vendredi 8 novembre 2013

Politique économique : les sept scénarios auxquels conduit la crise de surendettement

Philipp BagusSelon Philipp Bagus, nous sommes entrés dans la phase finale d'un processus d'hyper endettement global qui ne peut se terminer que par la liquidation volontaire ou forcée du régime monétaire actuel de monnaie fiduciaire ("fiat money").

Selon quel scénario ? C'est ce que l'auteur, économiste allemand enseignant en Espagne, entreprend d'explorer dans ce second article dont le titre anglais est : "How the paper money experiment will end"

Un système monétaire basé sur la monnaie-papier à cours forcé porte en lui les germes de sa propre destruction. La tentation pour le détenteur du monopole monétaire d'augmenter la quantité de monnaie offerte est quasiment irrésistible. Dans un tel système, avec une offre de monnaie toujours en hausse et en conséquence des prix toujours plus élevés, épargner des espèces monétaires en vue d'acheter des actifs plus tard, ne fait aucun sens. Une bien meilleure stratégie consiste à s'endetter pour financer l'achat d'actifs, et rembourser les dettes ultérieurement avec une monnaie dévaluée.

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mardi 29 octobre 2013

Le GIEC et les prévisions de réchauffement : réquisitoire contre les modèles climatiques.

Jean-Michel Bélouve poursuit son travail de lecture attentive des documents du dernier rapport du GIEC

Ce qu'il y découvre le conforte dans son jugement que la conclusion de synthèse destinée aux décideurs politiques surestime considérablement l'ampleur du réchauffement que nous serions susceptibles de connaître au XXIème siècle.

La publication, au mois d’octobre 2013, de la “synthèse pour décideurs” du 5ème rapport du GIEC sur le changement climatique, a été l’occasion, pour certains médias naturellement inclinés à alimenter un certain catastrophisme climatique, de publier des manchettes à sensation. 

Naturellement, nombre de politiciens impliqués dans les politiques climatiques ont surenchéri, créant un… climat politique conduisant à ajouter de nouvelles taxes et de nouvelles contraintes récemment votées par le parlement, inspirées par une “nécessaire lutte contre le changemement climatique” et les émissions de CO2.

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vendredi 25 octobre 2013

Initiative individuelle, prise de risque et responsabilité : retour sur les fondamentaux de la propriété privée


L'histoire de l'Occident s'identifie avec un double processus d'extension et d'approfondissement continus de la propriété privée . 

En symbiose avec les forces de l'innovation et du progrès technologique, ce mouvement est le véritable moteur de la création de valeur, donc de la croissance des sociétés.

Ce texte est la version écrite d'une conférence présentée lors du 5ème week end de la Liberté organisé à Dax par le Cercle Frédéric Bastiat, début juillet 2013

Nous vivons, par définition, dans un univers marqué par un phénomène général de rareté. Dès lors que l'on se trouve en situation de rareté, se pose un problème: celui d'arbitrer l'inévitable compétition économique que les hommes se livrent entre eux pour accéder au contrôle et à l'usage des ressources rares. Or, c'est précisément le rôle du droit, et des règles de propriété qui en découlent, de définir les conditions dans lesquelles cette compétition peut se dérouler de manière pacifique.

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vendredi 18 octobre 2013

Dette : quitte à proposer une solution radicale, pourquoi pas la répudiation pure et simple ?

Plutôt qu'un impôt exceptionnel de 10% sur le capital proposé par certains experts du FMI pour  résoudre la question du caractère insoutenable de l'endettement des états, Olivier Braun suggère une solution encore plus radicale : répudier une fois pour toute la dette publique. 

Reprenant des arguments naguère développés par Murray Rothbard, il considère qu'en toute justice Il n'y a pas de raison d'exiger de citoyens innocents qu'ils paient pour sauver la mise de prêteurs imprudents et complices volontaires des états.

Le Figaro révèle, dans son article “le FMI propose une supertaxe sur le capital1 qu'un récent rapport sur les finances publiques rédigé par le FMI énumère différentes solutions théoriques pour régler le problème de l'endettement public. Parmi celles-ci, l'accent est mis sur l'idée d'une taxation en une fois de l'épargne pour rembourser la dette, à hauteur de 10% si l'on fait la moyenne dans la zone euro.

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mercredi 2 octobre 2013

Loi Taubira et effondrement de l'Etat de droit : comment l'idéologie de l'état-providence pousse au crime...

Notre ami Gilles Dryancour est de retour avec une étude particulièrement décoiffante. Il nous propose une analyse renouvelée - et d'actualité - de l’économie du crime. 

Ce projet, nous a-t-il confié, est né de la lecture d’un livre remarquable, par son courage intellectuel : "La France orange mécanique",  de Laurent Obertone (1).

Dans le champ empirique, l’ouvrage d’Obertone confirme le modèle théorique développé, en 1968, par le futur prix Nobel d’économie Gary Becker. 

Dans son célèbre article, Crime and Punishment, Becker explique que le nombre de crimes dépend d’un calcul rationnel effectué par les délinquants. Consciemment ou inconsciemment, ceux-ci comparent le gain potentiel de leur crime aux coûts qui peuvent y être associés. Ces coûts sont donnés par la probabilité d’être arrêté, jugé et puni (2).

