Théorie du genre : l’insoutenable légèreté de la droite française
Par Drieu Godefridi le mercredi 13 février 2013, 10:59 - Article - Lien permanent
Qui est responsable de l’entrée de la théorie du genre dans le droit français ?
La théorie du genre soutient que la notion de sexe est culturelle de part en part. Que la distinction des sexes est sans ancrage biologique, donc arbitraire et modulable. Qu’en outre, le modèle hétérosexuel exerce une violence littéralement innommable sur les modèles sexuels et les genres alternatifs. Qu’il est donc temps, et légitime, de « défaire le genre », pour reprendre le titre de l’un des ouvrages de la prêtresse contemporaine du genre, Judith Butler, en éradiquant toute référence au masculin et au féminin, deux genres parmi une sarabande infinie de variations possibles (trans, queer, drag, butch, garou, dyke, fem, etc.)
La majorité socialiste tente ces jours-ci de mettre la théorie du genre en forme de lois (sur le mariage gay, l’éducation des enfants à la violence de genre, la requalification des classes maternelles pour éliminer toute référence à la féminité, la désignation neutre des parents pour ne pas discriminer les parents de même sexe, la procréation médicalement assistée- PMA - , la gestation pour autrui - GPA - , etc.). A chaque tentative, les parlementaires UMP s’étranglent d’indignation, rivalisant de solennité dans le prophétisme apocalyptique, allant jusqu’à exiger une commission d’enquête parlementaire, « afin que toute la lumière soit faite » (Xavier Breton) sur l’influence de la théorie du genre sur la société française.
La volonté de faire la lumière sur la généalogie législative de cette étonnante théorie est légitime. Toutefois les limiers de l’UMP n’useront guère leurs semelles. Le 11 mai 2011, la France signait en effet la Convention d’Istanbul, qui exige des États signataires l’éradication de toute pratique fondée sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes (article 12).
Parce que les mots ont un sens, selon la formule de Nicolas Sarkozy, relisons attentivement cet article, qui impose d’éradiquer toute pratique fondée sur un rôle stéréotypé des femmes et des hommes (Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, signée à Istanbul le 11 mai 2011, qui entrera en vigueur quand dix pays l'auront ratifiée). Il ne s’agit pas de circonscrire, d’interroger, ou de problématiser, mais d’éradiquer (vocable qui évoque la Sainte Inquisition, le terme élimination ayant été jugé un peu tiède) toute pratique sociale, dans tous les domaines, sans nuance ni exception, ne serait-ce que susceptible d’évoquer la distinction traditionnelle des sexes.
Ouvrira-t-on des chambres réservées aux hommes, dans les services d’obstétrique ? Masculinisera-t-on les mots féminins, et vice-versa ? Récrira-t-on les manuels scolaires, pour leur ôter toute référence au « sexe » des acteur.es (orthographe officielle du genre) de l’histoire ? Du passé sexuel, faisons table rase pour qu’advienne un monde délivré de l’oppression hétérosexuelle. Bien timides et maladroites paraissent les initiatives socialistes dans le domaine du genre, si on les rapporte à la pureté révolutionnaire de la convention signée par la majorité UMP.
Depuis que nous soutenons la thèse de la consécration du genre par l’UMP, nous recevons du courrier, notamment de parlementaires, pour nous expliquer qu’il ne faut pas tout mélanger, que la Convention d’Istanbul vise à lutter contre les violences faites aux femmes, sujet sans rapport avec la théorie du genre. Sauf qu’aucun État européen n’a attendu la Convention d’Istanbul pour mettre hors-la-loi la violence physique contre les femmes (et, tout à fait accessoirement, contre les hommes, qui en sont très majoritairement victimes).
L’enjeu de cette convention est la mise hors-la-loi, non de la violence physique, mais de l’indéfinissable violence psychologique et de l’indéchiffrable violence économique contre les femmes. Cette ambition, exorbitante de toute la tradition juridique occidentale (il suffit, pour s’en convaincre, de s’essayer à définir la violence économique dans un concept juridiquement opérationnel), n’a de sens que si l’on considère que les femmes sont disproportionnellement victimes de violence psychologique et économique. Ce que fait la théorie du genre, contre et en dépit de toute la littérature scientifique sur le sujet (qui indique une prévalence comparable, par exemple dans le couple, de la violence psychologique contre les hommes et contre les femmes). En réalité, la Convention d’Istanbul est « genrée » de part en part, de la cave de ses racines idéologiques au grenier de ses nombreuses préconisations législatives.
