Conjoncture : l'inflation que l'on voit, et celle que l'on ne voit pas (encore)
Par Vincent Bénard le dimanche 1 avril 2012, 17:34 - Note de synthèse - Lien permanent
Depuis que la FED et la BCE ont multiplié par plus de trois le total de leur bilan, les défenseurs de ces banques n'ont de cesse de noter que l'inflation, tant redoutée par les critiques, n'est que faiblement au Rendez-vous. Ainsi, l'inflation officielle aux USA tourne entre 3 et 4% en rythme annuel : c'est plus que l'objectif de 2% qui était affiché dans les années d'avant crise, mais pas de quoi hurler à l'hyper-inflation non plus.

Ajoutons que, selon les calculs de Mish Shedlock, si on inclut les prix de l'immobilier à l'achat et non à la location dans l'indice, l'inflation est encore plus faible, après, il est vrai, avoir été fortement sous estimée pendant les années "bulle" :

(Nb : j'ai documenté ce phénomène ici : "l'expansion du crédit a diminué le pouvoir d'achat réel" et "économie Bullaire et fausse création de valeur")
En France, selon l'INSEE, l'inflation 2011 est de l'ordre de 2,5% (rythme annuel) en fin d'année. Un peu plus élevé que d'habitude, mais là encore, on est loin d'un choc inflationniste.
Alors, MM. Bernanke et Draghi sont ils des magiciens ? Ont ils réussi à trouver "la" formule qui permet de créer de la monnaie ex-nihilo sans inflation ? Ou bien la réalité est elle plus complexe ? Abordons rapidement plusieurs aspects actuels de l'évolution des prix.
Inflation du riche et du pauvre
Pourtant, certains affirment que l'inflation des prix des "produits de consommation courante" serait plus proche de 10%. Que l'inflation est un composite entre le prix des carottes, du gaz pour se chauffer et de l'essence pour se déplacer, et des TV à écrans plats et des Ipads. Quand le prix de l'électronique grand public baisse, ou quand les automobiles "low cost" voient leur part de marché augmenter, l'indice des prix est tiré vers le bas.
De même, si le prix des viandes de luxe augmentent, les consommateurs tendent à se rabattre sur des viandes moins coûteuses, voire à diminuer leur consommation : la hausse des prix est ainsi amortie.
Que disent les statistiques officielles ? Voici la décomposition INSEE de l'inflation poste par poste (source) :

Les coûts de l'alimentation et de l'énergie sont de loin ceux qui augmentent le plus : 3,3% et surtout 9,3% en rythme annuel.
Naturellement, en temps de crise, les moins fortunés, ceux qui ont perdu leur emploi, ceux qui glissent vers la précarité permanente, se préoccupent plus de la hausse du coût de leur chauffage ou de leur nourriture que de profiter de la baisse graduelle du prix des ordinateurs ou des Ipads. La situation actuelle est donc bien plus mauvaise pour les plus modestes que pour les plus aisés.
Prix des matières premières :
Voici l'indice moyen du prix des matières premières (alimentaires et non alimentaires, hors métaux précieux et pétrole) exprimés en Euros (source euroeconomics) :

Depuis la chute consécutive à la crise de 2008, les matières premières ont vu leurs prix littéralement exploser entre 2009 et 2010, et ont consolidé à la baisse en 2011. En 2012, ils semblent repartir à la hausse.
Les prix du pétrole affichent eux aussi une courbe similaire, mais encore plus marquée : après une pointe à 140$ mi 2008, ils sont tombés à près de 40 début 2009 pour réaugmenter à 124 maintenant.

Or, contrairement à des idées reçues, la demande de pétrole reste faible notamment aux USA et dans la zone Euro, et l'offre ne souffre guère des actuels soubresauts du moyen orient (source : alt-market).
L'article lié ci dessus affirme que la seule explication plausible de la hausse du pétrole est l'injection massive de liquidités par la fabrication de dollars par la FED. Cette explication tient elle la route ?
Dollar et Euro contre monnaies "gérées classiquement"
Pour le savoir, comparons l'évolution du dollar et de l'Euro contre des monnaies dont les banques centrales ont évité d'avoir recours au quantitative easing depuis 2009 : le Brésil (qui vient de modifier sa politique, soit dit en passant) et l'Australie :
AUD/USD, 2009-now (une courbe montante indique que l'AUD se valorise par rapport à l'USD) :