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mercredi 25 septembre 2013

Europe 2014 : recentrer l'Union européenne sur l'essentiel ?

Chamoux2.jpgLe Traité de Rome imposait à ses membres une triple liberté : libre circulation des hommes, des biens et des capitaux au sein de la communauté économique européenne. Cette triple liberté généra l'essentiel des progrès réalisés au sein de l'Union, progrès principalement sensibles grâce à l'ouverture des échanges économiques qui ont accru notre niveau de vie et notre bien-être matériel depuis les années 1960.

Il n'a guère été souligné que ces trois libertés reposent sur des valeurs propres à notre civilisation, des valeurs qui transcendent la quête utilitariste du bonheur matériel. Ce socle commun, implicite dans les Traités communautaires, comprend notamment : l'autonomie de la personne humaine et le respect de la cellule élémentaire à partir de laquelle se construisent toutes les sociétés respectables : la famille.

A l'occasion de la prochaine échéance électorale européenne qui se rapproche, il nous parait important de réaffirmer l'importance de ce socle commun car c'est autour de lui que s'est construite l'Europe occidentale, depuis le début des temps modernes. Précisons ce qu'implique ce socle fondateur.

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mercredi 18 septembre 2013

Liberté négative contre liberté positive : responsabilité, initiative individuelle et prise de risque

Il ne suffit pas de connaître les fondements philosophiques de la conception libérale de la liberté, encore faut-il bien expliquer comment ceux-ci s'articulent et s'opposent à l'autre approche de la liberté, celle des socialistes. 

C'est ce que Damien Theillier, Président de l'Institut Coppet, fait de manière particulièrement lumineuse dans ce remarquable papier présenté en introduction au "5ème Week-end de la liberté" organisé à Dax par le Cercle  Frédéric Bastiat, au tout début du mois de juillet. Un texte de référence.

« La responsabilité, mais c'est tout pour l'homme : c'est son moteur, son professeur, son rémunérateur et son vengeur. Sans elle, l'homme n'a plus de libre arbitre, il n'est plus perfectible, il n'est plus un être moral, il n'apprend rien, il n'est rien. Il tombe dans l'inertie et ne compte plus que comme une unité dans un troupeau »  écrit Frédéric Bastiat, dans ses Harmonies Economiques

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mercredi 11 septembre 2013

How Central Banks are Failing the Recovery

Voici pourquoi il n'y a pas de miracle à attendre des politiques keyneso-monétaristes de "quantitative easing" et de taux d'intérêt zéro. Note rédigée à l'occasion de la réunion organisée par l'ISIL (International Society for Individual Society) à Lausanne du 22 au 25 août.

Over the last four years the post Great Recession recovery has been disappointingly slow, much slower than is usual during after-recession upturns. In the United States there is a persisting nominal GDP gap of about 10% compared to the US economy long term trend.

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jeudi 29 août 2013

La "qualité" de la monnaie et la crise : changer de paradigme

Jacques RaimanLa sagesse populaire distingue une monnaie forte ou solide d’une monnaie fondante. Retrouvant ce bon sens, le professeur Philipp Bagus, en 2009, a voulu donner, au sein de l’école autrichienne, sa place prioritaire à la qualité de la monnaie – qu’il définit comme sa valeur – en opposition à la vision purement quantitative actuelle.

Il s’agit d’un changement de paradigme(1).

Pour la politique monétaire actuelle, aussi bien ses thuriféraires que ses critiques se réfèrent presque toujours à la vision quantitative. C’est le cas aussi bien des disciples de Milton Friedman – les monétaristes – que celui de la plupart des disciples de Ludwig von Mises.

La conviction de cette note est que, pour pouvoir formuler, avec force et cohérence, une politique de croissance, de fin du chômage et de sortie de crise, il faut sortir du paradigme quantitatif dominant. Car c’est ce paradigme qui a conduit à la crise actuelle.

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mercredi 5 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(2)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Second volet de notre enquête sur les réponses présentées par les économistes de la pensée "main stream", l'explication par l'approche monétaire.

Pour les disciples contemporains de l’école monétariste le coeur de l'explication se trouve dans les données monétaires.

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lundi 3 juin 2013

Pourquoi la "sortie de crise" n'en finit-elle pas de se faire attendre ?(1)

Henri LepageVoilà quatre années que les banques centrales ont ouvert toutes grandes les vannes de leur création monétaire. Mais la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre. Pourquoi ?

Ecrit pour la revue Politique Internationale (numéro Printemps 2013) ce texte - découpé en deux morceaux - présente les principales réponses qui s'affrontent au sein de la pensée économique "main stream". Il n'aborde pas la question de savoir quelles chances, et à quelle échéance, les politiques actuellement poursuivies ont de nous en sortir. Ceci sera traité, plus tard, par un autre article, à venir.

Inquiétudes, mais aussi et surtout perplexité. tel est le maître mot qui, début 2013, résume au mieux l’état d’esprit des responsables économiques, qu’ils soient ou non aux commandes.

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dimanche 26 mai 2013

Au-delà de Bitcoin (5) : l'avenir des monnaies et systèmes de paiement

Gérard Dréan Dernière pièce de notre dossier, Gérard Dréan analyse comment l'existence de Bitcoin pourrait constituer l'impulsion initiale pour nous faire entrer dans un nouvel univers de monnaies parallèles et concurrentielles.

