Réchauffement climatique : "un climat, deux mesures"
Par Institut Turgot le mercredi 16 janvier 2013, 11:12 - Note de synthèse - Lien permanent
Si tant est qu'il ait jamais existé, le "consensus climatique" est désormais dépassé par les faits. Quatre scientifiques et universitaires belges de renom (Samuel Furfari, Istvan Marko, Henri Masson et Alain Préat) nous rappellent qu'il est grand temps de remettre les pendules de la science à l'heure.
La conférence climatique de Doha (Qatar), qui vient de s’achever, se solde par un nouvel échec. Pourtant, l’écho médiatique de cette dix-huitième conférence climatique fut conforme au discours convenu : la Terre se réchauffe, les émissions humaines de gaz à effet de serre sont la cause dominante de ce réchauffement, nous courons à la catastrophe. Bien qu’il n’y ait qu’un seul climat, il semble y avoir deux mesures dans la communication sur le sujet.
Depuis quelques années, les médias anglo-saxons, italiens ou allemands, donnent la parole à des scientifiques sceptiques quant à la validité des thèses soutenues par le Groupes d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), dépositaire de la pensée officielle en matière climatique. Rien de tel dans les médias francophones, qui persistent à dépeindre les scientifiques sceptiques au mieux comme vendus à des lobbies pétroliers, au pire comme des personnes dérangées, ou avides de publicité, qui n’ont pas leur place dans un débat sérieux.
Les signataires du présent texte ont récemment eu l’honneur de présenter leurs thèses climatosceptiques à l’Académie royale de Belgique. Nous avons notamment montré, au cours de cette série de leçons, que :
- Le climat a toujours changé, tant dans les temps géologiques que depuis le début de notre ère et cela indépendamment de la teneur en CO2 dans l'atmosphère;
- Durant la période romaine et celle du Moyen Âge, des températures bien supérieures à celles que nous connaissons aujourd’hui ont été observées. Du 16ème au 19ème siècles, sévit une période froide appelée « Petit Âge Glaciaire ». Tous ces changements ont eu lieu sans que l'homme ne puisse être accusé d’en être responsable. Nous estimons que l'augmentation de température pendant une partie du 20ème siècle est la récupération de cette période froide qui elle aussi peut être expliquée par une succession et accumulation de différents cycles sinusoïdaux de diverses amplitudes et constante de temps. Dire pourquoi et comment n'est pas encore possible, même si des hypothèses plausibles peuvent être avancées;
- La croissance qualifiée d'« anormalement rapide » de la température entre 1980 et 2000 n'a rien d'anormal. En effet, il y a eu, de par le passé, plusieurs périodes durant lesquelles la température a cru de manière similaire alors que l'homme n'utilisait pas d'énergie fossile;
- Les relevés de températures ne sont pas en mesure de représenter l'accumulation ou non de chaleur car la chaleur est une énergie et non pas une température; à part la chaleur, de nombreux autres paramètres influencent la température. De plus, ces mesures de température sont entachées d'énormes erreurs. Si on tient compte de l'ampleur de l'incertitude, la croissance de la température n’est statistiquement pas significative;
- La fameuse courbe en forme de crosse de hockey, connue sous le nom de courbe de Mann et que le GIEC a présentée six fois dans son avant-dernier rapport, résulte notamment d'une erreur de calcul des statistiques et d’un mauvais choix des indicateurs de température (proxies). Ce manque de rigueur scientifique a tellement discrédité cette courbe qu'elle a été supprimée, sans explication, dans le rapport suivant du GIEC;
- Les modèles de prévisions pourtant déjà complexes sont en fait très simplifiés tant il y a de paramètres qui influencent les modifications climatiques. Le système est extrêmement complexe et fonctionne avec de nombreuses boucles de rétroactions positives et négatives qui présentent des constantes de temps diverses. C'est pourquoi, le GIEC écrit en toutes lettres dans ses rapports que : « … la prévision du climat sur le long terme est impossible » (page 774 de son troisième rapport). Vérité vérifiée. A l’heure d’aujourd’hui, toutes les prévisions de ces modélisations se sont avérées fausses sans que personne, jamais, ne s'en offusque;
- La relation CO2 et température dans les archives glaciaires (Vostok) montre que l’augmentation de température précède (de près de 800 ans) celle du CO2. Il est donc une conséquence d’un réchauffement et non sa cause;
- Mais le coup fatal apporté à la théorie réchauffiste – non encore médiatisé – est que depuis plus de quinze ans, la température "moyenne" de la Terre s'est stabilisée. Durant cette même période, les émissions de CO2 ont augmenté bien plus fortement que par le passé, atteignant un nouveau record cette année. Des climatologues honnêtes admettent que ce constat est plus que gênant pour leur théorie. Pourtant, on continue de nous faire croire que la Terre se réchauffe. Faudra-t-il attendre encore vingt, vingt-cinq ou trente ans pour admettre qu'il n'y a pas de corrélation univoque entre la température moyenne de la planète et les émissions anthropiques de CO2 ?
- Prétendre que l’ouragan Sandy est une démonstration de la conséquence des émissions de CO2 produites par les activités humaines est tout simplement un mensonge éhonté, infirmé par les météorologues. Ce comportement indigne a été dénoncé dans une lettre ouverte au Secrétaire Général de l'ONU, signée par plus de 130 scientifiques du monde, dont l'un d’entre nous;
- Enfin, la fonte « anormale » de la banquise Arctique, qui a fait les choux gras de la presse de cet été, a déjà été observée au cours des décennies précédentes. On « oublie » de mentionner qu’au même moment une augmentation de la banquise Antarctique se produisait. On omet également de signaler que le regel actuel de la mer Arctique s’opère à une vitesse accélérée.
Ces dix propositions sont factuelles et admettent la preuve du contraire. Que l’on nous la produise, et nous admettrons nous êtres trompés. Dans l’intervalle, étant donné l’incohérence et l’absence de fiabilité des multiples prédictions du GIEC, il est temps de remettre les pendules de la science à l’heure. Le public et les politiques doivent être informés du caractère spéculatif des thèses qui dominent nos médias, depuis plus de dix ans, dans le domaine climatique. Si tant est qu’il ait jamais existé, le “consensus climatique” est dépassé par les faits.
Samuel Furfari, Maître de conférence à l' Université libre de Bruxelles (ULB)
István Markó, professeur à l'Université catholique de Louvain (UCL)
Henri Masson , professeur à l'université de Maastricht
Alain Préat, professeur à l'ULB
Commentaires
oui mais la vente de permis de "polluer " avec le c02 est un des moteurs de ceux qui sont assez prétentieux et avides pour vouloir faire payer leurs concitoyens .La fable climatique a assez duré,ici même un texte relatif a l'influence du soleil sur le réchauffement terrien semblait plus digne de foi.Tout ces diafoirus experts auto proclamés devraient être mis hors d'état de nuire , sauf erreur de ma part le c02 par la photo synthèse est transformé en oxygène ,ce qui a permis la vie sur terre,se croire au dessus de l'univers par la grace de quelques neurones dévoyés est du plus parfait comique;Merci pour ce texte qui fait litière du politiquement financier correct
vous avez mille fois raison MAIS comment accéder aux médias français (antenne 2 étant en pointe dans le réchauffisme )
et combien de milliards sont guettés dans le cadre de cette désinformation et manipulation mondiale
Tout grand merci pour cette bouffée d'air pur (et scientifique !) qui nous change des duettistes injurieux du Monde, Stéphane Foucart et Hervé Kempf.
Sinon furfari, c'est le hercule poirot du climatisme, non ? ;-) Il en a les belles bacchantes
Nous arrivons avec cette perversion de la science et la mise en place du "marché des crédits carbone" à des situations absurdes comme celle la : http://www.lesechos.fr/entreprises-...
le titre est évocateur et stigmatise (un mot à la mode) les horribles capitalistes. Mais que l'on se rassure les bienveilants hommes du gouvernement australiens empêcheront ce massacre. Cette faculté des gouvernants à retourner à leurs avantages les ravages qu'ils ont causés ne cessera jamais de me surprendre.
Soit, doutons, et envisageons.
Mais le vrai mystère scientifique, c'est pourquoi les thèses climato-négationnistes trouvent-elles SYSTEMATIQUEMENT leur place dans les forums libéraux, alors que le très large pourcentage de scientifiques compétents et ne doutant pas sur le sujet n'y est pas spontanément évoqué ?
Ma question à ceux qui se définissent comme libéraux est donc la suivante : En quoi un éventuel changement climatique dont l'homme serait largement responsable dérange-t-il vos opinions ?
@JM : voici pourquoi :
Il n'y a pas de "position libérale" sur le changement climatique, sur sa réalité, ses causes et ses conséquences, cela n'aurait aucun sens. Cette question est scientifique et non politique. Mais :
- les libéraux sont partisans de la société ouverte, au sens de Popper. Donc ouverte à toutes les opinions, même celles qui sont hétérodoxes
- les libéraux sont partisans de la séparation des pouvoirs, et d'un Etat neutre, en particulier la science doit être indépendante du politique. ce n'est pas le cas du GIEC.
Maintenant admettons 1/ que la terre se réchauffe, 2/ que l'homme en est responsable, 3/ que les conséquences seront gravissimes. Alors la question "que faut-il faire" est bien une question politique. Et la réponse libérale consiste à faire davantage confiance à la capacité d'adaptation et d'innovation des hommes qu'à une politique malthusienne de restriction.
Enfin le terme de climato-négationniste est erroné, les opposants à la thèse du réchauffement anthropique sont climato-sceptiques : ils ont des doutes mais pas de certitudes.
@ Bob Shar
Bravo, excellente réponse tout y est. J'y ajouterai peut-être deux choses :
1) je retournerai la question à son auteur : pourquoi les analyses "climato-sceptiques" sont-elles SYSTEMATIQUEMENT ignorées par les grands médias qui organisent un silence total à leur encontre ? Pourquoi les scientifiques qui sont "climato-sceptiques" sont-ils SYSTEMATIQUEMENT dénoncés quasiment comme des "ennemis du peuple" ? Pourquoi les médias boycottent-ils SYSTEMATIQUEMENT tout ce que disent ces scientifiques (aux titres pas moins brillants que leurs confrères "réchauffistes") ?
2) Heureusement qu'il existe précisément des libéraux ( mais pas seulement eux ) pour révéler l'existence de ces critiques. S'ils y sont plutôt plus sensibles que les non libéraux c'est que, par construction intellectuelle, ils sont précisément a priori très méfiants vis à vis de tout ce qui conduit à l'idée que seuls des "esprits éclairés", même très savants, pourraient, grâce à leur seul savoir et à l'application rationnelle de celui-ci, sauver l'Humanité.
L'essence même du libéralisme est de se méfier de toutes les solutions de nature "constructiviste" - et les politiques "réchauffistes" sont le symbole le plus extrême de toutes les prétentions constructivistes qui, inévitablement, dans ce domaine, ne peuvent que conduire à des dérives politiques d'essence totalitaire.
Comme vous l'écrivez très justement, Bob Shar :" la réponse libérale consiste à faire davantage confiance à la capacité d'adaptation et d'innovation des hommes", c'est à dire à faire confiance à des institutions et des politiques qui, face à l'hyper complexité des phénomènes, favorisent et encouragent le développement de cette double capacité d'adaptation et d'innovation - et donc la résilience de nos sociétés face à tous les risques et dangers possibles. C'est là que l'on retrouve l'esprit fondamental du libéralisme et de sa confiance dans des "institutions de liberté".
Bob,
merci pour vos lumières sur la pensée libérale.
Nous sommes nombreux à être pour l'ouverture à toutes les opinions, mais vous dites en même temps et à juste titre qu'il s'agit d'un sujet scientifique et non politique. Or, la science climatique n'est à mon sens pas une science exacte, mais une science complexe faisant appel à des sciences exactes. Sachant qu'on ne peut donc parler qu'en probabilité (ce que fait le GIEC dans ses rapports), la rigueur scientifique dans des forums voudrait qu'on publie des articles tendancieux dans les proportions observées dans la communauté scientifique impliquée et compétente. Ce n'est pas ce que je constate sur les forums libéraux qui privilégient systématiquement les thèses de non réchauffement, du moins d'origine anthropique. Il est d'ailleurs pour moi tout aussi criminel (à supposer qu'il y ait un problème et qu'il soit grave) d'inviter sur un plateau de télévision un Claude Allègre et un opposant dans la logique du un pour un contre et sous prétexte de liberté d'opinion, laissant ainsi croire au quidam moyen que dans le monde scientifique, c'est 50/50.
Vous insinuez également que le GIEC ne serait pas objectif car lié à des états. Admettons qu'il y ait un complot. Mais je ne vois pas en quoi une recherche scientifique privée offrirait plus de garanties d'objectivité. Par ailleurs, le GIEC est une instance internationale. Or, des états différents peuvent avoir envie d'entendre des conclusions radicalement différentes selon leurs situations (par exemple, la France avec son industrie électro-nucléaire versus les Etats-Unis fortement émetteurs de GES).
Sur le que faut-il faire, je ne sais pas si le GIEC émet des recommandations politiques, mais à mon connaissance, il n'impose en aucun cas des restrictions personnelles, qui est une des solutions possibles (parmi la nucléarisation de la production d'énergie ou la captation de CO2, entre autres).