Il est d’ailleurs à noter que, lorsque la Convention « UMP » sur le genre entrera en vigueur, non seulement les socialistes pourront mais, en toute rigueur juridique, ils devront prendre toute initiative législative de nature à éradiquer la distinction du masculin et du féminin. Car le sacre juridique du genre eut lieu devant le Conseil de l’Europe, dont les normes n’ont pas le caractère parfois folklorique, toujours facultatif, des recommandations des Nations Unies. Les conventions du Conseil de l’Europe, qui ont vocation à régir le comportement de huit cent millions de citoyens, sont obligatoires pour leurs signataires, et leur imposent des normes et objectifs soustraits, du fait même, à l’empire du débat démocratique national.
C’est ainsi que l’enquête des docteurs Watson de l’UMP les conduira, enchantés, au 238, rue de Vaugirard (siège de leur parti).
Drieu Godefridi

Drieu Godefridi est philosophe et dirigeant d’entreprise, Il est notamment l'auteur de De la violence de genre à la négation du droit
, (Texquis, 1er mars 2013.)
Commentaires
Il faut vraiment avoir l'esprit malade pour se laisser aller à inventer et véhiculer de telles inepties : on est alors en droit de se demander à quoi il peut bien servir d'obéir à la nature dans sa fonction naturelle pour pérenniser le genre humain ! Tout cela est stérile et stérilisant de la pensée humaine...
On comprend bien les conséquences de la théorie du genre sur la masculinisation des mots ou son application littérale aux services d'obstétriques ou aux manuels scolaires. On peut en outre se demander si il s'agit de menaces réelles et quand bien même ces menaces étaient réelles, quel est le niveau de gravité de ces menaces.
Mais on a un peu de mal à croire que la GPA ou la PMA soient des conséquences de la théorie du genre. Il y a de nombreux argumentaires en faveur de ces évolutions qui ne sont pas basés sur cette théorie et dont les défenseurs ne soutiennent pas cette théorie. Le fait de relier ces changements à la théorie du genre par l'argument boiteux d'un prétendu complot anti-hétérosexuel fantasmé montre que le lien n'est pas aussi évident.
Je ne doute pas que l'auteur a une argumentation plus convaincante au delà de ce court article. Mais méfions nous de l'attitude fanatique qui vise à croire que tous les changements sont la conséquence d'une unique théorie et qu'on peut mettre sur une même conspiration intellectuelle le meurtre d'enfants, la GPA et la féminisation des mots par les politiciens démagogues.
Je remercie l'auteur pour ce "papier" vraiment éclairant. D'accord avec l'intervenant précédent qu'il ne faut pas tout lier à la théorie du genre. Néanmoins, dans le cas de la PMA/GPA pour les couples homosexuels, comment nier qu'elle participe de l' "empowerment" des homosexuels, leur montée en puissance, qui est tout de même la principale visée de la théorie du genre.
"Empowerment" ? "Montée en puissance" ? Mais de quoi parlez-vous ? De quel pouvoir s'agit-il ? On croirait que vous parlez d'un mouvement politique, d'une idéologie, d'une secte ou d'une espèce vivante différente quand vous évoquez l'homosexualité... Il y a des homosexuels dans tous les mouvements politiques, toutes les religions, certains ne croient pas en la théorie du genre, certains sont contre la GPA et la PMA... et ils ne font pas partie d'une conspiration qui veut "monter en puissance". Il n'y a pas plus d'homosexuels aujourd'hui qu'il y a 50 ans, c'est juste mieux accepté socialement et on ne peut pas appeler ça une montée en puissance.
La sagesse invite à ne pas tomber dans le piège de Hollande en cédant à des délires paranoïaques et à se concentrer sur la critique de la politique économique du gouvernement. Je vous rappelle qu'il y a 3 millions de chômeurs, que la taxation des start-ups vient d'exploser, que les business angels et les entrepreneurs quittent la France, à cause du socialisme. Je respecterai le million de gens qui sont descendus dans la rue pour cette histoire secondaire de mariage qui va concerner 2000 personnes le jour où elles bougeront le petit doigt pour défendre les entrepreneurs, les acteurs économiques, les créateurs, les gens qui prennent des risques sous la prédation de ce gouvernement.
Jeff, je ne veux pas vous donner l'impression de polémiquer inutilement. Donc je vous invite simplement à lire Monique Wittig ou Judith Butler. Ainsi vous aurez le point de vue de la théorie du genre - de deux de ses principaux auteur.es - et non le mien. Je précise que ne goûte aucune théorie du complot. Je dis seulement que ces réformes, y compris la GPA, sont parfaitement cohérentes avec le projet revendiqué de la théorie du genre selon ses auteurs.