Dans un article précédent, nous avons vu que le système de paiement de bitcoin, grâce à son architecture « pair-à-pair » originale, a prouvé son efficacité, sa fiabilité et sa capacité de résister à toutes les attaques. Son logiciel « open source » est en amélioration continuelle. Des milliers d’utilisateurs en traquent les failles et coopèrent pour les réparer, et proposent de nouvelles fonctions.

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lundi 20 mai 2013

Le bitcoin (4) : ce qu’il faut (absolument) savoir de technique

Gérard Dréan Comme de nombreux autres forums de discussion, ce blog héberge un débat passionné sur le système bitcoin, d’autant plus intéressant ici que l’Institut Turgot se réclame explicitement d’une philosophie libérale et des thèses autrichiennes sur la monnaie.

Mais, comme ailleurs, de nombreux commentaires trahissent souvent une méconnaissance des principes techniques du système, qui sont assez novateurs pour être étrangers aux cadres de référence habituels, et qu’il est indispensable d’assimiler avant d’aborder toute discussion de nature économique.

Qu’est-ce que Bitcoin ? Le mot « bitcoin » désigne à la fois un système de paiement électronique et l’unité de compte qu’il utilise. La caractéristique distinctive du système de paiement bitcoin est d’être totalement décentralisé.

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mercredi 15 mai 2013

L'avenir du Bitcoin (3) : les handicaps d'une monnaie virtuelle

Gertchev.jpgEst-il imaginable que les bitcoins acquièrent dans un futur plus ou moins éloigné un véritable statut de monnaie pleine et entière, réalisant ainsi le rêve d’une monnaie libre et universelle totalement privée ?

Troisième volet de notre enquête : la réponse de Nicolay Gertchev, un ancien étudiant du professeur Bertrand Lemennicier, aujourd'hui en poste à la Commission européenne. En matière monétaire la technologie, aussi sophistiquée soit-elle, ne fait pas de miracle.

On a beaucoup parlé de bitcoins ces derniers temps dans les médias. Pendant que la crise financières chypriote et la mise en place de contrôles de capitaux autour de l’île continuaient de nourrir les inquiétudes sur l’avenir de l’euro, le prix du Bitcoin a triplé en moins d’un mois, atteignant les 141 dollars pour I Bitcoin (BTC). Assistons nous à l’émergence spontanée d’un nouvel instrument d’échange virtuel, comme certains le pensent ?

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mercredi 8 mai 2013

Bitcoin (2) : une unité de compte en voie d'émergence

tucker.jpgQuand saurons-nous que le Bitcoin est bel et bien une monnaie ? Second volet d'une enquête sur les promesses de cette nouvelle monnaie virtuelle, ci-dessous la traduction d'un article de Jeffrey Tucker, le talentueux et prolifique animateur de Laissez-Faire Books.

A la différence de Frank Shostak, Jeff Tucker croit à la vocation monétaire du Bitcoin. A ses yeux c'est déjà l'une des devises les plus fonctionnelles de l'histoire de l'humanité.Traduit de l'anglais par Gérard Dréan.

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lundi 6 mai 2013

Trop de lois : comment en finir avec l'inflation normative

Philippe JaunetTous les Français le savent : il y a trop de lois en France. Ce phénomène qu’on appelle, dans les milieux officiels : inflation normative, a certainement des causes anciennes, du fait de la forte tradition interventionniste de notre pays ; mais le point culminant semble avoir été atteint dans la mesure où les politiques eux-mêmes s’inquiètent du nombre de règles produites chaque année.

On peut sourire d’un tel constat mais, qu’on le veuille ou non, il s’agit là de quelque chose de nouveau.

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mercredi 1 mai 2013

Une analyse économique des coùts de la réglementation publique

facchini.jpgFrançois Facchini, Professeur agrégé au Centre d'économie de la Sorbonne, était l'un des orateurs invités au grand Forum d'une journée organisée par l'ICREI et son délégué général Max Falque, le 17 avril, dans le cadre du prestigieux Musée de la Chasse et de la Nature, à Paris. Thème de la réunion : "Gestion environnementale, Marché et Droits de propriété".

L'une des sessions portait sur le sujet : "avantages et limites des réglementations environnementales". Ci-dessous, le rapport présenté par François Facchini lors de cette session. L'ensemble des communications peut être consulté en cliquant ici.. Vous pouvez également visionner l'allocution introductive d'Alain Madelin

L’homme évolue dans un monde de rareté : rareté du temps et rareté des ressources. (Pejovich 19901, p.3)(1). La nature peut être blâmée pour cela, mais c’est un fait. . Les problèmes socioéconomiques de toutes les sociétés ont d’ailleurs cette même origine : la gestion de la rareté et des conflits qu’elle provoque.

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mercredi 24 avril 2013

Bitcoin : la chimère de la monnaie électronique

Frank ShostakLe succès du Bitcoin - cette nouvelle monnaie d’échange électronique dont le cours a récemment atteint des niveaux records - excite beaucoup les esprits. Serions-nous à la veille de l’émergence d’une véritable monnaie privée permettant enfin d’échapper complètement au contrôle d’une banque centrale et à la tutelle de systèmes étatiques ? C’est ce dont rêvent les libertariens.