Enfin, sur la sémantique sceptique ou négationniste, c'est border line: Le changement climatique tel qu'entendu aujourd'hui est un augmentation de la température mondiale MOYENNE permanente, comme tendance de fond et conséquence notamment de la combustion massive des hydrocarbures. Le présent article nie cette tendance de fond et prétend qu'il s'agit d'un cycle similaire à ceux observés dans la période pré-industrielle.
M. Lepage,
je ne partage pas votre avis sur les médias (il nous faudrait des données pour conclure), qui n'est par ailleurs à mon sens pas logique économiquement : les médias comme toute entreprise doivent faire des bénéfices, donc de l'audience dans leurs cas. Ce qui se fait beaucoup mieux par le scandale (de l'information, dans le sens quelque chose de nouveau) que par la liste des trains arrivés à l'heure. Or, le changement climatique a été largement admis. Je trouve au contraire que les médias sont très friands de ce genre de critiques.
Par ailleurs, s'agissant d'une question scientifique, je préfère m'en remettre aux "esprits éclairés" dont vous vous méfiez (comprendre des scientifiques compétents sur ce sujet) qu'à des idéologues politiques, quels que soient leur bord.
@JM
Si je vous comprend bien (votre post n°10) un scientifique qui ne partage pas le consensus commun des experts (ou "esprits éclairés") réchauffistes est par définition un "idéologue politique" ! On revient au point de départ de notre discussion.
Ceci dit, vous avez raison à propos des médias : c'est précisément leur quête du sensationnel et du "frisson" qui fait que les thèses réchauffistes les attirent davantage, au point d'exclure les points de vue oppposés. Mais tout cela n'a rien à voir avec la science.Le résultat est qu'ils donnent une vision "fausse" du véritable débat scientifique dont les lecteurs ne retiennent que les affirmations péremptoires présentées par l'un des deux côtés seulement.
Nous nous sommes mal compris : Je parlais uniquement d'une critique de quelqu'un se réclamant d'une idéologie politique (quelle qu'elle soit) ET n'étant pas un scientifique compétent sur le sujet, parce que la conclusion scientifique ne collerait pas à ladite idéologie.
@JM c'est être bien naïf que de penser que les médias seraient neutres ,depuis bien longtemps ils sont outils de propagande,il suffit de savoir a qui ils appartiennent et vous saurez pourquoi la thèse "réchauffiste" est devenue parole de dollars ,pardon d'évangile,que la planète se réchauffe pourquoi pas,mais ce n'est certainement pas le C02 le responsable,mais il a l'immense mérite d'avoir une valeur décrétée par ceux qui y ont intéret ;sauf erreur les compte bancaires révélés de certains "experts" sont là pour le prouver
@JM
Vous écrivez : "la rigueur scientifique dans des forums voudrait qu'on publie des articles tendancieux dans les proportions observées dans la communauté scientifique impliquée et compétente".
Vous me semblez d'un optimisme incroyable concernant la capacité "scientifique" des statistiques à mesurer la distribution exacte des opinions - avec toute la bonne dose de "subjectivisme" que cela implique. C'est du "scientisme "à l'état pur !
Si l'on vous écoute, ne pourraient participer à des discussions publiques que des personnalités dûment mandatées par des organismes reconnus comme 'représentatifs' d'une opinion dûment mesurée (par qui ?) ! Vu ce que cela donne dans le domaine des négociations sociales, bonjour les dégâts !
Quid des opinions qui naissent et apparaissent, mais qui n'ont pas encore été "mesurées" ?
En matière d'expression, le seul principe démocratique qui vaille est celui de la "liberté d'opinion" telle que la conçoivent les juristes anglo-saxons : liberté totale d'exprimer par l'écrit ou la parole ce que l'on a à dire tant que cela ne s'accompagne pas d'agression physique caractérisée, même pour les opinions les plus extrêmes. Le principe est de faire confiance à l'opinion publique pour faire le tri entre tout ce qui lui est proposé, et non de charger un "tuteur" - aussi "éclairé" soit-il - de le faire pour elle (ce qui est traditionnellement la tentation constructiviste française).
J'ai particulièrement apprécié l'article ci-dessus des quatre scientifiques belges.
Pour ne pas voir le désir de manipulation des grands médias à propos du réchauffement climatique comme sur bien d'autres sujets ,il faut être naif ou aveugle.J'ai entendu un présentateur du journal televise du 20 h sur une chaine publique commencer ainsi " il n'y plus personne aujourd'hui qui doute du réchauffement climatique.....".
J'aimerais savoir s'il existe une définition mathématique de ce réchauffement.
Quand on demande à quelqu'un quelle température il fait dans sa maison,il peut répondre par exemple 20° C dans le salon.Oui mais dans son garage ,il fait combien ?et dans sa cuisine? Donc il faut déjà définir l'endroit des mesures.
Et ensuite il faut s'intéresser à l'intervalle entre deux mesures ,comparer la progression sur x années avec une période précédente équivalente,etc.
Je n'ai jamais pu trouver quelque chose de précis à ce sujet.Tout se passe comme s'il suffisait de voir les glaçons fondre au pole nord pour affirmer que le réchauffement est indiscutable
C'est bien de s'intéresser à la climatologie.
Cependant pour en avoir une compréhension minimum, rien de tel que de commencer par lire un bouquin de référence comme par exemple:
http://bit.ly/VrO8F1
Bonne lecture
@ sbouillo
en contrepoint de votre suggestion de lecture, permettez-moi de rappeler à nos lecteurs l'existence de ces deux ouvrages de base :
- le livre de notre ami Jean-Michel Bélouve, "la servitude climatique" (http://www.objectifliberte.fr/2009/... )
- celui de notre camarade Drieu Godefridi "le GIEC est mort, vive la science" (http://www.amazon.fr/GIEC-est-mort-... ).
Sans compter tous les articles qui ont été publiés sur ce site de l'Institut Turgot( http://blog.turgot.org/index.php?au... )
Ils auront au moins une lecture plus équilibrée.
@ justme
Les questions que vous posez sont précisément abordées dans l'ouvrage de JM Bélouve.
@JM sur le GIEC, vous ne comprenez pas le problème. Il ne s'agit pas d'un complot. Mais d'une coalition d'intérêt. Lecture pour lecture, je préconise ce livre:
http://livre.fnac.com/a3045763/Drie...
qui m'a ouvert les yeux (merci à M. lepage de me l'avoir fait connaître)
@justme
"Le réchauffement du système climatique est sans équivoque, car il ressort désormais des observations de l’augmentation des températures moyennes mondiales de l’atmosphère et de l’océan, de la fonte généralisée des neiges et des glaces, et de l’élévation du niveau moyen mondial de la mer."
extrait du résumé pour policy maker du dernier rapport IPCC:
http://www.ipcc.ch/publications_and...
@hlepage
Je ne vois pas en quoi les ouvrages dont vous faites mention permettront une meilleure compréhension du système climatique et de son évolution.
Je ne vous ai pas donné comme référence un livre de Nicolas Hulot ou d'Al Gore, mais d'un climatologue réputé ayant des dizaines de publications dans le domaine.
Si vous me trouvez un ouvrage ayant le même sérieux et soutenant ne fût-ce qu'une de ces "thèses sceptiques", alors chapeau bas..., j'attends à voir.
http://www.manicore.com/documentati...
CO2 atmosphérique et CO2 anthropique
Les deux principales questions qui se posent sont les suivantes :
- Est-ce que l’augmentation du taux de CO2 atmosphérique résulte majoritairement de processus naturels ou bien de nos émissions de CO2 ?
- Est-ce le CO2 qui contrôle les températures du globe, ou l’inverse, comme ce fut le cas dans le passé lointain ?
Pour le GIEC, la réponse est claire : ce sont nos émissions qui font augmenter le CO2 atmosphérique, et c’est pourquoi il faut les réduire, car c’est le CO2 qui pilote les températures.
Or une équipe norvégienne (Ole Humlum et al) vient de sortir une publication dont les principales conclusions sont les suivantes :
- Le CO2 émis à partir des sources anthropiques n'a apparemment qu'une faible influence sur les variations du CO2 atmosphérique et les variations du CO2 atmosphérique ne suivent pas les variations des émissions humaines.
- Au moins depuis 1980, les variations de la température du globe et, sans doute, tout particulièrement la température des océans de l'hémisphère Sud, apparaissent jouer un rôle déterminant pour contrôler les variations du CO2 atmosphérique.
Une autre étude, émanant d’une équipe australienne (Murry Salby et al) montre notamment que :
- Le CO2 émis à partir des sources anthropiques, qui représente 4% des émissions totales, n'a apparemment qu'une faible influence sur les variations du CO2 atmosphérique
- Les variations du CO2 atmosphérique ne suivent pas les variations des émissions humaines.
- L’émission du CO2 par les sources naturelles, indépendante des émissions humaines, n’est que marginalement prédictive et n’est pas sous notre contrôle.
Cela veut dire, en clair, que :
- dans le Monde Réel la température du globe n'est pas contrôlée exclusivement par le CO2, comme elle l'est dans le Monde des Simulations numériques.
- Pour une part significative, le CO2 est contrôlé par la température du globe.
- Les prévisions des modèles numériques, qui supposent que le CO2 anthropique contrôle le CO2 total, et que le CO2 contrôle la température du globe, ont une crédibilité nulle.
Voir le détail sur http://www.pensee-unique.fr/news.ht...
@hlepage
Monsieur, JM a raison de se demander ce que fait cet article sur un blog libéral. C'est un hors-sujet manifeste.
Ainsi vous êtes hétérodoxe ? A qui donc donnerez-vous la parole demain ? A un astrologue ? Au professeur Duesberg, qui pense que le SIDA n'est pas du au HIV ? Il le faudra monsieur, toutes les opinions doivent être représentées ...
La vérité c'est que vous adhérez aux thèses climato-négationnistes et que vous vous servez de la vitrine de l'Institut Turgot pour les promouvoir. Vous me direz, c'est votre blog, vous faites ce que vous voulez après tout. Mais le libéral que je suis est navré de voir le Libéralisme associé à cette superstition.
Et hélas, JM a raison, le Libéralisme charrie dans son sillage cette mythologie moderne nauséabonde, la climato-négation faisant régulièrement les gros titres de sites comme contrepoint.org pour n'en citer qu'un.
Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier ce mouvement, c'est d'ailleurs le mot usité en anglais, denial, denialism.
Je salue l'intelligence du génie du mal qui a réussi à imposer la formulation "climato-sceptique", mais il saute au yeux que ce terme est impropre: tous les protagonistes ici sont sceptiques, les scientifiques comme les autres, mais ce terme est trop vague, et il convient de discerner le doute rationnel du zététicien, de celui de l'homme vivant dans le déni, qu'on nommera négationnisme.
M Lepage, c'est une erreur stratégique de donner une tribune à ces gens-là: vous coulez le libéralisme avec vous.
Vous devriez en tant que président de l'Institut renvoyer systématiquement ces auteurs vers des sites spécialisés, au motif que leurs discussions qui se veulent scientifiques n'ont rien à faire sur un blog dont ça n'est pas la thématique.
Si vous voulez que les thèmes libéraux abordés ici puissent être largement diffusés, et toucher des publics qui ne sont pas encore gagnés au Libéralisme, il faut que ce blog soit propre.
@JM,ha Manicore !!!!! cela faisait longtemps que je n'avais pas relu ce monument de propagande et de manipulation,c'est l'étalon de la malhonnêteté intellectuelle au service des intérêts particuliers,penser que l'homme serait capable d'influencer le climat dans un sens ou un autre relève de la plus grande fatuité,nous aurons tous disparu et la terre tournera encore , tout les pundits n'y changerons rien alors qu'ils veuillent voler quelques misérables dollars en faisant prendre à leurs con-gèneres des vessies pour des lanternes ..... c'est humain bien que détestable
Au vu de la personnalité de leurs auteurs, je suppose que ce texte sera repris dans les médias francophones ...?
@ Morziloeil
astrologues, navré, superstition, charrie, mythologie, nauséabonde, génie du mal : je vois dans votre post bien des formules frappantes mais j'y cherche en vain un argument.
Pourquoi donner la parole aux climato-sceptiques ? Parce que le coût du Grenelle de l'environnement est de 440 milliards sur 10 ans, ce sont les chiffres officiels. Si ces 440 milliards sont dépensés pour rien ou presque, ce serait bien qu'on nous le dise. Surtout en ces moments de crise de la dette où il y a peut-être mieux à faire. Les astrologues et le Pr Duesberg que vous citez ne nous coûtent pas 440 milliards.
Cher Janus,
vous semblez être un grand amateur de théories du complot. Les médias, M. Jancovici, le GIEC, tout le monde y passe sans qu'un début de thèse vérifiable soit évoqué. J'admets qu'il puisse avoir des complots (avec intérêt plus politique et économique que machiavélique), bien que ce soit de plus en plus difficilement tenable à long terme de nos jours, dans un monde surabondant en technologies de l'information. Admettons. Quelques exemples de prétendus experts manipulés, par qui et dans quel but ? Quelques exemples de groupes possédant des médias et qui auraient quels intérêts à en contrôler leurs publications ?
