Energie-Climat : un magnifique cas d'école de lobbying climato-industriel
Par Jean-Michel Bélouve le mardi 15 février 2011, 10:48 - Note de synthèse - Lien permanent
Il faut trouver trois mille milliards d’euros pour financer la politique climatique européenne !Telle est la somme à laquelle le dernier rapport d’Accenture et Barclays Bank évalue les besoins de financement de la lutte contre le CO2 en Europe.
Le public est gavé d’informations et d’alarmes sur le réchauffement climatique. Nous savons tous que l’Union européenne est le champion de la lutte contre l’effet de serre, et qu’un important programme politique européen va se mettre en marche, de 2012 à 2020, pour abaisser nos émissions de gaz à effet de serre de 20%. Il s’agit du Paquet Energie Climat. Par contre, politiciens et professionnels des médias oublient généralement de nous dire combien coûtent ces politiques climatiques, et quel est le poids des efforts financiers à consentir pour parvenir aux objectifs fixés.
On peut enfin disposer de chiffres grâce à la diffusion d’un rapport de 90 pages, début février 2011, qui nous apporte des informations précises sur les besoins de financement nés du Paquet Climat Energie. Ce rapport a été réalisé par la société de consultants Accenture et le groupe bancaire britannique Barclays. Son titre : « Carbon Capital, Financing the low carbon economy ».
Ce document est à considérer d’abord en fonction de l’éminence des deux groupes qui ont coopéré à son élaboration. Accenture est le plus grand cabinet de conseil au monde, et emploie 204 000 collaborateurs dans 50 pays. Le Groupe Barclays, dont le siège est à Londres, est un des grands groupes bancaires mondiaux, l’une de cinq « big five » britannique, forte de 112 000 salariés. Les signatures associées d’Accenture et de Barclays donnent au document la force d’un document de référence et d’une grande portée. 25 experts des deux entreprises ont collaboré à l’étude et à la rédaction du rapport.
Les technologies à basse intensité
carbone vont coûter 2 900 milliards d’euros aux européens
d’ici 2020
Les technologies à basse intensité carbone vont coûter 2 900 milliards d’euros aux européens d’ici 2020
C’est en effet l’estimation des capitaux nécessaires pour investir dans les technologies qui devraient permettre à l’Union européenne de ramener à 83% le niveau de ses émissions de CO2, par rapport à l’année de référence 1990. L’Union Européenne s’est engagée sur une baisse de 20%, au minimum, de ses émissions d’ici 2020. Les 3% qui manquent, selon les auteurs, devraient être couverts par un comportement plus économe des entreprises et des populations.
Certains éprouvent des difficultés à concevoir ce que représente un millier de milliards, ou un trillion! Trois trillions, cela représente 115% du PIB de la France, plus de huit fois la réserve d’or de la zone euro, le coût de trois cent millions de petites voitures ou de 20 millions de pavillons, 6000 euros par habitant de l’Union européenne. Trois trillions à investir de 2011 à 2020, soit 300 milliards d’euros chaque année, représentent 2,4 % du PIB européen. C’est deux fois et demie plus que ce que le rapport Stern estimait nécessaire pour limiter la hausse de température du globe à des niveaux supportables.
Investir 2,4% du PIB justifie qu’on s’interroge sur l’opportunité de la dépense, sur les bénéfices qu’on peut en attendre, sur les risques qu’elle présente, que l’on compare l’investissement à ceux qu’exigent d’autres projets nécessaires ou utiles, que l’on vérifie enfin qu’on aura les moyens de payer la facture. L’étude Accenture-Barclays peut nous aider à ces examens, et c’est l’exercice que je vous propose dans le présent article.
Mais avant de nous plonger dans l’analyse du rapport, il faut rappeler que l’Union européenne est seule au monde à s’être engagée sur des réductions d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, et qu’elle s’impose des contraintes que le reste du monde ne subira pas. Nous devons garder à l’esprit les conséquences que cette situation peut avoir sur notre compétitivité économique au cours de la décennie qui commence.
Quels objectifs Accenture et
Barclays poursuivent-ils ?
Quels objectifs Accenture et Barclays poursuivent-ils ?
Barclays est le commanditaire de l’étude. Son intérêt évident réside dans la génération de besoins de financement colossaux. Ce groupe a beaucoup investi dans le financement des activités liées au risque climatique. Il fait partie des 180 grands groupes financiers qui composent l’UNEPFI, cette structure qui associe étroitement le monde de la finance à l’ONU dans le cadre de la lutte contre le changement climatique. Barclays a recruté Théodore Roosevelt IV , pour en faire l’un de ses managing directors et le Chairman de sa branche « Capital Cleantech Technologies » qui est dédiée à l’exploitation du développement durable. Théodore Roosevelt est également chairman du Pew Center on Climate Change qui fait campagne et multiplie les études pour développer le « green business ». Il est membre du puissant Council on Foreign Relations américain, et il est l’un des membres du Board de l’Alliance for Climate Protection, la fondation créée et dirigée par Al Gore, pour promouvoir l’investissement dans l’économie du risque climatique. Il a été Président de la branche Produits Dérivés, et Président du Global Council on Climate Change de la banque Lehman Brothers où ses principaux consultants étaient Al Gore et James Hansen.
L’objectif de ce rapport est double : attirer les investisseurs sur les opportunités d’affaires qu’offre le Paquet Energie Climat Européen, et faire pression sur les Instances de l’Union Européenne et les gouvernants des états membres pour que se développe un marché de capitaux considérable en faveur des technologies à basse intensité carbone.
Le rapport Accenture-Barclays doit donc être considéré en tenant compte de finalités qui ne garantissent pas une objectivité parfaite. C’est avant tout un support de lobbying. Cependant, la qualité des moyens et les compétences mises en œuvre sont indéniables, les chiffres proposés peuvent être considérés comme des ordres de grandeur vraisemblables, et surtout, ce document est susceptible d’avoir un impact fort sur les décideurs politiques.
Les principaux chiffres du rapport :
le poids considérable de l’éolien et du photovoltaïque.
Les principaux chiffres du rapport : le poids considérable de l’éolien et du photovoltaïque.
Les rédacteurs distinguent deux grandes catégories de besoins de financement des technologies à basse intensité carbone: le capital de développement, affecté à la recherche et au développement d’applications, et le capital d’exploitation, qui finance toute la chaîne de production, logistique et distribution.
Le développement aura besoin de 600 milliards d’euros de capital, et l’exploitation de 2 300 milliards d’euros.
L’étude a écarté l’énergie nucléaire de son panel de technologies. Le financement de nouvelles centrales nucléaires viendra donc s’ajouter à ces besoins de capital. Il n’est pas question non plus d’énergie hydraulique. Les rapporteurs n’ont pas considéré non plus la séquestration du carbone, que plusieurs gouvernements européens souhaitent promouvoir, et qui exige des investissements considérables. Il est possible qu’ils aient manqué d’éléments pour évaluer ce secteur de développement. Le financement de logements basse consommation ou à énergie positive a été écarté de l’étude, seuls étant pris en compte les besoins de l’immobilier d’entreprise. Les experts d’Accenture et Barclays n’ont retenu que les panneaux solaires et les compteurs « intelligents » d’électricité. Les autres dépenses, d’isolation essentiellement, sont considérées comme entrant dans le cadre du financement classique des logements. Pourtant, les surcoûts des constructions neuves et la mise à niveau basse consommation des logements anciens représentent un effort financier très important à consentir. Enfin, l’étude n’intègre pas les besoins de développement et d’exploitation pour les voitures particulières électriques, hybrides et autres. C’est l’affaire des constructeurs automobiles et de leurs financeurs. Seuls sont pris en compte les besoins d’achat, par les entreprises, de véhicules utilitaires mus par énergies renouvelables.
