Emmanuel Nal est enseignant à l'Université de Tours en philosophie et stratégie, chargé de cours à l'Université de Poitiers en géopolitique. Il a travaillé au CEREM (Centre d'études et de recherche de l'Ecole militaire), puis auprès de la DAS (Délégation aux affaires stratégiques) dans les domaines de la dissuasion, la dissémination nucléaire, la prolifération balistique, la défense anti-missiles et la maîtrise des armements.

Dans son remarquable exposé, bien structuré et très clair, Emmanuel Nal aborde toutes les facettes du jeu de la dissuasion. Il évoque tour à tour : 1) La problématique du nucléaire dans les années 1940-1950, 2) la philosophie de la dissuasion nucléaire, 3) les limites de la dissuasion, et enfin 4) les problèmes de la défense anti-missile balistique.

Il analyse en particulier tous les enjeux de pouvoirs qui se nouent autour de la détention de l'arme nucléaire.

.

Vidéo 2 : la critique de Pierre-Marie Guillon

Pierre-Marie Guillon est l'auteur d'un livre qu'il est venu présenter à l'Institut Turgot, au début de l'année : "Il faut supprimer l'Armée française". C'est d'ailleurs à la suite de la discussion suscitée par cette présentation qu'est venue l'idée d'organiser ce cycle de conférence sur la Défense.

.

Vidéo 3 : réponse d'Emmanuel Nal

Au cours de son intervention, très iconoclaste, très anti-conventionnelle, mais aussi très solidement argumentée, Pierre-Marie Guillon présente sa thèse en trois points : 1) Il existe des failles dans la dissuasion, 2) la guerre est désormais injouable, 3) aujourd'hui le pire danger est celui de la guerre économique.

Pierre-Marie Guillon conclue qu'il faut d'urgence supprimer la force de dissuasion. Il faut essayer d'imaginer autrechose que le jeu mené depuis la fin de la seconde guerre mondiale par les USA, et qui nous est imposé. Il faut en finir avec un budget sans fond qui est sans doute inutile.

.

Vidéo 4 : discussion avec la salle

Au cours de la discussion, un sujet fort discuté fut celui d'une éventuelle armée ou défense européenne. Un assez large consensus s'est établi dans l'audience, à quelques exceptions près, pour conclure que c'est quelque chose qui n'a aucune chance de jamais voir le jour. C'est une lubie typiquement française qui n'aurait aucun sens.