La réponse des économistes spécialistes de la monnaie reste plutôt dubitative. Ci-dessous celle d’un leader de l’école “autrichienne” contemporaine : Frank Shostak, récemment publiée sur le blog du Mises Institute.

Nombre d’économistes et d’éditorialistes financiers espèrent qu’Internet, cet espace de marché totalement libre, donnera enfin naissance à de nouvelles formes de monnaies échappant à l’autorité des banques centrales et de l’état.

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lundi 15 avril 2013

L'irresponsabilité institutionnelle des magistrats

En marge du débat sur la justice et les affaires, Bertrand Lemennicier s'intéresse à la manière dont le contexte institutionnel conditionne le comportement et les décisions des magistrats, ainsi qu' aux comparaisons internationales. Il s'interroge en particulier sur la signification du concept d'"indépendance des juges".

Le magistrat comme le professeur d’université est par définition un irresponsable institutionnel1L’acception la plus classique donnée au terme de responsabilité est la sanction, nous rappelle Antoine Garapon (2003)2. La sanction peut s’entendre d’une manière négative mais aussi positive. Les deux font défaut actuellement dans la justice (comme dans l’éducation) : « aussi bien la punition des mauvais juges que la promotion des bons juges ».

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lundi 8 avril 2013

Depuis seize ans la température moyenne du globe s'est stabilisée : que faut-il en déduire ?

Les faits sont là : depuis le début de 1997, la température moyenne du globe a cessé d'augmenter (voir graphique ci-dessus). Même Rajendra Pachauri, le Président du GIEC, vient de le reconnaître. Le mouvement de réchauffement climatique semble s'être arrêté.

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lundi 1 avril 2013

Bâle III + taux zéro : pourquoi la sortie de crise n'en finit pas de se faire attendre

Steve Han keLa crise de l'euro porte une grande part de responsabilité dans la détérioration des conditions économiques en Europe. Mais elle n'explique pas tout..

La déception, s'agissant des perspectives de retour à la croissance, concerne aussi bien les Etats-Unis que le Royaume-Uni. Tout se passe comme si la sortie de crise n'en finissait pas de se faire attendre. Steve Hanke nous décrit comment la faute en incombe à la combinaison mortelle Bâle III + Taux zero.

Dans le sillage de la crise financière, nos grands experts de la monnaie et de la banque sont partis tambours battants en campagne pour dire aux banques qu'elles devaient « recapitaliser » leur bilans – expliquant que c'était absolument nécessaire pour éviter le retour de nouvelles crises.

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jeudi 28 mars 2013

Chypre II : enfin sur la voie d'une gestion intelligente des crises bancaires en Europe ?

J’ai vertement critiqué le plan initialement prévu par l’Eurogroupe, la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement chypriote, forçant les protagonistes à une renégociation. 

Et très franchement, celle ci a été très bénéfique. Vous m’avez rarement vu positif sur les agissements de l’UE ces dernières années, alors pour une fois que les choses évoluent vraiment dans le bon sens, disons le tout net: le plan numéro 2 est bien meilleur que le plan 1. Cependant, il n’est pas parfait, et surtout, l’improvisation de son accouchement rend ses résultats incertains. 

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mercredi 27 mars 2013

L'avertissement de Vaclav Klaus à l'Europe

Président Vaclav KlausAu début du mois Vaclav Klaus a quitté ses fonctions de Président de la République Tchèque. Quelques jour plus tard il était à Washington pour parler de l'Europe.

Son message : si l'Union européenne veut renouer avec la croissance et le développement économique, il lui faut amorcer un changement systémique à l'échelle de ce que l'Europe de l'est a été contrainte d'accepter il y a vingt ans.

Ci-dessous la traduction française de son intervention devant les invités du Cato Institute.

Jeudi 7 mars, j'ai terminé mon second mandat comme Président de la République Tchèque. Le nouveau Président est entré en fonction le vendredi. Il fut de tout temps mon principal adversaire et rival politique, appartenant à l'autre côté de l'échiquier politique et idéologique.

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vendredi 22 mars 2013

Crise à Chypre: les faux scandales et les vrais

La crise chypriote a suscité énormément de commentaires, d'analyses, et d'indignations sélectives. Comme d'habitude, la presse dite "mainstream" s'est montrée parfois assez superficielle, et nombreux sont les analystes invités à s'exprimer sur le sujet qui ont mal présenté, voire caricaturé certains aspects de la situation de l'île méditerranéenne. 

Les raisons de s'indigner ne sont pas toutes là où vous le croyez. 

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lundi 18 mars 2013

Réchauffement climatique : un climat délétère ?

Istvan Marko est l'un des signataires du texte sur le réchauffement climatique que nous avons publié en janvier. Dans le texte qui suit, il dénonce la manière dont les médias traitent les questions liées au réchauffement, et prend comme exemple celui de la fonte des glaces de l'Arctique.

S’il est une chose particulièrement irritante, c’est bien l’attitude de certains médias francophones par rapport aux problématiques climatiques et écologiques. S’agit-il de lacunes scientifiques, d’une attitude partisane vis-à-vis d’une croyance particulière, ou, plus simplement encore, d’une réelle volonté de désinformation ? La question se doit d’être posée.