Sur ce sujet, il me semble peu probable qu'il y ait complot dans le but de faire admettre un changement climatique grave et à responsabilité humaine, car:
- il y a probablement autant d'acteurs économiques qui ont intérêt à ce qu'il n'y ait pas de changement climatique (exploitants d'hydrocarbures, industriels du boeuf par exemple) que le contraire (industrie nucléaire et des énergies renouvelables, industriels du batiment par exemple)
- les individus quant à eux n'ont nullement envie de changer leur mode de vie, élément incontournable dans la lutte contre le changement climatique, donc plutôt être en votre faveur
- les élus se contentent de dire ce que le peuple veut entendre pour être élus, donc a priori neutres et pouvant changer de message tous les quatre matins
Un peu de rationalité ne nous ferait pas de mal : Si vous pouvez admettre que doute il y a, que changement climatique grave et à responsabilité essentiellement humaine il y a, vous devriez alors admettre rationnellement que si l'homme influence négativement le climat, il devrait être capable de l'influence positivement (du moins, moins négativement). La Terre continuera à tourner, c'est une certitude, mais quel est le rapport avec le climat ?
M. Lepage,
pour les deux livres que vous citez, il s'agit une fois de plus d'individus se déclarant libéraux et n'ayant aucune compétence scientifique nécessaire à la compréhension de ce problème (Jean-Michel Bélouve : journaliste économique et politique, Drieu Godefridi : diplomé en droit et philosophie).
Certes, il peut y avoir des autodidactes compétents et non diplômés.
Je reformule ma question initiale : pouvez-vous me citer un auteur 1) se revendiquant libéral 2) capable de comprendre ce sujet (avec une formation scientifique générale) 3) d'accord avec les conclusions du GIEC ?
@JM merci de votre apport au débat, Personne ne doute qu'il y ait peut être un changement climatique pourquoi serait il grave ? il y en a déjà eu beaucoup et la planète tourne encore;mais ce qui est contesté c'est le postulat que ce serait du à l'influence de l'homme ; a tout le moins accordez lui d'être neutre ,c'est ce qui transparait dans des études dignes de foi.Quant a la théorie du complot dans laquelle on noie la contradiction faute d'argument , ce n'est pas nouveau non plus , comme on a réduit ad Hitlerum le Fn.Pour autant " certains croient même que nous faisons partie d'une secrète cabale travaillant contre les meilleurs intérêts des Etats Unis , moi et ma famille,comme des "internationalistes" ,conspirant avec d'autres, partout dans le monde ,pour construire une structure politique et économique mondiale, si vous voulez .Si c'est là l'accusation, je suis coupable, et je suis fier de l'^être"( extrait des mémoires de David Rockfeller fondateur de la commission trilatérale)Lisez "Tragedy and hope" de Caroll quigley mais là n'est pas le sujet ,c'est un autre débat.Des experts manipulés ou manipulants sont monnaie courante (scandale du Libor parmi des centaines d'autres) En tout cas le Cern a définitivement admis que le C02 n'était que la résultante du réchauffement climatique du aux rayons cosmiques et non l'inverse et que l'homme n'y était pour rien, je ne défend pas une cause plus que l'autre, je n'aime pas être berné et que certains profitent d'un changement climatique pour se goinfrer en s'accrochant a un wagon aussi sujet a caution que le c02 en donnant mauvaise conscience à ceux qui sont préts à les suivre est tout simplement lamentable.Cordialement
@JM
Permettez-moi de souligner que sans la philosophie (du moins dans sa partie "épistémologie") la science ne serait pas la science. Puisque la finalité de la science est la découverte de la vérité, elle ne peut se passer de la critique philosophique dont l'objet est de nous dire comment on découvre et on reconnait ce qu'est la vérité.
L'interface permanent de la science et de la philosophie est quelque chose d'essentiel. De ce point de vue, la critique du GIEC par Drieu Godefridi n'est pas moins "scientifique" que bien des travaux bénéficiant d'office de l'onction scientifique. Son doctorat en philosophie n'a a priori pas moins de valeur "scientifique" que bien des doctorats en sciences du climat.
Certes, on peut ne pas être d'accord avec ses analyses, et contester leur qualité (en expliquant pourquoi), mais ce n'est pas une raison pour sous-entendre qu'il s'agit d'un travail "d'autodidacte compétent et non diplômé".
La science est d'abord et avant tout le produit d'un dialogue libre et ouvert, acceptant en permanence la critique et la remise en cause. J'ai malheureusement l'impression que les partisans de l'orthodoxie réchauffiste confondent trop fréquemment science et religion - ce qui, par définition, heurte les sensibilités libérales dont le souci est précisément de veiller à ce que la société maintienne une structure vivante d'institutions "ouvertes" (au sens de Karl Popper).
Volià pourquoi de telles réflexions ne sont pas du tout hors sujet sur un site libéral. Bien au contraire.
En effet l'épistémologie est importante et l'histoire des sciences permet d'établir des critères objectifs pour évaluer la solidité des consensus en sciences. .
Appliqués au consensus sur le réchauffement climatique, ces critères permettent de ne plus douter des conclusions principales émanant de la communauté scientifique sur le sujet:
http://www.ametsoc.org/atmospolicy/...
Mais, encore une fois, si vous avez une étude "sérieuse", qui remet en doute la solidité des connaissances sur le climat, n'hésitez pas à nous en faire part.
"Laissons faire le marché" dit James Hansen dans une interview à "The economist":
http://www.economist.com/blogs/babb...
C'est là-dessus que les libéraux devraient avancer leur idées et non dans des pseudo-débats scientifiques dépassés.
JM
J'ai longtemps adhéré aux thèses du GIEC et à leur vulgate médiatique , et ceci d'autant plus que j' avais et que j'ai encore la sensation que les hivers de mon enfance dans les années 60 étaient nettement plus froid et plus neigeux.
M'étant un peu mieux penché sur ce sujet , j'ai été assez sidéré de constater qu'en dehors de la France des scientifiques très 'sérieux' ne partageaient pas les thèses du GIEC , mais mes connaissances scientifiques ne m'ont pas permis de me faire ... une religion ;-)
Cependant point n'est besoin d'être expert pour se faire une opinion un peu méfiante sur pas mal d' errements du GIEC dans la méthode , décrits en détails un peu partout, et sur les infléchissement que le GIEC opère , lui même, sur ses propres résultats ou courbes lorsqu'une salve un peu trop forte le fouette.
La question de l'optimum médiéval m'est apparu significative : d'abord nié par la "crosse de hockey" , elle fait l'objet d'une légère réapparition ensuite , de façon plus discrète semble-t-il.
Mais moi je suis bon garçon et je me suis dit que reconstituer la température à partir de troncs d'arbre ou de données parcellaires plus ou moins sujette à caution n'est pas bien facile , quand même ...
... mais ... mais le problème est que même ce léger réchauffement admis du bout des lèvres par le GIEC au moyen-age, est en totale contradiction avec l'ensemble des données historiques écrites, observées et attestées par les méthodes historiques scientifiques classiques concernant les migrations , les colonisations de territoire , le mode de vie , l'élevage et les cultures.
J'ajouterai que la crosse de hockey minimise également le petit age glaciaire qui semble lui aussi bien réel (toutes les traces historiques l'attestent) , pour lequel , même si l'optimum médiéval est sur-valorisé, le GIEC n'apporte aucune explication ... anthropique (là le phénomène serait ... naturel ... ?)
Même si je veux bien admettre un réchauffement actuel ... le fait que GIEC nie les apports des autres sciences (et notamment l'histoire) me paraît être la preuve d'un manque de rigueur ou d'une prétention assez ... prétentieuse.
En fait j'ai l'impression que les uns et les autres sont tombés dans le piège de l'élévation de la température du XXe siècle.
En se focalisant là dessus et en ignorant l'optimum médiéval , les "Giecistes" se discréditent et aboutissent à une démobilisation et c'est peut-être dommage car les questions sous-jacentes de la pollution , de la dégradation de l'environnement , et du système écologique , sont de vrais problèmes à moyen terme.
Et il est également dommage de se crisper sur un anti-réchauffisme excessif , aboutissant lui aussi à une sorte de démobilisation , tant il est patent qu'on assiste globalement à un réchauffement ... qui , même s'il n'est probablement pas anthropique , aura des conséquences , et auquel il faudra tout de même faire l'effort de s'adapter
PS/ Quant à se renvoyer les arguments sur les lobby industriels c 'est un peu débile ... les entreprises et le 'système' ayant tout autant intérêt à nier les supposées raisons anthropiques au réchauffement , qu'à créer de la valeur spéculatives sur certains secteurs en promouvant des explications anthropico-anxiogènes .
J'ajouterai que le commentaire 30 de hlepage est bien judicieux ...
Il pointe en creux le fait que la science , sans une critique philosophique , sociologique et même psychologique , aboutit à une sorte de superstition.
Ceci , joint à l'inflation de la pensée critique mécanisée et pour tout dire dégénérée, nous amène ainsi au choix entre la superstition scientiste et la mystique du complot. Deux religions manipulatrices en compétition ...
@Opps:
L'optimum médiéval n'est nullement ignoré dans les rapports du GIEC:
http://www.ipcc.ch/publications_and...
Par ailleurs, si vous n'avez plus confiance dans le GIEC, pourquoi ne pas jeter un oeil sur le rapport de la banque mondiale :
http://climatechange.worldbank.org/...
ou sur le rapport http://ncadac.globalchange.gov du programme de recherche américain, et surtout sa partie "mitigation" (limitation du réchauffement)
http://ncadac.globalchange.gov/down...
La réduction drastique de notre usage des énergies fossiles est un véritable défi auquel on doit faire face, pas dans une ou deux générations mais maintenant tout de suite, si on ne veut pas passer pour les lâches de l'Histoire.
Bien à vous
Je verse aux débats un texte que j'ai écrit en 2008 pour la revue des anciens de l'X, et dont je ne renie rien:
Félicitations pour la qualité et l’originalité des éclairages de votre dossier « environnement » du numéro 637. Bien qu’il ait le mérite de ne pas ressasser le sophisme « La Terre se réchauffe, donc il faut que les Etats agissent pour l’empêcher », il me semble néanmoins utile de « déconstruire » ce raisonnement très répandu, pour y repérer une succession de non sequitur qui expliquent la position des « sceptiques ».
Personne ou presque ne nie la réalité du réchauffement. Le scepticisme ne porte que sur son caractère exceptionnel et sa pérennité : la Terre a toujours connu des changements climatiques tout aussi amples et brutaux, ensuite résorbés par de nouveaux changements en sens inverse. Le véritable débat commence avec l’origine du réchauffement. Est-elle majoritairement, voire exclusivement anthropique, ou bien la part humaine est-elle minoritaire voire négligeable ? Il y a de solides arguments scientifiques des deux côtés, et à mon avis le débat serait loin d’être clos si le « consensus » ne s’était pas transformé en excommunication de ceux qui osent mettre en question le dogme de l’origine anthropique.
En admettant même que le réchauffement soit pérenne et d’origine anthropique, un deuxième niveau de débat, également de nature scientifique, porte sur ses effets. Le problème est ici que l’extrême complexité des phénomènes interdit pratiquement de prévoir leurs effets locaux, dont les scientifiques s’accordent à penser qu’ils sont très diversifiés. Les sceptiques font tout au plus remarquer qu’on dramatise les effets négatifs en passant sous silence les effets positifs, alors que dans l’histoire humaine les périodes de réchauffement ont toujours été des époques de prospérité et de développement, les périodes de refroidissement des périodes de misère et de violences.
Admettons qu’il faut agir. Mais dans quel sens ? Pour empêcher le réchauffement ou pour s’adapter à ses effets ? Il est clair que la réponse dépend de l’opinion qu’on a de son origine : si on pense que la part anthropique est faible, il n’y a pas d’autre choix que s’adapter. En tout état de cause, ce débat prend alors aussi une dimension économique : quelles actions constituent une utilisation optimale de nos ressources ? Cette analyse doit évidemment prendre en compte les effets secondaires des actions envisagées, où là encore l’extrême complexité des phénomènes réserve des surprises et incite à la plus grande prudence. Nombreux sont ceux qui pensent que la bonne voie est celle de l’adaptation, progressive par nature et qui devra se faire de toute façon, et que tenter d’empêcher le réchauffement est du gaspillage.
Enfin, à supposer qu’on ait défini ce qu’il faut faire, et quelle que soit l’action retenue, il reste la dernière étape du raisonnement, qui est de nature politique. Nous devons agir, soit, mais qui est ce « nous » ? On tombe là sur la confusion sémantique habituelle entre « nous » et « l’Etat », qui sévit dans tous les domaines. « Nous », ce n’est pas nécessairement l’Etat, bien au contraire. Par exemple, pendant que le gouvernement des Etats-Unis refuse de signer le protocole de Kyoto, les USA sont l’un des pays, sinon le pays, où les entreprises investissent le plus pour la protection de l’environnement.
Depuis Locke et bien d’autres, la tradition libérale dit que l’Etat n’a pas le droit d’imposer des actions à tous les citoyens, que ce soit au nom de la science ou de la majorité, et que remettre les problèmes entre les mains de l’Etat est à la fois une forme de démission, un gage d’inefficacité et la porte ouverte à la tyrannie. Cette position s’applique évidemment à tous les domaines, y compris la protection de l’environnement.
Du fait que la Terre se réchauffe ne découle donc pas nécessairement que les Etats doivent légiférer pour l’empêcher. Entre les deux extrémités du raisonnement se cachent des hypothèses tout à fait contestables que les « sceptiques » essaient de faire remonter à la lumière dans l’intérêt du débat, sans pour autant devoir nier la réalité du réchauffement.