Le Dollar US a perdu pas mal de valeur entre 2009 et 2011 face à deux autres devises importantes.
Idem pour l'Euro :
AUD/EUR (courbe montante = hausse du dollar australien) :


La dépréciation relative de l'Euro et du Dollar US face à des monnaies gérées de façon plus orthodoxe est de l'ordre du tiers de leur valeur : elle ne peut donc pas expliquer la totalité de la hausse des matières premières mais une bonne partie : la hausse des matières premières a été bien moins importante exprimée en AUD ou en Réal Brésilien, qu'en Euros ou en Dollar US.
Il y a beaucoup de choses qui sont plus chères qu'elles ne le seraient, exprimées en Euro ou en Dollars, si la FED et la BCE n'avaient pas chargé la finance mondiale de liquidités. Peut on inférer que d'autres hausses de marchés ont été impactées par ces injections ? Quelle est la part des opérations d'injection de liquidités dans la bonne tenue des marchés d'actions ? Il est impossible de le quantifier, en l'état actuel de la connaissance économique, l'influence de cette folie injectrice dans chaque segment de l'économie.
Pourquoi une "inflation résultante" modérée ?
Les raisons pour laquelle l'inflation "globale" est modérée, malgré la hausse considérable de la base monétaire fournie par la BCE et la FED sont à rechercher dans les effets collatéraux de la crise :
- D'une part, du fait de la crise, beaucoup de grandes entreprises ont fait de gros efforts de gains de productivité, ce qui se traduit par une hausse très faible des produits manufacturés (1% en France) malgré la hausse sensible des matières premières.
- D'autre part, le crédit bancaire vers le secteur non financier a cessé de croître, voire s'est contracté à certaines périodes, limitant du même coup l'expansion de la masse monétaire globale en circulation. Le Graphe ci dessous (source : euroeconomics) montre la variation mensuelle du crédit en zone Euro :