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jeudi 21 février 2013

Civilisations : pourquoi l'Ouest, et pas les autres ?

Max FalqueL'historien britannique Niall Ferguson est, depuis quelques années, le conférencier libéral le plus écouté. Son dernier livre "Civilization, the West and the Rest" a suscité de nombreux commentaires. Notre ami Max Falque nous en offre une analyse détaillée.

Niall Ferguson serait-il le Tocqueville du 21ème siècle ? La question mérite d’être posée à la lecture de ce gros ouvrage.

Le sous-titre précise le projet, à savoir mettre en perspective la spécificité voire la supériorité de la civilisation occidentale. On imagine que cette position délibérément contraire à la doxa « politiquement correcte » interpelle le lecteur et irrite les tenants du relativisme selon lequel « toutes les civilisations se valent ».

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mardi 19 février 2013

Charles Comte et Charles Dunoyer, les méconnus du libéralisme français

HL2011b.jpgUn échange de courrier avec des amis américains m'a rappelé l'existence d'un texte datant de 2007 qui n'a jamais été publié et qui porte sur l'épopée du Censeur Européen et la contribution de Charles Comte et Charles Dunoyer à l'histoire de la pensée libérale lors de la Restauration

En Janvier 2007 se tenait à l'ancienne Ecole Polytechnique un colloque organisé par l'Institut d'Histoire de l'Industrie, sur le thème : « Modernité des pères fondateurs de la science économique française ». Ce fut l'occasion de revenir sur les contributions d'un certain nombre d'auteurs libéraux.

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vendredi 15 février 2013

Les failles des lois sur la concurrence, le cas Google

Loiselle.JPGMarie-Josée Loiselle est économiste associée à l'Institut Economique de Montréal. Elle y est l'auteur d'une remarquable note économique qui, en s'appuyant sur un cas d'actualité, et dans un style d'une grande économie de mots, nous rappelle fort à propos comment les lois anti-trust ont le plus souvent pour effet de pénaliser les consommateurs. Nous remercions l'IEDM de nous avoir aimablement autorisé à reproduire ce texte.

En mai 2012, après deux ans d’enquête, le président de la Commission européenne de la concurrence (CEC), M. Joaquin Almunia, a demandé à l’entreprise Google de modifier le fonctionnement de son moteur de recherche, sous peine d’une poursuite. Selon la CEC, Google abuse de sa position dans les marchés des moteurs de recherche sur Internet et des publicités en ligne (1).

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mardi 29 janvier 2013

Résilience et réchauffement climatique : la réponse libérale

Jonathan AdlerL'intense discussion qui a suivi la publication du texte de quatre scientifiques belges nous incite à reprendre la conclusion d'une étude de Jonathan Adler traduite et déjà publiée, en août 2000, sur le site de l'Institut Euro 92.

Son originalité est de se placer en deçà du débat scientifique entre "réchauffistes/climato-sceptiques" pour seulement poser la question de la meilleure assurance possible en situation d'aussi grande incertitude. Une approche qui remet le libéralisme au coeur de la problématique de réponse politique aux défis de l'environnement, et qui est d'autant plus d'actualité que se renforcent les doutes sur la vraisemblance des scénarios excessifs dont nous abreuve l'écologiquement correct.

Le véritable choix auquel nous sommes confrontés en matière d'effet de serre est entre: 1/ prendre des mesures qui limitent les choix économiques des individus et ont pour conséquence de freiner la croissance ainsi que l'innovation, et 2/ prendre d'autres mesures qui libèrent les énergies créatrices de manière à favoriser l'innovation et renforcer ainsi les capacités de résilience de la société.

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mercredi 23 janvier 2013

Union bancaire : la grande leçon de la comparaison Nevada-Irlande

Daniel GrosVoici un texte dont le sujet intrigue. Il a été publié en anglais à la mi-octobre sur le site du Center for European Policy Studies, l'un des grands think tanks économiques de Bruxelles, sous la signature de Daniel Gros. Qu'est-ce que le Nevada peut bien avoir à nous enseigner à nous, européens ?

Réponse de Daniel Gros: qu'il est bien plus important et urgent de terminer la mise en place d'un véritable marché unique des services bancaires et financiers que de chercher à réaliser une hypothétique union budgétaire et fiscale européenne.

La crise de l'euro a démontré comment un Etat insolvable peut entraîner la destruction de son système bancaire national - cas de la Grèce -, mais aussi comment un système bancaire insolvable risque d'entraîner la faillite de l' Etat – cas de l'Irlande et de l'Espagne (Wyplosz 2012).

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mercredi 16 janvier 2013

Réchauffement climatique : "un climat, deux mesures"

Professeur Samuel Furfari Si tant est qu'il ait jamais existé, le "consensus climatique" est désormais dépassé par les faits. Quatre scientifiques et universitaires belges de renom (Samuel Furfari, Istvan Marko, Henri Masson et Alain Préat) nous rappellent qu'il est grand temps de remettre les pendules de la science à l'heure.

La conférence climatique de Doha (Qatar), qui vient de s’achever, se solde par un nouvel échec. Pourtant, l’écho médiatique de cette dix-huitième conférence climatique fut conforme au discours convenu : la Terre se réchauffe, les émissions humaines de gaz à effet de serre sont la cause dominante de ce réchauffement, nous courons à la catastrophe. Bien qu’il n’y ait qu’un seul climat, il semble y avoir deux mesures dans la communication sur le sujet.