L’essentiel de ces capitaux devra être trouvé dans le secteur privé, l’effort attendu des pouvoirs publics consistant en aides et en incitations financières au développement et à l’exploitation des technologies. Le cadre politico-économique attendu est celui d’une économie fortement dirigée, où la puissance publique intervient par des subventions, des taxes et des règlementations qui pénalisent le recours aux énergies traditionnelles et favorisent suffisamment les technologies à bas carbone pour en rendre le coût acceptable par les entreprises et les consommateurs, ou pour que le consommateur ne trouve pas d’alternative à ces technologies.
Le rapport estime qu’il résultera de ces technologies des économies d’énergie de 261 milliards d’euros pour l’ensemble de la période 2011-2020, et que la réduction des émissions de carbone sera de 2,2 milliards de tonnes pour cette période.
Les dix années considérées se traduiront donc par un faible retour sur investissement, 9 % en dix ans. En retenant l’avis des experts qui estiment que la moitié du CO2 émis reste durablement dans l’atmosphère, l’autre moitié étant absorbée par la végétation et les océans, on épargnerait à l’atmosphère le stockage de 1,1 milliard de tonnes de CO2, ce qui réduirait la concentration de 0,15 ppm (la concentration actuelle est de 389 ppm, et pourrait s’élever à environ 415 ppm en 2020). Il n’en résulterait pratiquement aucun impact sur les températures globales. Au mieux, les investissements de la période 2011-2020 ne pourraient produire un impact positif en termes d’économie d’énergie et de réduction de l’effet de serre qu’après plusieurs décennies, à condition toutefois que l’effort d’investissement technologique soit poursuivi, et, bien entendu, que le reste du monde consente des efforts comparables.
L’impératif de sécurité
énergétique.
L’impératif de sécurité énergétique.
Les auteurs rappellent que la sécurité énergétique est une préoccupation primordiale des gouvernements. L’Union européenne dépend d’importations pour plus 50% de sa consommation d’énergie , et cette proportion ne cesse de croitre. Le besoin de sécurité se traduit par la recherche d’efficacité énergétique, et surtout par le recours aux énergies renouvelables. Les énergies éoliennes, photovoltaïques et la biomasse sont prises en considération dans cette perspective de sécurité de nos approvisionnements en énergie. C’est faire peu de cas de l’énergie hydroélectrique qui a représenté 59% des nouvelles capacités en énergie renouvelable ces dernières années .
Les énergies éoliennes et photovoltaïques absorbent 66% des besoins de capital de développement, soit 400 milliards des 600 milliards annoncés. En ce qui concerne les capitaux d’exploitation, les grandes installations solaires demandent 280 milliards, les fermes éoliennes 184 milliards, le photovoltaïque décentralisé des habitations 154 milliards. Le recours aux énergies éoliennes et photovoltaïques exige des modifications des réseaux de distribution d’électricité évalués à 352 milliards. En effet, la génération solaire et éolienne d’électricité, du fait de son intermittence, impose d’adapter les réseaux à de brusques variations de puissance.
Eolien et photovoltaïque demandent donc un financement total de 1370 milliards d’euros. C’est le prix à payer pour atteindre l’objectif de 20% d’énergies renouvelables dans le bouquet énergétique de 2020. Notons que, d’après une statistique de l’Observatoire de l’Industrie électrique , les énergies nouvelles renouvelables (essentiellement l’éolien) représentent 7% de la production actuelle d’électricité, et l’hydroélectricité 11%, soit 18% (EUROSTAT donne 16,7% pour l’année 2008). On peut également remarquer que 1370 milliards d’euros correspondent à l’investissement qui serait nécessaire pour 230 centrales nucléaires de 2 gigawatts. Le rapport Accenture n’indique pas quelle production d’électricité éolienne et voltaïque serait obtenue en 2020 grâce à l’investissement envisagé, mais il ne parait pas imaginable que celui-ci puisse être rentabilisé un jour, même à très long terme. Rappelons que panneaux photovoltaïques et éoliennes ont une durée de vie d’environ 25 ans, contre 60 ans et plus pour les centrales nucléaires ou thermiques.
L’électricité ne représente que 20% dans le mix énergétique de consommation européenne. Le photovoltaïque et l’éolien ne peut donc apporter qu’une contribution infime à l’économie et à la sécurité énergétique. La part des produits pétroliers dans ce mix est de 42% et celle du gaz naturel 23,5%, et c’est pour ces deux énergies que se pose de façon critique la question de la sécurité des approvisionnements.
Si on privilégie la sécurité énergétique, on doit comparer les solutions énergies renouvelables a la voie énergie durable et sans carbone que représente le nucléaire, et à celle qu’offre la recherche et l’exploitation pétrolière et gazière, particulièrement la mise en valeur des ressources très prometteuses de l’Europe dans le domaine des pétroles et gaz non conventionnels (gaz de schiste, schistes bitumineux) et le développement de technologies de forage permettant d’accroître les réserves récupérables des gisements existant. Ces technologies offrent des potentiels de production bien supérieurs, et donc une indépendance énergétique considérablement plus élevée. Elles aussi requièrent de très gros investissements, et il est plus que douteux qu’on puisse trouver les capitaux nécessaires au financement de toutes les filières. Enfin, ces technologies ne demandent ni aides publiques, ni contraintes réglementaires de consommation. Il reste à chiffrer le prix à payer pour prendre en compte l’éventuel risque climatique (non résolu d’ailleurs, comme on l’a constaté, par les nouvelles énergies renouvelables) et les risques nés des déchets nucléaires. A l’analyse du rapport Accenture-Barclays, la facture est énorme !
Outre la production d’électricité solaire et éolienne, et l’adaptation de la distribution d’électricité, le rapport présente des données de financement très intéressantes pour le bâtiment, les infrastructures de transports (essentiellement infrastructures destinées aux véhicules électriques) et les véhicules de transport routiers (à l’exclusion des voitures particulières électriques ou hybrides). Ces données ne seront pas analysées, pour ne pas allonger excessivement le présent article.
Le financement : de grandes
difficultés, mais de belles promesses pour les banques
La partie la plus riche du rapport
concerne l’ingénierie financière liée aux technologies à faible
intensité carbone. Les auteurs, d’abord, font part de leur
perplexité, pour ne pas dire de leurs inquiétudes. Les difficultés
découlent d’abord de l’importance des sommes requises : le
marché des capitaux est il capable de répondre aux besoins ?
La crise économique a réduit la masse disponible de capital, qu’il
s’agisse d’autofinancement ou de possibilités d’appel aux
banques et au marché des capitaux. La crise financière de 2008 et
le renforcement des réglementations (Tier_1,
Bâle III) diminuent les disponibilités des banques et leur impose
une prudence accrue.
Le financement : de grandes difficultés, mais de belles promesses pour les banques
Mais surtout, les technologies à basse intensité carbone posent aux financeurs et aux banques des problèmes spécifiques et mal résolus :
Les besoins de financement se dispersent dans une multitude de projets de petite dimension qui demandent une grande variété de solutions financières, à laquelle les banques sont mal préparées.