L'inflation peut elle surgir comme au coin d'un bois ?
Mais attention : rien ne dit que l'inflation restera modérée si les banques centrales continuent à créer de la monnaie pour boucher les trous des états impécunieux. Et franchement, on ne voit pas pourquoi elles arrêteraient de le faire, puisqu'elles croient avoir trouvé la martingale de la création monétaire sans "inflation résultante".
L'historienne de l'économie Amity Schlaes, auteur entre autres d'une excellente biographie non complaisante de Franklin Delano Roosevelt, publie sur Bloomberg d'intéressants rappels historiques sur les épisodes d'inflation passés :
- En 1972 aux USA, alors que le gouvernement venait de supprimer la convertibilité du dollar en or, et que la FED avait relaché sa politique monétaire pour financer la politique militaire américaine, l'inflation n'était que de 3,2%. Mais elle atteint 6% en 1973 et 11% en 74 (source), provoquant une décennie économique de stagnation aux USA.
- La même séquence se retrouve lors des deux guerres mondiales : malgré l'impression monétaire importante pendant les conflits, l'inflation est restée d'abord limitée, avant de dépasser largement 10% deux ans après.
- Même dans l'Allemagne de Weimar, l'inflation est restée sage en 1922 alors que l'impression monétaire avait déjà été décidée par le gouvernement allemand pour faire face aux réparations du traité de Versailles. Dès 1923, l'inflation devint incontrôlable.
Bref, des exemples de banques centrales qui ont cru pouvoir jouer avec leur masse monétaire sans rallumer une hausse généralisée des prix et qui se sont fait dépasser par la vague inflationniste existent bel et bien.
Nous sommes actuellement dans une phase où les banques centrales essaient de combattre un choc déflationniste par l'injection monétaire. Pour l'instant, les forces déflationnistes contiennent la hausse des prix. Mais que moindrement les banques, qui se seront refaites un bilan grâce aux milliards d'aides diverses accordées par les banques centrales sous diverses formes, se remettent à prêter, et alors la "vélocité" de la monnaie (sa vitesse de circulation, en quelque sorte), pourrait se rapprocher de sa norme historique. Et avec une base monétaire multipliée par trois, alors l'inflation devrait cesser de se cantonner aux marchés financiers ou aux matières premières.
Laisser faire la déflation, une alternative raisonnable ?
La "non-inflation" actuelle n'est pas un "calme plat" sur les prix mais la résultante d'une pression haussière sur les matières brutes et d'une énorme pression baissière sur les coûts de production des biens manufacturés. Cette pression baissière a sorti de l'économie productive de nombreux chômeurs et forcé à la baisse nombre de salaires : tous ces gens qui ont vu leurs revenus chuter de façon parfois dramatiques se seraient trouvés nettement mieux dans une économie en phase de choc déflationniste assumé et rapide.
En outre, des prix en baisse généralisée auraient été générateurs d'opportunités pour tous ceux qui ont un peu d'épargne et qui auraient voulu la faire fructifier en investissant dans des entreprises. Au contraire, avoir choisi de compenser la déflation par la création monétaire non seulement réduit ces opportunités, mais favorise l'incertitude et donc l'investissement dans des "valeurs refuges", comme l'or, l'immobilier haut de gamme, ou l'art, qui ne sont que des moyens de stockage de valeur spéculatifs qui ne produisent rien de tangible.
Si les états avaient assumé le choc financier de 2008 en laissant les banques mal gérées faire faillite, voire en aidant à ce que cette faillite se produise dans de bonnes conditions (thème battu et rebattu dans mes colonnes : article 1 | article 2 | article 3), le choc déflationniste initial aurait été assez brutal, et aurait, de la même façon, forcé nombre de revenus à la baisse. Mais les victimes de ces baisses auraient pu compter sur des prix en baisse pour s'en sortir. Mais en contrepartie, l'assainissement des bilans bancaires et la fermeture des mauvaises banques aurait permis aux survivantes de revenir rapidement sur le marché du crédit... En étant obligées de tenir compte des leçons de la débâcle. Conjuguée avec l'existence d'épargnants entrepreneurs et d'opportunités de création de valeur rendue possible par des prix plus bas, cette résurrection bancaire aurait permis aux économies de se sortir rapidement du marasme et de redémarrer sur un bon pied.
Mais évidemment, la déflation aurait fait souffrir ceux qui ont de la dette, au premier rang desquels les états, et les banques, qui travaillent toutes avec des ratios de fonds propres d'une faiblesse insigne. Et cela, ni les états, ni les banques, qui leurs prêtent des sommes si importantes que les états se doivent de les ménager, ne l'ont voulu.
Résultat : pour éviter une dégradation de leur endettement par décroissance temporaire du PIB, les états ont... dégradé leurs ratios d'endettement par fuite en avant dans la dette, ce qui ne vaut pas mieux, et menace de faire sortir le diable inflationniste de sa boite... Non, l'alternative déflationniste n'était pas du tout déraisonnable.
Si l'inflation sort de sa boite, tous aux abris !
Lorsque la stagflation des années 70 a pris tous les gouvernements par surprise, le chômage était faible en début de période. Le monde sortait des "trente glorieuses" d'après guerre, les états n'avaient pas encore pu "profiter" de la fin de l'étalon or pour multiplier leurs dettes comme des petits pains. Les années 70 furent difficiles pour nombre de personnes, des pays comme la Grande Bretagne et les USA passèrent très près d'une véritable catastrophe économique, la France vit son chômage multiplié par 8, mais les économies occidentales ont fini par digérer cette décennie noire.
Mais si l'inflation sort de sa boite dans les 18-36 mois à venir, avec un chômage en début de cycle supérieur à 10%, des états sur-endettés qui verront les taux d'intérêt demandés par les prêteurs bondir, et qui seront incapables de financer leurs dispositifs d'aides sociales en tout genre pour lesquels la demande politique sera au plus haut du fait de la hausse des prix, alors des troubles sociaux graves sont à prévoir. Les manifestations de plus en plus dures que l'on observe un peu partout face à la crise n'en sont que les prémisses. A côté de ce qui nous attend, les années 70 feront figure d'aimable péripétie.

