépendra de la manière dont les agents réagiront aux stimuli monétaires des plans de relance et, plus encore, à l’explosion de la dette publique dans l’Union Européenne.
2.14 Assumer sa responsabilité
Le concept de responsabilité individuelle est au centre de la pensée libérale. En matière de gestion de patrimoine, on pourrait penser qu’il s’applique de soi : j’investis mon capital, je fais le bon choix, je suis récompensé. Je fais de mauvais choix, je suis sanctionné par le marché.
En pratique, toutefois, plusieurs facteurs s’opposent au plein exercice de la responsabilité individuelle. Parmi eux, on citera : le risque moral, la complexité des instruments financiers, l’altération du marché. Qui sait, par exemple, que les grandes banques européennes ne font pas exécuter tous leurs ordres boursiers en bourse ? Pour éviter de payer des commissions, elles exécutent les opérations en interne ou par compensation entre banques. Cette pratique n'aurait rien d'illégal. Pourtant, elle fausse les cours de bourse. Car, une partie des opérations se fait hors marché et sans véritable contrôle. On joue avec le temps. On exécute les ordres un peu plus tôt ou un peu plus tard. Plus les volumes échangés sont limités, plus les cours sont manipulés. Dés lors, il est difficile d’assumer sa responsabilité individuelle quand le marché ne fonctionne pas librement.
A ce manque de marché, il faut ajouter que la socialisation des comportements favorise les erreurs de jugement et facilite la formation des bulles. Cela peut paraître paradoxal, mais la social-démocratie keynésienne façonne les schémas mentaux de telle sorte que le revenu (partiellement public) est totalement déconnecté de l’effort (individuel) pour l’obtenir. Ainsi, les agents s’habituent à l’argent facile qui semble tomber du ciel et d’une manne sans limite. Ils sont prêts à croire toutes les promesses de rentabilité infinie. Ceci d’autant plus qu’ils n’ont pas reçu de formation économique digne de ce nom. Dans cet état de pensée, quasi magique, les agents sont enclins à prendre des risques inconsidérés. Ils ont l’impression que l’Etat interviendra toujours pour les tirer d’embarras, si les événements devaient prendre une mauvaise tournure.
Pour nous, la ré-appropriation de son destin économique est un moyen de prévenir et de se protéger des crises. Cela implique de i) faire une confiance modérée dans les intermédiaires financiers, ii) assumer pleinement le coût potentiel de ses choix privés sans chercher à socialiser les pertes – mécanisme par lequel la crise actuelle s’étend, iii) privilégier les investissements dans les entreprises qui offrent des biens ou des services réels (non des montages financiers).
Dans les circonstances présentes, seules les entreprises qui ont établi un monopole de facto peuvent espérer une rentabilité assurée. Comme certains producteurs d'électricité, par exemple, ou des compagnies pharmaceutiques disposant de solides brevets pour des médicaments indispensables à la santé humaine. Quelques entreprises pétrolières-gazières ayant de sérieuses réserves hors Opep et des compagnies de services pétroliers (prospection, pipe-lines, raffineries) offrent des profils intéressants. A condition, toutefois, que le rapport cours/bénéfice soit faible, le niveau d'endettement très bas (surtout à court terme), le dividende attendu élevé (supérieur au loyer de l’argent) et la valeur comptable supérieure au cours de bourse. Encore, faut-il prendre soin de répartir le risque sur plusieurs sociétés "non corrélées" (secteurs différents, zones géographiques différents...).
Quoi qu’il en soit, assumer la responsabilité de ses choix c’est aussi s’armer psychologiquement face à la crise et apprendre à ne pas sombrer dans le désespoir si l’on devait faire face à une grave dépression.
3. Conclusion : petit lexique commenté pour renforcer son autonomie de vie
L’une des caractéristiques des grandes crises est de plonger des franges entières de la population dans la pauvreté, voire la misère. Vue sous un autre angle, cette paupérisation se traduit par la perte d’autonomie financière. Une des précautions à prendre est donc de s’organiser pour ne pas tomber dans la dépendance.
Ne pouvant offrir de conseils universels à nos lecteurs, car chaque situation individuelle est unique, nous proposons un petit lexique de termes financiers et généraux où chacun pourra puiser les conseils pratiques qui semblent les mieux adaptés au renforcement de son autonomie de vie.
Alimentation
Pour les revenus modestes, l’alimentation représente presque 20% du budget mensuel, en deuxième position après le logement (27). L’alimentation figurant parmi les besoins physiologiques incompressibles, on conseillera aux ménages les moins favorisés de posséder un jardin ou de louer un lopin de terre capable de suppléer une partie de ces besoins. Ce conseil peut paraître archaïque et déplacé aux revenus les plus aisés. Il sera des plus précieux en cas de crise grave et de perte totale de revenus. Avec un toit, un jardin et des besoins énergétiques réduits, on est en mesure de se protéger efficacement contre les effets économiques d’une crise épique.
Banque
L’on insistera jamais assez : l’argent déposé sur un compte en banque n’offre aucune garantie d’aucune sorte. Les titulaires d’un compte en banque sont, en vérité, titulaires d’une créance de dernier rang.
Or le danger d’effondrement bancaire est réel. Certaines banques sont allées jusqu’à prêter 30 fois, voire 100 fois la valeur de leurs fonds propres. En d’autres termes, elles ont prêté la même somme 100 fois à leurs clients. Somme qu’elles ont emprunté à 1% auprès de la banque centrale. En supposant qu’elles vendent leurs crédits à 4%, elles obtiennent un rendement de 499%. La contrepartie d’un rendement aussi mirobolant, c’est que le plus infime mouvement de panique (3% des clients qui retireraient simultanément leurs encaisses) entraîne la faillite immédiate de la Banque en question.
Quoi qu’on en dise, la garantie des Etats sur les dépôts individuels n’aura de valeur que pour les premiers à retirer leurs avoirs. Les autres se retrouveront sans rien.
Aussi, face à la menace systémique qui pèse sur la monnaie scripturale, il convient de privilégier les banques de dépôt qui ne se servent pas de l’argent de leurs clients pour spéculer et ont un ratio de fonds propres / engagements de crédit élevé (au-dessus de 10%).
Tant que le loyer de l’argent sera bas et l’inflation quasi nulle, il est prudent de conserver une partie de ses économies en liquide dans un coffre en banque. On gardera aussi une somme raisonnable chez soi. Par exemple, de quoi subvenir à ses besoins alimentaires pendant trois semaines ou un mois. Le temps que le mouvement de panique bancaire cesse et que l’on puisse à nouveau accéder à son coffre.
Néanmoins, on invitera tous ceux qui seraient tentés de dissimuler leurs économies dans leur matelas ou de tout mettre dans un coffre de bien considérer le risque de cambriolage et celui que l’Etat interdise aux particuliers d’accéder à leurs coffres.
Bourse
Depuis que l’on est passé, en Occident, d’un capitalisme de dividendes (basé sur l’esprit d’entreprise et le travail) à une économie de services, socialisée et à effet de levier, la bourse ne remplit plus sa fonction première qui est de financer la croissance des firmes. Sauf, peut-être, en Chine et en Inde.
Dans cette nouvelle configuration, la bourse tend à rémunérer l’actionnaire par l’augmentation de valeur des instruments financiers (actions, options et autres produits dérivés) indépendamment de la performance économique du sous-jacent. Un phénomène accentué par les politiques keynésiennes d’argent facile (easy money) qui donnent l’illusion d’une croissance rapide des valeurs boursières, alors qu’il ne s’agit que d’un phénomène purement inflationniste. Par ce biais, la bourse devient un jeu spéculatif à somme nulle, voire négative. A notre sens, le traditionnel conseil de placer le tiers de son capital en bourse est dépassé. Il devrait être revu à la baisse (au lieu des 33% préconisé, plutôt 20 à 25%) avec une compréhension fine de la formation et de l’éclatement des bulles.
Déflation
De tous les maux économiques, c’est probablement le moindre, à la condition que le revenu disponible diminue moins rapidement que le prix des biens à la consommation. En période de déflation, il est recommandé de ‘’rester liquide’’, l’épargne prenant automatiquement de la valeur. On se méfiera, pourtant, du risque de krach systémique qui peut, en une nuit, annihiler l’épargne de toute une vie. De même, on n’accordera que peu de crédit aux statistiques macroéconomiques publiques. Celles-ci ne reflètent aucune réalité individuelle. Selon la structure de son revenu et de ses consommations, on peut vivre dans une économie officiellement en déflation et néanmoins subir une inflation réelle. En outre, les données officielles peuvent être truquées. Comme en Grèce dont les dirigeants :« ont triché pour entrer dans la zone euro, triché pour sortir de la procédure de déficit excessif » (28).
Dettes privées
De même que l’on se méfiera des conseilleurs qui promettent des rendements extraordinaires en bourse, n’écoutera-t-on pas ceux qui prônent l’endettement comme un mode assuré d’enrichissement. En période de crise, les dettes deviennent un facteur de fragilité économique extrême. Car, les revenus diminuent et les charges augmentent (c’est d’ailleurs pour ce motif que les entreprises saines se désendettent rapidement dans les périodes de récession).
En France, il est communément admis que les mensualités de remboursement (toutes charges comprises) ne peuvent être supérieures au tiers du revenu net, soit un taux d'endettement de 33 %. De notre point de vue, les épargnants modestes ne devraient pas dépasser un taux d’endettement de 20 à 25% de leurs revenus. Ils s’assureront de prendre un crédit à taux fixe et sans pénalité de sortie.
Dollar
Le dollar souvent perçu comme la monnaie refuge, par excellence, est en passe de devenir la monnaie de l’empire des dettes et des déficits. Avec 1600 milliards de déficit budgétaire en 2009 et 1400 milliards en 2010, les Etats-Unis vont créer plus de monnaie et de dettes publiques en deux ans que la Chine n’est parvenue à accumuler de surplus commerciaux en 25 ans (2000 milliards). Intrinsèquement, le dollar est donc voué à perdre de sa valeur. Même s’il se réévalue de façon circonstancielle par rapport à l’euro, il perdra, tôt ou tard, de sa valeur face aux biens physiques : or, argent, matières premières, terrains à bâtir, etc.
Euro
Monnaie technocratique dont nous avons décrit le fonctionnement dans notre article précédent.
Présente un risque inflationniste relativement moins grand que le dollar. Mais, comme toutes les monnaies de papier, n’offre aucune garantie de valeur sur le long terme. Sous forme liquide, l’euro ne devrait pas représenter plus de 15 à 20% du patrimoine et, pour les petits-épargnants, plus de six mois à un an de revenus.
Inflation
Dans les circonstances présentes, elle peut revenir à tout instant, particulièrement aux Etats-Unis. On s’en protège en transférant ses liquidités vers des biens réels qui conservent leur valeur intrinsèque : pièces d’or ou d’argent, terrains, actions d’entreprise… Deux facteurs influenceront grandement le retour de l’inflation : le niveau du chômage et la parité dollar-yuan. Tant que l’économie mondiale perdra des emplois et que la Chine refusera de décrocher sa monnaie du dollar, les facteurs déflationnistes devraient en grande partie annuler les facteurs inflationnistes.
Logement
Sur la pyramide de Maslow, le besoin de logement se situe tout en bas, presque au même rang que les besoins physiologiques. La possession de son logement est l’étape la plus importante vers l’indépendance personnelle (C’est l’une des raisons pour lesquelles les libéraux soutiennent la propriété privée et la raison pour laquelle les étatistes la combattent). En cette période de crise, l’acquisition de la résidence principale devrait rester une priorité pour tous ceux qui en auraient les moyens. Certes la déflation peut faire redouter des moins-values sur l’immobilier. Cependant, le logement ne représente pas qu’une valeur nominale. Il a aussi une valeur d’usage, particulièrement élevée en temps de crise. On recommandera également de réduire le plus possible l’empreinte énergétique de son logement (isolation, maison passive) afin de dépendre le moins possible de sources énergétiques aux prix volatiles, soumises à tous les aléas politiques.
Obligations d’Etat
Avec une dette publique qui atteint les 100% du PIB aux Etats-Unis et en Europe, les obligations d’Etat présentent un facteur de risque plus élevé que certaines obligations d’entreprises privées, faiblement endettées et disposant de bonnes perspectives de croissance. L’idée selon laquelle les Etats ne peuvent pas faire faillite est un concept purement légal, sans valeur économique. En pratique, les Etats disposent de plus d’un tour dans leur sac pour spolier les épargnants : i) suppression unilatérale de la dette (Etats-Unis, 1776 ; URSS, 1918), ii) suspension des remboursements (Turquie 1889-1902 ; Cuba, 1986 ; Argentine 2002…), iii) Inflation (une pratique bimillénaire aux innombrables exemples).
A ces artifices étatiques s’ajoute le krach obligataire (type Krach de 1987). Il survient, mécaniquement, quand les taux d’emprunt remontent brusquement. Notamment lorsque les Etats doivent lutter contre l’inflation ou perdent la confiance des investisseurs.
Or
Indéniablement, l’or est la valeur des valeurs refuges. Particulièrement dans des périodes d’incertitudes monétaires comme la nôtre. En posséder augmente sa sécurité personnelle, comme on détient une police d’assurance incendie. C’est d’ailleurs dans cet esprit qu’il faut en acquérir, sans espoir de plus-value certaine. Car l’or, comme toutes les valeurs, est soumis à des phénomènes de bulle. A notre sens, la part d’or physique ne devrait pas être inférieure à 10% du montant de l’épargne liquide disponible et ne devrait pas dépasser 10% du patrimoine total.