L’obstacle principal vient des incertitudes technologiques. On sait mal évaluer les flux de revenus que génèrent ces technologies, et l’estimation de leur rentabilité est aléatoire. Le rapport donne deux exemples. L’agence de notation Fitch vient de rétrograder à BBB la note de l’obligation Breeze Finance qui apporte des capitaux et des prêts aux fermes éoliennes allemandes, au constat que les performances des éoliennes étaient bien inférieures aux prévisions initiales. En Italie, les financements de productions d’électricité photovoltaïque tablaient sur un facteur de capacité de 14%, et la réalité s’est située à 5,1 % en 2008.
Le risque d’obsolescence est important. La rapidité des progrès de certaines technologies peut anéantir en peu d’années la valeur d’équipements actuels et leur rentabilité. Ces équipements n’offrent donc aucune garantie au financeur.
Les auteurs en tirent la conclusion que les technologies à faible intensité carbone sont immatures. Nous pourrions les questionner en retour sur l’opportunité de financer l’exploitation de technologies mal assurées, et nous demander s’il ne faudrait pas se suffire d’en promouvoir le seul développement.
Face à ces constats, on pourrait recommander la plus grande prudence dans le recours massif à ces technologies peu sures. Ce n’est pas la position prise par les rapporteurs. Pour limiter ou même supprimer les obstacles, ils proposent deux voies stratégiques :
- Les pouvoirs publics sont invités à accroitre et pérenniser leur soutien aux technologies à faible intensité carbone sous forme d’aides financières et de réglementations protectrices
- La titrisation est la solution financière qui peut drainer des masses de capitaux et permettre de générer des flux financiers actuellement insuffisants.
Aux banques les capitaux, aux
pouvoirs publics la prise de risques
Le rapport insiste fortement et à
plusieurs reprises sur l’indispensable soutien des gouvernements et
des collectivités publiques. Le Chairman de Barclays, Marcus Agius,
le dit clairement en préambule :
Aux banques les capitaux, aux pouvoirs publics la prise de risques
« Il y a des limites à ce que la banques peuvent faire si elles sont seules. L’incertitude des cadres politiques et les risques de la technologie accroissent la difficulté à investir dans la technologie à faible intensité carbone. Nous avons besoin de bases politiques durables pour aider à déverrouiller le flux nécessaire de capitaux ».
La production d’énergies nouvelles ne peut lutter avec les technologies classiques que constituent les énergies fossiles et le nucléaire au plan des prix. Les pouvoirs publics doivent donc rétablir un équilibre par des subventions, des mesures fiscales (crédits d’impôt énergies renouvelables et taxations carbone), et des règlements contraignants.
Tout un catalogue de mesures est passé en revue : l’octroi de contrats d’achats de longue durée et à prix imposés aux producteurs (achat à des prix supérieurs à ceux du marché en faveur de l’électricité éolienne et photovoltaïque), les crédits d’impôt en faveur des investissements en technologie et des placements dans les fonds de développement durable, les bonus-malus fiscaux en fonction des émissions de CO2, les taxes carbone et les quotas d’émission payants liés aux marchés de permis d’émission, l’obligation d’ajouter de l’éthanol ou du biodiesel aux carburants pétroliers, etc.
Mais surtout, ce que réclament les banquiers et les financeurs, c’est la stabilité des politiques incitatives dans la durée. Toute remise en cause de mesures incitatives nuit à la sécurité des placements et des prêts. Les rapporteurs citent le cas de l’Espagne :
« Constatant La croissance très rapide des investissements, le gouvernement espagnol réduisit de 20% ses subventions à l’énergie solaire en 2008 et fixa un quota annuel de capacités à installer. Il en résulta une chute abrupte des investissements de l’année 2009 dans le solaire ».
Un tel phénomène provoque de graves difficultés financières dans la filière concernée et multiplie les cas d’insolvabilité des emprunteurs. Barclays craint particulièrement le retournement actuel qui voit l’Espagne réduire de façon drastique la manne publique offerte à la filière photovoltaïque, la France réduire les crédits d’impôt aux énergies nouvelles et baisser les tarifs d’achat garantis d’électricité solaire, l’Allemagne faire de même, le Danemark stopper la croissance du parc éolien, etc.
On peut traduire les vœux des financiers comme une demande pressante aux gouvernements de faire supporter aux contribuables ou aux consommateurs d’énergie, de façon pérenne, des pertes financières, pour assurer la rentabilité aux investisseurs et faire peser sur ces contribuables et consommateurs tous les risques inhérents aux incertitudes.
Le pactole de la titrisation.
Le pactole de la titrisation.
Les rapporteurs passent en revue toutes les sources de financement utilisées à ce jour et concluent qu’elles ne sont pas suffisantes ou qu’elles ne sont pas suffisamment adaptées aux spécificités des technologies à basse intensité carbone. Mais ils voient dans la titrisation la possibilité de drainer en abondance des capitaux :
« La titrisation des prêts et crédits-bails LCT (Low carbon technologies) en valeurs garanties par des actifs, que nous dénommons « bons verts », va accroitre substantiellement leur liquidité. Nous estimons que cette voie pourrait débloquer 1400 milliards d’euros qui pourraient être utilisés au financement d’équipements et d’infrastructures LCT. Cela représente 84 % de tous les capitaux externes requis pour l’achat de technologies LCT ».
Imaginons un exemple pour illustrer le système. Une banque B décide de développer des prêts à 10-20 ans pour des éoliennes et des centrales photovoltaïques. Elle va réunir ces prêts en un fonds, souvent géré par une filiale, en panachant les prêts sur les deux technologies et en regroupant des créances sur les investisseurs de plusieurs pays, afin de répartir les risques. La cession des créances est accompagnée de toutes les sûretés qui leur sont attachées : nantissements, cautions, assurances, etc. Le gestionnaire du fonds émet des titres (« bons verts ») dont chacun représente un droit sur une petite fraction de son portefeuille, afin que les titres aient une valeur qui les rendent facilement négociables sur le marché des capitaux. Ces titres sont donc adossés sur le portefeuille d’actifs, mais supportent également le risque. Ainsi, risques et suretés sont transmis aux acheteurs de titres en bourse, et la Banque n’est plus qu’un intermédiaire financier, débarrassée du risque, mais faisant son profit en prêtant à l’investisseur à un taux plus élevé que le dividende servi aux porteurs de titres. Tout l’art de l’ingénieur financier est de marier des créances et de les présenter aux analystes et agences de notation de manière à obtenir une note suffisamment bonne pour inspirer confiance. Dans des montages plus complexes, on va rassembler dans un « fonds de fonds » les titres venant de plusieurs fonds différents et créer de nouveaux bons verts adossés aux titres des fonds en amont. Ce processus en cascade, supposé encore mieux répartir les risques, rend en fait difficile d’apprécier la valeur des suretés attachées aux créances titrisées.
La titrisation est un mécanisme qui s’est peu glorieusement illustré dans l’affaire des « subprimes », ces portefeuilles de créances hypothécaires américaines titrisées, qui comportaient en trop grand nombre des prêts consentis à des acheteurs à la solvabilité douteuse. La valeur des titres s’est effondrée avec la chute des prix de l’immobilier, les créances impayées ne pouvant plus être couvertes par la saisie et la vente des logements. La titrisation se prête en effet à des pratiques dolosives consistant à faire miroiter une bonne qualité des créances et actifs d’adossement. Outre les financements immobiliers résidentiels ou commerciaux, la titrisation se développe pour les prêts à la consommation, les crédits-bails d’équipements, les loyers futurs d’immeubles commerciaux et de logements.