La version originale de ce texte de Vincent Bénard a été publiée sur son site Objectif Liberté en date du 26 mars 2012
Commentaires
Cher Vincent, Je suis bien d'accord qu'il s'agit là de politiques fondamentalement inflationnistes, même si pour l'instant le phénomène est en quelque sorte étouffé par le mouvement général de désendettement des banques et des entreprises qui fait que la chute de la vélocité de la monnaie compense la création accélérée de liquidités par les banques centrales.
Normalement, l'inflation devrait un jour "sortir de sa boite", comme vous l'écrivez, mais je doute que cela puisse arriver dans un délai de "18 à 36 mois". Je pense que la référence aux grands épisodes inflationnistes du passé, notamment celui des années 1970, n'est pas vraiment pertinente. Pour que le diable sorte de sa boîte, sous la forme d'une hausse généralisée et accélérée de l'indice des prix, il faudrait d'abord qu'un certain nombre de conditions soient remplies. L'inflation "à l'ancienne" ne peut pas resurgir tant que nos pays restent dans un monde ouvert, caractérisé par l'absence de barrières commerciales significatives, et surtout par la liberté de mouvement de capitaux. L'inflation est une caractéristique de monde keynésien, que nous ne sommes plus.
Il est vraisemblable que nous sommes sans doute sur le chemin de retour vers un monde sinon "fermé", du moins "semi-fermé". Il est probable que c'est la multiplication des révoltes sociales qui nous y contraindra, et conduira peu à peu à la résurrection des mécanismes qui, autrefois, servaient de conduit au déversement général des excès de création monétaire sur les prix (comme par exemple les mécanismes d'indexation, dont on retrouve les prémisses dans certaines propositions électorales de la gauche). Mais je pense que cela va tout de même demander un certain temps. (Je peux me tromper en étant trop optimiste sur ce point; les choses peuvent sans doute se dérouler beaucoup plus vite; mais j'ai quand même tendance à en douter. De ce point de vue, le résultat des élections françaises sera sans doute déterminant).
En attendant, tout retour des liquidités sur les marchés se traduira par une répétition de phénomènes spéculatifs, par exemple sur les marchés des matières premières, donc par le retour de bulles, suivies de leur éclatement. L'inflation restera une inflation d'actifs, sans doute dans de multiples domaines que nous n'imaginons même pas.
Il se pourrait que l'une des principales bulles soit une bulle de spéculation monétaire sur les parités des pays qui ne participent pas au jeu poursuivie par la BCE et la FED. C'est à dire, concrètement, par un effondrement du dollar et de l'euro, tous deux, vis à vis des monnaies des pays émergents. Ce qui conduirait à un abaissement généralisé de nos niveaux de vie par la hausse brutale des prix relatifs des produits importés et l'effondrement de la valeur réelle de nos rémunérations domestiques.
C'est pourquoi les graphiques qui me paraisssent les plus intéressants dans votre article sont ceux qui montrent que le dollar US et l'euro ont déjà quasiment perdu un tiers de leur valeur par rapport au monde émergent. Je pense qu'on peut anticiper que le mouvement va continuer, sans pouvoir mettre de date précise sur le processus, ni en apprécier d'avance l'ampleur. L'important aujourd'hui ce n'est plus la parité entre entre dollar et euro, mais entre ces deux monnaies et le reste du monde.
Cette baisse de nos monnaies par rapport au reste du monde, c'est déjà la manifestation concrète de cette inflation ambiante. C'est l'un des mécanismes par lesquels l'économie rétroagit à l'excédent de création monétaire, et qui sert en quelque sorte de mesure des "anticipations inflationnistes" en lieu et place de l'indicateur traditionnel que constituent les taux à long terme (qui, eux, n'anticipent toujours aucune inflation, du fait de la libre circulation internationale des capitaux).
Bonjour,
Article très clair et intéressant
Il n'est pas exclu de voir les produits alimentaires augmenter, l'agriculture européenne étant fortement dépendante du soja sud américain qui augmente (parité real/euro)
L'inflation risque de se diffuser dans de plus en plus de produits
Attention, ne confondez pas la hausse de certains prix relatifs avec l'inflation. Ce que nous avons actuellement est une hausse des prix relatifs de l'alimentation et de l'énergie, mais ce n'est pas parce que l'alimentation augmente que cela entraîne une hausse tous les prix.
Actuellement, ces hausses qui affectent directement la composante la plus sensible et la plus visible du pouvoir d'achat des ménages sont compensées par la baisse des prix relatifs de toute une série de biens manufacturés (gràce à la pression des pays émergents, et notamment le sacrifice des salariés chinois spoliés par leur propre gouvernement).