On privilégiera les pièces d’or aux lingots. Car, au besoin, il sera plus facile d’échanger une pièce d’or contre un panier de victuailles que d’espérer la monnaie en pièces d’or d’un lingot.
Réseau social
Des études sociologiques montrent que les individus les plus connectés socialement sont ceux qui résistent le mieux aux crises économiques. Aussi, un ultime conseil : cultivez vos relations et vos amitiés. Outre les agréments qu’elles procurent, elles laissent une chance aux solidarités interpersonnelles de s’exprimer.
De tous les conseils que nous avons donnés, ce dernier est le plus précieux. Car, comme le disait l’excellent Jean Bodin, Il n’est de richesse que d’hommes.

Notes
(1) Henri Lepage, Banques, les origines publiques de l'irresponsabilité financière privée.
(2) L'expansion en ligne 01/01/2010, L’embellie – l’atlas du retour de la croissance.
(3) Simone Wapler, 2010 reprise de la crise, 15/01/2010
(4) Société Générale, The worst case scenario, 4e trimestre 2010
(5) TF1, note de conjoncture, la dette publique enfle d’un milliard d’euros par jour.
(6) The Economist, compteur de la dette publique (choisir l’année 2010).
(7) Le Figaro, Stiglitz : les déficits publics ne sont pas un problème, 8 janvier 2010.
(8) Le Figaro, note de conjoncture du 15 janvier 2010, dettes publiques et faillite d'Etats au menu de Davos.
(9) Le Figaro, note de conjoncture du 25 novembre 2009, [L'émirat de Dubaï au bord de la faillite.
(10) Libération, 6 avril 2009, Strauss-Kahn prédit une reprise début 2010.
(11) Le Figaro note de conjoncture du 27 janvier 2010, Immobilier américain statistiques préoccupantes
(12 ) Magazine Finances, 29 septembre 2009, Bernanke nous a-t-il sauvé d’une autre grande crise ?
(13) Le Figaro note de conjoncture du 29 janvier 2010, Etats-unis croissance-exceptionnelle fin 2009.
(14) US department of Commerce, Bureau of Economic Analysis, 29 janvier 2010, estimations avancées du PIB des Etats-Unis au 4e trimestre 2009.
(15) Le Figaro, Flash actualités, 31 janvier 2010, Usa nouveau risque de crise financière
(16) Sujet traité par plusieurs auteurs de l’Institut Turgot, notamment Jean-Pierre Chamoux.
(17) Déclaration de Mme Christine Lagarde, ministre de l'économie, Paris le 15 janvier 2010.
(18) Référence
(19) Le Monde, 1er février 2010, La vigueur de la reprise-americaine n'est qu'une illusion
(20) Agefi, 21 janvier 2010, La-croissance économique chinoise dépasse les attentes
(21) Librement interprété du rapport Société Générale, The worst case scenario, 4e trimestre 2010.
(22) La théorie de l'agence permet de comprendre la manière dont se forment les contrats de délégation de pouvoir.
(23) Le Monde, Economie, 31 août 2009, L'inflation prix à payer pour éponger les excès (On observera qu’implicitement le titre de cet article ne considère pas l’inflation comme un excès..)
(24) Référence____
(25) Le Figaro, Bourse, 31 décembre 2009, Les experts anticipent une hausse de 10% en 2010
(26) Le Figaro, Bourse, 5 février 2010, Le CAC 40 attendu à nouveau dans le rouge
(27) référence
(28)Le Point Actualités, 15 janvier 2001, La patience des partenaires européens de la Grèce s’épuise
Commentaires
Quelques questions à l'auteur:
Peut-on acheter de l'or sous forme de titres (mines, certificat, etc.)
Que faut-il penser des terrains vierges constructibles ?
N'est-on pas en train de voir le début du krach?
Merci pour vos réponses
Réponses à Sylvie,
Je recommande d'acheter de l'or physique (pièces principalement) dans les limites indiquées dans mon article. Un titre de papier n'est que du papier...
Sa convertibilité peut devenir très aléatoire.
Pour les terrains constructibles, c'est en effet considéré comme un placement assez sûr. Veillez toutefois à ne pas mettre tous vos yeux dans le même panier.
Même les terrains les mieux placés perdent de la valeur.
A Rome, les terrains qui valaient des brassées d'or du temps des empereurs ne valaient plus rien après la chute de l'empire.
Est-ce le début du krach ?
Au fond, je ne le crois pas. Si vous faites référence à la Grèce, il reste encore quelques ressources dans le système pour encore emprunter et empêcher la faillite.
Après si l'Espagne tombe, suivie de la France, il ne restera plus que des océans de dettes dans lequels le bateau ivre de l'Union pourrait bien faire naufrage.
Bien à vous,
GD
Si on a une hyperinflation, combien d' années faudra-t-il pour retrouver une économie saine? Est-ce que l'agriculture ne devrait pas être "sacraliser" , être hors compétition économique, dès maintenant pour avoir de quoi manger quand cela va se produire? (ce qui ne sera pas le cas si les agriculteurs continuent à souffrir et à quitter la terre.
"Sous forme liquide, l’euro ne devrait pas représenter plus de 15 à 20% du patrimoine et, pour les petits-épargnants, plus de six mois à un an de revenus."
Bonjour,
quelle répartition "idéale" (quels investissements) conseilleriez-vous à quelqu'un disposant d'un patrimoine de 140 000 € (réparti actuellement entre comptes titres (46%), livrets bancaires (46%) et napoléons (8%)),
et ayant par ailleurs des revenus minimes (un demi smic) ?
(Dans ce cas, c'est 92% du patrimoine en €.)
Merci d'avance.
Réponse à Michel Houdan,
Je doute que l'Europe sombre dans une hyperinflation durable.
Toutefois, le gonflement rapide de la masse monétaire auquel on assiste peut effectivement conduire à une poussée inflationniste assez violente. Mais dans cette hypothèse, je pense que la BCE remonterait brusquement ses taux directeurs.
Un très fort épisode inflationniste ne devrait donc pas durer plus de six mois. Après quoi, il sera suivi d'une forte récession.
Pour assainir l'économie française de fond en comble, je dirais trois ans à cinq ans.
Mais, je crains que l'on vivra dans les demi-mesures pendant une décade encore, jusqu'au grand krach.
Le vrai danger inflationniste, c'est celui par lequel on considérerait un taux de 4 à 9% comme un taux modéré et acceptable.
On risquerait alors d'avoir une inflation rampante detruisant insidieusement l'épargne.
Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, je comprends votre souci. Et peut-être avez-vous, vous même, des attaches dans l'agriculture.
Mettre l'agriculture hors compétition n'est pas techniquement réalisable. L'économie est un tissu vivant où tous les biens produits entrent en concurrence les uns avec les autres. Hélas, c'est un point que je ne peux développer faute d'espace dans ces colonnes.
De mon point de vue, il serait bien plus judicieux de permettre aux agriculteurs de pouvoir gagner leur vie décemment, par une meilleure formation, l'accès aux nouvelles technologies, y compris les biotechnologies.
Lorsqu'on ne laisse pas une production s'ajuster par les prix, elle s'ajuste par les quantités. C'est le trop ou le trop peu.
Dans le cas du rationnement (France de l'occupation et de l'après-guerre, pays socialistes), tout le monde - sauf l'élite au pouvoir - souffre de la disette, voire de la famine. Dans le cas des excédents créés par les subventions, ce sont les consommateurs qui sont lésés et tout un secteur qui décroche.
Incidemment, le pourcentage des agriculteurs ne cessant de régresser dans la population active et dans le corps électoral, un scénario de nationalisation est à exclure.
Mieux vaut alors jouer la carte néo-zélandaise qui a permis à ce pays de se doter d'une agriculture compétitive et d'une classe d'agriculteurs prospères.
Réponse à Henry B.,
Avant de vous répondre un peu plus en détail, permettez-moi de vous poser quelques questions :
1. Etes-vous propriétaire de votre logement ?
2. Avez-vous des héritiers ?
3. Dans les revenus que vous indiquez, intégrez-vous les revenus de votre capital ?
4. Estimez-vous que le revenu dont vous disposez n'est pas soumis à de trop forts aléas ?
5. Vos placements sont-ils anciens (plus de 5 ans) ou récents (moins de 2 ans) ?
Juste une première observation vos (quasi) liquidités en euros représentent 46% de vos économies et non 92% (je parlais de liquidités et non de devises).
A première vue, je pense que votre patrimoine est surexposé à un risque de krach, mais quels que soient les conseils que je pourrais formuler souvenez-vous de 2 principes essentiels : a) je ne vous connais pas et par conséquent mes conseils auront une dimension ''déshumanisée'' que vous devez adapter à votre vécu et vos aspirations. Comme vous me semblez être dans cette catégorie d'épargne et de revenus que je qualifierais de fragile, persuadez-vous bien que je ne détiens aucune vérité définitive. Si je connaissais l'évolution des marchés, je serais moi-même millionaire en quelques mois.
b) malgré les tensions sur le marché, il ne faut jamais agir dans la précipitation. Par exemple vendre votre portefeuille d'actions parce qu'un économiste en ligne vous l'a suggéré.
Au plaisir de vous répondre.
Merci de nous lire.
GD
Merci pour la réponse.
La DEFENSE NATIONALE est elle une économie vivante?
Le libéralisme est très bien tant que tout le système financier reste debout. Après la catastrophe, il faudra encore manger un minimum, sans argent au niveau national, pour acheter cette nourriture pour des millions de gens sans ressources, alors que l'agriculture française, jadis très positive pour la balance commerciale, sera quasi morte. Ce n'est pas le court terme propre au marché qui prend en compte ce problème.Remettre en place une production prend des années. A quoi bon avoir un budget DEFENSE NATIONALE si on n'a pas une agriculture capable de nourrir les gens en cas de krach. Ceux qui ont un potager savent bien qu'il faudrait multiplier par 10 ou 20 sa dimension et tout le travail correspondant pour nourrir une famille, et encore, on rate souvent telle ou telle production. Le problème financier est donc très grave et est inséparable du problème agricole car pour le reste on peut se priver un peu quelques temps.
Avant tout, je voudrais vous remercier d’accepter le dialogue malgré quelque divergence d’opinion évidente.
Vous et moi partageons le même souci de nourrir les gens. Un besoin incompressible qui, s’il n’est pas satisfait, conduit à des drames et, quelquefois, à la révolution.
Sans doute n’arriverons-nous pas à nous convaincre réciproquement. Aussi vais-je avoir recours à l’exemple historique pour éclairer mon propos.
D’après vous quel était le degré d’intervention publique dans l’agriculture dans la période 1914-1918 ?
Renseignez-vous, et vous constaterez qu’il était quasi-nul. Pourtant dans cette période de guerre absolue où 1000 jeunes Français, paysans pour la plupart, mourraient par jour au front, il n’y a pas eu de famine.
Malgré les millions d’hommes au front, le manque de bras dans les campagnes, le pays est parvenu à s’approvisionner sur la base d’une production privée et non sacralisée.
Par contre, dans la période qui a immédiatement suivi la seconde guerre mondiale (1945-1948), l’Etat (sous la conduite de la SFIO et l’influence des communistes) a commencé à se mêler d’agriculture et de rationnement. Alors, on a assisté à cette chose incroyable que la ration alimentaire par individu s’est vue réduite à un niveau inférieur à celui de la période d’occupation qui était pourtant déjà caractérisée par des réquisitions et la spoliation.
Souvenons-nous aussi que Paul Ramadier avait été surnommé Ramadiette….
L’intervention de l’Etat n’est donc pas le garant d’une production suffisante. Les exemples historiques sont, à ce propos, légion.
La France qui est devenue la première puissance agricole de l’Union Européenne et l’une des principales puissances agricoles dans le monde a plusieurs fois la capacité de nourrir ses habitants. Or, ce qui a permis le passage du statut de producteur de disette à celui de géant agricole, ce n’est pas tellement la politique agricole commune que la modernisation de l’agriculture dont les principales composantes sont : la mécanisation, l’accès à une énergie bon marché (le pétrole), le développement technologique, la formation, les intrants : engrais, pesticides, insecticides, etc.
S’il faut sacraliser l’agriculture, il faudrait alors sacraliser tous les secteurs qui lui permettent de produire en abondance. C’est-à -dire tous ceux que je viens de mentionner. Pour le pétrole, cela n’est pas possible car nous n’en avons pas. Pourtant, il nous en faut pour faire tourner les machines. Or, sans tracteur ou sans moissonneuses-batteuses, la population des villes mourrait rapidement de faim.
En cela, il nous faut bien commercer avec l’étranger (exporter des produits agricoles sur les marchés internationaux pour que nous puissions importer du pétrole).
Selon le raisonnement de la sacralisation de l’agriculture, il faudrait, de proche en proche, sacraliser toute l’économie : les producteurs d’engrais, mais aussi les moyens de transport qui permettent aux ouvriers de cette industrie de se rendre à leurs usines, sans oublier les producteurs d’ampoules qui leur permettent de s’éclairer, etc.
Pour nourrir une famille de plusieurs personnes, il faut sans doute un bon lopin de terre. Et, comme chacun sait, il faut planter avant de récolter. Mais, cela s’apprend. Mon arrière grand-père est parvenu, dans le Nord qui plus est, avec un jardin de 150 m² à couvrir les besoins alimentaires essentiels de sa famille pendant toute l’occupation….