Le recours massif à la titrisation pour financer des biens et activités à l’avenir aussi aléatoire que les technologies à basse intensité carbone paraît hasardeux, et le développement d’une bulle spéculative est à craindre. Le risque de changement dans les politiques de développement durable constitue une menace sérieuse. Mais le risque majeur serait l’éventualité d’une évolution des connaissances en climatologie qui ferait apparaître que le risque climatique aurait été surestimé, ce qui rendrait inacceptables les politiques engagées.
Ce que le rapport Accenture-Barclays
apporte à l’évaluation du Paquet Energie Climat européen.
Ce que le rapport Accenture-Barclays apporte à l’évaluation du Paquet Energie Climat européen.
J’ai exposé, dans mes précédents articles, et dans mon livre « la Servitude Climatique » les menaces auxquelles la politique climatique européenne expose notre économie, et par voie de conséquence nos revenus, nos emplois et notre bien-être. Nombre de secteurs industriels, l’agriculture, les transports routiers et aériens subiront directement son impact, avec des conséquences indirectes et en cascade sur toute l’économie. Le rapport Accenture-Barclays apporte des arguments de poids pour soutenir que le Paquet Energie Climat aura pour conséquence d’aspirer des masses considérables de capitaux à un moment où ceux-ci se raréfient et alors qu’il existe d’énormes besoins pour alimenter le nucléaire, l’exploration et l’exploitation de ressources en hydrocarbures non conventionnels, bien plus efficaces que les nouvelles énergies renouvelables pour assurer notre sécurité énergétique et atténuer l’hémorragie de devises que provoquent les importations d’un pétrole toujours plus cher.
Le rapport confirme que les pouvoirs publics ne pourront pas se dégager de leurs politiques coûteuses d’incitations, à un moment où il leur faut impérativement réduire leurs déficits et leur endettement. Il démontre que les nouvelles énergies renouvelables ne pourront devenir compétitives sans un bond technologique important, qui rendrait obsolètes tous les investissements actuels, ce qui se traduirait par une perte importante de capital privé. Enfin, l’étude Accenture-Barclays met en lumière le caractère dérisoire des réductions d’émission de CO2 rapportées aux montants énormes à investir, et la faiblesse des retours sur investissement, d’autant plus que ces derniers ne sont possibles que moyennant la mise à contribution financière des contribuables et des consommateurs.
Un cas pratique exemplaire de la
dérive de notre société occidentale.
Un cas pratique exemplaire de la dérive de notre société occidentale.
L’initiative du Groupe Barclays est une bonne étude de cas pour illustrer les considérations que j’ai formulées dans mes articles et dans mon livre sur le fonctionnement de nos sociétés. On voit bien la relation étroite qui s’est développée entre le monde des affaires et celui de la politique. Ces banques et ces entreprises qui exploitent la filière du risque climatique dépendent étroitement des stratégies politiques. Il est plus profitable pour elles d’obtenir des décideurs politiques des mesures qui protègent et soutiennent leurs activités que d’affronter la concurrence sur un marché qui serait libre, que de développer un marketing efficace et viser l’excellence en matière de développement, d’exploitation et de management.
Le savoir faire des dirigeants de grandes entreprises repose essentiellement sur leur capacité à influer sur les décisions politiques, et cela dépend des liens qu’ils tissent avec les personnalités au pouvoir aujourd’hui et celles qui pourraient y accéder demain. Le rapport Accenture-Barclays va donc pouvoir servir de vade mecum à des dirigeants de banques et de filières vertes pour convaincre les décideurs. C’est l’essentiel du travail de personnalités telles que Theodore Roosevelt IV, que j’ai cité en introduction, que de bâtir de bons argumentaires et de se servir de leurs carnets d’adresses pour aller démarcher ceux qui détiennent le pouvoir politique ainsi que ceux qui les influencent.
Le développement durable, la politique liée au changement climatique, sont symptomatiques d’une évolution de nos sociétés occidentales dont les sphères dirigeantes abandonnent les valeurs libérales, tout en s’en prévalant souvent, pour développer un modèle socio-économique dans lequel des hommes d’affaires, parmi les plus riches et puissants, se concertent avec les dirigeants politiques pour définir ensemble des objectifs et des stratégies et pour changer les comportements des individus. Les gouvernants ont besoin de ceux qui ont le pouvoir sur la finance et sur les entreprises pour mettre en pratique leurs stratégies, et les hommes d’affaires ont besoin des décideurs politiques pour soutenir leurs affaires. Le rapport Accenture-Barclays insiste à plusieurs reprises sur « l’effet de levier » que les aides fiscales exercent sur l’afflux de capital privé, indispensable à la politique des gouvernants. Banquiers, entreprises vertes et pouvoirs publics sont étroitement ligués dans cette affaire.
De ces convergences d’intérêts naissent des rapports de ruse et de force, des connivences, des liens d’amitié dans certains cas, des complaisances et des compromissions. On a connu d’autres symbioses de ce type dans d’autres contextes et d’autres types de sociétés. Le Troisième Reich, par exemple, associait étroitement un parti dictatorial au pouvoir et de grands cartels industriels dans une politique de développement économique nécessaire aux objectifs de guerre. Dans la Chine d’aujourd’hui, la direction du parti au pouvoir a besoin de s’appuyer sur de grands dirigeants d’affaires cosmopolites ou domestiques pour sécuriser leur légitimité et leur dictature grâce à une croissance économique qui apporte à la population un mieux-être matériel, une fierté nationale et de grandes espérances, à défaut de liberté. Nos sociétés occidentales n’en sont pas parvenues à ce point, fort heureusement: des acquis de droits et de culture font encore contrepoids. Le dogme du changement climatique anthropique s’acharne à saper ces acquis. Il faut à tous prix les défendre.
Commentaires
Très bon texte. Le parallèle avec le financement de la bulle immobilière est intéressant.
Attention toutefois de ne pas jeter le bébé de la titrisation avec l'eau du bain. Ce qui est condamnable, ce sont les manoeuvres "dolosives" (comme le dit l'auteur) pour vendre des titres en mentant sur leur composition.
Mais appliqué à des placements de type "prime" (donc pas les placements vantés par Accentarclays, on est d'accord) sérieusement évalués, c'est un excellent outil. C'est comme un Marteau: cela peut servir à planter des clous ou à taper sur la tête de quelqu'un.
@ financial geek
Tout à fait d'accord avec vous. Il est important de le signaler. Dans l'affaire des subprimes, le problème vient des produits "frauduleux" qui ont été introduits dans l'édifice des produits dérivés en conséquence de l'intervention des pouvoirs publics dans la fabrication des subprimes.
comme il est souligné les technologies sont encore immatures, on prend un gros risque de gaspillage de l'argent public en soutenant artificiellement des projets, ruinant ainsi les incitations à innover: c'est le cas du solaire , produit avec du silicium l'énergie captée est en grande partie "consommée" par les quantités d'énergie et d'eau nécessaires .... en outre sauf dans le Sud de l'Europe les ensoleillements sont insuffisants
quant à l'Eolien ses perspectives d'amélioration sont limitées.