Bien entendu, la position libérale rappelée ci-dessus laisse toute liberté à tous les convaincus de faire le travail d’information et de persuasion qu’ils jugent utile et d’entreprendre eux-mêmes les actions qu’ils pensent nécessaires, en mobilisant leurs partisans mais sans imposer aux sceptiques d’y participer en quelque façon que ce soit.
M. Dréan,
merci pour votre article qui, hormis un raccourci récurrent d'associer lutte contre le changement climatique et gaspillage économique (et non investissement rentable) ainsi qu'une référence aux Etats-Unis très osée en matière climatique, apporte la réponse à ma question initiale : Puisque doute il y a, pourquoi ne trouve-t-on aucun libéral assumé et scientifiquement compétent en accord avec les conclusions du GIEC ?
En effet, votre article rappelle encore mieux que le post 7 de M. Shar que l'essentiel pour les libéraux est que l'Etat ne légifère en rien de ce qui peut ressembler à un modelage d'une société (pas forcément dans le sens d'une restriction comme l'évoquait M. Shar, d'ailleurs, la substitution des centrales aux hydrocarbures par des centrales nucléaires en étant un exemple (centrales plus chères donc non adoptées sur les marchés de l'énergie libéralisés)).
Or, nous savons tous que pour arriver à la réduction de GES dans les temps préconisés par le GIEC, la "capacité d'adaptation et d'innovation des hommes" ne suffirait pas sans qu'un cadre réglementaire fixe la cadence.
Je conseillerais donc à tous les libéraux qui veulent promouvoir leurs idées d'adopter a minima votre positionnement (accepter qu'il puisse y avoir changement climatique d'origine anthropique mais sans présumer d'effets plus maléfiques que bénéfiques et en n'agissant que pour s'adapter au changement). Bien entendu, accepter de surcroit qu'une certaine intervention des Etats puisse être bénéfique serait l'idéal pour cette promotion, mais ce serait foncièrement incompatible avec les cris de guerre récurrents que l'on trouve dans vos paroisses.
Sylvain
Vous m'excuserez de vous dire que l'optimum médiéval a eu un certain mal à passer. Et que maintenant encore , dans les sites anthropo-réchauffistes , lorsque vous discutez , il ne s'agirait que d'un frémissement et on m'a opposé des arguments qui vont à l'encontre de ce que les chercheurs en histoire ont mis à jour.
Ce qui est gênant voyez vous , c'est lorsqu'une science assez incertaine quand même , fait fi du corpus scientifique d'une autre : l'optimum médiéval et la petite glaciation sont inscrits dans l'Histoire scientifique moderne.
Et par ailleurs , à contrario , comment les anthropo-réchauffistes , dans leur boulimie anxiogène de se trouver une vocation à sauver le monde et à tout expliquer au mépris de la logique et du bon sens , expliquent-ils la période du petit age glaciaire : moins de CO2 ?
Vous m'opposez d'autres études , mais enfin si elles se basent sur les travaux soit-disant les plus officiellement avancés , donc ceux du GIEC ... on tourne en rond , non ?
Je ne dis pas qu'il n' ait pas de réchauffement , ni de sérieux problèmes 'écologiques' à résoudre , mais votre approche est naïve et compulsive.
Vous vous épuisez à des démonstrations bien trop fragiles et imprudentes et vous ruinez la partie légitime de vos convictions.
Et ceci parce que vous ne savez pas voir ni comprendre qu'une courbe mathématique peut tout à fait contenir de l'idéologie.
Mon point de vue n'engage que moi sur ce site , car je ne suis pas spécialement un libéral total , loin de là ! Là aussi je fait rentrer l'Histoire n et dans l'Histoire je vois à l'Etat un rôle important (important .... mais pas plus!)
Et donc l'Etat peut tout à fait avoir à intervenir ... encore faut-il que ce soit dans la bonne direction.
De toute façon le GIEC est hégémonique , l'opinion vous est acquise ... le reste vient de vos propres incohérences souvent internes, et faiblesses d'analyse . A moins qu' Allègre ne soit au centre d'un complot anti-GIEC ?
Puisque les sciences inexactes sont tout aussi importantes (voire plus) que les sciences exactes, j'en profite pour enrichir le catalogue dressé sur cette page :
http://www.vrai-zodiaque.fr/wordpre...
(un peu d'humour ne peut pas nuire).
c'est en vertu de pseudo réalités scientifiques que le grenelle de l'environnement s'est tenu ..Depuis quand la réalité scientifique se décide à la majorité ? il y a un immense doute sur le réchauffisme et quand bien même il aurait lieu il n'existe aucune certitude sur sa nature..Toute l'histoire de la Terre, pour autant que nous la comprenions, est composée de périodes de variations de température; quelle activité humaine avec cO2 a entrainé ces changements?
si tous ces débats restaient entre scientifiques jusqu' à ce que la réalité apparaisse , tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Le problème qui fait enrager les libéraux ou simplement les gens de bon sens ( ouille désolé ) c'est d'assister à la naissance avec l'écologisme à une nouvelle religion politique, après les rouges ,les bruns ;voici les verts. circulez il n' y a rien à voir et nous imposerons avec l'Etat la nouvelle religion .Derrière ces dogmes , des profiteurs attendent que grâce à de subventions donc des impôts nouveaux pour le commun des mortels un enrichissement conséquent
Personnellement je ne vois aucun inconvénient que l'on fasse des recherches sur des économies d'énergie ou sur de nouveaux
carburants à CONDITION que les produits ne soient pas subventionnés
Savoir dans l'actualité que prés de 5 milliards de recettes nouvelles pour EDF seront à notre charge afin de payer la note de l'électricité verte..... (en attendant la folie du OFF shore )me fait bondir de mon fauteuil et tout cela pourquoi? pour adhérer à la nouvelle religion
l'Etat impose une vision de l'avenir sur des données contestables ,les médias (94% des journalistes sont de Gauche) enfoncent le clou chaque jour qui passe,l'école abrutit le enfants en les emmenant par exemple , voir un"documentaire" Gasland ,sur le très dangereux gaz de schiste :ou est la liberté dans tout cela? il y a des amateurs? très bien ,qu'ils paient leurs
énergies à son prix de revient réel mais il ne faut pas me demander , de payer pour eux.Enfin quand la même religion traversant aussi bien la Gauche que la Droite interdit les ogm ou le gaz de schiste et empêche notre pays de se développer pour politiquement et économiquement avoir de la décroissance cad de la misère, le libéral ne peut qu'être contre cette vérité Etatique qui n'en est pas une
Je n'ai pas matière à dire qui a raison ou qui a tord, cependant, avec un peu de logique paysanne:
En un siècle, l'humanité à gaspillé stupidement, il n'y a pas d'autres mots, une grande partie des ressources terrestres, dont les hydrocarbures patiemment amassés sur des centaines de milliers, voire des millions d'années..
Comment considérer et être si sûr que cela ne peut avoir aucun impact sur le climat et l'environnement ?
La position climatosceptique acharnée des libéraux me parait être tout aussi suspecte que ceux qu'ils dénoncent...
Si le GIEC a tord, et bien tant mieux, je serai le premier à m'en réjouir, dans ce cas attaquez le donc publiquement sur le plan scientitique et politique et dénoncez "l'imposture" par une action forte en justice.
Mais si le GIEC a raison, vous porterez alors une très lourde responsabilité envers nos descendants en incitant à ne rien faire...
Oui mais actuellement vos amis ont gagné la partie politique ,l'Etat qui a la contrainte publique nous oblige à accepter tous les produits dit verts
que vous vouliez avoir votre électricité éolienne ,très bien ,payez là à son prix de revient effectif mais ne demandez pas aux autres qui ne partagent pas vos croyances de payer pour vous .Dans ce cas je n'ai rien à redire, ça s'appelle assumer la responsabilité économique de ses choix
@Opps,
Je ne vois pas bien où vous voyez une opposition entre la recherche en Histoire et la paléo-climatologie. Les chercheurs des deux disciplines travaillent plutôt de consort, il suffit d'aller voir les références utilisées par le GIEC. Il n'y a pas d'un coté ceux qui ne se basent que sur les cernes des arbres et de l'autre ceux qui ne regardent que les traces historiques, tout est combiné pour fournir les meilleures estimations du climat passé.
Par contre, il y a bien un large fossé entre ce que disent les Historiens et ce qu'en retirent les climato-pseudo-sceptiques. Vincent Courtillot s'est d'ailleurs bien fait remettre à sa place en ergotant sur l'optimum médiéval par Le Roy Ladurie, expert du sujet:
http://sciences.blogs.liberation.fr...
Rester sceptique et vouloir confronter différents arguments, c'est bien, mais cela devrait aussi être appliqué aux hypothèses "alternatives".
Donc mon conseil, afin de vérifier une info, retourner aux sources et non à ce qu'on vous en a dit sur les la blogosphère, que ce soit sur des sites "anthropo-réchauffistes", "climato-dénialistes", "refroidissiste", ou "alarmo-écologistes".
Pour votre question sur le petit age glaciaire (autours de 1700) qui est caractérisé par des températures moyennes pour l'Hémisphère Nord de 0,5 à 1 °C plus basse que la moyenne du 20eme siècle, il est bien reproduit par les modèles et provient sans doute d'un forçage solaire plus faible et d'un volcanisme plus important. Il suffit de voir la figure suivante: http://www.ipcc.ch/publications_and...
Pour l'optimum médiéval, il y a moins d'évidences et l'augmentation des températures n'est pas homogène dans le temps ni dans l'espace. Le papier de Lamb de 1965, énormément cité dans la blogosphère sceptique, a été depuis longtemps revisité avec plus de données, des méthodes plus strictes d'analyse, etc... Comme quoi les connaissances avancent et permettent d'affiner notre connaissance de l'histoire du climat. Curieusement, les pseudo-sceptiques semblent s'être arrêté à 1965, allez les gars, il y a encore du chemin.
@konebien
Et qui va assumer "la responsabilité de ses choix" quand on aura 6 millions de morts liées aux RC et une baisse de plus de 3% du PIB mondial.
C'est l'estimation pour 2030:
http://daraint.org/wp-content/uploa...
Et s'il vous plait, lisez le rapport avant de préserver votre insouciance en bottant en touche.
@JM ... pas de coup en dessous de la ceinture ... ;-)
Ps/ la climatologie , en effet, n'est pas une science exacte , et vous m'en voyez navré pour vous ... et l'histoire non plus , mais que l'Angleterre ait connu un vignoble important au moyen-age et ceci jusque dans le nord de l'Angleterre est un fait attesté , vignes dont il reste encore de très maigres traces , et vignes effectivement en train de se réveiller sous la montée des températures actuelles.
Je n'exclus rien quant à la réalité , mais vous devez faire coller votre théorie avec les élément factuels établis par d'autres disciplines qui utilisent également des outils scientifiques dans leur démarches.
Et pour l'instant ça ne colle pas , sauf à prétendre que les climatologues sur la base d'hypothèses fragiles , prétendre 'réviser' , à leur guise, des faits historiques établis ?
Et je rappelle malicieusement une question qu'on ne vous pose jamais : comment expliquer -avec vos hypothèses- le petit âge glaciaire ?
Mais il est vrai que le GIEC a une parade conceptuelle assez finaude : il y aurait des exceptions locales (ça encore ça peut tenir ...) et des "anomalies" , voire même des régressions qui n'invalideraient pas le mouvement de fond ... (Du style une multitude d'exceptions qui confirmerait une règle ... qu'on aperçoit pas clairement quand même , mais justement ... ! )
@Bourgeot , soyez au moins logique ... et puisque c'est vous qui prévoyez la fin du monde , et qui croyez à une lourde responsabilité , dépêchez- vous de dénoncer l'imposture des climato-sceptiques par une forte action en justice ... et par une lutte "acharnée", politique, médiatique et bien sûr "scientifique" ... (même si sur ce dernier plan, ce n'est pas facile puisque c'est bien sur ce terrain que vos détracteurs se placent) ... ;-)
... et si rien ne se passait de ce que vous prédisez , vous aurez toujours cette consolation de penser que les mesurettes prises sous votre impulsion ont précisément sauvé le monde ...
Bon allez , basta ! ;-)
bien à vous :-)
Je lis votre contribution et en toute honnêteté je ne la trouve pas convaincante.
Je prends note que vous admettez un réchauffement climatique au moyen-age , c'est un début.
Convenez que les climatologues ayant établi la crosse de hockey et tout ce qui en a découlé , dans leurs premières représentations , ne sollicitaient en rien la collaboration des spécialistes de l'histoire ...
Je ne peux donc que les inviter à collaborer encore pour les pièces du puzzle de cette enquête s'ajustent au mieux.
Et pour votre explication du petit âge glaciaire , pourquoi ne pas l'appliquer aussi au réchauffement , puisqu'il aurait précisément actuellement "un forçage solaire plus fort" ? Quoique vous rajoutiez un "sans doute" signifiant en réalité "avec doute" ...
PS/ Un coup d'oeil sur l'article de libération : rien de très clair quand même ... des "peut-être" , des "ça paraît convaincant" , "on ne sait pas tout" , " je ne suis pas un scientifique à part entière" ... et ... " si l'on en croit Mauberg" ...
Il faut savoir lire attentivement , mais si ça vous satisfait , pas de problème ... ;-) . En ce qui me concerne je ne tire pas de ce flou une conclusion inverse pour autant .