Cependant, je ne prône nullement l’autarcie et espère bien que les agriculteurs produiront et qu’ils trouveront des clients solvables. A ce propos, si les individus n’ont plus de revenus ils ne peuvent plus rien acheter. Et sans revenus, il n’y a plus de quoi payer des impôts pour financer les subventions qui permettraient d’acheter les productions des agriculteurs.
Ce que je préconise, c’est le renforcement de l’autonomie en cas de coup dur. C’est un filet de sécurité alimentaire minimal pour les individus les moins aisés. Rien de plus. Personnellement, je fais le calcul que je n’ai pas besoin de cultiver mon jardin pour l’instant.
A propos de la défense nationale, je ne saisis que votre remarque à moitié. Pour les libéraux régaliens dont je suis, la défense nationale est une fonction de l’Etat, car il est très difficile d’assurer la production de ce bien sur une base purement privée. Vous conviendrez, avec moi qu’il est plus facile de produire des pommes de terre dans son jardin qu’un missile intercontinental dans son garage.
Toutefois, même la défense nationale doit être soumise à l’examen critique. L’histoire récente enseigne que l’accumulation des stocks d’armes et l’action de certains lobbies poussent à la guerre… Et, sans concurrence, c’est la gabegie budgétaire.
Pour conclure, surtout si vous êtes agriculteur, sachez que j’éprouve le plus grand des respects pour ceux qui cultivent la terre. C’est l’un des plus nobles métiers et s’il est aussi mal rémunéré (malgré la dureté du travail et les aléas de la nature), c’est de mon point de vue parce qu’il a trop longtemps été socialisé. Exactement, comme la profession des médecins.
Bien à vous,
Gilles Dryancour
Tout d'abord, un grand merci pour cette réponse détaillée.
1. Je suis locataire et n'est pas le projet de devenir propriétaire (sauf à faire "fortune" dans x années :)).
2. Célibataire, je n'ai pas d'héritiers. Pas d'ex épouse ni d'enfants, donc pas de pensions à payer. Aucun emprunt non plus.
3. Non, les revenus que j'indique n'intègrent pas les revenus du capital.
4. Oui, les revenus que j'évoque (un demi smic), sont surs à long terme.
J'ai un train de vie plutôt frugale :).
5. J'ai commencé la bourse il y a environ 4 à 5 ans et j'ai réalisé environ +2% de PV par an en moyenne (je suis très prudent, d'autan que je suis encore novice et que le contexte est des plus incertain/grave).
Actuellement: 14% de Carmignac Patrimoine A (long terme, je n'y toucherai pas), le reste liquide, liquide dont j'investis une partie en bx4 de temps à autre en m'inspirant beaucoup (notamment) du blog de Loic Abadie.
Donc, malgré ma jeunesse en bourse, étant fort prudent et y ayant consacré énormément de temps, je me pense deja bien armé :).
6. Mon âge: j'ai la cinquantaine.
Mais ma question ne portait pas sur des conseils concernant les placements en bourse.
Je voulais dire, suggéreriez-vous une répartition différente du patrimoine:
8% en napoléon, ça semble ok
b% en livrets bancaires (dans 4 banques différentes pour limiter le risque)
c% en comptes titres (chez 2 courtiers pour la même raison)
d% en immobilier (mais à priori ça grèverait trop mon patrimoine: plus assez de liquidités disponibles. Plus/peu pour les comptes titres: or, je compte beaucoup sur la bourse pour faire fructifier mon capital à long terme). A moins que vous ne connaissiez des supports que j'ignore avec des tickets d'entrée "raisonnables" type SCPI ou autres
e% en terrains (agricoles, ...), GFA, GFV (Groupement Foncier Agricole ou Viticole)
f% (en parts, si ça existe) en fermes photovoltaïques
g% en $ ou autres devises (si oui, sous quelle forme)
h, i, ... % en d'autres catégories ?
Cordialement.
Réponse à Henry B.
Je vois en effet que votre expérience vous a fait adopter une position très prudente. Félicitations.
Votre profil me semble assez simple à déchiffrer et je vous ferais quelques suggestions pratiques qui pourront inspirer d’autres lecteurs, aussi les rédigerais-je aussi pour eux, sachant que vous avez déjà intégré ces raisonnements.
Or (Napoléons) : vous êtes bien couvert. Vous pouvez envisager d’acheter en complément un lingot d’argent ou/et pièces d’argent d’une valeur de 1000€ (attention, les pièces perdent plus de valeur que la matière brute en cas de revente). L’argent métal peut avoir son utilité en cas de krach systémique, pour assurer de petites transactions (Achat de nourriture).
Immobilier : vous pouvez faire un calcul très simple. Puisque vous connaissez votre performance en bourse, vous devez vous poser la question de savoir si le loyer que vous payez est supérieur ou inférieur au 2% du même capital placé en bourse ? Exemple, si vous payez plus de 2000€ de loyer par an vous pourriez acheter un bien pour vous loger (plus modeste peut-être) d’une valeur de 100.000€. Si vous payez plus de 2000€ de loyer en bourse, notez que vous perdez de l’argent pour un bien de cette valeur.
Une fois propriétaire, vous pourriez placer votre loyer en bourse chaque année. Et, plus tard, vous pourriez passer à une formule viagère, puisque vous n’avez pas d’héritier ni de pensions.
Vous auriez ainsi les revenus de votre capital, votre demi-smic sécurisé et votre rente viagère (individuelle ou bancaire), tout en étant bien protégé.
De mon point de vue 80% de son patrimoine dans son logement principal, ce n’est pas 80% de risque, c’est 100% de loyers en moins.
Bourse
Juste une remarque à propos de vos gains en bourse. A 2% vous ne compensez pas l’inflation réelle – surtout dans votre tranche de revenus. Vous faîtes donc des pertes en pouvoir d’achat.
Ajoutons, qu’autrefois la bourse était considérée comme un placement insensible à l’inflation. Ce n’est plus le cas car c’est la bourse qui porte la plus grande partie de l’inflation monétaire.
Devises: si vous n’en avez pas, n’en achetez pas. C’est le dernier des placements à faire en période de trouble monétaire. Si vous en avez, liquidez-les pour des pièces d’or ou d’argent.
Compte tenu de mes remarques sur votre résidence principale, je ne puis détailler plus avant mon analyse.
SICAV
Juste une remarque pour les Sicav, il faut prendre les plus performantes du secteur, indépendamment de l'organisme qui les émet. Il y a des courtiers en ligne qui permettent la comparaison des plus performantes, n'exigent pas de droit de garde et pas ou peu de droits d'entrée. www.morningstar.fr permet aussi des comparaisons et de trouver une série de données pertinentes.
Pour les divers placements, il faut limiter la corrélation autant que possible. Des programmes mathématiques (Par exemple, "solveur" de MS-Excel) permettent d'étudier la meilleure répartirtion de manière à limiter la corrélation.
Deux derniers conseils : un pratique ne comptez pas sur la bourse pour valoriser votre patrimoine tant que les Etats auront une politique monétaire d’expansion. Tous les repères sont faussés. Conseil psychologique : méfiez-vous de ce que l’on appelle l’illusion du joueur. Exemple, j’ai gagné 2% par an pendant 4 ans, je vais en gagner encore plus à l’avenir.
En vérité, les événements sont totalement indépendants. Vous pourriez perdre 30% ou 40% d’un coup l’année d’après et mettre 20 ans à vous en remettre.
Ensuite, dans un jeu à somme nulle ou négative, vous n’avez pas les instruments pour rivaliser avec les institutions financières.
Dans l’espoir de vous avoir été utile, même si je n’ai pas répondu à vos questions sur la clef de répartition.
A vous d’agir,
Bien à vous,
Gilles Dryancour
Réponse à Gilles Dryancour.
Tous mes remerciements pour ce long exposé.
J'en suis même gêné du temps que cela vous à pris et de la contrainte pour saisir vos longues réponses.
Bon, heureusement, cela pourra aussi servir à d'autres comme vous le dites.
Je vais maintenant prendre le temps de la réflexion avant de passer à l'action :).
Encore merci pour votre article.
Cordialement.
Bonjour,
Je pratique l'analyse technique, et je suis persuadé que l'or en $ va multiplié par 3 sa valeur dans les 5ans à venir. Est ce que si mon analyse s'avère juste, cela implique une forte inflation et non une déflation (tout du moins des USA)?
Cordialement
Réponse à Batsha,
Votre question est intéressante à plus d'un titre.
Intuitivement, je partage votre avis : l'or devrait être haussier.
Il ne me semble cependant pas possible de prévoir un prix donné sur une période donnée.
En effet, qu'est-ce qui dans votre modèle vous fait croire à un triplement et non à un doublement ou un quadruplement ? Est-ce votre modèle qui alimente votre croyance ? Ou votre croyance qui fait adopter le modèle qui lui correspond ?
(Petit exercice poppérien et maïeutique auquel je me livre souvent et recommande l'usage à tous ceux qui font de l'analyse économétrique).
Dites-vous que des changements de variable peuvent faire varier le cours de l'or à la baisse.
On pourrait, par exemple, assister à une contraction imprévue de la masse monétaire américaine - notamment par la hausse des taux d'intérêt - qui revaloriserait le dollar et dévaluerait l'or. Cela s'est déjà vu. (Je tiens toutefois ce scénario pour improbable dans les 18 mois à venir).
Les banques centrales pourraient s'entendre pour mettre sur le marché une partie de leurs réserves d'or pour faire baisser les cours. Sans compter les décisions politiques qui peuvent être prises pour en interdire le commerce, l'anonymat, la détention ou en ordonneraient la confiscation, etc.
Supposons maintenant que vous ayez raison l'or triple de valeur par rapport au dollar d'ici 2015. Est-ce à dire qu'on assiste à une inflation généralisée ?
A cette question l'économiste vous donnera une réponse de ''Normand'' : oui et non.
Tout ce que vous pourrez dire, c'est qu'il y a une dévaluation du dollar face à l'or métal (perte du pouvoir d'achat de la monnaie de papier vis-à -vis de la quasi-monnaie). Mais s'il s'agit d'un phénomène de bulle vous n'aurez pas une inflation équivalente (300%) pour tous les autres biens dont certains peuvent rester déflationnistes - comme les produits informatiques.
En dehors de la question de la manipulation du panier des biens servant au calcul de l'inflation, il faut voir que celle-ci sera déterminée par plusieurs facteurs qui ne dépendent pas seulement de la croissance de la masse monétaire publique (M1 et une partie de M4). Notamment, la politique commerciale de la Chine, la vitesse de circulation de la monnaie, le taux de chômage, la création de monnaie par les banques et les institutions financières (M2 + M3).
A ce stade, on ne peut donc observer que les facteurs qui alimentent les tendances. Ce n'est que lorsqu'ils deviennent absolument prépondérants et irréversibles qu'une tendance l'emporte sur toutes les autres.
La seule tendance de fond que je vois se dessiner actuellement est le joli mouvement de cavalerie qui caractérise la dette publique d’Etats comme la France ou la Grèce.
Dans ce sens là , il vaut mieux détenir des pièces d’or que des bons d’un trésor dont les caisses se vident deux fois plus vite qu’elles ne se remplissent.
Bien à vous,
Merci pour cette réponse détaillé.
La période 2010 2015 est simplement très étendu et je pense que ce triplement aura lieu avant mais il est toujours très difficile de prévoir la durée d'une hausse. Pour ce qui est de l'objectif je m'attend à un or entre 2500 et 10000$ l'once effectivement je ne suis pas certain qu'il triplera précisément. L'analyse est basée sur les cycles du ratio DowJones/Gold qui devrait atteindre 1 d'ici 2015 environ. A moins que le DowJones tombe sous 2500points L'or atteindra au moins 2500$ l'once s'il suit son cycle.
Cordialement
Merci Batsha de m'avoir indiqué votre source,
Vous remarquerez que depuis que l'on est sorti de l'étalon-or le ratio Dow Jones / or connaît des cycles plus longs et de plus fortes amplitudes qui correspondent sans doute aux cycles monétaires :
http://www.marketoracle.co.uk/image...
La question est donc de savoir quand commencera le prochain cycle de contraction monétaire ?
Personnellement, je serais tenté de dire après le prochain krach.
D'ici là , on peut raisonnablement miser sur l'or.
Pour les autres lecteurs qui ne sont pas analystes financiers, je rappelle que la prudence la plus élémentaire est de diversifier ses placements.
Cordialement,
GD
Bonjour,
Tout d'abord merci pour cet exposé détaillé et ensuite qqs questions :
1) une bonne répartition des actifs serait 10% or, 25% bourse et 20 % liquidités en €
où allouer les 45 % restants: en immobilier (apparts,maison,..,terrains)? acheter du pétrole? si oui via tracker ou que sais-je?
2)Si on a un (des) prêt(s) hypothécaire(s), vaut-il mieux le(s) rembourser?
3)Où trouver des renseignements sur la solvabilité des banques (ratio fonds prop/engagements de crédit)? C'est p-ê délicat de citer l'une ou l'autre banque?
4) pour la partie investie en bourse, des CFD ou Sicav ont-elles la même valeur juridique que des actions en direct ou y-t-il rissque de défaillance?
5) quelle peut-ëtre la durée de cette période incertaine que nous vivons? 5,10 ans?