Titriser des créances dont le remboursement dépend de subventions publiques et surtout de leur durabilité à long terme me paraît fort risqué eu égard à l'état calamiteux des-dites finances
Il est bien évident que toutes ces résolutions ne se réaliseront pas. Le mur des dettes souveraines de nombreux pays européens vont refroidir les enthousiasmes naïfs. L'Espagne a déjà mis le holà en 2008, la France essaie de se dépêtrer de l'avalanche de projets photovoltaïques enregistrés en 2010 et partiellement neutralisés, les Pays-Bas ont stoppé les projets éoliens offshore de la majorité précédente, l'Italie est très incertaine, seule la tante à héritage allemande qui supporte ses nombreuses industries du secteur (Q-Cells, Schott Solar, SolarWorld, Ersol-Bosch, Würth, etc. pour le solaire. Siemens pour l'éolien offshore..) à encore les moyens de s'offrir quelques folies...mais pour combien de temps?
Rappelons pour illustrer ces propos que le solde commercial de la France au titre du poste des Douanes "85414090 - Dispositifs photosensibles à semi-conducteur, y.c. les cellules photovoltaïques" a été déficitaire de 1540 millions d'euros en 2010, une paille. D'autre part, le rapport Charpin estime pour l'instant le montant de la facture des fantaisies photovoltaïques françaises en 2010 qui s'impute dans la CSPE que nous payons comme consommateurs d'électricité, entre 2 et 3 milliards d'euros PAR AN d'ici à 2020. De tels montants ne sont pas soutenables...à tous les sens du terme.
Ces techniques de "Feed in Tarrif " faussent les règles du marché et arrivent même à faire massivement installer des modules photovoltaïques, bien souvent en provenance d'Asie, dans un pays comme l'Allemagne où le soleil brille souvent par son absence. Viendra un jour où même le consommateur germanique découvrira la supercherie qui pour l'instant lui coûte 13 milliards d'euros par an. Il paie cette année une écotaxe de 35 euros par MWh d'électricité consommée.
Reuters 18.02.2011 Deux études que publie Nature sont les premières à établir un lien de causalité direct entre changement climatique et retentissement météorologique. Jusqu'ici, ce lien n'était que théorique. Or, "c'est vraiment le cas, notre papier en fournit la première preuve spécifique", indique un des auteurs canadiens de l'étude.
Reuters rapporte qu'une des études a rassemblé les données en provenance d'Europe, d'Asie et d'Amérique du Nord. Celles-ci montrent que la deuxième moitié du XXe siècle a vu les plus graves pics de précipitations sur une durée de 24 heures de toute l'histoire. Pour les auteurs, le lien avec le réchauffement climatique est évident.
"Le changement observé ne peut pas s'expliquer par des fluctuations naturelles, internes du seul système climatique", indique le chercheur canadien. Quand le climat se réchauffe, "l'atmosphère a une capacité accrue à retenir l'humidité", ce qui entraine des pluies diluviennes et des inondations.
L'autre étude qui été réalisée en parallèle s'est appuyée sur les réseaux sociaux. "Nous avons demandé à des membres du public dans le monde entier de laisser leur propre ordinateur personnel faire les simulations pour nous lorsqu'ils ne s'en servaient pas", indiquent les auteurs. C'est ainsi que 50 à 60.000 contributeurs ont participé à cette étude internationale.
En comparant les données collectées avec une simulation informatique, les auteurs ont calculé que les émissions de gaz à effet de serre avaient doublé les risques de voir des épisodes de pluies extrêmes se produire.
...
Et çà, cela coûte et va coûter très durablement extrêmement cher.
D'autre part les énergies renouvelables n'ont une part de soutiens que très minime jusqu'à présent comparée à celles du pétrole, gaz, nucléaire et bien d'autres secteurs et pourtant il s'agit d'un thème récent dont il n'est pas plus mal que comme tout secteur récent il bénéficie d'une aide raisonnable dégressive afin de se structurer, d'autant que dans les années 80 on ne l'avait pas aidé alors que par exemple la France était encore assez en pointe et que c'était le cas des autres énergies dont le nucléaire en particulier. Elle aurait pu profiter de l'essor des énergies renouvelables et des emplois en coopération avec l'Allemagne et les 2 pays, pour ne citer qu'eux, faire des avancées technologiques et industrielles plus rapides.
Enfin il est temps de commencer à prévoir la fin et la hausse des prix du pétrole, de l'uranium et du gaz et du charbon. De plus les avancées technologiques ne se font pas au dernier moment en ayant toujours un train de retard et en regardant toujours en arrière comme ce fût le cas généralement dans les guerres en France et dont on connaît les brillants résultats.
En France il y a toujours les conservateurs et les gens innovants. Les premiers nous font souvent perdre et les autres nous font rebondir quand les premiers nous ont amenés à toucher le fond. Et ici avec des données pour le moins très contestables : comme le potentiel des gaz de schistes en France qui n'est pas connu mais seulement estimé sans aucune garantie ou le potentiel hydroélectrique restant, entre autres.
Il est étonnant que l'on conteste complètement les aides relatives aux énergies renouvelables et pas celles par exemple régulièrement données au secteur automobile (primes à la casse etc), secteur pourtant qui oblige à importer des matières premières puis de l'énergie sur toute la durée de vie d'un véhicule, assemblé le plus souvent dans un pays étranger à la France.
Pourquoi, riche idée, ne pas supprimer dans le même temps les aides aux agriculteurs et celles obtenues lorsqu'ils installent des panneaux solaires sur leur bâtiments pour compléter leurs revenus, çà fera des suicides en plus, nous ne sommes pas à çà près non ? et nous importerons ensuite de l'alimentation de Chine...
On oublie par ailleurs de préciser que dans une installation solaire, même lorsqu'il s'agit d'un panneau chinois, la part des autres équipements et de la main-d'oeuvre est européenne et nationale et bien plus importante (de l'ordre de 75%) que le prix du panneau lui-même.
Et pourquoi doit-on à présent subventionner et importer des panneaux chinois, pays qui s'est lancé dans les énergies renouvelables que depuis quelques années seulement (à coups de subventions de tous ordres et d'une organisation à inquiéter les Etats-Unis eux-mêmes et en raflant déjà les premières places) alors que la France avait des équipes très compétentes bien avant et depuis la première crise pétrolière au moins ?
Car les soutiens ont été essentiellement aux énergies fossiles et au nucléaire dont l'énergie pour trouver des débouchés étaient et est encore diffusée dans des bâtiments aux normes de passoires via principalement des convecteurs de type grilles-pains très énergivores à rendement nul et un réseau électrique obsolète d'énergies décentralisées qui perd une grande quantité de son potentiel en permanence (l'équivalent de plusieurs réacteurs nucléaires pour rien) alors que son rendement initial est lui même en moyenne très faible et ne s'améliore pas avec la durée de vie des centrales portée à 60 ans contre une durée de vie normale de 40 ans, dont les incidents graves se multiplient de plus en plus, ce n'est plus confidentiel.
Et sans parler d'un urbanisme tout automobile/fossile inspiré de villes américaines avec moulte rond-points très coûteux pour le contribuable, urbanisme très énergivore, souvent peu agréable à vivre et responsable de nombreux accidents, lourds sur tous les plans pour la société en général.
Le secteur énergétique est donc plus subtil et demande d'optimiser au mieux toutes les ressources selon les régions et pays européens. Le solaire, l'éolien, le biogaz, la biomasse, la géothermie, l'hydrolien, etc (sans oublier surtout l'efficacité énrgétique dans son ensemble), ont un rôle à jouer et peuvent être très efficients. Leur prix de revient est dans plusieurs cas et selon les régions et pays déjà inférieur aux énergies fossiles.