Un autre mouvement de prix relatif en sens inverse (baisse) pourrait être celui de la rémunération du travail sous la pression du développement du chômage (sauf celui de certaines professions en pénurie de main d'oeuvre, ou celles qui sont protégées par des monopoles d'état ou des monopoles syndicaux).
Notre niveau de vie va se détériorer sous le double effet de ce mouvement de ciseaux. Le résultat final, en terme de sacrifices imposés à la population, sera le même que celui qui aurait été obtenu par un mouvement de véritable inflation (sauf que la distribution entre gagnants et perdants peut en être quelque peu différente).
Le scénario possible est que les révoltes sociales et politiques que cela induira conduisent au retour à des politiques protectionnistes et à un recloisonnement des marchés (notamment des marchés de capitaux) qui, avec la réapparition de mécanismes de répression financière du type de ceux que l'on connaissait dans les années 70, pourraient alors amorcer le retour d'une véritable inflation vécue comme fuite dans la recherche d'une impossible échappatoire. Mais ce n'est, en principe, pas pour un avenir immédiat ( sauf événements politiques imprévisibles).
Très intéressant article.
Il semble aussi qu'il y ait de nouvelles manières d'acheter et de vendre, surtout en ce qui concerne l'alimentation. A tel point que je me demande si les calculs d'inflation, reposant sur des "paniers", ont encore un sens. Ce que je vois personnellement c'est une succession de plus en rapide de périodes de "promotions" avec des offres de prix allant parfois jusqu'à une division par 2. Le prix qu'on paye effectivement dépend alors très fortement de la stratégie de stockage. Au final ceux qui ne stockent pas du tout peuvent dépenser 50% de plus que les stockeurs frénétiques. Comment alors évaluer l'évolution des prix ?
Ces méthodes utilisées de plus en plus par les distributeurs dénotent à mon avis leurs difficultés de vendre. Il semble que dans la plupart des produits la part des matières dans le prix est encore très faible en moyenne. Les distributeurs et producteurs sont donc contraints de rogner sur le reste pour pouvoir vendre. Jusqu'à ce que nous ne puissions plus consommer que le produit de base, et là toute augmentation produira des émeutes de la faim, mais nous en sommes loin. Je pense que nous assistons pour l'alimentation au même processus que vous décrivez pour les "produits manufacturés".
Comme disait Ludwig Von Mises en 1931, l'inflation, ce n'est pas la hausse des prix mais l'augmentation de la masse monétaire. La hausse des prix en est la conséquence. La masse monétaire a triplé. L'inflation est là. La hausse des prix va suivre. Nous sommes dans un hiver de Kondratieff. Les plans de Qantitative Easing vont se succéder jusqu'à la destruction du dollar US et de l'Euro. Tout cela n'est pas dû au hasard. L'effondrement économique a été planifié : « La présente fenêtre d’opportunité, durant laquelle un ordre mondial pacifique et interdépendant peut-être construit, ne sera pas ouverte pour très longtemps. Nous sommes à l’orée d’une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est une crise majeure appropriée, et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial.» David Rockefeller, 23 septembre 1994
Leur objectif est décrit par Jacques Attali dans tous ses livres : un gouvernement mondial, une monnaie mondiale, une religion mondiale.
@L687
Je suis d'accord avec vous quand vous écrivez : "Les plans de Qantitative Easing vont se succéder jusqu'à la destruction du dollar US et de l'Euro". Mais, très sincèrement, je ne crois pas qu'on ait besoin d'avoir recours à une quelconque théorie du complot pour comprendre les événements. Ne prêtez pas à ces gens là plus de pouvoir, et plus d'intelligence qu'ils n'en ont réellement. Sinon, pourquoi ne pas s'en remettre totalement à eux !
@Hlepage, le "printemps arabe", le bombardement de la Libye par l'OTAN, l'attaque imminente contre la Syrie et l'Iran suivent étrangement le plan Brzezinski de découpage de la planète en 5 grandes régions. Lire : http://www.lalettrevolee.net/articl... et surtout cette video : http://www.dailymotion.com/video/x7...
Rien n'est dû au hasard, tout a été planifié et les évènements vont s'accélérer à cause de la bombe à retardement que représente la dette des Etats. « Donnez-moi le contrôle sur la monnaie d’une nation, et je n’aurai
pas à me soucier de ceux qui font ses lois. » disait Mayer Amshel Rothschild. Nous y sommes. Le problème de la Dette pourrait être réglé en une semaine : on ferme les banques, on nationalise les banques de dépôt et on change de monnaie. L'Argentine a réussi à s'en sortir en refusant de suivre les injonctions du FMI.
S'en remettre à eux n'est pas recommandé : leur objectif est la réduction de la population mondiale, ils ont déjà construit 600 camps de prisonnier aux USA (les camps de la FEMA) en prévision des émeutes. Voir : http://www.dailymotion.com/video/xl...
Je ne suis pas allé voir mais cela doit être facile à vérifier sur place, peut-être même sur Google Earth...