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vendredi 11 janvier 2013

Changer le mariage civil : "le premier mensonge"

« Il faut de l'agréable et du réel ; mais il faut que cet agréable soit lui-même pris du vrai », disait Blaise Pascal (1623-1662).

Nouvelle pièce à notre discussion sur le projet de réforme des articles du code civil concernant le mariage, cette réflexion que nous fait parvenir notre ami Guillaume Trémeaumédecin à Lyon. 

Ce qui a été frappant, dans l’historique du projet de loi d’ouverture du mariage civil aux personnes de même sexe, c’est la façon dont le débat s’est installé, puis comment il a évolué par la suite. Nous sommes partis d’une relative indifférence, à l’issue de l’élection présidentielle, pour en arriver aux diatribes et controverses les plus virulentes, quelques mois plus tard. La passion a vite pris le pas sur l’apathie. Mais l’indifférence initiale n’était finalement pas surprenante. 

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mercredi 9 janvier 2013

Le débat sur l'austérité : réponse "autrichienne"

Elle vient de Philipp Bagus auteur d'un excellent livre, "The Tragedy of the Euro", dont la traduction française parait ce mois-ci aux éditions de l'Harmattan. La version originale de l'article qui suit a été publiée sur le site du Mises Institute.

Bien des politiques et des commentateurs, comme Paul Krugman, prétendent que l'austérité budgétaire est aujourd'hui le problème de l'Europe, c'est à dire que les dépenses publiques y seraient insuffisantes. 

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lundi 7 janvier 2013

Affaire Depardieu : ce que leur rhétorique dévoile de la véritable nature de nos hommes politiques

Lemennicier.jpgLa décision de Gérard Depardieu de s'exiler d'abord en Belgique, puis finalement en Russie ne cesse d'attiser les commentaires. Bertrand Lemennicier nous livre une critique à la Rothbard de tout ce que cette logomachie révèle comme lourds sous-entendus.

Il est intéressant d'examiner la rhétorique et la symbolique des discours et invectives que les hommes politiques de gauche, mais aussi de droite, adressent à ces récalcitrants qui ne veulent plus payer leurs impôts en France, et qui désirent changer de nationalité. Elles dévoilent la vraie nature de ceux qui nous gouvernent.

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samedi 5 janvier 2013

Une étude de l'IREF : les hausses d'impôts ne feront pas baisser le déficit budgétaire pour 2013

Me Jean-Philippe DelsolDans tous les cas de figure, le scénario annoncé par le Gouvernement (atteindre un déficit de 3% du PIB en 2013) est irréaliste. Tel est le verdict sans appel d'une étude que l'Institut de Recherches Economiques et Fiscales (IREF), dirigé par Me Jean-Philippe Delsol, vient de publier sur son site. Nous vous en présentons ci-dessous un extrait (introduction + conclusion).

Le Projet de Loi de Finances 2013 fixe l’objectif d’un retour à 3% de déficit en 2013. Pour ce faire, un plan d’augmentation des recettes et de réduction des dépenses, de près de 30 milliards d’euros va être mis en œuvre.

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vendredi 4 janvier 2013

Le débat sur l'austérité budgétaire : mythes et réalités - l'exemple anglais

Russ Roberts Selon les médias, l'état actuel de l'économie britannique apporterait la preuve définitive de l'échec inévitable des politiques d'austérité budgétaire. Sur le site Café Hayek, l'économiste américain Russ Roberts nous dit ce qu'il faut précisément penser de ce genre de démonstration.

Comme tout le monde à l'école, j'ai appris que ce sont Roosevelt et son New Deal qui ont sorti l'économie américaine des affres de la Grande Dépression. Comme tout le monde, je savais que c'est Keynes qui avait raison. Il n'y avait qu'à regarder ce qui s'est passé après que Roosevelt ait mis en œuvre son programme : la Grande Dépression s'est arrêtée.

Finalement, toute cette histoire était fausse.

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mercredi 2 janvier 2013

Perspective 2013 : Non, Monsieur le Président, votre méthode n'est pas la bonne !

Alberto AlesinaEn réponse aux bons voeux de notre Président, nous vous proposons de lire la traduction d'un article signé par Alberto Alesina et publié à la fin novembre (sous le titre "Cutting Deficits by Cutting Spending") sur l'excellent site d'analyse économique VoxEU.org.

Alberto Alesina est cet économiste de Harvard qui vient de démontrer à nouveau combien il est préférable de baisser les dépenses plutôt que d'augmenter les impôts pour relancer la croissance et l'emploi (mais à la condition - importante - de coupler cette stratégie avec de véritables réformes de fond). Dans ce texte, il livre les conclusions de ses recherches.

Les Etats qui croulent sous les dettes et se débattent dans les difficultés économiques croissantes doivent-il à tout prix donner la priorité à la réduction de leurs déficits budgétaires ?

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mercredi 26 décembre 2012

Mariage : technologie et marché politique condamnent le droit civil à évoluer

Lemennicier.jpgDébat : Bertrand Lemennicier répond un par par aux arguments développés par Jennifer Roback pour s'opposer à ceux qui proposent de "privatiser le mariage".