Et pour le solaire entre autres plusieurs avancées de ces dernières années laissent assurément prévoir qu'il va coûter moins cher que toutes les autres énergies.
Mais bien sûr nous aurons encore râté le train de ce secteur, entre autres, avec nos brillants esprits bloggeurs non scientifiques avec leur esprit d'épiciers partiaux.
Je pense que l'état de faillite de nombreux pays européens va les conduire à abandonner ce genre de danseuses et à se concentrer sur le développement des libertés économiques pour recréer de la croissance. La réalité finira par imposer un peu de bon sens et on oubliera ces stupidités climatiques.
réponse à Scientist:
Budget 2010 de l'Etat:
recettes 308 milliards d'euros
dépenses 550 milliards d'euros
réponse à Climatophile:
Il ne serait pas étonnant qu'une élévation de température atmosphérique conduise à des précipitations abondantes. L'océan s'évapore, l'humidité de l'air se transforme en nuages qui renvoient l'énergie solaire vers l'espace et fait baisser la température, et les nuages provoquent des précipitations qui sont favorables à l'agriculture, diminuent la sècheresse, et provoquent aussi des inondations. Cela ne donne aucune indication sur l'influence des gaz à effet de serre sur le réchauffement.
Pour la seconde partie de votre message, voyez ma réponse à Scientist.
A tous les deux: combien de temps encore allez-vous compter sur l'Etat Providence ?
@ Jean Michel Belouve
Ces études montrent entre autres la très bonne corrélation entre la hausse des émissions de Ges anthropiques et des aérosols sulfatés (qui sont entre autres le propre de la combustion de ressources fossiles) avec l'importance notamment des précipitations.
Il serait difficile de prétendre que les aérosols sulfatés soient d'origine "solaire" ou que les émissions volcaniques aient pu donner de telles progressions et corrélations, même si je sais que sur vos réseaux de blogs de lobbying qui se référencent entre eux en permanence, on peut lire tout est son contraire et qu'on ne fait pas dans l'objectivité ni la précision avec les sciences, la méthode étant d'être le plus répétitif et diffusé avec des idées simples, tant que çà va dans le sens de la promotion des énergies fossiles polluantes, des ogm résistants aux herbicides de Monsanto, des gaz de schistes extraits par des joint ventures avec des sociétés américaines très subventionnées en particulier sous le gouvernement Bush etc. Ce n'est pas très attrayant comme modèle futur et on en connait de nombreuses limites malheureusement.
Au vu des bilans mondiaux, qui surprend même des réassureurs qui tiennent des statistiques depuis des décennies comme Munich Ré, il est également difficile de prétendre qu'avec une telle intensité et rapidité de changements c'est globalement positif pour la planète, l'humanité et sa biodiversité qui est fortement impactée, tout comme son économie et, ce n'est manifestement qu'un début.
La hausse de matières premières agricoles ou l'arrêt des exportations de blé par la Russie suite à une simple canicule locale et ses conséquences pour le monde arabe en particulier et des pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine en sont également un petit exemple parmi d'autres qui pourrait servir d'alerte et permettre des prévisions plus réalistes et objectives.
Les précipitations et sécheresses ne se répartissent que rarement de manière favorable si l'on regarde les cartes de sécheresses et d'innondations, accentuant la plupart du temps les effets pour ceux qui manquent d'eau au Sud et ceux qui en ont parfois trop au Nord.
Auxquelles il faut ajouter tous les effets induits : lessivages des sols, émissions de grandes quantités de phosphores, nitrates etc en mer donc disparition d'importantes zones de renouvellement de la faune marine, remontées de sels, large diffusions de polluants, disparitions définitives d'espèces, ruptures dans les chaînes alimentaires, migrations etc.
En seule Chine par exemple déjà plus de 10% du riz qui est une part importante de la consommation est contaminé par différents métaux lourds dont cadmium et les impacts à court et long terme sont considérables. Sans parler d'autres pays d'Asie comme l'Inde etc.
Sachant qu'il faudra accroître la production agricole d'environ 70% d'ici moins de 30 ans pour répondre à l'accroissement démographique incontrôlé, on peut imaginer sans trop se tromper que l'accroissement de ces sécheresses et précipitations accrues ne vont pas générer un long fleuve tranquille.
En citation une part des études précédemment évoquées :
Here we show that human-induced increases in greenhouse gases have contributed to the observed intensification of heavy precipitation events found over approximately two-thirds of data-covered parts of Northern Hemisphere land areas
http://www.nature.com/nature/journa...
We show that anthropogenic forcing has had a detectable influence on observed changes in average precipitation within latitudinal bands, and that these changes cannot be explained by internal climate variability or natural forcing.
We estimate that anthropogenic forcing contributed significantly to observed increases in precipitation in the Northern Hemisphere mid-latitudes, drying in the Northern Hemisphere subtropics and tropics, and moistening in the Southern Hemisphere subtropics and deep tropics. The observed changes, which are larger than estimated from model simulations, may have already had significant effects on ecosystems, agriculture and human health in regions that are sensitive to changes in precipitation, such as the Sahel.
http://www.nature.com/nature/journa...
Changing patterns of precipitation will have a diverse array of impacts in every nation.
Agriculture: Droughts will decrease agricultural production and may increase the need for crop irrigation.
Water resources: Many communities suffer from stressed and vulnerable freshwater resources. Increases or decreases in precipitation could make these problems worse: flooding may contaminate freshwater with seawater, and droughts will deplete supplies.
Coastal marine habitats: Runoff from high rainfall events can damage marine habitats in several ways. It may contain nutrients from fertilizers, which can decrease oxygen content and trigger algal blooms. Runoff may also contain sediments from eroded landscapes, which can smother seagrasses and coral reefs. High levels of runoff can also increase turbidity, lowering light penetration to subsurface waters.
Health: Droughts and floods adversely affect health directly through injuries and fatalities and indirectly through deterioration of water quality and quantity.
@ climatophile
Toutes vos citations tirées des innombrables sites alarmistes sont hors sujet par rapport à l'article à commenter. Allez trouver des réponses ailleurs, sur le site Pensée Unique de Jacques Duran, par exemple, qui offre une variété d'analyses considérables.
La question centrale de l'article est: les pouvoirs publics doivent-ils venir au secours des appétits des banques en subventionnant des énergies vertes non rentables avec des fonds qu'ils n'ont pas ?
@ Jean Michel Bélouve
Mes constats et citations ne sont pas spécialement de sources alarmistes.
Vous comprendrez aisément que quelques questions préalables à votre question centrale sont auparavant essentielles :
Quelles sont les conclusions que vous tirez du site Pensée unique (ou autres sources) sur le climat dont vous faites tant la publicité, dans lequel ont été relevées beaucoup de contradictions et d'erreurs et qui est plutôt un grand "fouilli" très orienté quand même et bien peu équilibré dans les arguments des uns et des autres, mais bon :
- Y-a-t-il réchauffement climatique ? refroidissement ? autre ?
- Quelle est ou quelles sont très probablement la ou les causes ?
Les énergies vertes "non rentables", vous les enterrez un peu vite, selon les régions et pays et les choses évoluent vite.