Je serais heureux que, texte à l'appui, vous me démontriez le contraire.
Maintenant que cette question, si l'on n'en prend qu'un aspect (par exemple le mariage gay) puisse paraître secondaire eu égard à l'incurie socialiste dans le domaine économiques (personne ne parle de la non-réforme des banques, avez-vous remarqué ?), je le comprends aisément.
Pour finir, je vous recommande également le dernier livre de Shmuel Trigano, qui délire dès qu'il s'agit d'Israël ou de l'UE, mais qui me semble très pertinent sur le "genre" - auquel, vous l'aurez compris, je me suis moi-même intéressé de près, de par mes fonctions professionnelles (médicales).
Je vous remercie pour cette invitation, mais j'ai suffisamment de mépris pour les gens qui font ce genre de théorie pour ne pas les lire et bien m'en porter. Si il ne s'agit pas d'un complot, alors je me moque bien de connaitre leur "projet".
Je note que vous avez judicieusement abandonné vos propos délirants sur une prétendue "montée en puissance" des homosexuels, et je n'attendais pas mieux.
Ce qui stupéfie, ce ne sont pas les prétentions de ces théories philosophiques délirantes, car le déni de réalité qu'elles constituent dit leur impuissance réelle, mais l'écho extraordinaire qu'elles ont reçu (on les enseigne, y compris dans des lieux sérieux, le monde politique s'agenouille devant etc..).
Cette dictature (tant de fois évoquée) des groupes minoritaires (au sein de leur propre minorité, d'ailleurs) ne me semble s'expliquer que par l'affaiblissement exceptionnel du bon sens et de la culture majoritaire dans nos pays.
Comme si le courant principal des idées (le coeur du corpus philosophique et religieux commun à l'ensemble de notre civilisation) se trouvait discrédité, renié, abandonné à l'infférence.. laissant prospérer de manière extravagante les idées les plus biscornues, promues au rang de lumière et de nouveau progrès.
Mais si c'est bien cela qui se produit, c'est le stade ultime de la dégénérescence! Nos vieilles nations ne sont alors même pas décadentes - la décadence demande de l'énergie- mais dégénérées, en fin de vie, et on ne voit pas ce qui viendrait les regénérer, sinon du sang neuf barbare, comme à la fin de l'empire romain!
Eh ben... A ce point là..
Jeffe, mon petit :
1. Vous ne savez pas de quoi vous parlez, et préférez qu'il en aille ainsi : c'est ce que vous écrivez;
2. Vous considérez que le mariage gay etc. est une régression - plutôt qu'un montée en puissance - des homosexuels.
Conclusion ... chacun jugera pour ce qui le concerne ;-)
Je suis plutôt d’accord avec Jeff et je ne comprends pas les réactions, et le lien qui est fait par l'auteur entre la théorie du genre et la PMA, GPA et le PMU. A ce titre je ne vois pourquoi on interdirait ces pratiques. Je remarque que la classe politique y est favorable sous certaines conditions (notamment pour des cas de stérilités). Le critère utilisé sera donc nécessairement arbitraire, car personne ne peut nier les avantages de tels progrès techniques. Ca me rappelle le débat sur les OGM, sur le Gaz de Schiste. Si nos progrès techniques nous permettent d’avoir des enfants dans de meilleures conditions, en évitant les maladies, alors pourquoi s’en priver. Et si cette technologie nous permet de redéfinir la parenté, je ne vois pas très bien ou se trouve le problème. Ceux qui ne sont pas concernée ou n’approuve pas, n’ont pas besoin de l’utiliser, mais qu’ils n’utilisent pas les lois pour les interdire à autrui. La ou je suis d’accord avec l’auteur, c’est que la droite comme la gauche sont en contradictions avec eux même sur beaucoup de point.
Shlomo, vous n'êtes pas obligé d'employer un ton méprisant pour parler aux gens.
1 - Je sais plutôt de quoi je parle même si je me fous complètement de la théorie du genre, je laisse ça aux maniaques.
2 - Le fait que je considère que ça n'est pas une montée en puissance ne signifie pas que je considère que c'est une régression. Revoyez les principes élémentaires de logique.
Une guerre ne se gagne que si l'on est bien informé sur l'adversaire à abattre : note sur le fondement politique des philosophies du genre - http://www.homme-culture-identite.c...