Henri Lepage a eu une excellente idée de publier, en langue française, l’article de Jennifer Roback à propos du « mariage gay ». Celle-ci stigmatise la position des libertariens américains en critiquant leur idée de « sortir l’Etat des affaires de mariage » avec un « slogan » simple : privatisons le mariage et le problème disparaîtra. Elle trouve cette attitude contestable voire irresponsable. En effet, pour elle, cette position esquive le débat le plus fondamental ; celui du concept de parentalité et des relations parents-enfants.

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mercredi 19 décembre 2012

Réhabiliter la "Loi de Say" et comprendre pourquoi le marasme économique persiste

Olivier Braun nous invite à redécouvrir la "Loi de Say", l'une des plus grandes contributions françaises à la théorie économique qui, pour les manuels, n'est plus que la relique dépassée d'un enseignement depuis longtemps révolu.

Il s'agit au contraire d'un concept qui - comme l'illustrent a contrario les propos caricaturaux d'un Montebourg - reste aujourd'hui encore essentiel pour mieux comprendre et expliquer les raisons profondes de la persistance du marasme économique. 

Les dirigeants politiques, dès lors qu'ils sont soucieux du bien commun et de la prospérité de leurs compatriotes, ne sauraient méconnaître les principes fondamentaux de la science économique. Car alors, « s'ils manquent d'en tirer le meilleur parti, s'ils méconnaissent ses enseignements et ses avertissements, ce n'est pas la science économique qu'ils annuleront ; c'est la société et le genre humain qu'ils fouleront aux pieds. »1

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jeudi 13 décembre 2012

"Privatiser le mariage" : pourquoi la solution libertarienne n'en est pas une

Jennifer Roback Mor'seTroisième pièce de notre débat, ces deux textes (trouvés sur le web) d'un ancien professeur de George Mason University, également chercheur à la célèbre Hoover Institution, Jennifer Roback, fondatrice et Présidente du Ruth Institute

Elle s'adresse à ses amis libertariens et explique pourquoi la privatisation du contrat de mariage ne saurait constituer la réponse appropriée aux revendications communautaristes des partisans du "mariage pour tous". Une intéressante analyse fondée sur une vision Hayékienne du mariage en tant qu'institution. Voici ce qu'écrit Jennifer.

En tant que libertarienne moi-même, je suis personnellement très déçue que la position par défaut des libertariens dans le débat sur le mariage se résume en définitive à ressasser la même phrase toute faite, à savoir : “il n’y a qu’à privatiser le mariage. ”  Très sincèrement, cette position est plus que contestable.

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mardi 11 décembre 2012

Code civil : séparons le mariage de l'Etat !

Damien ThellierSeconde contribution au débat sur la réforme des articles du code civil relatifs au mariage : celle de Damien Thellier, le fondateur et président de l'Institut Coppet.

Après la séparation de l'Eglise et de l'Etat, pourquoi ne pas aller jusqu'au bout et revendiquer sans crainte la séparation du mariage et de l'Etat.

Les partisans du « mariage pour tous » ont tendance à identifier leur combat avec celui de la liberté individuelle. Malheureusement, c’est exactement le contraire. La redéfinition du mariage par l’État menace gravement les libertés individuelles. Si vous n’êtes pas d’accord avec cette redéfinition du mariage, quand celle-ci sera imposée par la loi, aurez-vous le droit de le dire ?

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vendredi 7 décembre 2012

Code civil : Libérons le mariage, privatisons le contrat de mariage !

Lemennicier.jpg Avec ce texte de Bertrand Lemennicier, nous ouvrons une série de papiers par lesquels nous convions nos amis à participer au débat sur la réforme des articles du code civil concernant le mariage.

Sa conclusion : si les groupes de pression homosexuels militaient pour la privatisation du contrat de mariage, au moins ils rendraient service à la communauté entière au lieu de chercher à satisfaire leurs intérêts particuliers

Les homosexuels devraient y regarder à deux fois avant de militer pour bénéficier du statut de marié offert aux hétérosexuels.

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lundi 3 décembre 2012

Zone euro : comment la BCE organise l'inévitable faillite souveraine

Jacques DelplaJacques Delpla n'est pas un adepte de la langue de bois. Dans deux interventions au ton très direct - l'une sur l'antenne de Radio classique , l'autre sur le blog Les Echonoclastes des Echos - il esquisse le scénario des événements qui, sans que ce soit nécessairement l'apocalypse, vont encore secouer la zone euro.

La restructuration (i.e. le défaut) des dettes souveraines est-elle inévitable en zone euro ? Oui, c’est évident aujourd’hui.

Le FMI l’a implicitement admis dans son dernier rapport semestriel: historiquement, les pays développés avec une dette supérieure à 100% du PIB n’ont pu la réduire qu’avec de l’inflation (surtout) et de la croissance (souvent engendrée par une forte dévaluation).

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vendredi 30 novembre 2012

Et pourquoi pas une "liberté de conscience" pour les contribuables ?

Me Jean-Philippe DelsolJean-Philippe Delsol , administrateur de l'IREF, interpelle le Président de la République : puisqu'il s’est fait le chantre de la clause de conscience pour la célébration du mariage pour tous par les maires, pourquoi ce qui est autorisé pour les maires ne le serait-il pas pour les contribuables ?