Voilà , j'espère que mes questions contribueront à tous les lecteurs.
Merci encore.
Daniel B
Réponse à Daniel B,
Je ne vous cacherai pas la difficulté de votre première question. Cela dépend de très nombreuses variables, comme le montant du patrimoine personnel, des revenus, des charges, de la part de revenus relativement sûre, du goût au risque etc.
1)
Prenons un exemple au hasard, couple marié, 1 enfant, 4000€ de revenus par mois, 400.000€ de patrimoine, objectif : protéger son patrimoine du krach.
Mon conseil serait le suivant : résidence principale : 200.000€ à 220.000€, placements en bourse : 90.000€, or physique 40.000€, billets de banque dans un coffre 25.000€ (tant que l’inflation tend vers 0), le reliquat : discrétionnaire. Pour les placements en bourse : les trackers pris sur plusieurs bourses et continents offrent la meilleure répartition du risque possible (mais ne protègent pas d’un crack mondial, cela va sans dire).
2)
Crédits : cela dépend du taux d’intérêt de l’emprunt, de sa vocation (immobilier, spéculation, consommation) et de la probabilité de perdre ou non son revenu principal. Si l’on dispose d’un revenu peu soumis à l’aléa économique (entreprise monopolistique, entreprise publique, profession de santé, fonction publique) et que l’on a un crédit immobilier à taux faible et fixe , il n’y a pas de raison de liquider son crédit. Au contraire.
Si par contre l’on a un revenu fortement soumis à l’aléa économique, contracté un crédit à un taux relativement élevé (voire même faible), qu’on dispose d’importantes liquidités, que l’on n’est pas propriétaire de son logement mieux vaut acheter sa résidence (elle ne disparaîtra pas dans la nuit).
La situation la plus dangereuse est d’emprunter de l’argent à taux variable pour faire des placements spéculatifs. Dans ce cas là , mieux vaut rapidement sortir de son crédit.
3)
Sources possibles : les analyses données par les médias financiers – Internet -, le bilan des banques que vous pouvez interpréter à l’aide de cette méthodologie http://www.fimarkets.com/pages/rati... des évaluations existent sur ce site : http://bankimplode.com/#disc dont je ne garantis pas la fiabilité.
4)
Je n’ai que des idées très vagues sur la nature juridique des instruments cités. Je m’abstiendrais donc de tout conseil. L’information doit, cependant, être assez facile à trouver.
5)
Tout dépend de la longueur du cycle monétaire. Ou en d’autres termes du temps pendant lequel les Etats pourront encore creuser leur déficit et faire gonfler la dette publique. Il y a quelques mois, j’aurais pensé 10 ans. Mais, l’aggravation brutale des déficits et de la dette commence à inquiéter les marchés. Les taux ne devraient donc pas tarder à remonter. Un scénario possible serait donc, selon moi, la poursuite des déficits pendant 18 à 24 mois, puis l’austérité avec la remontée des taux suivie d’une récession de 3 à 4 ans. Donc entre 5 et 7 ans.
Je rappelle que tous ces conseils sont formulés dans la perspective de préserver le patrimoine ou si l’on préfère de perdre le moins de valeur possible. Il ne s’agit nullement d’une stratégie de valorisation de son capital.
Bien à vous,
Gilles Dryancour
Merci pour cette rapide réponse.
Pour ce qui est de la partie à des actifs à allouer à l'immobilier, je parlais d'immobilier d'investissement à but locatif (appartement ou fonds SCIP), étant déjà propriétaire du logement famillial (via un emprunt à taux fixe 4% que j'assume plutôt sereinement).
J'aurais pu poser la question de cette façon: Comment voyez-vous l'évolution des prix biens immobiliers dans les prochaines années?
Cordialement.
Daniel B
Seconde réponse à Daniel B.,
A votre question je serai tenté de répondre : je n'ai aucune idée de la manière dont les prix immobiliers vont évoluer.
La raison en est que je ne suis pas certain que la bulle immobilière soit réellement crevée en France.
Toutefois, je crois en l'augmentation de la valeur nominale de l'immobilier.
Deux raisons : la politique monétaire déjà longuement évoquée et le repli de la bourse qui peut inciter les investisseurs à se réfugier sur cette valeur sûre.
Mais en cas d'explosion du chômage, il sera plus difficile de louer ses biens.
Quand je m'interessais à l'immobilier, le meilleur conseil que j'ai moi-même reçu est d'investir dans des petites surfaces locatives dans les meilleurs quartiers.
En cas de crise, les revenus moyens vont se replier vers des surfaces plus petites et l'insécurité grandissante fera préférer les zones les moins criminogènes.
En la matière mieux vaut aussi éviter d'avoir un seul locataire qui représenterait 100% du risque de non-paiement.
Comme vous pouvez le constarer : rien de très original.
Bien à vous,
GD
Bonjour,
Merci pour vos réponses.
Les taux courts termes sont proches de zéro depuis plus d'un an, ne vont-ils pas remonter maintenant? Qu'est-ce qui les maintient si bas? Peut-on encore achetez des fonds contenant des obligations dans un plan épargne entreprise?
Réponse à Michel Houdan,
Ce qui maintient les taux à court terme proches de zéro, c'est la volonté politique de faciliter l'accès au crédit pour relancer l'économie et de lutter contre la déflation.
Cette situation est totalement artificielle. Dans un marché libre personne ne prêterait à 0% car le risque 0 n'existe pas et personne n'accepterait de se priver de son capital pour rien.
Un taux à 0% envoie un signal erronné aux agents sur l'abondance de la monnaie.
Il s'ensuit bulles et surendettement.
Au bout du processus, les taux remontent fatalement car plus personne n'a confiance dans la valeur de la monnaie (risque d'inflation) et dans la capacité de l'Etat à rembourser sa dette pour prêter à 0%.
Personnellement, je ne conseille pas d'acheter des fonds contenant des obligations d'Etat. Outre le risque d'inflation, il y a celui d'un krach obligataire.
Cela dépend bien entendu de la ventilation du fonds à 1% d'obligations d'Etat le risque est quasi nul. A 10% cela commence à devenir dangereux.
Je viens de parcourir votre blog et vos très long échanges. La situation est simple : nous sommes entrés dans l'hiver de Kondratieff en 2000 et nous en sortirons vers 2020. Pendant cette période, les états vont faire tourner la planche à billet pour éviter la déflation, jusqu'à provoquer l'hyperinflation. Jacques Attali a annoncé un "Weimar planétaire". Les billets papier ne vaudront plus rien. Pourtant, Ludwig Von Mises l'avait écrit en 1931 "il n'y a aucun moyen d'éviter l'effondrement final d'un boom dû à l'expansion du crédit". Que faut-il faire pour survivre à cette terrible décennie ? Le GEAB annonce "la victoire de l'or par KO". L'or double tous les 5 ans et surpasse la bourse depuis l'an 2000. La bonne stratégie est d'être propriétaire de son logement parce que les loyers vont suivre l'inflation, puis d'avoir 80% de ses liquidités en pièces d'or et surtout de quitter la bourse. Le Nap valait 61 € en 2005, 148 € aujourd'hui, 300 € en 2015 et beaucoup plus en 2020. A ce moment là , il faudra le vendre. Enfin, ceux qui seront encore en vie parce qu'une crise économique d'une telle ampleur se termine toujours par une guerre...
bonjour,
me concernant je suis bientôt propriétaire de mon logement (maison individuelle) estimée à 290 000 euros, il me reste deux ans à payer et je désire savoir si il est interessant de solder le crédit (mon banquier me le déconseille).
Concernant mon patrimoine, je dispose de 20 000 euros de pièces en or divers (20 f napoléons- 50 pesos - dollars - Maple leaf) et 6 000 euros en action SG(perte de 25 %) et 15 000 euros en assurances vie ( perte de 10 % ), le reste sont des liquidités : 30 000 euros sur les parts sociales caisse d'épargne actuellement, deux LEP et LDD plein et un PEL en cours + PEE soit en globalité 100 000 euros .
Mon patrimoine est-il bien à l'abri, comment puis-je mieux le sécuriser vu le contexte, je précise qu'effectivement je ne mets pas mes oeufs dans le même panier puisque j'ai 4 comptes à des banques différentes .
merci de vos suggestions
J'ajouterais quelques trucs bêtes :
Stockez riz, pâtes, conserves, eau, produits de première nécessité (rasoirs, papier, brosse à dents...). Prenez soin de vos dents et de votre santé en général, ça serait bête d'avoir un souci majeur quand personne ne pourra rien pour vous.
Bonjour
Merci pour cette belle analyse qui me conforte dans mon point de vue, point de vue qui me fait considérer comme un Nostradamus par la majorité de mes amis.
Je m'interroge sur l'or/argent . L'or est cher par rapport à l'argent, très cher. Si la confiance dans la monnaie papier ou virtuelle s'effondre brutalement, ne risque-ton pas de revenir à l'argent comme monnaie d'échange, comme c'est le cas depuis des siècles ? Le prix de l'argent, très bas actuellement ne risque-t-il pas d'augmenter beaucoup plus vite que celui de l'or ?
Bonjour,
Je possède ma résidence principale pour laquelle je rembourse un prêt important mais je possède la contrepartie en placements financiers divers. Le taux du prêt étant très bas, cela sert un peu d'assurance vie. Si on envisage la faillite de la banque est-il preferable de rembourser le prêt par anticipation?
Merci.
Bonjour,
j'ai 19 ans, étudiant, j'ai pas mal d'épargne pour mon à ge et je voudrais me proteger. Mais qu'est ce qui faut que je fasse?? j'ai envisager d'acheter des monnaies d'argent et d'or.
J'ai un Livret A de 7000, un livret jeune de 2000 et un PEL de 5000.
Je suis très inquièt et très péssimiste à la lecture de certain sites et autres blog.
Merci
Fabien
Réponse à L687,
Je ne suis pas très versé dans l’étude des cycles de Kondatrieff qui forment une vision, parmi d’autres, des cycles économiques. Ce que je serais tenté de croire c’est que les leçons monétaires apprises par une génération sont oubliées par la suivante et que la crise intervient comme un puissant facteur de rééquilibrage que les Etats tentent, cependant, de contrer, amplifiant ainsi les phénomènes de turbulences.
Ce qui me gène dans l’approche mathématique des cycles économiques, c’est que les événements semblent déterminés de l’extérieur et de tout temps. On oblitère les capacités de réaction des systèmes politiques et économiques. En outre, le passé n’est pas parfaitement reproductible. Par exemple, l’accumulation du capital joue comme un modérateur de la crise. Même à intensité égale (par exemple une chute de 30% du PIB correspondant à une forte dépression), les crises n’ont pas les mêmes effets si le PIB/habitant est de 30.000€ par an ou de 100€. D’un côté, le niveau de confort est réduit, de l’autre on meurt de faim.
En outre, les marchés sont aujourd’hui puissamment interconnectés en temps réel et peuvent réagir pour empêcher les Etats d’emprunter ad infinitum. Théoriquement, on pourrait sortir de la crise sans autre dommage qu’une récession de quelques années. La question est, comme vous le suggérez indirectement, de savoir s’il est encore possible de sortir, sans grand dommage, de la pyramide de dettes dans laquelle on se trouve. Personnellement, je pense qu’il y a un seuil où les événements se combinent pour devenir irréversibles. En observant la manière dont la dette publique a explosé ces deux dernières années, je me dis quelquefois que nous ne sommes plus très loin de ce seuil, mais que nous ne l’avons pas encore totalement franchi.
Placer 80% de ses liquidités en or physique est un choix personnel que je trouve assez risqué. Mais cela dépend i) de sa perception du risque, iii) de son niveau d’épargne, iii) de la ventilation de son patrimoine. Ainsi, si les liquidités représentent 15% du patrimoine total, placer 80% en or est un choix très raisonnable.
Plus on est riche, plus on peut prendre le risque d’immobiliser une partie de son épargne en or.
Se retirer de la bourse est une option que j’ai choisie, mais qui répond à une situation personnelle assez particulière – notamment le manque de temps disponible pour une gestion sérieuse d’un patrimoine boursier.
Une guerre de l’ampleur que vous suggérez demande de réunir plusieurs facteurs : un moteur idéologique puissant, une course aux armements, des protagonistes prêts à en découdre. Les composantes de cette équation ne me semblent pas encore toutes réunies : les Etats européens sont dépourvus de forces militaires crédibles et continuent à sacrifier leurs budgets de défense au profit de programmes sociaux plus rémunérateurs électoralement.
La Russie n’est même plus l’ombre militaire de l’URSS.
Restent les Etats-Unis et la Chine. Le premier est déjà puissamment armé. La seconde s’arme méthodiquement. Et, les motifs de querelle entre les deux puissances ne manquent pas : disputes commerciales, accès aux ressources pétrolifères, présence militaire accrue des forces américaines en Asie centrale, Taïwan, présence renforcée chinoise en Afrique, etc. Cependant l’idéologie centrale de la Chine est, pour l’instant, tournée vers le développement économique endogène. Cela peut naturellement rapidement changer. Mais, dans cette hypothèse, la dissuasion nucléaire devrait geler le conflit et le transférer vers des zones périphériques aux grandes puissances.