Honnêtement , c'est bien flou et ça ressemble plus à une petite touche relevant quand même d'une information orientée même si ça reste de bonne guerre. Bon j'arrête là : les années qui viennent trancheront probablement
Désolé, je ne suis qu'un paysan qui observe la nature, je n'ai aucun ami politique, je ne fait parti d'aucun groupe de pensée, ni d'aucune religion, je n'ai pas plus d'instuction que celui du certificat d'étude, mais au moins celui ci m'a appris une chose que nombre de pseudos intellectuels très prétentieux englué dans leur savant verbiage d'operette ont oublié depuis longtemps: le bon sens...
@Opps,
merci d'avoir suivi les liens. De votre coté, auriez-vous des références qui lieraient les traces d'épisodes plus chauds en quelques endroits particulier en Europe à un réchauffement global qui se situerait au moyen-àge? Si c'est possible, une référence dans un article avec peer-review et pas trop dépassé.
Vous êtes peut-être plus fort que ces "Giecistes", qui se contentent de dire, qu'il y a bien de traces de réchauffements LOCAUX et INTERMITTENTS mais trop peu d'indices d'un véritable optimum médiéval et aucun d'un réchauffement global à cette époque.
Pour revenir au petit age glaciaire, il suffit de lire le graphe pour répondre à votre question. Le réchauffement actuel est en grande partie dû à d'autres phénomènes que le volcanisme et l'irradiance soleil, qui par ailleurs se compensent assez bien depuis 1950. Dans autres phénomènes, c'est surtout l'augmentation de l'effet de serre dû à l'émission de CO2, etc...
http://www.ipcc.ch/publications_and...
Le "sans doute" c'est la précaution scientifique. Pour le réchauffement actuel, on dit que l'essentiel est "très probablement" dû à l’augmentation observée des concentrations des gaz à effet de serre anthropiques. "très probablement" = sûr à plus de 90%. Mais vous pouvez toujours parier le contraire...si vous trouvez qu'il y a plus a gagner de continuer à émettre plein de CO2 dans l'atmosphère.
@sbouillo
Des traces de réchauffements locaux et intermittents : avouez que la parade est un peu facile quand même.
Non je n'ai pas de référence , sinon que du Groenland à l'Europe occidentale , les modes de vie et les migrations semblent bien attester d'un réchauffement qui , vu quelques données concernant par expl les cultures et les élevage , pourrait bien du même ordre de température qu'actuellement.
Je trouve que dans leur excès de convaincre à tout prix , les giecistes sont capables de nier certaines évidences pendant longtemps et lorsqu'ils les acceptent c'est pour les minimiser un maximum ou bien , comme vous le faites les circonscrire à du Local, du Ponctuel, de l'Intermittent, de l'Exception, de l'Anomalie, ou de la Régression Temporaire.
Moi ça me fait douter de la qualité de leur raisonnement. Vous savez Olivier Blanchard vient de trouver une erreur de raisonnement dans les prédictions économiques du FMI , qui dictent sa politique depuis des décennies ... Que le Giec , non pas se trompe , mais soit sur une une voie sans issue , malgré tout l'arsenal des courbes n'est pas choses impossible. D'ailleurs 95% des choses peuvent être vraies , mais si les 5% de départ sont erronés , à un moment l'angle s'ouvrant , on est loin de la réalité.
Et puis je ne sais pas , mais alors que vous avez les institutions nationales , internationales , l'immense majorité des scientifiques et des revues scientifiques sérieuses (c'est vous-mêmes qui le dites), les médias , les intellos , les artistes , tout cela penchant coté GIEC .... qu'est-ce que vous avez alors à aller chercher des responsables avec un mariole discrédité comme Allegre , un inconnu comme Courtillot ou des individualités comme Lindzen, isolés ou mis au banc des institutions ayant pignon sur rue ?
On a en fait l'impression d'une sorte de panique désordonnée devant votre propre impuissance alors que vous avez toutes les cartes dans vos mains.
C'est un peu comme si l'énorme "vérité" que vous avez mis au jour était complètement indigeste à l'ensemble de la société qui pourtant y croit en grande , très grande majorité !
Vous avez vous même créée une sorte de mouvement de fond , une mode , un courant de pensée et vous êtes vous même pris au piège de cette bulle médiatique qui vous dépasse , vous englobe et vous paralyse.
Vous avez persuadé les occidentaux qu'ils sauveraient la planète en triant les déchets et fermant le robinet (et c'est une bonne chose) , et lorsque vous découvrez que les enjeux sérieux sont bien plus difficiles qu' un peu d'agit-prop sur la toile , des photos sur papier glacé et des chansons sympatoches par des artistes sexy , alors vous allez déverser votre désarroi sur quelques résistants climato-sceptiques (car enfin ils ne sont pas légions) , désarroi qui se termine souvent par le couplet culpabilisateur (Vous souhaitez léguer un monde pourri à vos enfants , vous souhaitez plein de CO2 dans l'atmosphère , vous portez une responsabilité terrible )
Franchement : même si vous avez/aviez raison , tout dans vos raisonnements va cahin-caha.
@ Bourgeot : excusez moi , je me suis mal exprimé ... ou bien je vous ai mal compris , je voulais juste vous dire que la justice ne peut malheureusement pas trancher les égarements scientifiques !
Moi aussi , je ne suis que moi-même ;-) . Et comme je ne suis pas expert, j'essaie juste de raisonner avec prudence mais aussi avec bon sens car le vrai bon sens paysan dont vous parlez , oui j'aime assez !
l'écologisme adore les scénarios catastrophes dans 30ans la température aura monté de..la mer aura recouvert .. nos vignes sont fichues , nous n'aurons plus d'énergie etc etc.. il y a une solution :alléluia adhérer à notre mouvement et vive la décroissance
que c'est il passé depuis 1988et 2013 entre les prévisions alarmistes et la réalité vous voulez le savoir ? lisez
http://www.pensee-unique.fr/news.ht...
comme d'habitude chez nous , on va imposer au monde le modèle français .......Au rythme ou il s'écroule ,dans 30 ans la France décadente appartiendra à l'histoire définitivement ..
Culturellement elle est inadaptée au monde du 21eme siècle ,ce que les dirigeants ne comprennent pas et ne veulent pas comprendre car le château de cartes politique et économique qu'ils ont construit ne peut plus être démonté sans qu'ils perdent eux mêmes le Pouvoir et ça c'est inconcevable . ça vaut bien une prévision écologis-que-:)
Un des problèmes de la France est d'avoir séparé dès l'enseignement secondaire les littéraires des scientifiques, c'est une très grave erreur, un scientifique sans philosophie est la ruine de l'âme pour parodier un certain, à contratio un littéraire sans base scientifique ne fait que pédaler dans le bleu azur, il vaut très exactement zéro.
L'humanité se croit être maitre de la Terre, qu'elle en est propriétaire, que tout lui est dû et qu'elle peut faire ce que bon lui semble, la seule vraie motivation étant en fait le fric gagné rapidement et à meilleur compte mais bien évidemment par une toute petite minorité..
Or nous ne sommes que des passagers prisonniers de l'espace temps, des Terranautes à la merci de la stabilité de
quelques misérables km d'atmosphère...
J'écoutais il y a peu dans une interview, un gros imbécile campé sur sa très grande prétention vociférant "l'homme avant la Terre", comment un homme aussi savant et ayant occupé de hautes fonctions dans l'état peut il dire pareille sottise ? affligeant.
Sans éthique, sans philosphie, sans vision à long terme, l'humanité, ayant désormais acquis des pouvoirs technologiques quasi illimités, n'aura peut être plus très longtemps à vivre si nous n'y prenons garde, dans ce domaine on ne peut faire confiance à aucun parti ou groupe politique qui n'ont vision que le court terme de la prochaine élection, tout parti ne vaut pas mieux qu'un autre dans des idéologies certes très différentes, mais oubliant que les hommes sont souvent mesquins, gagne petit, menteurs, malhonnêtes....., c'est valable aussi bien pour le communisme que le libéralisme que pour tout autre parti ou religion..
Faisons fonctionner un peu mieux notre bien le plus précieux, celui qui est entre nos deux oreilles...
@ Sbouillo : je vous recommande chaudement (sic) la lecture du livre de Fritz Vahrenholt : "kalte sonne" dont le CV a de quoi faire pâlir nombre d'universitaires et climatologues ... Il est apr ailleurs étonnant (ne trouvez vous pas ? ) de compter nombre de prix Nobels parmi les "sceptiques" et... aucun parmi les réchauffistes . J'ajouterai que le réchauffement climatique actuel est une évidence mais que son origine anthropique est le terreau d'une vaste escroquerie dontn les populations seront les premières victimes (et c'est déjà le cas dans certains pays européens qui ont sauté sur l'occasion pour taxer à tout crin )
Cher Loki,
pourquoi ne pas aller tester la solidité de vos argument sur cet autre blog libéral qui consacre justement un dossier sur le réchauffement:
http://www.les-crises.fr/liberte-d-...
Ca changera un peu des Contrepoints, Turgot etc... Opps a été y faire un tour, je suis sûr qu'il est ravi maintenant.
Pas vu d'article lié au climat dans le CV de Fritz, c'est peut être un autre Fritz dont vous vouliez parler :-) Prévenez-nous quand même quand il sort un article sur le sujet.
@ Sbouillo : pout trouver, il faut vouloir chercher, ce que d'évidence vous n'avez guère fait . Votre lien m'a bien fait rire et reflète fidèlement la ligne désinformatrice des tenants du giec . Sujet éculé. Le DOCTEUR Vahrenholt ne s'est pas contenté d'un article mais a opté carrément pour un bouquin. En lien son CV
http://www.rwe.com/web/cms/en/66234...
bonne lecture
bonne lecture
http://h16free.com/2012/12/17/19597...
"Et c’est ainsi qu’on découvre que le GIEC admet, même pas à demi-mot, que oui, le soleil réchauffe bien la Terre."
Vous parlez d'une bonne blague ! le soleil est évidemment pris en compte en tout premier lieu par les spécialistes en climatologie, le soleil c'est à lui tout seul le moteur du climat, pas de soleil = pas d'activité météo, et donc pas de climat.. même les "imbéciles" du GIEC savent cela bien évidemment.. sacré bande de naïf, vous me faites bien rire..
la première imposture du libéralisme c'est la dévaluation permanente de la valeur du travail, délocaliser à tour de bras, à la limite même l'idéal serait de faire payer les gens pour qu'ils puissent avoir l'honneur de travailler dans vos entreprises...
Evidemment dans ce cas tout ce qui pourrait freiner un tant soit peu le dogme de la croissance est l'ennemi à faire disparaitre à tout prix..
@ sbouillo,merci de cette référence :www les crises ..... etc , d'entrée de jeu on vous y indique clairement dans un long verbiage anti stalinien que l'on est en fait ultra stalinien , puisque la seule expression admise est celle de ce superbe site !!!!ouarf!!!!!!!!!!!!!!!!! merci de m'avoir fait rigoler par ces temps maussades,vous n'apprendrez jamais qu'il peut y avoir un salut hors de l'église , mais ce n'est pas grave, comme le disait Toopy , sur un autre sujet , vous faites partie du consommable de cette société du politiquement correct et de la pensée unique pour qui le doute est un non sens scientifique et si obtuse que toute discussion est une perte de temps;Cordialement
@ sbouillo
Oui ... effectivement , j'ai fais quelques tours chez Olivier et malgré la sympathie qu'il m'inspire je l'ai trouvé bien imprudent dans ses opinions climatiques . Par ailleurs pour lui l'histoire doit s'adapter aux courbes de températures qu'il collationne dans les sites anthropico-réchauffistes , ce qui l'amène à défendre quelques opinions relativement dénuées de bon sens , concernant par exemple les migrations des populations au moyen-age.
Par contre il a une certaine expertise économique - quoique très théorique- un peu gâché par son goût pour le catastrophisme obligé, ce qui l'amène à des points de vue bariolés : selon l'interlocuteur il déclarera "de toute façon on ne remboursera jamais la Dette" , et plus loin " qu'il faudra bien la rembourser et que ce sera aux "riches" de le faire " ...
Un coup il défend un strict équilibre des budgets et condamne donc la pratique de la Dette , et ensuite il se montre très 'keynésiens' ...
Ce qui ne l'empêche pas d'être un peu péremptoire à l'oral , comme si le fait d'être le contradicteur d'un vulgaire analyste qui défend plutôt le système , était forcément la certitude de dire la 'vérité' ...
Par ailleurs , mais comme beaucoup d'autres sites, il accueille des opinions très contradictoires , dont le seul lien est d'être anti-système. C'est sympa mais on n'a pas l'impression d'une base bien cohérente et logique.