Par ailleurs ce n'est également qu'une étude au même titre que celle d'Accenture/Barclays mais en complément :
"Augmenter les objectifs actuels de réduction des émissions de moins 20 à moins 30% d’ici 2020 comparés à 1990 serait une importante opportunité de revitaliser l’économie européenne – indépendamment de ce que le reste du monde a fait en terme de politique climatique. Dans le courant de la décennie à venir, saisir cette opportunité augmenterait considérablement la taille de l’économie européenne – jusqu’à 5% dans les dix années à venir. Cela se traduirait par six millions d’emplois supplémentaires et une augmentation du PIB qui pourrait atteindre 800 milliards d’euros d’ici 2020".
• increase the growth rate of the European economy by up to 0.6% per year
• create up to 6 million additional jobs Europe-wide
• boost European investments from 18% to up to 22% of GDP
• increase European GDP by up to $2004842 bn
• increase GDP by up to 6% both in the old (EU15) and new (EU12) member states.
Imaginons une réunion d’entrepreneurs du textile en 1800 discutant de l’idée d’introduire des machines à vapeur pour mécaniser leurs filatures. L’un d’eux calcule que les coûts seraient prohibitifs pour leurs centaines d’usines. Si les autres avaient admis ce mode de calcul ascendant, la société n’aurait pas connu le sursaut de 0,5% de croissance annuelle que cette innovation révolutionnaire a finalement apporté. Le bénéfice pour l’économie entière était supérieur à la somme des bénéfices de chacune des filatures.
Le crédit n’en revient pas uniquement à cette seule invention du moteur à vapeur. A l’époque, tout comme aujourd’hui, de telles avancées entrainent une cascade de connaissances et d’innovations, puisque tous les fournisseurs, les entrepreneurs, et les clients s’adaptent à une nouvelle manière de fonctionner. Chaque nouvelle idée technologique majeure – le moteur à vapeur, le train, et autres ordinateurs – constitue une stimulation pour la croissance.
"A New Growth Path for Europe" montre comment le fait d’investir dans l’efficacité énergétique et les énergies propres comporte les mêmes potentialités pour revitaliser l’Europe aujourd’hui
Origine :
Potsdam Institute for Climate Impact
Research (PIK)
Telegraphenberg A 31
D-14473 Potsdam, Germany
Oxford University
Smith School of Enterprise and the
Environment
Hayes House, 75 George Street
Oxford OX1 2BQ, United Kingdom
http://www.european-climate-forum.n...
Citation Climatophile:
Augmenter les objectifs actuels de réduction des émissions de moins 20 à moins 30% d’ici 2020 comparés à 1990 serait une importante opportunité de revitaliser l’économie européenne – indépendamment de ce que le reste du monde a fait en terme de politique climatique. Dans le courant de la décennie à venir, saisir cette opportunité augmenterait considérablement la taille de l’économie européenne – jusqu’à 5% dans les dix années à venir. Cela se traduirait par six millions d’emplois supplémentaires et une augmentation du PIB qui pourrait atteindre 800 milliards d’euros d’ici 2020".
Ma réponse:
Vous délirez complètement, un emploi vert créé détruit 3 emplois "normaux".
2,4% du PIB pour cette mascarade vas détruire l'économie Européenne et engendrer un chomage de masse. Merci pour mes enfants. A cette allure, Nous allons devoir immigrer vers les pays en dévoleppement en 2020 pour aller bosser.
@ Ardèche07
Si vous prenez le cas des énergies renouvelables, un emploi vert ne peut détruire 3 emplois autres par le simple fait que la capture de l'énergie renouvelable, illimitée, gratuite, non polluante, est plus complexe pour notre société actuelle que celle des énergies fossiles, pour faire simple un peu comme l'agriculture est plus compliquée à gérer que la cueillette. Vous créez donc toute une chaîne d'emplois pérennes, très souvent locaux, de la R&D à la fabrication, l'entretien etc. Vous avez également des retombées dans d'autres domaines, notamment grâce à la recherche, c'est un secteur très innovant avec de multiples impacts.
A contrario les pays qui ont bénéficié d'une manne telle que pétrole, gaz etc, (polluants et limités), entre autres mannes, ne sont pas spécifiquements très créateurs d'emplois, regardez à ce titre l'histoire de la Russie et de pays arabes producteurs, qui en outre doivent subventionner les populations sous toutes formes afin d'éviter des révoltes et voyez les importants détournements qui sont faits en pratique. Vous aviez le cas de l'Espagne avec son or dans le passé. A titre plus local vous avez l'exemple de multitudes de mines et d'anciennes citées minières fermées (sans parler des pollution restantes). Profiter de facilités immédiates n'a qu'un temps et s'avère ruineux à terme pour les sociétés à courte vue.
A l'inverse analysez le secteur des énergies renouvelables en Allemagne, Suède etc. Il crée beaucoup d'emplois et de ressources.
C'est mieux de lisser dans le temps les investisements en étant prévoyant que d'attendre que le pétrole ou d'autres énergies fossiles s'envolent, souvent brutalement, pour avoir une politique dans l'efficience énergétique, les énergies renouvelables etc. Il faut toujours être innovant, regarder vers le futur et avoir un temps d'avance.
Les blogs comme Turgot, Objectif Liberté, Hayek etc ne sont que les relais français et belge (lobbying bruxellois oblige) d'un réseau de très nombreux blogs souvent d'outre-atlantique, très pro-énergies fossiles, chez qui vous retrouverez les mêmes arguties répétées constamment dans plusieurs langues à la manière d'une secte et en toute logique pour ces lobbyistes les changements climatiques sont une farce, ils se croient plus "scientifiques" que les multitudes de scientifiques qui comme on le sait sont affiliés au Giec même avant que le Giec n'existe et tous idiots, on peut émettre plusieurs dizaines de milliards de tonnes de C02 chaque année (là encore sans parler des multiples pollutions annexes), en plus des quantités phénoménales déjà émises tout en déforestant, sans s'en soucier (on a fait pareil depuis des dizaines d'années avec le plastique "qui devait être dégradé par la nature" disait-on alors et à présent on en retrouve dans tous les océans sous forme de plaques plus grandes que la France ou de particules de toutes tailles et dans la quasi totalité des organismes vivants), on cite les chiffres d'une banque comme si c'était "la" référence alors qu'il y a de multiples études qui paraissent régulièrement et l'on sait très bien que tel ou tel secteur prêche pour sa paroisse, ces données sont donc à prendre avec leurs limites, on voudrait déjà détourner les fonds (très inférieurs aux subventions jusqu'à présent versées aux énergies renouvelables peu polluantes) pour les allouer à des énergies déjà ultra subventionnées comme le nucléaire depuis des décennies ou le gaz/pétrole de schistes dont on voudrait nous faire croire qu'on les extraiera sans guère de risques à court comme à long terme en France, à forte densité de population et nombreuses nappes phréatiques et cours d'eau en sous-sol, alors même que dans la pratique c'est impossible.
Extrait du texte plus haut :
"Le Paquet Energie Climat aura pour conséquence d’aspirer des masses considérables de capitaux à un moment où ceux-ci se raréfient et alors qu’il existe d’énormes besoins pour alimenter le nucléaire, l’exploration et l’exploitation de ressources en hydrocarbures non conventionnels, bien plus efficaces que les nouvelles énergies renouvelables pour assurer notre sécurité énergétique"
Déjà parler de masses considérables n'est pas précis et n'a de sens que si l'on analyse les retombées de ces investissements à moyen et long terme. Des masses considérables d'argent ont par exemple été investies dans les trains de l'Angleterre pré-industrielle qui n'était pas alors très riche et çà lui a été très profitable ultérieurement.