Réponse à Fanzy1966,
Si vous pensez que vous avez peu de risque de perdre votre revenu principal et que vous disposez d’un crédit à taux fixe à un taux raisonnable, il n’y a pas de raison de liquider votre crédit. Si vous avez un taux variable, les liquidités disponibles (apparemment c’est le cas) et pas de pénalité de sortie : vous devriez envisager de sortir de votre crédit ou le faire passer en taux fixe.
Vous pouvez vous en tenir à cette approche très simple au demeurant.
Une autre un peu plus compliquée est de comparer le rendement relatif de vos placements sur des comptes type caisse d’Epargne avec le coût de votre crédit. Exemple si vous payez 5% d’intérêts sur votre emprunt et que le capital placé à la caisse d’épargne (pour le même montant du crédit) ne rapporte que 2% vous avez tout intérêt à rembourser votre crédit par anticipation. C’est comme si vous placiez votre argent à 5%, sans le risque de voir votre capital se volatiliser sur les marchés financiers. Vous faites un gain financier de 3% par an sur deux ans. (La question reste de savoir ce que vous faites du montant des intérêts – voir plus bas sur l’isolation).
Toutefois, il faut bien calculer la prime de sortie. Pour ce qui est de votre banquier, il n’est pas étonnant qu’il vous conseille de garder votre crédit : les intérêts forment sa rémunération et il a certainement du mal à trouver des clients présentant un aussi bon profil que le votre.
Dans l’ensemble, je pense que vous êtes assez bien protégé. J’espère que vous avez votre or physique dans un coffre en banque. Sinon, il faut en ouvrir un très rapidement. Voire deux coffres dans des banques différentes.
Pour être plus tranquille, vous pourriez aussi mettre 10.000 euros en billets de banque (euros) dans ces coffres et garder 2 à 3000 euros chez vous – bien dissimulés dans trois ou quatre endroits très difficiles d’accès pour des cambrioleurs.
Si votre maison est mal isolée, songez à l’isoler ou à l’équiper de panneaux solaires/pompes à chaleur. Vous dépendrez moins de ressources énergétiques soumises à l’inflation et autres aléas et c’est un investissement somme toute assez rentable. Calcul simple : vous faîtes 15.000€ de frais d’isolation qui vous permettent de gagner 1000€ sur votre facture énergétique le rendement du capital investi est de 6% par an. Sans compter – c’est triste à dire dans un site libéral – les subventions publiques qui permettent d’améliorer cette rentabilité. Remarque : des travaux de cette nature doivent faire l’objet d’une exécution rigoureuse, sinon la dépense est faite en pure perte. Bien se renseigner préalablement.
Une dernière remarque pour conclure : je n’insisterai pas assez sur le fait que les conseils que je formule visent à protéger le capital et non à le faire fructifier.
Merci de nous lire et de nous faire confiance
Réponse à Mister T,
Les conseils que vous donnez sont très judicieux. Ils évoquent aussi un scénario que j’appellerais scénario de « La bible et du fusil ». Si l’on en arrivait à ce point où il faille détenir du riz, des pâtes et du dentifrice pour survivre, il faudrait s’attendre à ce que toute la société périclite. On serait alors confronté à une situation pire que celle des guerres civiles au Liban ou dans les Balkans. Peut-être de l’ampleur du Libéria ou du Congo. Pour les plus faibles, il resterait la Bible comme secours possible. Et pour les plus forts le fusil pour protéger leurs provisions. (Cela serait pire que l’Agence tous risques).
Théoriquement, ce n’est pas un scénario que j’exclus mais que je tiens pour statistiquement des plus improbables. Disons de l’ordre de moins de 1% dans les 5 années à venir. De surcroît, ce scénario relève pour moi plus de la polémologie que de la science économique. A ce point d’effondrement, seule la loi du plus fort dirige le monde.
Dans un registre proche du votre, j’ai souvent donné ce conseil à des amis proches : si un attentat nucléaire venait à se produire dans une ou plusieurs grandes métropoles qui coordonnent les flux économiques mondiaux, il ne faut pas se laisser distraire par l’événement et aller sur-le-champ acheter des provisions de première nécessité. Imaginez un attentat nucléaire à Paris et/ou simultanément à New York, Londres et Shanghai, on serait très certainement confronté à une paralysie temporaire du commerce mondial et à des pénuries majeures.
Réponse à Docdu75,
Tous ceux qui font des prévisions non conformes aux croyances dominantes sont perçus comme des ‘’Nostradamus’’ ou des illuminés. Cela ne doit pas nous empêcher d’utiliser notre raison critique pour essayer de comprendre l’évolution possible des tendances économiques. Au risque de se tromper, mais aussi d’avoir raison.
Pour ce qui est de l’or et de l’argent métal, je ne crois pas que l’argent offre un potentiel de valorisation beaucoup plus grand que l’or sur le moyen-terme. Sur le court-terme, qui sait ?
Dans tous les cas, le prix des deux métaux sera toujours dicté par leur rareté relative.
La production d’or est assez stable. On ne peut augmenter rapidement les quantités disponibles.
Pour l’argent, il semblerait que cela ne soit pas le cas pour les 10 ans à venir même si certaines études laissent penser qu’il se raréfie. De plus, l’argent a été surnommé « l’or du pauvre ». Les quantités détenues par des particuliers, sous différentes formes, seraient considérables – des dizaines de milliers de tonnes. En cas de perte de confiance dans le papier monnaie et de forte inflation, on peut s’attendre à ce que des quantités très importantes d’argent métal soient remises en circulation exerçant une pression baissière ou stabilisatrice des cours. Il n’en ira pas de même pour l’or.
Intuitivement, je crois qu’il est raisonnable de détenir un peu d’argent métal. Pourquoi pas sous forme de pièces ou de lingots – voir commentaire ci-dessus. Je dirais dans une proportion de 15% par rapport à l’or (Exemple 10.000€ en or 1500 en argent). J’ajouterais que malgré mes analyses pessimistes sur la valeur future du monnaie-papier, je doute de sa disparition physique (voir mon article sur le dollar). Le besoin de conserver des pièces d’argent pour faire ses achats est donc moins grand que celui d’avoir une monnaie relais qui échappe à l’inflation et au risque de disparition comptable (évaporation des monnaies scripturales). En cas d’effondrement systémique, il me semble qu’il sera plus facile de convertir ses pièces d’argent en euros que d’aller à l’épicerie du coin échanger de l’argent métal contre des victuailles. Ceci d’autant plus que seul l’euro conservera le statut de monnaie légale.
Soyez donc prudent et surtout pensez à bien diversifier vos économies. Pas d’emballement pour une seule valeur. On a alors tous les risques de miser sur la mauvaise, un peu comme au supermarché lorsqu’on choisit la mauvaise caisse.
Réponse à Gbtl,
Merci de lire la réponse à Fanzy1966, dans laquelle je donne les éléments d’analyse relatifs à votre question. Notez simplement le fait que si vous n’avez pas sécurisé votre capital : vous êtes d’un côté redevable d'une dette certaine et de l’autre titulaire d'une créance incertaine. C’est en pondérant le risque de ces deux alternatives que vous arriverez à prendre une bonne décision. Ajoutons qu’il est parfois plus avantageux de conserver un crédit avec un taux bas et de restructurer son capital.
Réponse à Fabien D.
Bonsoir Fabien,
Puisque vous avez 19 ans, permettez-moi de sortir du cadre de l’analyse financière pour vous donner un conseil de vie. Commencez par relire la Fable de La Fontaine, Le savetier et le financier : http://www.etudes-litteraires.com/l...
Essayez de vous faire un peu moins de soucis. A 19 ans (1980-1981), je vivais le sommet de la guerre froide. Des dizaines de milliers d’ogives nucléaires menaçaient le monde. Les chars soviétiques campaient à moins de 300 km de Strasbourg dans la botte de Thuringe. Les Soviétiques songeaient à une attaque nucléaire préventive (fait établi aujourd’hui).
J’étais très pessimiste sur l’avenir du monde libre, pourtant je n’étais pas excessivement inquiet. Vous avez l’âge auquel la vie doit vous sourire pleinement, où vos études sont votre véritable investissement en capital personnel. Avec les rencontres que vous ferez, ce sont elles qui détermineront plus certainement votre vie que votre capital de 12.000€ si je comprends bien.
Méfiez vous aussi de ceux qui forgent l’opinion (votre serviteur compris) sur Internet et dans les blogs, le monde est plein de ressources. Et, vous serez le monde de demain.
Dans tous les cas, pensez d’abord à investir dans votre capital personnel. La maîtrise de plusieurs langues est, par exemple, un atout considérable.
Venons-en maintenant à votre capital monétaire. Le fait que l’ayez placé et n’ayez pas acheté une voiture rouge avec des autocollants en forme de flammes indique que vous êtes quelqu’un de raisonnable.
Je ne connais pas le livret jeune, ni les avantages qu’il procure.
Si vous êtes certain de ne pas avoir besoin rapidement de votre épargne, je vous conseille d’acheter 2000€ en napoléons. Attention : il faut les acheter chez un vendeur spécialisé, avec pignon sur rue, facture et scellés (dans des pochettes en plastique spéciales).
Le reste, c’est à vous de décider. En relisant cet article, vous trouverez des pistes.
Bien à vous,
GD
(Merci de partager le site Turgot avec vos amis et camarades, il est important que les idées que nous incarnons soient connues de votre génération).
Comme disent les américains, le dollar c'est notre monnaie mais c'est votre problème. L'amérique est ruinée, le dollar va couler, mais ils vont tenter de couler l'euro en même temps. Ca s'appelle allumer un contre-feu. Qui est derrière la crise Grecque ? Goldman Sachs. Cette banque manipule les marchés. Elle vend des crédits "subprime" à des gens insolvables puis parie à la baisse et empoche le jackpot quand le système s'effondre. Elle maquille les comptes grecs, parie à la baisse sur l'euro avant d'annoncer que les comptes grecs sont faux. On ne peut rien contre GS car c'est la banque qui finance la CIA. Le DG s'accorde 500 millions de dollars de bonus et même Obama ne peut rien dire car la CIA est intouchable. La pression monte contre l'Iran, les USA installent des nouvelles bases en Irak et en Afghanistan, tous les pays arabes achètent des armes. Quand la CIA le décidera, Israël attaquera l'Iran à cause d'une vague histoire d'uranium. La vraie raison : exporter la crise américaine, faire remonter le cours du pétrole (plein de tankers remplis de pétrole attendent l'attaque) et faire remonter le dollar. C'est une stratégie dangereuse, mais une bonne guerre permettrait à l'amérique de se remettre en selle...
Mon conseil : achetez des napoléons. Dans tous les cas, ils monteront...
Votre blog est passionnant et plein de bon sens. Je reviens de Hong Kong, là bas, les journaux économiques se soucient plus de la dette du Japon qui est de 235% de son PIB, que de la dette de la Grèce qui reste une aimable plaisanterie. Plus important est le fait que l'Euro se substitue depuis 2007 au Dollar en tant que monnaie de réserve et d'échange. Tant dans les banques centrales, que chez les grands fournisseurs pétroliers, qui réclament de l' Euro plutôt que du Dollar. Ce changement est sans doute une chance pour l'Europe et mérite une analyse prospective, car malgré tout la BCE gère sa monnaie avec infiniment moins de laxisme que la FED, et le tissu économique européen avec 500 millions d'habitant, ce n'est pas rien..Que va t il se passer avec cette perspective?..Bien cordialement
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt votre démonstration et ses commentaires, mais il y a un point qui n'a pas à ma connaissance été abordé, c'est celui de l'assurance-vie.
J'ai en effet fait basculer tout ce que je possédais en actions vers des fonds euros qui sont gérés par ma banque mais détenus par une compagnie d'assurance.
Quelle démarche de protection dans ce cas de figure ?
Pourquoi acheter des pièces d'or :
1. pour conserver son pouvoir d'achat : si vous avez 10 000 € sur une assurance vie, vous aurez 12 000 € en 2015 mais le prix d'une petite voiture sera passée dans le même temps de 10 000 à 15 000 €. Placé sous forme de pièces d'or, vous disposerez de 20 000 € en 2015 (hypothèse d'un doublement du cours tous les 5 ans comme c'était le cas de 2000 à 2010).
2. parce que l'amérique n'a pas d'autre choix que d'attaquer l'Iran pour faire remonter le pétrole et le dollar
3. parce que le cours actuel de l'or est artificiellement bas. Les américains ont créé l'or papier (ETF) en 2004 pour couler définitivement l'or. Ils ont vendu 30 fois plus d'or papier que d'or physique. Ce que l'on voit baisser, c'est l'or papier. Mais il y a une faille : un gros client a acheté de l'or papier sur le Comex et a demandé la livraison en or physique (15 tonnes, c'est beaucoup, mais le client en question c'est une banque chinoise). Si tous les clients demandent la livraison physique, il y aura un problème...
4. la FED triche depuis le début. Le sénateur Ron Paul a demandé un audit de la FED et des stocks d'or. L'audit a été refusé. Si cet audit avait lieu, on découvrirait que le gouvernement américain a vendu 20 fois plus d'or qu'ils n'en ont réellement.
5. non seulement la FED triche, mais elle a fait fabriquer des faux lingots en tungstène qu'on a retrouvé à Hong Kong. Donc le stock d'or de la FED est constitué en partie de faux lingots.
6. l'Allemagne et la Suisse ont demandé à récupérer leur or stocké à New-York. Refus du gouvernement américain. Heureusement pour nous les Français, De Gaulle avait déjà récupéré notre or en 1962.