@bourgeot
vous écrivez
la première imposture du libéralisme c'est la dévaluation permanente de la valeur du travail, délocaliser à tour de bras, à la limite même l'idéal serait de faire payer les gens pour qu'ils puissent avoir l'honneur de travailler dans vos entreprises...
oh l 'authentique vert que voila ,bien rouge à l'intérieur
vous ne comprenez pas qu'une entreprise n'est créée par qui que ce soit non pour donner du travail au voisin mais pour faire un profit.
la valeur de l'entreprise ce n'est pas l'investissement en capital du capitaliste ,ce n'est pas le travail des employés c'est le résultat obtenu des 2 .De 2 choses l'une soit le produit ou le service obtenu est accueilli favorablement par la clientèle et dans ce cas l'entreprise prospère , se développe crée de nouveaux emplois et de nouveaux produits soit l'entreprise produit des choses qui ne plaisent pas à la clientèle et dans ce cas à marche forcée ,elle doit trouver une parade ou déposer le bilan ( cf Nokia par exemple) nous usines auto sont dans cette situation.
l'employeur de renault n'est pas Carlos Ghosn ce sont les clients de Renault....donc vous et moi
. Contrairement à ce que vous pensez le travail n'est pas la valeur suprême de l'entreprise c'est une conséquence pour laquelle les salariés sont payés tant que l'entreprise le peut .Il n' y a aucun droit à la pérennité du travail
si j'ai tort ,alors il est facile de régler le problème de 3 millions de chômeurs français recrutons 1500000 CHOMEURS POUR CREUSER DES TROUS ET RECRUTONS 1500000 CHOMEURS POUR BOUCHER CES TROU...en plus on économisera les gens de pôle emploi à qui il suffira de donner pelles et pioches
on ne peut rien changer à cela quand l'Etat intervient pour subventionner del 'électricité photovoltaïque ou éolienne il y a ce qui se voit ,les fameux emplois verts du Grenelle et puis il y a tout ce qui ne se voit pas... comme l'Etat n'a pas un sou en poche sauf à venir prendre celui qui se trouve dans la poche des français,il augmente les impôts des français ce qui a 2 conséquences:
il diminue le pouvoir d'achat des français qui achètent moins (d'autant moins qu'ils vont payer plus chers leur électricité) et ils augmentent les couts de leurs entreprises qui face à la concurrence finissent par déposer le bilan pour les plus mal en point , cela augmente le chômage , l'indemnisation des chômeurs donc les charges ,les impôts et le cercle vicieux se met en place....
si on nationalisait Florange on verrait 650 emplois sauvés pour produire un truc invendable on ne verrait pas les indemnités versées à Mittal ,les conséquences fiscales, sociales répercutées sur les français et de réputation internationale ternie ,freinant les investissements étrangers futurs
Non la globalisation n'est pas une monstruosité c'est une chance historique de gagner des marchés avec une clientèle de plus enplus solvable .Ce ne sont pas les viticulteurs bordelais ou les fabricants de cognac qui viendront me donner tort.
maintenant si sous Normal premier on tape sur le capital sur les investisseurs et sur les hauts salaires et revenus(dont je ne fais pas partie) ,si on protège encore et toujours le secteur public ( le prochain débat sur la retraite va être croquignolesque) il ne faut pas s'étonner de notre incapacité à nous en sortir:il est vrai que montebourg , a de la chance que le ridicule ne tue pas, il cherche à créer un fonds d'investissement avec les gentils saoudiens pour pallier au manque de capital (si c'est pour lui accorder les conditions fiscales du Qatar il aurait mieux fait de ne pas tirer à boulets rouges sur nos capitalistes)
les libéraux sont les seuls à voir le problème dans son contexte du 21eme siècle les autre solutions sont nostalgiques du 19 eme ou d'un monde utopique en décroissance qui conduirait à la guerre civile car je doute qu'on puisse amputer à la fois le nombre de fonctionnaires ,leurs salaires ,leurs retraites et que les nouveaux millions de chômeurs acceptent de creuser de trous et en boucher pour recevoir juste de quoi ne pas crever de faim et encore
@ Bourgeot
"le soleil est évidemment pris en compte en tout premier lieu par les spécialistes en climatologie, ... même les "imbéciles" du GIEC savent cela bien évidemment.. sacré bande de naïf, vous me faites bien rire.."
N’aplatissez pas tout : pour GIEC le Soleil n'est pas , officiellement, pour l'instant , la cause première du dernier réchauffement
En ne qui me concerne je n'ai pas la 'religion' de la croissance , même si c'est une sorte de ligne d'horizon qu'il faut redéfinir et dont on ne peut pas bien se passer tellement nous y sommes addict.
Le libéralisme n'a probablement pas toutes les vertus théoriques que ses défenseurs lui prêtent , d'ailleurs si c'était le cas , il se serait 'naturellement' imposé ;-)
Mais enfin en France , pays tout de même zébré de corps intermédiaires , à la réglementation pléthorique, où les droits acquis mènent à des défauts d'adaptations et des déficits, et ou le centralisme technocratique du fait de la complexité des choses apporte des solutions lentes et parfois ubuesques , ... un peu plus de marché , un peu plus de process d'adaptation à la base et dans la société civile me paraît souhaitable.
L'Etat ne peut pas tout a dit le grand penseur Jospin ... effectivement.
Et oui, laisser la société civile auto-réguler une parti de ses contradiction , éventuellement à coup de luttes sociales responsables , ne me paraît pas relever de l'ultra-libéralisme-anarcho-libertarien tt de même ! Évidemment pour cela il faut voir la réalité de la société française de façon lucide.
La valeur peut-être mal défini par un marché sans règle , mais elle également très mal estimé par un rationalisme d'Etat.
La valeur peut être mal définie par un marché sans règles , mais elle est également très mal estimée par un rationalisme d'Etat. (là c'est mieux ;-) )
"oh l 'authentique vert que voila ,bien rouge à l'intérieur"
Donc si on critique un tant soit peu le bleu très palot du libéralisme on est fatalement taxé de vert rouge et que ces 2 couleurs sont à traiter comme s'il s'agissait de la peste et du choléra, bravo pour la tolérance.. Cela dit je vous rassure, je ne me reconnais dans aucune couleur,... sauf le noir "Ni dieu ni maître", victime d'aucun parti ni d'aucune secte religieuse, même catholique, je hais toute forme de prêt à penser comme le votre, bien trop facile de se cacher derrière...
Venons en à la France, c'est un trop vieux pays, très peu enclin aux réformes, bien trop sur les freins du conservatisme, en exemple le mariage pour tous qui fait descendre dans la rue les retardés du ciboulot, alors qu'il y aurait bien d'autres très bonnes raisons de le faire.. Tous cela mené par des politiciens assez minables d'une extrême à l'autre, ils ne valent guère mieux les uns des autres dans la médiocrité, il faut aussi reconnaître que le système est pervers, celui qui serait assez ballot pour dire la vérité aux français n'a strictement aucune chance d'être élu, .... tous menteurs par nécessité..
Le capitalisme mené en bon père de famille qu'on a connu à une époque et qui existe encore dans quelque PME est une très bonne chose, je suis bien entendu pour la mondialisation mais celle de l'échange des idées, de la culture, beaucoup moins en ce qui concerne les produits manufacturés sur des bases bien trop inégalitaires, et qui nous fait tous régresser, la fuite en avant de la croissance qui va nous mener fatalement au syndrome du nénuphar, cette croissance qui fait produire des tas de choses sans utilité sauf celle de faire oublier quelque temps aux humains qu'ils sont mortels, on croit vendre du bonheur, on ne vend que de l'illusion, mais un système que jette à la rue sans aucun état d'âme des femmes et des hommes comme s'ils étaient des vulgaires kleenex, un système mené par des gens sans foi ni loi se croyant les maîtres du monde.. Un système qui gaspille nos ressources fatalement limitées, qui ne voit qu'à court terme, sans éthique sans philosophie, qui bien entendu va tout faire pour éliminer toute opposition ... comme le GIEC par exemple,... le GIEC fait son boulot et probablement le fait il bien, s'il vous avez à combattre il faut combattre les politicards qui l'ont créé.. En êtes vous seulement capable ?
la manipulation a réussi quand le manipulé croit que les idées qu'il défend sont siennes. Quelle merveilleuse illustration.on pourra vous démontrer pourquoi le GIEC est une merveilleuse création internationale dont la brève histoire démontre qu 'ils démontrent à charge et quand les découvertes ne conviennent pas,elles sont minorées voir passées sous silence.Combien faudra til de blogs et de spécialistes pour démontrer toutes les ficelles du GIEC pour que vous changiez d'opinion?
malheureusement c'est impossible vous avez la foi et contre cela il n' y a rien à faire
Ensuite sur le plan économique apparemment tout ce que j'ai pu vous dire n'a pas ébranlé vos certitudes faut fermer les frontières aux vilains exploiteurs étrangers
je suppose que vous êtes un fervent partisan d'une europe franco allemande mais si je suis votre raisonnement faudrait ne pas l'être ;il faut fermer les frontières car ces allemands de volskwagen ont le toupet d 'augmenter les cadences pour fabriquer la nouvelle Golf qui s'arrache alors que chez nous on va rejouer au drame habituel chez Renault et Peugeot
Rien de tout cela, inutile de fermer les frontières, j'ai un goût de la liberté bien trop grand, il n'y a même pas besoin de protéger nos frontières par des taxes à l'importation, il y a des solutions bien plus simples mais trop simples pour être applicable car quelque soit le système, le centre reste l'homme, parfois génial,.... mais si peu souvent... extrèmement rarement au niveau des dirigeants, une bande de gamins chamailleurs et bruyants dans une cours d'école en maternelle, ça ne vole guère plus haut.
Quand au GIEC, ou plutôt ses conclusions, dans quel sens va la manipulation ?.... dans les 2 sens bien évidemment ! il ne faut pas être naïf..., d'ailleurs pas tellement au niveau des scientifiques qui ont une réelle compétance dans le domaine, surtout au niveau des politiciens ! je remarque simplement que les détracteurs sont en grande majorité des non spécialistes en climat, même si parfois ils ont un certain bagage scientifique, nombreux ne font même pas la différence entre météorogie et climat..
@JM (28)
Vous insistiez pour que je vous trouve un auteur libéral qui écrive sur ce qu'est la réponse libérale au défi du réchauffement climatique et qui accepte de prendre au sérieux les hypothèses du GIEC (sans en faire une religion).
Je vous renvoie à un article de Jonathan Adler que j'ai moi-même traduit et publié sur le site de l'Institut Euro 92 au mois d'août 2000. Voici l'adresse url où vous le trouverez : http://www.euro92.com/edi/bull/archives/arch16adler.htm
Ci-dessous, l'introduction que j'avais écrite à l'époque pour présenter le papier :
"Le Competitive Enterprise Institute de Washington vient de publier un texte qui explique comment on peut rester un authentique libéral tout en prenant l'effet de serre et ses menaces au sérieux. Son titre : "Greenhouse Policy Without Regrets : a Free Market Approach to the Uncertain Risks of Climate Change". Nous en avons traduit les meilleurs passages. L'auteur y défend la thèse qu'étant donné les énormes incertitudes qui concernent encore l'effet des activités humaines sur l'évolution des climats, la meilleure police d'assurance possible est celle qui, par une politique libérale, améliore la capacité générale de la société à affronter les désastres, qu'ils soient d'ordre écologique ou autres. Selon lui, la croissance économique, les institutions du marché, et l'avance technologique représentent souvent la forme la plus élaborée et la plus efficace d'assurance dont nous puissions bénéficier. Une politique économique libérale apporte deux formes d'assurance : cela renforce l'innovation dans le secteur de l'énergie, cependant que cela améliore également la résilience globale."
@ sbouillo (#31)
Vous avez écrit : « Mais, encore une fois, si vous avez une étude "sérieuse", qui remet en doute la solidité des connaissances sur le climat, n'hésitez pas à nous en faire part. »
Il semble pourtant évident que la thèse carbocentriste sur laquelle s'appuie le GIEC pour expliquer le RCA n'est pas jugée recevable, pour beaucoup de raisons, par nombre de scientifiques, qui l'ont en l'état rejetée. Le sous-entendu que vous formulez qui les obligerait à en proposer une autre en remplacement est sans fondement.
Comme l'a dit Serge Galam (en substance) :
« Il est impossible de prouver l'inexistence des fantômes. »
Bien le bonjour,
selon JM28:
"Je vous renvoie à un article de Jonathan Adler....
http://www.euro92.com/edi/bull/arch..."
On peut y lire ceci:
"D - Déréglementer le secteur des transports. Le transport aérien est l'une des sources majeures de pollution de l'atmosphère. Pourtant la réglementation empêche les compagnies d'adopter les techniques modernes qui permettraient aux équipages de choisir en toute sécurité des routes aériennes plus courtes qui réduiraient leurs consommations et leurs coûts. Autoriser les "vols libres" permettrait d'économiser près de 17 % sur les dépenses en carburants."
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Etant ex professionnel dans cette branche, je peux affirmer que Monsieur Adler ne connait pas grand chose à ce domaine...
Il faut distinguer les vols intercontinentaux océanique où cela fait longtemps qu'on utilise les routes à temps minimal, au passage une route à temps minimal n'est pas forcément celle à plus courte distance, elle prend en compte le vent en altitude, les jet stream rencontrés au niveau de la tropopause dépassent très couramment 100 kt - 180 km/h et imputent considérablement les temps de vol.
