Aucun budget équilibré depuis 1974, plus de 2000 milliards de dette, bien plus si l’on compte les dépenses engagées non provisionnées comme les retraites des fonctionnaires, un chômage record et structurel, la « Sécurité sociale » en faillite, les atteintes aux biens et aux personnes qui se multiplient, une politique nationale comme internationale où domine l’émotion sur la réflexion. Inutile de continuer à les énumérer. Mais inutile aussi de continuer dans cette voie.

L’Etat ne crée pas de richesses.

« En premier lieu, nous constatons que toujours ou presque toujours le service public éteint, en droit ou en fait, le service privé de même nature. Quand l'État se charge d'un service, généralement il a soin de décréter que nul autre que lui ne le pourra rendre, surtout s'il a en vue de se faire du même coup un revenu.(…) Ainsi le service public se substitue au service privé. Il n'ajoute rien au travail général de la nation, ni à sa richesse. Il fait faire par des fonctionnaires ce qu'eût fait l'industrie privée".

"Dès que la satisfaction d'un besoin devient l'objet d'un service public, elle est soustraite en grande partie au domaine de la liberté et de la responsabilité individuelle. L'individu n'est plus libre d'en acheter ce qu'il en veut, quand il le veut, de consulter ses ressources, ses convenances, sa situation, ses appréciations morales, non plus que l'ordre successif selon lequel il lui semble raisonnable de pourvoir à ses besoins. " Frédéric Bastiat, Harmonies économiques, Services publics, services privés).

Il est illusoire de croire que les dépenses publiques, à fortiori leur augmentation, vont nous tirer d’affaire.

« La fonction publique, la fonction privée, ont toutes deux en vue notre avantage. Mais leurs services diffèrent en ceci que nous subissons forcément les uns et agréons volontairement les autres; d'où il suit qu'il est raisonnable de ne confier à la première que ce que la seconde ne peut absolument pas accomplir" Frédéric Bastiat, « Profession de foi électorale ».

Il faut diminuer les dépenses publiques et rendre aux gens la responsabilité de leurs biens et la liberté de leur choix. Bref respecter strictement la sphère privée. Dans une société libre les gens échangent des services et coopèrent spontanément. Dans ces conditions, chacun produit ce qu’il fait le mieux, et apporte ainsi à la collectivité le meilleur service au meilleur coût. Chacun tire bénéfice du travail de l’autre. C’est la division du travail source de prospérité. Chacun s’en trouve bien, tous s’en trouvent mieux. L’Etat « laisse faire » le privé. L’individu délègue à la collectivité ce qu’il ne peut accomplir au mieux lui-même. La nation se maintenant dans ses fonctions régaliennes, assure la sécurité des biens et des personnes, garantit les contrats, pourvoie à la défense du pays, rend la justice. C’est le principe de subsidiarité. Celui–ci repose sur « La souveraineté de l'individu et la coopération spontanée. »

Tel est le thème du congrès qu’organise le Cercle Frédéric Bastiat.

Celui-ci portera sur l'application pratique du principe de subsidiarité à différents secteurs d'activité de la société : la famille (Bertrand Lemennicier), l'école (Lionel Devic), La monnaie (Philippe Nataf), l'économie (Jacques de Guenin), le droit, la législation et la justice (Patrick Simon), la légitime défense (Marc Cools), la protection des personnes et des biens (Jean-Pierre Ferro), la justice.

Chaque secteur sera traité en trois parties: 1) comment se passait l'activité du secteur avant que l'État n'intervienne; 2) ce qu'a apporté l'intervention de l'État dans le secteur : au départ des avantages pour quelques bénéficiaires, suivis de catastrophes pour tous; 3) les étapes réalistes à mettre en œuvre pour dégager progressivement ledit secteur de l'emprise de l'État.

Jean-Philippe Feldman exposera ce que pourrait être l'organisation des pouvoirs publics, et donc une "Constitution de la Liberté", qui s'appuieraient sur le principe de subsidiarité, limitant l'État à la protection des droits naturels de l'individu : la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression, en notant au passage les écueils de notre constitution actuelle.

Patrick de Casanove, nouveau président du Cercle, conclura sur ce qu'est la morale libérale.

Ce n'est que par la vulgarisation et la diffusion inlassable de telles idées que l'on parviendra à faire progresser l'Humanité vers une société de liberté et de responsabilité individuelles.Trait_html_691a601b.jpg

Le week-end aura lieu du 1° juillet au 3 juillet, à l'hôtel Caliceo, à Saint-Paul-lès-Dax, un hôtel particulièrement agréable situé sur les bords d'un lac. Pour tout renseignement complémentaire, rendez-vous sur le site www.bastiat.net ou contacter le Cercle à cercle.bastiat@gmail.com, ou au 05 59 45 36 47.