La situation est explosive. Achetez des pièces d'or maintenant car le cours de l'or va grimper très fortement au cours des 10 prochaines années.
Et le pétrole C'est une bonne idées d'investissement et les générateurs d'énergie propres? les armes? Bunker? Es-ce qu'il y a possibilité que l'or ne valent plus grand choses face à la nourriture en cas de désastre naturelle ou non?
Avez vous déjà vu argent-dette. J,aimerais en savoir plus sur notre système capitaliste d'argent-dette où toute nouvelles monnaie doit être emprunter mais qui en bout de ligne de peux être payer étant donné qu'il n'y aura jamais assez d'argent en circulation pour payer l'intérêts des emprunts. Vous comprenez?
Merci
Réponses rapides à L687,
Dans l’état actuel, le dollar est une monnaie gagée sur des dettes, c’est donc un problème pour ceux qui en détiennent. L’Amérique est-elle ruinée ? Avec un PIB de 13155 milliards en 2009, beaucoup de nations aimeraient être ruinées de la sorte. Ce qui est en faillite virtuelle, c’est l’Etat fédéral. Si cet Etat fédéral se réforme, la société américaine serait en mesure de retrouver sa vitalité.
Qui est derrière la crise grecque ? Le système clientéliste grec. Pas Goldman Sachs qui n’a fait que fournir les instruments mathématiques de la fraude aux tricheurs. Certes, il apparaîtrait de plus en plus clairement que Goldman Sachs est impliquée dans ce que l’on appelait autrefois dans du trafic d’influence, c’est ce que révèle notamment le New York Times dans son édition du 7 février à propos de la faillite d’AIG, le concurrent de GS : http://www.nytimes.com/2010/02/07/b...
Mais, Je ne crois pas que cette institution soit intouchable. L’opinion publique aux Etats-Unis est en mesure de précipiter sa chute. C’est là une donnée politique inconnue des Européens où l’opinion publique demeure sans voix face aux scandales politico-financiers (souvenons-nous de l’affaire du Crédit Lyonnais).
N’accordez qu’un crédit tout relatif aux théories du complot qui fleurissent sur Internet. Les événements sociaux, historiques et économiques se déploient selon des logiques systémiques. En la matière, l’arbre cache souvent la forêt et le regard s’arrête trop souvent à la lisière des phénomènes.
Pour l’Iran, il y a un risque certain de conflit. Les conditions me semblent assez réunies. Mais un tel conflit, s’il devait advenir ne devrait pas menacer grandement la vie des citoyens Européens. Sans doute davantage celle des Israéliens, si l’Iran disposait de l’arme nucléaire et d’un vecteur capable de toucher Israël. Mais dans ce cas-là , il n’est pas certain que la guerre aurait lieu.
D’où tenez-vous que la FED refuse de livrer l’or qu’elle a en dépôt et fabrique des faux lingots d’or ? Franchement, l’information ne me semble pas crédible car c’est une chose ou l’autre : ou la FED refuse de livrer l’or qu’elle détient en location – et à ce moment là , elle n’a pas besoin de fabriquer faux lingots. Où elle en fabrique à l’insu de tous et elle n’a pas besoin de retenir l’or qu’elle détient.
Ou bien la source de l'information est fiable et ce n'est pas une rumeur. Ou bien c'est une rumeur et la source d'information n'est pas fiable.
En règle générale, je conseille de ne jamais céder à la force des rumeurs ni à la panique. Convertir son patrimoine en or physique dans la crainte d’un scénario apocalyptique a moins de sens que de réfléchir aux moyens d’assurer son autonomie en cas de coup dur. L’or me semble être une partie de la solution mais pas toute la solution.
Réponse à UGO
Sans vouloir vous inquiéter, je me dois de vous dire que le secteur des assurances est tout aussi menacé que le secteur bancaire. Certains analystes pensent même que le prochain krach pourrait venir du secteur des assurances. La raison en est simple : les assurances garantissent leurs actifs par des placements financiers et immobiliers qui perdent de leur valeur comme tous les autres placements, et elles sont très impliquées, via les CDS, dans la couverture des défauts de paiements des Etats et de certains organismes publics… Votre intérêt est donc de diversifier vos placements. Toutes les pistes se trouvent dans l’article et les commentaires.
Comme toujours mon conseil est de ne pas agir dans la précipitation. Si vous avez des amis bons gestionnaires de leur patrimoine, demandez leur avis.
Au passage, j'observe que votre banque a pris sa commission sur l'achat de vos titres, leur revente puis le transfert, en tant que courtier, vers des produits d'assurance. Elle a gagné trois fois là où vous avez peut-etre perdu...
La situation est grave,les solutions proposées par l'auteur sont bonnes ,pleines de sagesse .Nous évoluons dans un monde de plus en plus virtuel ,coupé des réalités .Les banques prêtent de l'argent qu'elles ne possèdent pas,assujetties à un ratio de solvabilité de 8% ,elles trichent ,leur vrai ratio de fonds propres durs est plutôt de 2% , ce qui en clair veut dire qu'elles prêtent 5O fois ce qu'elles possèdent ( 2X50 =100 )Elles affichent quand même un 8% de fonds propres grâce aux assouplissements des accords de Bâle II Elles peuvent compter en fonds propres une partie de l'argent des déposants,bidouillent leurs comptabilités,notamment en ne dépréciant pas la valeur de leurs actifs pourris,et fabriquent des quasi fonds propres avec des titres hybrides (savant mélange de capital et de dette )
.Chose curieuse,l'argent fictif qu'elles nous prêtent passe en pertes réelles si nous ne le remboursons pas .Les défauts de remboursement vont devenir légion ,cumulés à la baisse de valeur des actifs,les pertes des banques deviendront intenables .Dans le cas d'un vrai ratio de fonds propres à 2% il suffit donc que seulement 2%des sommes prêtées ne soient pas remboursées pour que leurs fonds propres soient égaux à zéro .
Un autre paramètre est à prendre en compte : l'endettement général des pays ,des régions ,des départements,des communautés de communes ,des communes,des particuliers et des entreprises arrive à des sommets qui ne permettent plus d'emprunter de nouveau, voire de plus en plus souvent, de ne plus pouvoir rembourser .Tout cela avec des rentées fiscales en baisse pour l'instant à cause de la récession et probablement en forte hausse dans peu de temps pour combler les déficits ,soustrayant encore plus d'argent du circuit économique .Cette dette est une bombe atomique qui va pulvériser les banques qui l'ont émise et les emprunteurs devenus insolvables.
Peu de gens malheureusement pourront vivre de leur jardin ,l'agriculture est mal en point et très dépendante de ses approvisionnement extérieurs ( engrais ,produits de traitements ,gas oil,aliments pour les élevages industriels
de porcs et de volailles ,électricité etc ) Si des évènements sociaux graves ,genre Mai 68 très amélioré se déclenchent ,la production agricole pourrait être réduite de 80% , et le peu restant ne parviendra pas aux usines de transformations .Il est possible , très rapidement, de se trouver devant un frigo vide
Tout nous porte à croire que nous allons rentrer dans une période très noire,
à la campagne nous avons coutume de dire " plus le chien est maigre , plus il est attaqué par les puces "
Les faux lingots :
http://news.goldseek.com/GoldSeek/1...
Mes sites préférés :
http://contreinfo.info
http://www.europe2020.org et la lettre privée du GEAB
http://www.jovanovic.com/blog.htm
http://gillesbonafi.skyrock.com/
http://herve.dequengo.free.fr/Mises...
sans oublier Bill Bonner qui a écrit "L'inéluctable faillite de l'économie américaine" en 2003 et grâce à qui j'ai acheté 100 nap à 60 € cette année là .
http://www.la-chronique-agora.com
mais aussi Jacques Attali, Gerald Celente...
en croisant le travail remarquable du GEAB avec d'autres infos, on obtient un tableau assez clair de la situation...
l'or et l'inflation :
http://herve.dequengo.free.fr/Mises...
Réponse à Richard Z,
Merci pour votre appréciation sur le site Turgot. La dette du Japon est, en effet, particulièrement inquiétante en termes de pourcentage. Comme je l’ai indiqué dans mon article : la dette publique japonaise, couplée à celle des ménages et des entreprises frise les 500% du PIB. Ce n’est pas tenable. En remboursant 10% de la dette globale japonaise par an, il faudrait 50 ans pour la ramener à zéro, soit deux générations.
On m’a fait cependant observer que la dette nette publique japonaise n’est que de 100% du PIB, car le Japon détient d’importantes réserves de bons du trésor américain. Je crains que cela ne fait que repousser le problème car cela veut dire que c’est la dette publique qui est garantie par... de la dette publique.
Ne sous-estimez pas le cas de la Grèce. Le pays doit (de mémoire) emprunter 56 milliards d’euros d’ici l’été soit 20% de son PIB. C’est faramineux. Sans la promesse du soutien de la France et de l’Allemagne, le pays serait en cessation de paiements. Ce qui est encore plus grave que la faillite de l’Etat grec, c’est que les grandes banques européennes ont acheté pour des centaines de milliards d’emprunt d’Etat grec. C’est bien la raison pour laquelle le Président Sarkozy et la Chancelière Merkel ont décidé de soutenir ce membre de l’Euroland. Sans cette épée de Damoclès, ils n’en feraient rien. Mais en ‘’sauvant’’ la Grèce, ils renforcent l’entropie du système.
Est-ce une chance pour l’Euro de devenir une monnaie de réserve de monnaie mondiale ? Ce n’est pas certain. Le dilemme de Triffin plaide clairement en faveur d’un commerce international basé sur des monnaies ayant un sous-jacent réel : l’étalon-or. En l’absence de mécanisme de régulation automatique, les Etats laissent filer leurs déficits publics et commerciaux. En d’autres termes, la monnaie de papier incite au laxisme budgétaire et économique.
En apparence, la BCE se comporte mieux que la FED. Mais plusieurs signes laissent penser qu’on prépare un changement de politique monétaire et la monétisation de la dette :
http://www.objectifliberte.fr/2010/...
Un petit conseil méthodologique, ne vous laissez pas impressionner par l’argument démographique. Le fait que l’Union Européenne compte 500 millions d’habitants n’a aucune signification économique particulière. L’Inde en compte plus d’un milliard mais a un PIB équivalent à celui de l’Allemagne qui en compte 80 millions. Et la Suisse qui en compte seulement 7 millions a un PIB supérieur à celui des Philippines qui dépassent les 80 millions.
Ce qui fait le ressort du développement économique : ce sont les institutions (au sens hayékien), l’Etat de droit et la culture (Cf. Max Weber). De ce point de vue, l’Europe est plutôt menacée par la régression des libertés publiques et économiques, plus d’ailleurs que par le vieillissement de sa population – même si cela induit des effets du point de vue de la psychologie générale.
Avec ses rigidités structurelles, je ne vois pas l'Europe mieux surmonter la crise que les Etats-Unis qui ont une société plus ouverte et flexible que la nôtre.
Il suffit de comparer les effets des plans de relance (voir mon article ci-dessus) pour se rendre compte de la différence de réactivité du tissu économique.
Observez que l'Union européenne présente presque le même taux d'endettement public que les Etats-Unis (soit 100%) avec un potentiel de croissance beaucoup plus faible. Notez encore que plusieurs Etats membres de l'Union sont à la limite de la faillite : Grèce, Portugal, Espagne, Irlande, peut-être bientôt la France.
Pour toutes ces raisons, je ne vois pas l'Europe mieux placée que les Etats-Unis. En cas de krach systémique, je crains qu'elle ne sombre tout autant que les USA.
Bonjour,
Je comprends bien les collectionneurs qui achètent des pièces de monnaies anciennes en or et en argent. Mais placer son argent actuellement, dans des pièces en or c'est être vraiment nostalgique du Francs. Dans cette période de déflation, la monnaie papier a de la valeur, l'inflation ce n'est pas pour demain du moins tant que le chômage ne baisse pas. l'immobilier aussi est en baisse pour rentrer dans la courbe de Frigitt. Reste donc les entreprises qui créent de la valeur (Google par exemple). Pour les partisans de l'or, en dehors des pièces pour les numismatiques, il y a de l'or en quantité dans le monde http://www.24hgold.com/francais/act...
Réponse à Gigi,
Merci de votre appréciation. Je partage vos analyses dans l’ensemble et j’aime beaucoup votre dicton populaire qui fleure bon la sagesse de nos terroirs.
Je dirais plutôt que la situation est préoccupante. Grave, elle pourrait le devenir relativement s’il n’y a pas de reprise. Notez qu’une faible reprise de la croissance pourrait différer le prochain krach de plusieurs années.
Il faut donc vivre dans une inquiétude toute relative. C’est ce que j’essayais de dire au jeune étudiant qui a écrit dans cet échange.
Une question est de savoir de quelles années noires nous parlons. A ce stade, je ne crois pas qu’elles puissent être plus sombres que celles de la première guerre mondiale. Lorsqu’il y a un krach, on repart d’une base économique réduite par rapport à la précédente, mais pas de rien.
Plus cette base est développée (sciences, savoirs, technologies, infrastructures…), plus on repart d’un point élevé. En cela, il est peu probable que nous revivions des périodes cataclysmiques comme celle de la grande peste de 1348 qui tua un tiers de la population européenne.
Il demeure donc de l’espoir pour que la prochaine crise ne bouleverse pas le monde que nous connaissons.