Concernant les vols continentaux et en particuliers les zones de fort trafic: l'Europe, l'Amérique du nord, cela fait longtemps que tous les acteurs aéronautiques réfléchissent au "free flight", la contrainte n'est pas du tout règlementaire, absolument pas, elle est avant tout technologique, il faut pour commencer que tous les avions soient tous équipés de système de navigation automnome (centrale inertielle GPS), ce qui est certes de nos jour pratiquement le cas de toute la flotte mondiale,... auparavant,.. et il n'y a pas si longtemps..., le vols continentaux utilisaient des radiobalises implantées au sol qui définissaient ainsi des voies aériennes, en Europe il y a le problème d'unifier l'espace et le contrôle aérien, et cela ne se fait pas sur un simple claquement de doigt, chaque pays ayant ses contraintes, entre autre de défense national, ces derniers occupant une partie non négligeable de cet espace. Une autre voie d'amélioration est d'assurer aux avions la descente continue, cela consiste à faire toute la descente en vol plané, moteurs au ralenti, depuis le point de mise en descente jusqu'à l'interception du faisceau d'approche finale, pour le contrôle aérien cela impose des contraintes très difficiles à gérer, il est certe assez facile de gérer ainsi un seul avion, mais lorsqu'on approche de la cadence d'atterrissage maximale cela devient quasi impossible dans l'état actuel des choses, pour pouvoir le réaliser il faudrait un système de contrôle aérien entièrement automatisé qui dialogue directement avec le système de pilotage automatique des avions..Bien entendu des projets dans ce sens sont à l'étude, mais avant de lancer de telles choses il faut y réfléchir à 2 fois, l'aérien ne fait pas joujou avec des actions en bourse, elle joue avec la vie des gens, le principe de précaution y est appliqué, sans le dire, depuis fort longtemps, bien avant que le terme même existe et qui fait de nos jours tant de polémiques et il faut bien le reconnnaitre bien de déviations dans son application.
Enfin cela fait depuis longtemps que les contrôleurs aériens et les pilotes assument au maximum des routes directes, chaque fois que cela est possible, en fonction de la densité du trafic, de la non activité des espaces aériens militaires.
Ce n'est donc pas un simple coup de baguette magique règlementaire qui pourrait résoudre un problème extêmement délicat à mettre au point dans un domaine où la sécurité passe encore de loin avant la rentabilité, on n'est pas là à faire joujou dans le monde des bisounours rêveurs..
Où Mr Adler à raison c'est que l'aviation génére beaucoup de pollution ... et de co2 ... tout cela à la limite de la tropopause (entre 10 - 12 km pour fixer les idées) sans vraiment en connaitre les conséquences à long terme, de la pure inconscience collective.... comme pour bien d'autres choses du reste, or le trafic aérien est en pleine croissance et dans la cause de cette croissance on y trouve les cie "low cost" qui veulent faire croire que le transport aérien ne coûte pas cher, en fait ces Cie jouent sur tous les tableaux, en tirant par le bas les salaires mais aussi en allant tirer le maximum de subventions pour s'implanter sur des aérodromes secondaires, faisant miroiter à l'élu local monts et merveilles, lorsque les subventions sont épuisée et si la ligne n'est pas assez rentable alors on ferme la ligne et on va "essorer" un autre pigeon. Des tarifs à bas coût entraine également le dévellopement imbécile du tourisme dont la grand majorité consiste à passer ses vacances au bord d'une plage aux antipodes, c'est totalement irresponsable.
Au passage le traffic aérien, par les trainées de condensation qu'il génère à haute altitude modifie légèrement l'albédo de notre Terre, ce qui a pour conséquence de masquer en partie le réchauffement climatique, ce n'est pas du baratin, ça a été mesuré très précisemment au US suite aux événements du 911 et à l'arrêt temporaire du traffic aérien..
Une des solutions serait déjà de faire payer le carburant au prix qui devrait l'être, il faut savoir que les cie aériennes (et pas seulement elles) payent leur kérosène totalement exonéré de taxes, pour nous autres automobilistes, ça ferait le litre d'essence pas bien cher.
Enfin si tous les assertions de Mr Adler ne sont pas plus sérieuses dans les autres sujets que celui ci alors il n'a pas grand chose à dire, il faut bien dire que derrière de très beaux verbiages très élaborés faisant à tour de bras référence à des auteurs pas toujours bien sérieux, les idées sont en général assez pauvres, tout cela est en fait creux et cache souvent une méconnaissance dans bien des domaines,.... dont justement celui de l'influence du co2 sur le climat.
Enfin je vous laisse dans ce monde idéal où certains vont planquer leurs petits sousous dans les paradis fiscaux, pendant que chaque jour des femmes et des hommes meurent de froid dans les rues de notre si belle capitale.
Bien cordialement
De bien belles affirmations. Mais venant de quatre professeurs d'universités, je me serais attendu à avoir la source pour chacun des 10 énoncés. La température mondiale se stabilise depuis 15 ans? Fort bien, mais dans quelle étude se retrouve ce résultat?
http://www.pensee-unique.fr/bonnetd...
04 Février 2013 : Robert Carter, géologue australien spécialisé dans l'environnement, explicite ses analyses sur le réchauffement climatique.
Bob Carter que j'ai déjà mentionné dans cette page, a rédigé un article pédagogique en réponse à un article d'une climatologue dans la ligne du GIEC. Comme à son habitude, Carter fait preuve d'une certaine modération et même si on n'est pas forcément d'accord avec toutes ses déclarations (notamment au vu de plusieurs articles scientifiques récents analysés sur ce site), son texte a le mérite de résumer, en termes simples, accessibles au public, quelques fondamentaux de la controverse climatique telle qu'elle existe actuellement entre nombre de "climato-sceptiques" ou "climato-réalistes" d'une part et les tenants 'climato-alarmistes" de la position officielle du GIEC, d'autre part.
Son texte est intitulé :
"An alternative view from down under", C'est à dire,
"Une perspective différente, vue de l'Australie" (NdT : En langage courant, "down under" désigne l'Australie ou la Nouvelle Zélande qui sont effectivement situées en bas et en dessous sur la représentation conventionnelle du globe terrestre. Bob Carter, photo ci-contre, est australien)
par le Professeur Robert (Bob) Carter
Géologue et spécialiste de l'environnement
Les caractères engraissés ainsi que les phrases en italique dans le texte traduit ci-dessous (encadré en jaune) sont de Bob Carter.
Note préliminaire : Dans la suite, Bob Carter utilise le sigle DAGW qui signifie "Dangerous Anthropogenic Global Warming" en lieu et place du traditionnel AGW. En effet, comme le rappelle Carter, le climat pourrait modérément se réchauffer, comme il l'a fait dans le passé, sans que cela n'entraine nécessairement des catastrophes. Ce qui est en cause, selon Carter, c'est le caractère "dangereux" du réchauffement mis en avant par les émules du GIEC.
"Katharine Hayhoe, Ph.D (NdT : photo ci-contre ajoutée par l'auteur de PU), qui a écrit l'article AITSE du mois de Décembre "Changement climatique : d'origine anthropique ou non ? " est une spécialiste des sciences atmosphériques et directeur du Centre des sciences du climat à la Texas Tech University. Elle est l'auteur principal de l'ouvrage «A Climate for Change: Global Warming Facts for Faith-Based décisions".
Pour ma part, je suis un chercheur géologue expérimenté qui a publié plus de 100 articles revus par des pairs sur des sujets paléo-environnementaux et paléo-climatiques et également l'auteur d'un livre "Le climat: le Contre-Consensus".
De toute évidence, le Dr Hayhoe et moi-même sommes tous deux des scientifiques professionnels crédibles. Compte tenu de notre formation et de nos spécialisations dans le domaine de la recherche, nous sommes donc compétents pour évaluer les éléments de preuve concernant le réchauffement planétaire dangereux dont le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) affirme qu'il est causé par les émissions industrielles de dioxyde de carbone.
Pourtant, à la fin de son article, le Dr Hayhoe recommande, en complément, la lecture des sites RealClimate.org et SkepticalScience.com, alors que pour ma part, au début de mon propre article je vous renvoie à la lecture des sites wattsupwiththat.com et www.thegwpf.org (Global Warming Policy Foundation). Pour les lecteurs avertis, cela indique immédiatement que le Dr Hayhoe et moi avons des avis diamétralement opposés sur la question du réchauffement climatique.
Le public, au sens large, à généralement beaucoup de mal à comprendre qu'un tel désaccord puisse exister entre deux personnes aussi qualifiées sur un sujet scientifique, un désaccord qui se manifeste également de manière plus générale par l'existence de groupes équivalents de scientifiques qui soutiennent ou s'opposent aux points de vue du GIEC sur le réchauffement climatique (d'origine humaine) dangereux (DAGW) .
Dans cet article je vais essayer de résumer quels sont les points de désaccord essentiels qui existent entre ces deux groupes de scientifiques, et de montrer comment sa représentation dans le domaine public a été déformée.
.
Un terrain d'entente entre les protagonistes du DAGW
Bien que vous ne puissiez pas le savoir au vu de la nature antagoniste des discussions publiques sur le réchauffement climatique, un large accord scientifique et une interprétation partagée existe entre presque tous les scientifiques qui s'occupent de la question. Le terrain d'entente, dont une grande partie a été mentionnée par le Dr Hayhoe dans son article, inclut :
· Que le climat a toujours changé et changera toujours,
· Que le dioxyde de carbone est un gaz à effet de serre qui réchauffe la partie inférieure de l'atmosphère,
· Que les émissions humaines s'accumulent dans l'atmosphère,
· Que le réchauffement de la planète d'environ 0,5° C s'est produite dans le courant du XXe siècle, mais
· Que le réchauffement climatique a cessé au cours des 15 dernières années.
La controverse scientifique sur le DAGW ne concerne donc en rien ce qui est mentionné ci-dessus. En revanche, elle relève, dans sa quasi-totalité, de trois questions différentes, quoique connexes, qui sont les suivantes :
· La quantité de réchauffement net qui est, ou sera, produit par les émissions anthropiques,
· La question de savoir s'il existe une preuve réelle qui démontre l'existence d'un réchauffement anthropique dangereux au cours des 50 dernières années, et,
· La question de savoir si les modèles informatiques du GIEC peuvent fournir des prévisions climatiques précises pour les 100 prochaines années.
Les réponses du Dr Hayhoe à ces questions seraient probablement du genre : substantielle, beaucoup, oui. Mes réponses seraient: insignifiante, aucune et aucune.
Qu'est ce qui peut expliquer des réponses aussi différentes alors qu'on est confronté à un ensemble d'observations climatiques sur lesquelles on est massivement d'accord ?
Comment fonctionne la science ?
Les controverses sur le réchauffement climatique, ou plus généralement sur le changement climatique, sont une affaire qui relève de la science. La science traite de faits, d'expériences et de représentations numériques du monde naturel qui nous entoure. La science ne prend pas en compte les émotions, les croyances ou la politique, mais elle s'efforce plutôt d'analyser les questions sans parti pris et de façon objective, de sorte que dans l'examen d'un ensemble de faits donnés, deux praticiens différents peuvent aboutir à la même interprétation : Oui, je suis conscient de l'ironie de cette déclaration dans le contexte actuel.
Ce qui nous amène à la question du rasoir d'Occam et à l'hypothèse zéro (NdT : "Null hypothesis" en anglais. Expliqué ci-dessous). Guillaume d'Occam (1285-1347) était un moine franciscain anglais et philosophe à qui est attribué le dicton «Pluralitas non est ponenda sine necessitate», qui signifie «La pluralité ne doit pas être invoquée sans nécessité». Ceci est un rappel succinct du principe de simplicité ou de parcimonie, qui a d'abord été développé par Aristote et qui en est venu, aujourd'hui, à sous-tendre toute la démarche scientifique.
L'expression «Rasoir d'Occam» est généralement utilisée comme raccourci pour représenter l'hypothèse scientifique fondamentale de la simplicité. Pour expliquer un ensemble donné d'observations du monde naturel, la méthode scientifique procède par la mise en oeuvre, en tout premier, de l'explication la plus simple possible (hypothèse) qui peut expliquer les faits connus. Cette explication simple, appelée hypothèse zéro, devient alors l'interprétation hypothétique jusqu'à ce que d'autres faits apparaissent qui nécessitent une modification de l'hypothèse initiale, ou qui, peut-être, peuvent même l'invalider complètement.
Compte tenu de la grande variabilité naturelle manifestée par les données climatiques, et de l'incapacité à ce jour d'y sélectionner ou d'y identifier un signal anthropique, la bonne hypothèse est l'hypothèse zéro - parce qu'elle est la plus simple qui soit compatible avec les faits connus - qui est que les changements climatiques globaux sont présumés être d'origine naturelle, au moins jusqu'à ce que des preuves spécifiques parviennent à démontrer la causalité anthropique.
C'est une des caractéristiques les plus extraordinaires du GIEC que les études qui y sont en faveur, procèdent d'une inversion (injustifiée) de l'hypothèse zéro - à savoir que les changements climatiques globaux sont présumés résulter des émissions anthropiques de dioxyde de carbone, au moins jusqu'à ce qu'une preuve spécifique indique le contraire.
Quelle hypothèse voulons-nous tester ?
Bien que la science du climat soit globalement complexe, l'hypothèse de l'effet de serre, elle-même, est simple, et il est relativement aisé de la tester, elle ou ses conséquences, en comparant avec les données disponibles. Mais tout d'abord, il est impératif être très clair sur ce que nous entendons précisément par ce terme.