Ensuite on voit mal ce que l'on pourrait ajouter en terme de centrales nucléaires en France, sauf à chercher à revendre de l'électricité excédentaire à nos voisins qui n'en n'ont pas besoin. Sans parler du prix de l'uranium qui flambe et de sa raréfaction. De plus la technologie qui pourrait recycler une partie des déchets à très long cycle de vie n'est pas encore prête. Enfin on atteint déjà des sommets en termes de risques (âge élevé des centrales, incidents plus fréquents, risques en cas de terrorisme et guerre très élevé : à titre d'exemple la Lybie a des Scud B entre autres mais imaginez la version nord coréenne plus évoluée qui peut être une idée de réplique en cas de "frappes ciblées")
Les promoteurs du gaz et pétrole de schiste évoquent bien entendu tous les "bienfaits" et les quantités soi-disant phénoménales, ce n'est déjà pas objectif et l'on peut faire des comparatifs avec ce qui est déjà exploité, c'est très relatif.
C'est toujours une mauvaise solution d'utiliser un gaz comme combustible dans des immeubles passoires donc gaspillage, alors qu'il a d'autres applications moins polluantes et la plupart recyclables et à plus haute valeur ajoutée.
En outre pourquoi prendre des risques très coûteux alors qu'en surface le biogaz des divers déchets, stations d'épuration, agriculture, agroalimentaire, réseaux d'assainissement etc est encore très peu exploité (100 fois moins que l'Allemagne qui a près de 5000 stations alors que la France a un gisement nettement plus élevé) et qu'il a de multiples avantages : éviter les importations de phosphore, potasse, énergie etc, de même que diminuer les pollutions, nitrates, décharges, etc apporter des revenus pérennes aux agriculteurs, régions, communes, créer des emplois, favoriser l'exportation des procédés etc, applications dans le transport, stockage etc.
S'il y a un des domaines à favoriser le biogaz en est un et bien exploité il pourrait fournir pas loin de 30% de l'énergie en France. Plusieurs pays avancent bien dans ce domaine.
Une erreur également concernant le gaz et pétrole de schiste c'est que s'il devait y avoir une exploitation çà ne devrait être que dans les zones où les risques sont les moindres, s'ils existent en France et d'autre part afin de diminuer son impact très polluant (il est plus polluant que le mazout en termes de gaz à effet de serre et quelle que soit la méthode d'extraction - eau ou Gpl - il laisse d'importants résidus de produits très toxiques qui diffusent parfois très rapidement dans les sous-sols, nappes et immédiatement dans l'atmosphère le temps de l'exploitation : des années et pour les sous-sol toute la durée de vie des produits toxiques : la plupart plusieurs générations sans parler de ceux issus du sol, mercure, arsenic etc), il devrait être couplé à la géothermie profonde afin d'utiliser les multiples forages effectués et il est complémentaire au solaire et éolien intermittent.
Mais ce n'est malheureusement pas vers une exploitation intelligente que l'article plus haut oriente mais celle qui est jusqu'à présent faîte aux Etats-Unis qui fait bondir beaucoup de gens au Canada dont des centaines de scientifiques et qui est une gabegie sur le plan environnemental et énergétique.
En outre quand on parle de solaire on fait toujours référence au panneaux et au chinois et on fait croire au pékin que ce sont les énergies renouvelables qui font grimper la facture alors que la CSPE (contribution au service public de l'électricité) ne sert que très peu aux ENR, elle assure surtout le soutien de la cogénération (668 millions d'euros en 2010 contre 120 millions pour le solaire photovoltaïque) et avant tout les surcoûts résultant de l'achat par EDF d'électricité pour subvenir aux périodes de pointe et des tarifs préférentiels Tartam pour les grandes entreprises. Et ce, aux frais de la solidarité. EDF a sacrifié le réseau national et les investissements dans les centrales au bénéfice d'un déploiement à l'international malchanceux et onéreux : ses acquisitions outre-Atlantique (4,5 milliards) sans aucune garantie, au contraire, qu'un projet de construction de centrale nucléaire voit le jour. Ce qui a conduit l'opérateur à délaisser la France et l'entretien des réseaux de distribution ou du parc nucléaire. Non seulement nous avons pâti des choix stratégiques d'EDF physiquement, mais nous sommes invités à en payer la facture. La hausse du prix à cause de la concurrence et des nouvelles obligations liées à la loi Nome est aussi avancée. Le coût réel de production du nucléaire a été sous-évalué à 34 euros le MWh (prix vanté par l'opérateur pour justifier l'avantage du nucléaire par rapport aux autres énergies)...
Le citoyen va payer trois fois : comme contribuable au démarrage, comme usager avec la hausse des tarifs réglementés et comme assureur final avec le risque nucléaire et le coût effectif du démantèlement.
Et l'article ci-dessus voudrait comme précité nous rajouter une couche de subventions à nouveau dans le nucléaire et non dans des énergies nouvelles qui font régulièrement des sauts technologiques comme le solaire et qui ouvrent plusieurs voies de perspectives très positives sur tous les plans en utilisant au mieux le spectre solaire, la chaleur et rayonnement résiduels donc fonctionnant y compris une partie de la nuit, s'orientant vers des matériaux non limités, non polluants, des rendements de plus en plus élevés et des coûts de plus en plus bas. On est en effet encore loin d'avoir atteint les limites du solaire, entre autres. Il ne s'agit pas de bêtement subventionner ce secteur mais de bien voir les perspectives souvent proches et les diverses applications et retombées tout comme d'utiliser et diversifier au mieux les diverses énergies en tenant compte de tous les paramètres à prendre en compte objectivement et non se croire obligés de faire du lobbying à travers un réseau de blogs dont on peut lire les mêmes arguties, études tronquées, analyses biaisées etc dans plusieurs langues, c'est du mattraquage et non malheureusement de l'information objective, c'est regrettable.
L'investissement de l'enjeu climatique par des lobbies intéressés et leurs stratégies commencent aussi à être bien analysés par les travaux sociologiques. Voir par exemple la série de références mentionnées par un autre spécialiste des questions de développement durable : http://yannickrumpala.wordpress.com...
Bonjour ;
jusqu'à ce jour et faute de moyens ; je n'ai pas fait
de brevet pour protéger mon invention .
J'ai compensé par un raccourci en faisant un contrat de
confidentialité avec un organisme nommé Scientific - Facilitors .
Après quinze ( 15 ) jours d'analyse je reçois un e-mail qui
reconnait l'importance de cette innovation ; mais !!!.
Pour des raisons de budget , de programmation et autres ;
mon projet ne peut pas être pris en charge ? .
J'ai réflechi longuement à cette énigme ; et j'ai conclu que
les investisseurs préfèrent la difficulté technologique pour
assurer des profits durables .
Concernant les détails de la machine :
C'est un generateur qu'on charge avec de la pression hydraulique
une fois chargé on libère le mouvement qui fonctionnera à
perpétuité avec la charge initiale.
C'est une energie propre et constante ( indépendante de la
vitesse du vent ou du rayonnement solaire )
Elle est moins encombrante et sans nuisance sonore .
On peut utiliser cet appareil pour charger les batteries
des véhicules électriques ou alors on pourra produire de
l'hydrogène pour faire rouler des véhicules non polluants .
J'espère avoir répondu à vos questions .
Et que pourriez - vous faire pour m'aider ?
Mes Sincères Salutations