Plus inquiétant que les aléas économiques me semble être le développement de la délinquance, le retour des bandits de grands chemins qui exercent, dans les villes comme dans les campagnes, une pression bien plus déstabilisatrice que les variations du cours du pétrole.
Bonjour et réponse à Yojaf,
Vos commentaires dénotent de tous les autres.
Il reflètent sans doute vos choix de placement. Ils ne s’inscrivent, cependant, pas dans une stratégie personnelle de protection de votre patrimoine mais de valorisation. C'est une autre approche.
Pourquoi pas ? C’est un choix qui peut s’avérer payant si la bourse repart très fortement à la hausse. Un choix très risqué quand l’on songe au krach des valeurs Internet et celui d’octobre 2008.
Je ne partage pas votre estimation sur l’inflation. Officiellement, nous sommes dans une phase d’inflation modérée (0,9% en 2009 et 1% en tendance annuelle 2010), même si l’on a connu un ou deux trimestres en déflation.
http://docs.google.com/viewer?a=v&a...
Or, les statistiques publiques ne rendent pas compte des phénomènes de bulle où se nichent l’essentiel de l’inflation. En outre, je persiste à croire que le panier des biens sélectionnés pour élaborer l’indice des prix est conçu de telle sorte qu’il minimise l’inflation et amplifie la déflation, car tel est l’intérêt des hommes de l’Etat.
Les billets de banque perdent donc un peu de leur valeur, mais dans une proportion acceptable par rapport au risque de volatilisation de la monnaie scripturale. C’est pour cette raison uniquement qu’il faut en conserver.
Pour l’inflation, il n’y a pas qu’un seul facteur qui joue. Je les ais cités dans mes différents articles. Le chômage en est un. Mais il n’est pas contradictoire de l’inflation : cela s’appelle la stagflation. Il faut observer tous ces facteurs ensemble et les pondérer.
Techniquement, l’inflation peut revenir du jour au lendemain aux Etats-Unis et après-demain en Europe. Une simple variation dans les anticipations des agents et la vitesse de la circulation de la monnaie s’emballe. L’inflation explose.
Pour les pièces d’or, l’intérêt n’est nullement numismatique. Les pièces, frappées dans les temps heureux d’une monnaie de bon aloi, présentent l’avantage d’offrir un titrage donné et une facilité de manipulation que n’a pas l’or brut.
Nostalgie pour nostalgie, on peut avoir celle du franc-or qui empêchait les manipulations budgétaires et commerciales. C’est bien pour cette raison qu’il a été supprimé, n’est-ce pas ?
Quoi qu’il en soit, je vous souhaite bonne chance, vous risquez d’en avoir bessoin.
Le drame c'est qu'il n'y a plus de reprise durable possible.Environ 65% de l'activité économique se fait par l'emprunt ,tous les acteurs économiques sont surendettés ,aucun emprunt nouveau ne viendra booster la croissance.Nôtre système de retraite par répartition ne tiendra pas le choc avec 20% de chômeurs
( que nous avons déja si nous voulons bien comptabiliser tous ceux qui n'ont plus de véritables emplois)
Le déficit de la secu pour 2009 avoisine les 20 milliards € ,prévisions 2010 autour 30 milliards et pourquoi pas 40 pour 2011 ?.La consommation de soins augmente et les côtisants sont de moins en moins nombreux .Les assédics
commencent à emprunter de l'argent pour payer les chômeurs .L'état va devoir augmenter les impôts pour faire face aux remboursements de la dette ,ce qui veut dire que l'argent que nous allons dépenser maintenant va servir à rembourser l'argent que nous avions emprunté hier et qui servait au développement de l'économie ( sans succès d'ailleurs puisque nous voilà dans l'impasse )La mondialisation a délocalisé nos entreprises ,par les temps qui courent il est moins certain d'avoir besoin d'un avion que d'un vêtement ou de chaussures que nous ne produisons plus .La violence et le banditisme ne cessent d'augmenter .Et le monde entier est atteint du même mal ,quel pays
peut venir au secours des autres .La guerre qui a souvent boosté les économies sera probablement la seule issue possible d'un tel désordre planétaire ,sera t elle atomique ??? . La France et le monde sont maigres et les puces ne manquent pas
Comment survivre au krach économique ?
faites comme John Paulson :
http://www.la-chronique-agora.com/a...
http://www.moneyweek.fr/20090712913...
le lingot valait 12000 € en 2005...il dépasse les 26000 € aujourd'hui...il vaudra 50000 € en 2015...
je ne connais pas de meilleur placement pour la période 2000-2010 qui soit accessible à toutes les bourses à partir 150 € le nap...
L'or protège de l'inflation comme de la déflation. L'or reflète la confiance que l'on a dans la monnaie papier. Même si la BCE a une politique rigoureuse, la politique monétaire américaine finira par tout balayer. Ben Bernanke l'a dit à maintes reprises : s'il le faut, il balancera des billets par hélicoptère pour faire redémarrer l'économie. Cette politique sera un puissant levier pour l'or.
Depuis 5000 ans, des monnaies papier apparaissent puis disparaissent. Rappelez-vous l'ancien franc. L'or est toujours là ...
lire aussi http://www.forum-monetaire.com/
Une dernière réponse à GIGI,
Vous avez raison d’ajouter le déficit des comptes sociaux au déficit public. C’est un des nombreux points de fragilité du système, par lequel le système menace ruine. La France présente cette particularité extraordinaire de faire financer ses dépenses sociales par la dette quasi-publique. Celle-ci (pour ne prendre que la CADES) est officiellement de 100 milliards d’euros. C’est-à -dire que l’on transfère les dépenses de santé des générations présentes sur les générations futures. Rien ne dit qu’elles accepteront de les honorer. Avec ou sans chômage, le système de répartition est condamné. Simple question de projections démographiques. Inévitablement, le système s’ajustera. On retardera l’âge de la retraite ou l’on paiera les retraités en monnaie dévaluée. Des couches entières de la population devront consentir à des sacrifices dont elles n’ont pas encore idée.
Deux appréciations divergentes des vôtres : moi qui voyage de par le monde, je puis vous dire qu’il n’est pas atteint du même mal partout. Ce sont les pays socialisés, comme les nôtres, qui sont mornes et gris. Pas ceux qui offrent à leurs citoyens des raisons d’espérer et où l’effort individuel est récompensé.
La guerre atomique est des plus improbables : pas d’adversaires sérieux, pas d’idéologie motrice (même au Pakistan). Par contre des conflits régionaux servant un keynésianisme de guerre est toujours possible. Au prix de nouveaux déficits et d’instabilité monétaire.
Pour ce qui est de ce grand corps social, à la française, il est si maigre déjà qu’il en sera bientôt exsangue.
Dernière réponse à notre sympathique L687,
Nous avons bien compris que vous placez toute votre confiance dans l'or.
Mais en tant qu'économiste, je me dois de répéter à nos lecteurs qu'il n'est pas possible de connaître le prix futur d'un bien donné. (Même si les faits vous donneraient ultérieurement raison).
C'est là une illusion dont il faut se méfier et qui conduit à toutes les catastrophes financières.
Souvenons-nous quand même qu'entre 1979 et 1985, l'or a perdu presque 50% de sa valeur en dollars courants et plus encore en dollars constants.
Si les masses monétaires se contractent sous l'impulsion des marchés obligataires, que les taux directeurs remontent et la confiance revient, rien ne s'opposera à la chute du cours de l'or.
Pour se protéger, il convient donc de ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, fussent-ils pondus par la poule aux oeufs d'or.
Dans tous les cas, merci d'avoir contribué à ces échanges vivants dont j'ai entendu plusieurs échos favorables.
entre 79 et 85, nous étions dans l'automne de Kondratieff, période qui est favorable aux actions et à l'immobilier. Source : http://www.kondratieffwinter.com/
Maintenant, nous sommes dans l'hiver de Kondratieff, période favorable à l'or.
Si le PDG de Barrick Gold rachète ses contrats de couverture sur l'or, c'est qu'il n'a aucun doute sur la montée des cours. Source : http://www.lefigaro.fr/societes/200...
Et si Georges Soros a acheté pour 663 millions de dollars d'or, c'est qu'il ne doute pas non plus.
http://www.telegraph.co.uk/finance/...
Et lui non plus n'a pas de doute : http://matterhornassetmanagement.co...
Ni Pierre Leconte : http://www.forum-monetaire.com/
Ni le GEAB : http://www.europe2020.org
Ni la Chronique Agora qui annonce un objectif de cours revu à la hausse à 3000US$ : http://www.la-chronique-agora.com
Ni les articles de http://www.24hgold.com qui annoncent un ratio Dow Jones/or à 1 soit 4000 pts pour le Dow et 4000 US$ pour l'once.
Tous ces gens là n'ont AUCUN doute sur la montée de l'or parce que les gouvernements doivent imprimer des billets pour payer les intérêts de la Dette et pour payer les fonctionnaires. On ne peut plus arrêter le processus de destruction de la monnaie papier...
Quand le printemps de Kondratieff apparaîtra, vous pourrez conseiller à vos clients de vendre leur or. Mais ce ne sera pas avant 2020...On a le temps...
Bonjour M Dryancour
Je reviens sur le commentaire N° 5 ci-dessus, constituant votre réponse à M Michel Houdan, où vous appeler de vos vœux l'usage des biotechnologies par les agriculteurs.
Je suis un libéral convaincu, mais il y a une chose que je n'arrive toujours pas à partager avec les libéraux. C'est leur point de vue sur l'agriculture et l'usage des OGM et autres biotechnologies. En octobre 2009, j'avais rédigé un papier d'une dizaine de pages à l'attention de M Vincent Benard, que vous devez connaître. Mais ce n'est pas de sa compétence et il est très occupé sur d'autres terrains. Accepteriez vous que je vous en adresse copie, via email pour que nous puissions échanger nos points de vue?
Sincères salutations et bonne continuation
Réponse à Christophe,
Je n'ai pas d'objection à ce que vous me transmettiez un document.
Ne souhaitant pas communiquer mon email par ce moyen, je vais voir avec le gestionnaire du site comment entrer en contact avec vous.
Pour ce qui est du génie génétique, je ne ferai que trois observations.
1) Les libéraux ne sont pas doctrinalement attachés à cette technologie. Il est impossible de dire à ce sujet s'il y a consensus ou non.
Ce qui semble être une position assez répandue est de laisser la liberté au consommateur de décider s'il veut ou non consommer des produits issus des biotechnologies.
2) Au rythme actuel de croissance de la population mondiale, il faut bien comprendre de ce que l'on appelle le déficit de productivité agricole (productivity gap). En d'autres termes, la population mondiale augmente plus rapidement que les rendements agricoles. Même avec les biotechnologies, nous ne sommes pas certain de combler ce déficit. Sans leur secours, c'est une certitude que des millions d'individus mourront de faim d'ici 2050.
On peut tout à fait défendre un monde sans OGM, mais il en faut alors accepter les conséquences pour des tiers. Dans ma perspective, il ne s'agit pas d'un chantage intellectuel à la famine, mais d'une donnée systémique.
3) Je ne vois pas comment l'agriculture européenne pourra rester compétitive sans le secours du génie génétique, alors qu'elle est en concurrence avec des pays disposant de conditions climatques très favorables (Au Brésil, il y a deux à trois récoltes par an) et qui ont recours aux biotechnologies.
Merci de contribuer au débat. Si nous étions d'accord sur tout, il n'y en aurait point.
Bien à vous
Réponse à Christophe,
Je n'ai pas d'objection à ce que vous me transmettiez un document.
Ne souhaitant pas communiquer mon email par ce moyen, je vais voir avec le gestionnaire du site comment entrer en contact avec vous.
Pour ce qui est du génie génétique, je ne ferai que trois observations.
1) Les libéraux ne sont pas doctrinalement attachés à cette technologie. Il est impossible de dire à ce sujet s'il y a consensus ou non.
Ce qui semble être une position assez répandue est de laisser la liberté au consommateur de décider s'il veut ou non consommer des produits issus des biotechnologies.
2) Au rythme actuel de croissance de la population mondiale, il faut bien comprendre de ce que l'on appelle le déficit de productivité agricole (productivity gap). En d'autres termes, la population mondiale augmente plus rapidement que les rendements agricoles. Même avec les biotechnologies, nous ne sommes pas certain de combler ce déficit. Sans leur secours, c'est une certitude que des millions d'individus mourront de faim d'ici 2050.
On peut tout à fait défendre un monde sans OGM, mais il en faut alors accepter les conséquences pour des tiers. Dans ma perspective, il ne s'agit pas d'un chantage intellectuel à la famine, mais d'une donnée systémique.
3) Je ne vois pas comment l'agriculture européenne pourra rester compétitive sans le secours du génie génétique, alors qu'elle est en concurrence avec des pays disposant de conditions climatques très favorables (Au Brésil, il y a deux à trois récoltes par an) et qui ont recours aux biotechnologies.
Merci de contribuer au débat. Si nous étions d'accord sur tout, il n'y en aurait point.
Bien à vous
Bonjour M Dryancour
Merci de votre proposition, j'attends le contact du Webmaster
En réponse à votre dernier commentaire:
1) pour en avoir discuté avec M Benard, ou à l'annonce sur cette page de la réunion du 09/12/09 de M Alexandre et Madelin, ou encore aux positions tenue par le PLD et Alternative Libérale, je pensais qu'il y avait consensus des libéraux sur le sujet. Je suis donc étonné. Pour ce qui est de laisser le consommateur décider, pour l'instant, vu la grande quantité d'OGM qui rentre en France à travers nos ports, il est bien évident que nous en consommons sans le savoir, en particulier indirectement via l'alimentation animale.