Dans la communication en général, et dans les médias, les termes d'effet de serre et de l'hypothèse de l'effet de serre en sont venus à avoir un sens vernaculaire propre - presque indépendant de leur approche scientifique. Quand un sondage d'opinion ou un journaliste sollicite des informations sur ce que pense le public de ces affaires, ils pose des questions telles que «Croyez-vous au réchauffement climatique", "Croyez- vous au changement climatique» ou «Croyez-vous à l'effet de serre ". En passant sous silence le fait que la science n'est jamais sujet de croyance, toutes ces questions sont, en fait, codées, et destinées à être comprises par le public comme «le réchauffement de la planète causé par des émissions anthropiques de dioxyde de carbone est dangereux ». Inutile de dire qu'il s'agit d'une question différente, bien que liée. Ces pratiques et d'autres ambiguïtés boiteuses ("carbone" pour "dioxyde de carbone", par exemple) sont utilisés quotidiennement dans les médias et elles conduisent à une grande confusion dans le débat public sur le changement climatique. Elles sapent aussi en profondeur la valeur des résultats de la quasi-totalité des sondages d'opinion.
L'hypothèse DAGW que je veux tester ici, c'est précisément et uniquement de savoir si "un réchauffement climatique dangereux est causé, ou sera causé, par des émissions anthropiques de dioxyde de carbone". Pour être «dangereux», à tout le moins, le changement climatique doit dépasser l'amplitude ou la fréquence des réchauffements qui sont connus pour être associés à la météorologie normale et à la variabilité climatique.
Quels éléments de preuve pouvons nous utiliser pour tester l'hypothèse du DAGW ?
Beaucoup de différents éléments de preuve peuvent être utilisés pour tester l'hypothèse du DAGW. Ici, je ne dispose que de l'espace pour vous en présenter seulement cinq qui sont tous basés sur des données empiriques du monde réel. Pour plus d'informations, veuillez lire les livres du Dr Hayhoe et le mien.
Considérons les tests suivants:
(i) Au cours des 16 dernières années, la température moyenne mondiale mesurée aussi bien par les capteurs thermométriques que par les capteurs satellitaires, n'a pas montré de réchauffement statistiquement significatif. Au cours de la même période, le dioxyde de carbone atmosphérique a augmenté de 10%.
Non seulement les augmentations importantes de dioxyde de carbone n'ont donc pas induit de réchauffement dangereux, mais elles n'ont pas induit de réchauffement du tout. L'hypothèse est mise en défaut.
(ii) Au cours du XXe siècle, un réchauffement de la planète compris entre 0,4 et 0,7°C a eu lieu, à une vitesse d'augmentation maximale durant les premières décennies du siècle, d'environ 1,7°C par siècle. Par comparaison, nos meilleurs enregistrements climatiques régionaux montrent qu'au cours des 10.000 dernières années, les variations naturelles et cycliques du climat ont donné lieu à des maxima de température d'au moins 1°C plus élevés qu'aujourd'hui avec des taux de réchauffement de 2,5°C par siècle.
En d'autres termes, la vitesse de hausse tout comme l'amplitude du réchauffement du XXe siècle se situe bien à l'intérieur de l'enveloppe du changement climatique naturel. L'hypothèse est mise en défaut, une deuxième fois.
(iii) Si la température globale est contrôlée principalement par les concentrations atmosphériques en dioxyde de carbone, alors les variations de concentrations de dioxyde de carbone doivent précéder les changements parallèles de la température.
En fait, c'est l'inverse qui se produit à toutes les échelles de temps. Les changements de température précèdent les changements de dioxyde de carbone d'environ 5 mois au cours du cycle saisonnier annuel, et d'environ 700-1000 ans au cours des cycles des périodes glaciaires. L'hypothèse est mise en défaut.
(iv) Les modèles informatiques de circulation générale du GIEC qui prennent en compte l'augmentation du dioxyde de carbone, prévoient que le réchauffement climatique devrait se produire à un rythme de +2,0°C par siècle.
En réalité, il n'y a pas eu de réchauffement du tout durant une période plus longue que la dernière décennie, aussi bien dans l'atmosphère que dans les océans. Les modèles sont clairement défectueux. Ils attribuent un réchauffement, résultant du dioxyde de carbone ajouté, trop important (en langage technique on dit qu'ils surestiment la sensibilité climatique). L'hypothèse est mise en défaut.
(v) Les mêmes modèles informatiques prédisent que des empreintes du réchauffement induit par les gaz à effet de serre seraient constituées par la création d'une zone atmosphérique plus chaude située à des altitudes de 8 à 10 km dans les régions équatoriales et aussi par une augmentation du réchauffement dans les régions des deux pôles.
Étant donné que nous savons déjà que les modèles sont défectueux, cela ne devrait pas nous surprendre d'apprendre que les mesures directes effectuées aussi bien par les radiosondes des ballons météorologiques que par les capteurs satellitaires montrent l'absence de réchauffement de la surface de l'Antarctique ainsi que l'absence totale d'une zone atmosphérique qui, selon les prédictions, devrait être plus chaude (NdT : le hotspot) aux basse latitudes. L'hypothèse est mise en défaut, une deuxième fois.
L'un des plus grands physiciens du XXe siècle, Richard Feynman, a énoncé ces considérations, à propos de la science :
En général, nous cherchons une nouvelle loi en utilisant le procédé suivant. Nous avons d'abord la deviner. Ensuite, nous calculons les conséquences de la conjecture pour voir ce qui est prévu si cette loi que nous avons devinée est juste. Puis nous comparons le résultat des calculs avec la Nature ou avec les résultats des expériences. C'est à dire que nous comparons directement avec l'observation, pour voir si ça marche.
C'est cette affirmation simple qui est la clef de la science. Cela ne fait aucune différence que votre proposition soit belle. Cela ne fait aucune différence que vous soyez très intelligent, ni qui a fait la supposition, ni quel est son nom. Si la proposition n'est pas d'accord avec l'expérience, c'est qu'elle est fausse.
(NdT : J'ai déjà cité, dans un billet précédent, ce célèbre extrait d'un cours de Richard Feynman à Cornell (1964), en l'accompagnant de la vidéo correspondante sous-titrée en Français)
Aucun des cinq tests précédents n'est en accord ou vient à l'appui des prédictions implicites de l'hypothèse de l'effet de serre comme cela est indiqué ci-dessus. A juste titre, Richard Feynman nous avise que, par conséquent, l'hypothèse n'est pas valide, et ceci de manière répétée.
En résumé,
La réalité scientifique actuelle est que l'hypothèse du GIEC sur le réchauffement climatique dangereux a été testée à de nombreuses reprises, et que les tests ont échoué. Malgré l'investissement d'importantes sommes d'argent au cours des 25 dernières années (plus de 100 milliards de dollars), et l'immense effort de recherche effectué par les scientifiques liés au GIEC et par les scientifiques indépendants, à ce jour, aucune étude scientifique n'a établi un lien avéré entre les changements d'un quelconque paramètre environnemental significatif et l'origine humaine des émissions de dioxyde de carbone.
Par contre, l'hypothèse zéro que les changements climatiques globaux que nous avons observés au cours des 150 dernières années (et continuons d'observer aujourd'hui) sont d'origine naturelle, n'a toujours pas été réfutée. Comme cela a été résumé dans les rapports du Groupe international non gouvernemental sur les changements climatiques (NIPCC), des milliers d'articles publiés dans des revues à comité de lecture contiennent des faits ou des textes en accord avec l'hypothèse zéro et des explications plausibles et naturelles existent pour tous les changements climatiques globaux post-1850 qui ont été décrits jusqu'à ce jour.
Pourquoi cette conclusion n'est-elle généralement pas comprise ?
J'ai dit plus tôt que la science ne relève pas de l'émotion ou de la politique. Malgré ceci, il est dérangeant de constater que la discussion publique de la question du réchauffement climatique repose beaucoup plus sur ces dernières que sur la science. Comme on le verra plus longuement dans mon livre, il y a trois raisons principales à cela.
Tout d'abord, en tant que branche de l'Organisation des Nations Unies, le GIEC est, lui-même, une structure fortement politisée et non pas un organisme scientifique. Dès ses débuts, la charte du GIEC n'exigeait pas de mener une enquête exhaustive sur les changements climatiques mais uniquement sur le réchauffement planétaire causé par les émissions des gaz à effet de serre produits par l'activité humaine.
Ensuite, sous l'impulsion de groupes locaux d'activistes verts et d'ONG géantes comme Greenpeace et le WWF, au cours des 20 dernières années, le mouvement écologiste a adopté comme leitmotiv l'idée de sauver la planète du réchauffement climatique. Cela a eu deux conséquences dévastatrices. La première est que les écologistes radicaux ont travaillé sans relâche à semer la désinformation sur le réchauffement climatique à la fois dans le domaine public et dans le système éducatif. Et l'autre, c'est que, face à cette propagande généralisée exercée sur l''opinion publique et sur les jeunes, accompagnée par les fortes pressions exercées par de puissants groupes d'intérêt tels que les chercheurs gouvernementaux, les fournisseurs d'énergie alternatives et les professionnels du marketing financier, les politiciens n'ont pas eu d'autre choix que de s'inscrire dans le mouvement. Quelle que soit leur philosophie politique de base, tous les politiciens en activité sont, au quotidien, dans la nécessité d'apaiser les actes d'intimidation et de brimades des verts, auxquelles eux-mêmes et leurs électeurs sont soumis en permanence.
Troisièmement, et c'est ce qui est probablement déterminant, les principaux médias, à quelques exceptions près, ont apporté un soutien sans faille aux mesures destinées à "arrêter le réchauffement climatique". Ce comportement semble être motivé par une combinaison des convictions personnelles libérales (NdT : C'est à dire, chez les anglo-saxons, "de gauche") et favorables à l'écologie de la plupart des journalistes, et par l'intérêt bien compris des éditeurs avertis qui ont compris que les rapports alarmistes sur l'environnement permettent de mieux vendre leurs produits ainsi que de l'espace publicitaire.
Mais étant donné que la science reste incertaine, ne devrions-nous pas donner à la terre le bénéfice du doute ?
Ce slogan bien connu (notez son phrasé volontairement émotif) est attribué aux News Corporation de Rupert Murdoch. Il présente tous les caractéristiques d'un produit lancé par un groupe de réflexion vert ou par une agence de publicité. Ce slogan accrocheur révèle également une profonde incompréhension des véritables risques climatiques auxquels sont confrontées nos sociétés, car il présuppose que le réchauffement climatique serait plus dangereux ou plus à craindre que le refroidissement global. Alors qu'en réalité, c'est probablement l'inverse qui est vrai.
Nous devons accepter l'idée que le risque théorique d'un réchauffement global dangereux causé par l'homme ne constitue qu'une petite fraction des aléas climatiques beaucoup plus considérables que reconnaissent tous les scientifiques et qui résultent des événements climatiques dangereux que la Nature nous impose de temps à autre, comme elle le fera toujours. Il est absolument évident, en se basant, par exemple, sur l'ouragan Katrina de 2005, sur l'ouragan catastrophique Sandy en 2012 aux États-Unis, sur les inondations de 2007 au Royaume-Uni et sur les feux de brousse tragiques en Australie en 2003 (Canberra), 2009 (Victoria) et sur ceux de grande extension en Janvier de cette année, que même les gouvernements des pays riches le plus avancés sont souvent mal préparés aux catastrophes liées aux aléas climatiques d'origine naturelle.
Nous devons faire mieux et gaspiller de l'argent pour donner à la terre le bénéfice d'un doute fondé sur une hypothèse invérifiable que le réchauffement dangereux va bientôt reprendre, constitue précisément la plus mauvaise approche pour "choisir le gagnant".
De nombreux scientifiques, y compris d'éminents physiciens du soleil, affirment actuellement que la situation actuelle de la Terre relativement aux cycles solaires indique que la tendance climatique la plus probable au cours des prochaines décennies est un refroidissement significatif plutôt qu'un réchauffement. Pendant ce temps, les modélisateurs informatiques du GIEC nous assurent avec toute l'autorité dont ils disposent que le réchauffement climatique va bientôt reprendre - il suffit d'attendre et voir.
Ainsi, en réalité, aucun scientifique sur la planète ne peut vous dire avec une probabilité crédible si le climat en 2030 sera plus froid ou plus chaud qu'aujourd'hui. Dans de telles circonstances, la seule conclusion rationnelle à en tirer est que nous devons être prêts à réagir au cours des prochaines décennies à chaque épisode de réchauffement ou de refroidissement, en fonction de ce que la Nature a décidé de nous offrir.
[...] NdT: Suivent quelques considérations sur la politique à suivre, selon Carter, dont plusieurs concernent plus spécifiquement l'Australie.
Robert (Bob) Carter est un géologue des océans et un spécialiste de l'environnement. Il a plus de 40 ans d'expérience professionnelle et il a occupé des postes universitaires à l'Université d'Otago (Dunedin) et à l'Université James Cook (Townsville) où il a été professeur et directeur de l'enseignement des Sciences de la Terre entre 1981 et 1999. Durant sa carrière, il a aussi obtenu une bourse du Commonwealth (Université de Cambridge), une bourse Nuffield (Université d'Oxford) et un poste d'enquêteur spécial auprès du Conseil de la Recherche Australienne.. Bob a agi comme témoin expert sur le changement climatique auprès du Comité du Sénat américain des Travaux publics et de l'Environnement, et auprès des commissions parlementaires australienne et néo-zélandaise pour le commerce des émissions. Il a aussi été premier témoin scientifique dans le procès Dimmock contre le Secrétaire d'Etat à L'Education de Sa Majesté britannique, devant la Haute Cour UK dont le jugement, en 2007, a identifié neuf erreurs scientifiques majeures dans le film de M. Al Gore «Une vérité qui dérange». Carter est l'auteur du livre, Climat: le Contre-Consensus (2010, Stacey International Ltd, Londres)."