@René (5)
Je n'ai pas encore lu le livre de Trigano, mais j'ai visionné une de ses interventions de 20 minutes dans un Congrès (. http://www.youtube.com/watch?v=tF2L... ).Je l'ai trouvé excellent, et je me sens très près de ses analyses non seulement sur la théorie du genre, mais aussi sur sa dénonciation de l'emprise croissante du post-modernisme sur les esprits contemporains. Il est extrêmement clair sur un sujet difficile et je crois que c'est effectivement un auteur à suivre.
Comme vous je suis moins impressionné par ses analyses politiques. Cependant, ayant moi même été pendant plusieurs années en poste dans une institution européenne, ce qu'il dit de l'UE n'est pas complètement faux - notamment lorsqu'il évoque la manière dont l'Europe actuelle ressuscite à sa manière le vieux concept "impérial" (voir le débat sur le problème des "frontières" de l'Europe).
A Hlepage : on sent très bien cette tentation impériale dans le dernier livre de Cohn-Bendit et Verhofstadt. Sinon merci de nous informer de façon aussi précise sur cette théorie du genre. Il y en a qui, contrairement à zef, préfèrent connaître avant de juger.
@AlexL (7)
Je me sens assez en phase avec ce que vous écrivez. Nous assistons à l'arrivée au grand jour d'une longue entreprise de subversion générale des valeurs fondamentales de la société occidentale héritées des Lumières (ce qu'on appelle la "modernité"). Le phénomène n'est pas nouveau. Il a commencé dans les années soixante avec les philosophes "déconstructionnistes", dont ce à quoi nous assistons aujourd'hui est en quelque sorte la victoire posthume. Ce qui est nouveau est la manière dont ce mouvement se manifeste maintenant ouvertement au niveau politique et en vient à nous concerner tous, alors que cela restait jusqu'à présent un courant intellectuel encore relativement confidentiel, ou tout au moins encore très mal perçu par la grande masse des citoyens. Aujourd'hui, plus personne ne peut l'ignorer. D'où l'intérêt à s'intéresser de très près au sujet et à multiplier les analyses. A cet égard, merci pour le lien que vous nous donnez dans votre commentaire 12.
Je crois que c'est Hollande qui a dit qu'à travers le mariage pour tous ce qui était en cause était un "changement de civilisation". Il me semble que pour une fois ce n'était pas qu'une simple figure de style marquée par l'emphase présidentielle. je crois que c'est bel et bien ce qui est en cause. Et que cette "révolution" est bien l'objectif qu'il poursuit. Il s'est totalement dévoilé. Voilà pourquoi, effectivement, le vote du mariage pour tous est quelque chose dont l'enjeu dépasse de très loin le simple problème des droits revendiqués par les homosexuels. A court terme, cela ne bouleversera pas nos vies. Mais à long terme c'est l'essence même de ce que l'on appelle l'Occident et les Valeurs occidentales qui sont en cause - et donc, parmi celles-ci, nos conceptions libérales de l'universel humain.
@Jean
oui, Drieu m'a déjà fait la remarque. Il faudra que je me procure ce livre.
a H lepage,merci de recadrer de façon claire et concise le but ultime poursuivi par les tenants de cette théorie du genre qui n'est pas la seule prônée par les mê'mes qui interviennent dans bien d'autres domaines et font largement penser a une action concertée,certains diront un complot,ne pas oublier que ces hurluberlus sont dangereux ,reniant en vrac le Darwinisme et la nature même de la biologie des espèces dont nous sommes.Sur un autre post concernant le mariage "gay" Tooppy vous avait répondu sur ce fameux "complot " qui en fait n'en est pas un puisque ses protagonistes agissent au grand jour et s'en vantent.Il est effectivement intéressant de jeter un oeil sur les sites proposés et en particulier "les secrets de de la Fedéral réserve " de Mullins
@hlepage : cher monsieur, un grand merci pour votre commentaire! en seulement quelques lignes, j'avais conscience d'avoir dû forcer le trait, et un peu abusé de mots vigoureux.. je trouve très intéressant que vous partagiez dans une certaine mesure cette vision; cela fait penser que ce n'est pas aussi excessif que cela.
(petit détail : c'est Alexis A. qui a apporté un lien en 12. Merci à lui).