2) je ne partage pas votre avis sur le fait que les OGM permettent d'améliorer le rendement de production agricole. La démonstration est loin d'en avoir été faite. Par contre, l'agronomie et ses progrès est continuellement ignorée (les biotechnologies ont chassé l'agriculture si je puis dire) alors qu'elle serait source d'améliorations incontestables.
3) La vocation 1ère d'une agriculture est de nourrir les gens de son pays. Et la compétitivité ne se mesure pas à la seule production. Quelle quantité d'intrants et quelle dépendance? Quelle qualité? Quel coût en pollution et en son traitement (ex des algues vertes sur les plages). Quel coût sanitaire ?
Je développe tout ceci dans le document évoqué.
Cordialement
A tous:
Merci à vous pour vos nombreux commentaires.
Je voudrais conclure ces échanges par quelques remarques qui m'ont été formulées ces jours-ci oralement: placer ses actifs dans une seule valeur (pétrole, or, immobilier) est typique d'un comportement spéculatif.
C'est aussi nourrir la spéculation et se comporter de telle manière que les prévisions deviennent auto-réalisatrices. La sagesse financière implique la diversification. A fortiori, en période de crise.
De toutes les recommandations, celle-ci me semble la plus précieuse.
Quant à mes conseils, je rappelle à quelque lecteur qu'ils sont entièrement gratuits.
Ce ne sont peut-être pas les meilleurs au sens économique (la gratuité est rarement un signe d'efficacité, car quelqu'un paye toujours les coûts), mais ils présentent l'avantage de ne pas être destinés à une clientèle.
Pour paraphraser Raymond Aron, ce sont les opinions d'un économiste désangagé.
A bientôt pour d'autres échanges.
GD
Bonjour.
J'ai lu tous les commentaires. dans aucun il n'est fait référence à :
http://or.bullionvault.fr/
Evidemment on ne voit pas ses picaillons, mais l'OR est réputé être conservé par la societé VIAMAT en Suisse, en particulier.
Cela n'a rien à voir avec les ETF ou les certificats, puisque c'est de l'OR alloué.
Je connais un analyste en économie de la trempe de Mr Guyancourt qui a placé une partie de ses économies, et, depuis longtemps dans ce système.
A la limite ils peuvent vous livrer votre OR, si vous vous acquittez des frais de transport. Mais c'est sous forme de lingots ou de barres.
Ce n'est pas très sécurisant d'avoir 5 lingots chez soi ou 1000 napoléons.
D'aucuns me diront que l'on pourra acheter sa baguette avec une pièce (on vous rendra la monnaie en € ou en $ ce n'est pas le but de l'opération)
Réponse à Milou,
Si vous avez bien lu mon article, vous constaterez que je recommande de garder l'or physique dans un coffre personnel sis dans une banque. Et si l'on a la chance de disposer des montants que vous indiquez, de le stocker auprès de deux ou trois d'établissements différents. On répartira ainsi mieux les risques. Confier son or à des tiers en échange d'une reconnaissance de dépôt (dette) offre autant de sécurité que de déposer son argent papier sur un compte courant.
Votre remarque est très pertinente : si l'inflation ne tourne pas à l'hyperinflation (ce qui est improbable mais pas impossible), on pourra échanger les pièces d'or contre la devise légale.
Ce que font les autres économistes et ce que je fais personnellement n'est pas une indication de ce que vous devez faire. Souvenez-vous de mon conseil : méfiez-vous des mouvements de foule.
Merci de nous lire.
Le Nap à 185 € dans quelques semaines lorsque Georges Soros aura lancé son attaque contre l'euro pour le ramener à 1 euro pour 1 dollar, soit 30% de baisse pour l'euro et 30% de hausse pour l'or qui n'est pas sensible à ces manipulations monétaires. Source http://www.jovanovic.com/blog.htm
Bullion Vault, oui si l'Europe tient le coup, non si on s'enfonce dans la Très Grande Dépression parce que ses réserves seront aussitôt confisquées. Je recommande de stocker l'or dans le coffre d'une petite banque de province.
Bonjour.
pour faire suite à votre réponse N° 59 :"Confier son or à des tiers en échange d'une reconnaissance de dépôt (dette) offre autant de sécurité que de déposer son argent papier sur un compte courant". Je suis bien entendu d'accord avec vous.
Mais je pense que vous n'avez pas lu les contrats de BullionVault. L'or que vous achetez par son intermédiaire est entièrement "alloué", il est conservé chez ViaMat (http://or.bullionvault.fr/help/inde...)
De plus ViaMat est assurée : http://or.bullionvault.fr/help/inde...
Pour répondre au N°60
Vous pensez qu'un état ne puisse pas fouiller tous les coffres de banques sur son territoire lors d'un Week End, pour tout confisquer. Moi pas ! Et ça c'est déjà fait.
Je pense, mais chacun peut se faire sa propre opinion, c'est que l'état Français aura quand même plus de mal à le déloger en Suisse.
Seconde réponse à Milou,
Si un Etat peut confisquer les biens dans un coffre privé, a fortiori le fera-t-il pour un grand stock d'or. De ce point de vue, je souscris au commentaire de L687.
Une solution serait de déposer son or physique dans plusieurs pays respectueux de la propriété privée. Difficile de dire lesquels. Tous peu ou prou ont violé les droits de leurs concitoyens, sauf peut-être en Suisse et au Royaume Uni.
Les temps sont incertains et la seule solution raisonnable pour y faire face et de diversifier ses actifs, leurs formes et la manière dont ils sont immobilisés.
Bonjour M Dryancour
Je n'ai jamais été contacté par le webmaster pour pouvoir vous transmettre mon papier sur les OGM.
Réponse à Christophe,
Je suis le seul responsable ayant été en déplacement professionnel entretemps.
J'ai transmis votre demande et espère que vous serez en mesure de me communiquer votre papier sous peu.
Merci du rappel.
GD
Bonjour
Pour reprendre votre réponse N° 62 : "sauf peut-être en Suisse et au Royaume Uni". Je vous ai bien précisé que les coffres de BullionVault s'appellent ViaMat. Celui que j'ai cité est en Suisse.
En relisant le commentaire N° 60 de L687 : "Je recommande de stocker l'or dans le coffre d'une petite banque de province". je réagis en pensant que les salles des coffres sont susceptibles d'être dévalisées. Rien à craindre bien sûr si le contenu du coffre est déclaré, et, assuré. Mais le problème reste entier puisqu'au mieux les assurances ne rembourseront qu'en monnaie locale. Et encore faut il arriver à démontrer qu'il n'y a pas eu de retrait hors du coffre depuis la date de la déclaration. En fait ce n'est pas plus sûr qu'un coffre à son domicile.
En mettant en doute la sécurité d'un organisme tel BullionVault, vous mettez en doute la confiance dans le plus gros coffre du Monde qu'est la Suisse.
Quant à prétendre que si l'Europe plonge dans la "très grande dépression" ses reserves seront aussitôt confisquées. C'est ignorer que La Suisse est un état souverain qui n'est pas intégré à l'Europe. L'état qui tenterait une action de ce type ferait sans doute l'objet d'une levée de boucliers.
Je vous conseille de visiter le site de Monsieur Pierre Leconte : http://www.forum-monetaire.com/
Réponse à Milou,
Il y a, à ce jour, bien plus de raisons de faire confiance à la Suisse (pays qui m'est très sympathique au demeurant) qu'à d'autres Etats, mais observez quand même avec quelle facilité elle a partiellement renoncé à son secret bancaire et comment elle s'apprête à ne plus accueillir les réfugiés fiscaux.
C'est une règle de sociologie générale, rien n'est immuable.
Diversifier son risque même en fonction d'hypothèses improbables est une méthode parmi d'autres.
A titre individuel, vous avez parfaitement le droit de considérer que la Suisse demeurera un coffre-fort inviolable.
Personnellement, je l'espère mais n'en suis pas certain.
Bien entendu, un coup de force contre ce pays est à exclure. Mais, il y a des moyens plus pernicieux de parvenir aux mêmes fins. Exemple : a) quelques pays mal avisés déclarent que la détention d'or à l'étranger est un délit.
b) Des fuites permettent d'identifier les propriétaires de ces dépôts. c) On les taxe d'office.
Roman fiction ? C'est presque le scénario qui est en train de se passer en Allemagne.
Pour bien faire, il faudrait donc vivre en Suisse aussi, ce qui n'est pas toujours réalisable.
Comme je l'ai écrit, le pire n'est jamais certain. Mais l'histoire des faits économiques et sociaux nous enseigne que des hommes de l'Etat aux abois sont prêts au pire... la main sur le coeur...
Je connais bien le site de Pierre Leconte et ses ouvrages que j'apprécie beaucoup. Une excellente référence pour tous ceux qui veulent penser librement.
Merci encore d'alimenter le débat.
Merci pour cette réponse. Je ne suis pas insensible aux raisons que vous évoquez.
Il est certain que l'état peut déclarer que la détention d'OR à l'étranger est un délit, et, donc la personne concernée aurait le choix de revendre, et de rapatrier les liquidités, où 2ème solution : envisager la condamnation, et, l'incarcération. Je ne pense pas que Roosevelt en soit arrivé là . Je crois (de mémoire) qu'il n'avait récupéré que 5.5% des actifs.
Si Obama par exemple reéditait cet évenement l'OR ne coterait pas 1100$ l'once, mais 3 fois plus en quelques jours.
En ce qui concerne la sécurité chez BullionVault vous pouvez consulter ceci :
http://or.bullionvault.fr/help/inde...
Cordialement
Je pense que rien n'interdit à un Français de déclarer ses avoirs en Suisse au fisc, et, de rêgler le montant des impôts sur les plus values.
Réponse au commentaire 68 de Milou,
Vous noterez que dans ce cas là , l'Etat n'aura même plus besoin d'acheter des listings dérobés par des employés de banque indélicats pour savoir combien et où vous détenez votre or.
Contrairement à une idée reçue, il n'y a pas que de l'argent au noir qui est placé en Suisse. Il y a aussi toute une épargne gagnée des plus honnêtement, placée dans ce pays pour éviter une éventuelle confiscation.
C'est donc parce qu'il n'y a pas la certitude que les droits de propriété seront respectés que les individus sont conduits à la dissimulation.
Malgré tout, tant que l'euro sera en circulation, il sera plus difficile à chaque Etat membre d'ordonner indivuellement des mesures spoliatrices. Ce que l'on appelle "Le vote avec les pieds" étant plus facile.
Ces raisonnements aux extrêmes de la nuisance étatique ne doit pas nous faire perdre de vue que la réalité sera plus grise, teintée de compromis et que l'on ne doit pas vivre dans l'angoisse de ce qui pourrait arriver de pire.
En conséquence, il est des plus raisonnables de placer son or dans un coffre... ici où là , selon sa perception du risque.
Bien à vous,
GD
"C'est donc parce qu'il n'y a pas la certitude que les droits de propriété seront respectés que les individus sont conduits à la dissimulation."
Personnellement je pense que c'est aussi la possibilité de frauder fiscalement qui attire les capitaux vers la Suisse.
"Malgré tout, tant que l'euro sera en circulation, il sera plus difficile à chaque Etat membre d'ordonner indivuellement des mesures spoliatrices."
La Suisse n'est pas un état membre de l'Europe. Je ne pense pas qu'elle ait la possibilité de saisir des actifs étrangers sur son sol pour le compte d'un autre état souverain (clauses de réciprocité). La finance est l'un de ses revenus, au même titre que le tourisme. Un manquement de cette importance pourrait menacer son économie, et, sa crédibilité au plan mondial. Ce n'est que mon avis
Bon WE
Bonjour.
je reviens sur votre chronique pour signaler cet article de Paul Tustain que je viens de lire sur 24hGold:
http://www.24hgold.com/francais/act...
Bien entendu il prêche pour sa paroisse, mais il met en garde sur la détention de pièces d'OR à domicile. Rien n'est sûr comme vous le voyez.
Ceci répond également à Fanzy, et, L687
Make your own life time more simple take the home loans and everything you require.
j ai lu votre article avec grd interet j ai que quelques suggestions tres simple.
tout d abord devener proprietaire meme si il s agit d une petite maison mais en campagne avec du terrain pourquoi?car mieu vaut avoir 70 m2 de maison car les charges direct sont moins cher impots tout a l egout etc... car ces charges vous les controlees pas.ensuite stocker des graines anciennes car quant tout va mal c est la nourriture le pouvoir et ensuite stocker de l or.aller voir les maisons de retraites et ecouter les anciens eux savent comment faire ils l ont vecu la crise le guerre et oublier tout les banquiers politique etc eux n ont jamais vecu avec rien ou n on jamais ete au frond.un breton de 33a
Cher Monsieur Dryancour, Je vous avoue que je suis plutôt impressionné par vos analyses formulées d'une manière à la fois rigoureuse et aérienne. Je profite donc de l'occasion pour faire appel à votre science : pouvez-vous me dire si une récession d'une grande ampleur pourrait être in fine une hyperinflation? Selon votre analyse, quelle est la caractéristique d'une hyperinflation si cela résulte d'une défiance monétaire extrême? A l'avance, je vous remercie.