N’y a-t-il pas de quoi admettre la liberté de conscience fiscale, quand le contribuable est confronté à l’immoralité d’une fiscalité confiscatoire, inefficace et mal fondée dans ses buts comme dans ses moyens ?

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vendredi 23 novembre 2012

Un guide pour les Indignés : Wilhelm Röpke et l'Ordolibéralisme contre le "capitalisme de connivence"

La Crise a incité les adversaires du capitalisme à se mobiliser au sein de mouvements comme "Occupy Wall Street", les Indignés, etc... Certaines de leurs critiques peuvent être fondées, mais ils ne voient pas qu'au fond, ils se trompent de cible. 

Pour le leur expliquer, rien de mieux que de revenir à un auteur qu'on ne peut guère qualifier d'ultra-libéral tant il a une rhétorique critique vis à vis du capitalisme de son temps, Wilhelm Röpke. L'analyse des reproches qu'il fait au capitalisme permet de mieux cerner le véritable adversaire : le capitalisme de connivence (ce que les anglo-saxons nomment le "crony capitalism").

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vendredi 16 novembre 2012

Bernanke et le QEIII : pourquoi la grande inflation US n'est pas pour demain...

Steve_Hanke.jpg Le danger viendra peut-être. Mais il faudra du temps avant qu'il ne se concrétise. Pour le moment c'est l'ampleur du déficit de création monétaire entretenu par le mouvement de recapitalisation bancaire et financière qui domine la conjoncture et les perspectives économiques à moyen-terme.

Ceci est la seconde partie de l'entretien accordé à Econtalk par le Professeur Steve Hanke avec pour sujet l'hyperinflation. L'interview était animée par Russ Roberts du Liberty Fund.

Roberts: Les Etats-Unis ont un gros problème de budget. Depuis quatre ans, l'état dépense en moyenne mille milliards de dollars de plus qu'il n'engrange de recettes (3 700 milliards de dépenses, 2,7 milliards de recettes). Auparant le déficit était moindre, mais cela fait maintenant dix années que le trésor US est constamment en déficit.

Pourtant les gens continuent d'acheter ses obligations et ses bons du trésor. Et apparemment tout semble aller pour le mieux.

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lundi 12 novembre 2012

Pourquoi il faut laisser les magasins ouvrir le dimanche

Dans cet excellent texte Vincent Bénard dissèque l'ensemble des avantages contre-intuitifs qu'apporte une concurrence libre.

La question du travail dominical rebondit avec la décision de la cour d’appel de Versailles d’interdire à la chaîne Bricorama d’ouvrir le dimanche autour de Paris. 

Passons sur le caractère injustement discriminatoire de la loi ici invoquée par le tribunal: les concurrents de Bricorama, la plupart détenus par de grands groupes de distribution, peuvent rester ouverts parce qu’ils sont implantés dans des “PUCE”, “Périmètres d’Usages de Consommation Exceptionnelle” (Seule la bureaucratie française pouvait créer un tel chef d’oeuvre d’ “art administratif”), alors que l’indépendant Bricorama a choisi de répartir des magasins plus petits selon un maillage plus fin, mais hors zones privilégiées par l’administration. 

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lundi 5 novembre 2012

Faut-il libéraliser le commerce de la drogue? Poser les bonnes questions et remettre le débat en perspective.

Lemennicier.jpgLe retour du débat sur la dépénalisation des drogues douces a incité notre ami Bertrand Lemennicier à reprendre et actualiser un texte de 1992 où il compare les coûts et avantages d'une politique de prohibition avec les autres options possibles.

Comme la loi interdit de présenter sous un jour favorable les consommations illicites et tous les délits liés à la toxicomanie, le fait même de contester les bienfaits de la prohibition est souvent pris pour un encouragement "moral" à la consommation de drogue. Cet amalgame est fait pour empêcher les honnêtes gens de réfléchir à la politique de prohibition.

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lundi 29 octobre 2012

Lettre ouverte aux "Pigeons" présents et futurs pour les convaincre de passer à l’action

Philippe Nemo Nombreux sont les chefs d’entreprise, cadres, économistes, « experts », journalistes économiques, qui votent à gauche. C’est là un sujet permanent d’étonnement pour le philosophe que je suis qui, par métier, connaît les idéologies et sait que, dans le système intellectuel du socialisme, l’économie de marché n’a pas de place.

D’où vient donc que les praticiens de l’économie soient si nombreux à se faire des illusions sur les intentions de la gauche à leur égard ?

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lundi 15 octobre 2012

30 ans de décentralisation, quel bilan? ? quelles perspectives ? Les réponses d'un responsable politique libéral

A l'occasion des "états généraux de la démocratie locale", le magazine Online Atlantico a posé à trois personnalités des questions sur le bilan de la décentralisation et ses perspectives. Parmi les personnes interrogées, Aurélien Véron, Président du Parti Libéral Démocrate, dont vous trouverez ci-dessous l'intégralité des excellentes réponses. 

Question : Pendant deux jours, les élus ont pris la parole sur le prochain "acte de la décentralisation", à l'occasion des Etats généraux de la démocratie locale. Ce prochain acte de décentralisation est-il vraiment une bonne nouvelle ? Quel est le bilan des 30 ans de  décentralisation ?

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