Or la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Indonésie etc.. ont tous fait savoir qu’ils refuseraient toute limitation significative de leurs émissions car ils avaient un besoin vital du pétrole, du gaz naturel et du charbon pour sortir leurs populations de la misère. 400 millions d’Indiens n’ont toujours pas l’électricité ! Ce sont de plus en plus les pays émergents qui sont à l’origine de la majorité des émissions et il n’existe aucune solution technique et financière réaliste pour réduire celles-ci.

Gerondeau.jpgLes émissions de CO2 de la planète vont donc continuer à croître à vive allure comme elles l’ont d’ailleurs fait depuis l’élaboration du fameux protocole de Kyoto qui n’a servi à rien (+ 43 % en 12 ans !). Pour être précis, les émissions planétaires vont passer de 30 à 62 milliards de tonnes par an d’ici 2050 selon l’hypothèse de référence de l’Agence Internationale de l’Energie.

Il faut revenir à la réalité. Puisque le fameux CO2 est produit par l’usage du pétrole, du gaz naturel, et du charbon, pouvons nous réduire les émissions alors que nous forons toujours plus de puits pour trouver du pétrole, construisons toujours plus de gazoducs pour assurer notre approvisionnement en gaz naturel, et ouvrons de nouvelles mines de charbon partout où c’est possible sur la planète ? La réponse est évidemment négative du fait des besoins des quatre cinquièmes de l’humanité qui aspirent à juste titre à notre mode de vie.

Allons-nous alors à la catastrophe ?

Non. Il y a toujours eu des variations climatiques, bien plus fortes que celles de l’époque actuelle. En l’an mille, le Groenland était vert (green land) et les Vikings y ont habité trois siècles. La planète était sensiblement plus chaude qu’aujourd’hui et le CO2 n’y était pour rien ! Plus loin dans le temps, chacun sait qu’il y eut des glaciations massives.

L’erreur vient du fait que pendant un quart de siècle environ, de 1975 à 1998, la température du globe s’est légèrement accrue, en même temps que les émissions de CO2 progressaient. On a donc cru imprudemment qu’il y avait là une relation de cause à effet. Mais, depuis dix ans et contrairement à toutes les prévisions officielles, il faut savoir que la température du globe a cessé d’augmenter alors que jamais les émissions de CO2 n’ont été aussi abondantes. Nous nous sommes donc trompés, et c’est Claude Allègre qui a raison.

C’est que ceux qui agitent le spectre d’un réchauffement climatique massif sont pour beaucoup des idéologues. Contrairement à ce qu’ils affirment sans cesse, la communauté savante n’est d’ailleurs en rien unanime. Plus de trente mille scientifiques américains ont récemment signé une pétition publique affirmant qu’il n’y avait pas d’évidence scientifique convaincante que les émissions de gaz à effet de serre d’origine humaine aient causé ou causeront dans un avenir prévisible un réchauffement catastrophique de la planète et bouleverseront le climat (www.petitionproject.org ).

Le nombre des ours blancs a doublé au cours des années récentes. La montée des océans n’a jamais rayé un pays ou une île de la carte et ne le fera pas à échéance humaine. Le risque est nul puisque, d’après les documents des Nations-Unies eux-mêmes, le rythme de l’élévation n’excèdera pas trois centimètres par décennie, la hauteur d’une vaguelette !

En fait tout montre que nous avons la chance de vivre dans une période de stabilité climatique, et nous pouvons être rassurés : ce n’est pas le CO2 qui détermine le climat, mais des phénomènes naturels qui ont toujours existé et parmi lesquels figurent sans douteles cycles solaires.

La crise actuelle est là pour nous rappeler quelles sont les véritables priorités : préserver de la pauvreté et de la maladie les quatre cinquièmes de l’humanité, améliorer le niveau de vie du cinquième restant, et cesser de dépenser en vain nos ressources dans l’illusion de « sauver la planète ».

Christian GERONDEAU, Ingénieur Général des Ponts et Chaussées, est Président de la Fédération Française des Automobile Clubs. Il vient de publier: « CO2, un mythe planétaire », aux Editions du Toucan. Il est également l'auteur de "Ecologie, la grande arnaque".

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Pour compléter :

- Vaclav Klaus, Président de la République Tchèque, était à Paris le 2 juin dernier pour présenter la version française de son livre "Planète bleue en péril vert". La présentation en a été faite lors d'une réunion à l'Automobile Club organisée par Contribuables Associés, et introduite par le professeur Jacques Garello. Pour une analyse résumée de son livre, voir l'excellent papier de Georges Lane, "La grande illusion", sur son blog.

- Le Heartland Institute de Chicago vient d'organiser coup sur coup deux grandes conférences (l'une à New York en avril, et l'autre à Washington au début juin) sur le changement climatique qui rassemblaient tous les principaux chercheurs représentatifs des cercles scientifiques exprimant de sérieuses réserves par rapport aux conclusions du GIEC. Les textes et vidéos des conférences sont disponibles online. Ils constituent une extraordinaire source d'informations pour tous ceux qui se refusent à suivre l'idéologie alarmiste à la mode dans nos médias. A l'occasion de la conférence de Washington, le Heartland Institute a rendu public un volumineux rapport du Nongovernmental International Panel on Climate Change qui rééxamine systématiquement toutes les données de l'IPCC :"Climate Change Reconsidered".