Comme vous le soulignez, c'est une affaire occidentale... en Chine, en Inde, en Amérique latine ces considérations feraient sourire, les gens auraient l'impression que nous discutons du sexe des anges. C'est le sanglot de l'homme blanc qui n'en finit pas. Car parmi les populations immigrées et/ou françaises récentes, ainsi qu'en Outre-mer, les opinions sont très différentes.
Peut-être faut-il voir dans ces concepts de genre un cas extrême de vieux débat sur l'inné et l'acquis. Du coup, j'ai du mal à me sentir menacé par ces idées étranges, car je continue à ressentir l'inné - la réalité biologique, génétique, en l'occurence- comme primant sur l'acquis, et tout cas comme irrépressible.
Donc, si c'est bien le cas, malgré tous les espoirs de Mme Butler et le bourrage de crâne de nos classes parlantes, à l'âge de la puberté, l'immense majorité des jeunes filles se découvrira hétéro, sans qu'on puisse rien y faire.
Bref, pour finir sur une note optimiste, entre mouvements migratoires et réalités biologiques, le concept de genre devrait se heurter à un mur d'ici quelques années!
@Janus
je suis d'accord avec vous, comme avec Toopy : il n'y a pas de "complot". Je ne crois pas aux théories du complot. En la circonstance, il n'y a pas plus de complot des "déconstructionnistes" , ou des "postmodernes", qu'il n'y avait de complot des Jacobins en 1789.
Je suis heureux de vous retrouver régulièrement dans les commentaires des articles de notre site.
@AlexL
Effectivement, cela rejoint le vieux débat sur l'inné et l'acquis. Mais cela dépasse de beaucoup la seule querelle scientifique sur le rôle de l'un ou de l'autre dans la détermination des comportements humains. Ce que l'on nous propose est une vision philosophique "métasociale" qui vise à modifier radicalement les fondements de notre civilisation - et dont l'inspiration est donc authentiquement "révolutionnaire".
En ce sens, ce qui me parait important n'est pas tant de discuter de savoir quelle est la part de la nature ou de la culture dans la détermination des sexes, mais de mettre en évidence la chaîne des conséquences qu'une telle vision entraine (ses fondements "politiques"), et surtout de bien faire les liens qui existent entre cet aspect du débat social et toutes les autres questions politiques qui en fait s'y rattachent (le procès systématique de l'Occident, le racisme "anti-blanc, la quête forcenée d'une égalité qui débouche sur une tyrannie des minorités, la subversion totale de la notion de démocratie, etc... tous thèmes notamment fort bien mis en lumière par notre ami Lucien Oulahbib dans son style si particulier).
En somme, le mariage "pour tous", ce n'est qu'un début ?
@Gege
Exactement !
Ah ces liberaux me font toujours bien rire, c'est pour cette raison que je viens rendre viste de temps à autre, toujours aussi naïfs sur la nature humaine, sur le monde et la mondialisation, dans une autre rubrique le discours de Monsieur Alain Madelin en est un autre exemple formidable. Son histoire de crayon ne vaut certes pas la célèbre chanson de Bourvil, ... lui avait au moins du talent.
@ bourgeot
A moi, les socialo-communistes me font pleurer et comme je préfère rire...
@bourgeot, encore toi, avec tes considérations sans rapport avec le sujet ? Un troll au sens plein et entier du terme. Rastreins, vilain !
J'ai peut-être lu un peu vite tous les commentaires mais il me semble que les grands oubliés (los olvidados) dans tout ça sont les ENFANTS. Avez vous ou avez vous eu des enfants ? Essayez d'imaginer ce que pourront dire leurs parents à des enfants de 6 ou 8 ans rentrant de l'école après avoir entendu la bonne parole ? Dans quel inextricable labyrinthe de mensonges vont-ils se trouver engagés ? Comment ces enfants pourront-ils à l'avenir faire confiance aux adultes qui leur racontent des histoires aussi invraisemblables, ou devront-ils à l'avenir vivre dans le monde fantasmagorique des contes de fées ou de Lewis Carol ? C'est là que gît, selon moi, le danger. Il n'est pas pour demain matin mais quand nous ou nos enfants seront face aux dégâts qui ne seront pas visibles avant 20 ou 30 ans ils sera bien tard pour rectifier le tir. Tout capitaine de pétrolier sait qu'il doit anticiper ses manoeuvres plusieurs heures à l'avance mais je constate que beaucoup de commentateurs et encore plus d'hommes politiques n'ont pas compris cela. Les seuls qui le savent aujourd'hui mais qui sont peu audibles et qu'on écoute guère sont les psychiatres qui voient inexorablement monter le nombre de patients désemparés par des familles déstructurées et qui assistent impuissants et presque en direct à la montée des suicides.
@Foidanimal : entièrement d'accord avec vous. J'ai reçu vendredi le livre de Godefridi (par Amazon). Je recommande cet essai, intellectuellement stimulant:
http://www.amazon.fr/violence-genre...
En gros, il montre comment, de l'idéologie à la loi, on se construit un droit qui n'offre plus aucune des garanties conquises de haute lutte depuis l'absolutisme monarchique (et, en France, révolutionnaire). C'est l'arbitraire au nom d'une idéologie fausse.
Pour revenir au mode sérieux:
Selon Foidanimal
"Essayez d'imaginer ce que pourront dire leurs parents à des enfants de 6 ou 8 ans rentrant de l'école après avoir entendu la bonne parole ?"
Que signifie selon vous, "la bonne parole" ?
Lio
"A moi, les socialo-communistes me font pleurer et comme je préfère rire..."
Moi aussi cher ami, .... ni dieu ni maitre ...
Dans une cinquantaine d'années les musulmans démocratiquement prendront le pouvoir comme l'avait annoncé mr Tarik Ramadan et cette théorie n'existera plus..
le socle de nos valeurs communes est attaqué de toutes parts et l'anomie représente le graal absolu
Vu les progrés de la science on peut se demander si l'hermaphrodisme n'est pas le devenir de l'homme (pardon de l'espèce humaine) -:(
a Konebien,bonjour ,il est bon effectivement de rappeler ce que Ouari Boumédienne avait lancé à la tribune de l'Onu " nous prendrons le pouvoir grâce aux ventres de nos femmes" et l'esprit libéral mourra de part sa nature même en ne voulant pas par idéologie admettre que d'autres n'auront pas cet esprit d'ouverture ,de tolérance et de brassage d'opinions .C'est un fait clairement exprimé dans les mosquées en Belgique.n'oublions pas que l'Islam a été jugé a deux reprises par la cour européenne des droits de l'homme (31/7/2OO1 et 13/O2/2OO3) comme étant incompatible avec la démocratie et les droits de l'homme,bien entendu ces arréts n'ont pas été repris par aucun médias Français bisounours obligent
Les soi-disants "penseurs" de fin de siècle, les bobos stupides, les élus qui se croient investis du droit de réformer le monde et la nature, hommes politiques de tout bord, les eurocrates, les Etats-Unis, tous ont dans l'esprit la mondialisation, cette idéologie uniformisatrice et liberticide qui devrait rabaisser le monde à une seule nation avec un Etat Maître et Tout Puissant. Ils anéantissent sans arrière pensée les peuples, les cultures, les histoires, les traditions, les particularités, l'ETRE HUMAIN pour arriver à un monde de clônes asexués, à l'esprit unique, à la mémoire formatée, asservis à une minorité (encore !!!!!) totalitaire et inhumaine. Les socialistes sont tellement proches de ces aberrations qu'ils profitent de leur pouvoir actuel pour commencer à détruire notre pays et nous imposer ces ignominies que sont le mariage gay et l'adoption des enfants par les gays, sous prétexte d'une égalité qui n'existe pas. Les femmes se poussent en avant pour revendiquer l'égalité avec les hommes : encore une incongruité impensable : elles auront toujours un vagin et les hommes un pénis (ce qui tend à justifier certainement leur volonté de mettre en avant les transsexuels et les travestis). Elles deviennent tellement ridicules que c'en est déplorable et du coup, elles abandonnent leur rôle d'épouse et de mère et les enfants sont laissés à eux-mêmes pour favoriser la carrière de madame. La connerie des pays riches est telle que la démographie baisse : solution pour tous ces bobos stupides et "libres déconneurs" = laisser les pays d'Europe se faire envahir par les pays sous-développés... immigration massive et inconsidérée qui aboutirait à un métissage complet des populations, à la disparition des peuples et des caractères, et à l'asservissement complet à l'Etat. Victoire ! Et pendant ce temps là, les musulmans qui se foutent de la théorie du genre, de la mondialisation, de la liberté et des lois, ces muzz arrivent en masse, investissent les banlieues et en font des ghettos à l'économie unique, grignotent nos paysages, nos lois, nos traditions et nos libertés. La course est lancée entre ces incultes ignares et les bobos qui se disent détenteurs de la culture et qui ne sont que des assassins de l'ordre, de l'intelligence et de la liberté. Quant à nous les Blancs, nous serons bientôt les sujets d'étude des archéologues.