Institut Turgot

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mardi 22 décembre 2009

Une approche schumpétérienne de la crise et de la sortie de crise - entretien avec Jean-Jacques Rosa

Il y a presque un an (le 13 janvier 2009), Jean-Jacques Rosa, professeur émérite à Sciences-Po Paris, avait participé à la réunion organisée par l'Institut Turgot sur la Crise, avec notamment la participation d'Alain Madelin.

A cette occasion, il avait évoqué le rôle déterminant de l'innovation dans la genèse des événements qui ont mené à la crise financière 2007/2008. Je suis retourné le voir pour lui demander de s'expliquer plus longuement sur ce thème.

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Dans cet entretien, filmé dans les locaux de l'Institut Turgot, Jean-Jacques Rosa présente une interprétation Schumpétérienne de la Crise, sensiblement différente de l'explication monétaire et hayékienne que j'ai moi-même présentée sur ce blog, mais très proche de la vision offerte par Charles Gave (développée dans les commentaires qui ont suivi la publication de l'entretien filmé au début de l'été).

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samedi 19 septembre 2009

L'après-crise : crise en Europe, boom en Asie - un entretien avec Charles Gave

Notre ami Charles Gave vient de publier un nouveau livre où il s'attache à décrire les différents ressorts de la crise financière et économique. Son titre : "Libéral mais non coupable", chez Bourin éditeur.

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D'ores et déjà cet ouvrage vient de faire, à juste titre, l'objet d'une série d'excellentes revues dans la presse : dans le Figaro, sous la plume d'Yves de Kerdrel, dans le journal des finances hebdo sous la plume d'Henri de Castries, dans Valeurs Actuelles, sur France Culture...

Fin mai, nous nous êtions rencontrés pour réaliser une interview, publiée au mois de juillet dans la revue Politique internationale de Patrick Wajsman. Cette interview a fait l'objet d'un enregistrement vidéo, dont voici un long extrait où Charles Gave nous donne son sentiment sur la façon dont le monde va sortir de la crise. Son diagnostic est enthousiaste dès lors qu'il s'agit de l'Asie, mais plutôt franchement inquiet quant à l'avenir de l'Europe.

Charles Gave sera à nouveau l'invité de l'Institut Turgot et de l'Institut Euro92 lors d'une réunion à l'Assemblée nationale prévue pour le 7 octobre au soir. Les invitations seront prochainement envoyées par mail.Si vous ne figurez pas sur nos listes, inscrivez-vous en envoyant un courrier à infoturgot@gmail.com

Pour avoir une bonne écoute, n'oubliez pas de vous équiper d'un casque audio réglable.

vendredi 24 juillet 2009

Retraites : les finances de la capitalisation, un entretien avec Georges Lane

L'effondrement des bourses provoqué par la crise financière semble apporter de l'eau au moulin de ceux qui défendent à tout prix le régime de répartition contre l'idée d'un passage à la capitalisation. Nous sommes allés demander à Georges Lane, qui enseigne l'économie et la finance de l'assurance à l'Université Paris IX-Dauphine, ce qu'il fallait penser de ces arguments.

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Georges Lane est, avec le professeur Jacques Garello, l'auteur d'un livre en trois volumes "Futur des retraites et retraites du futur", édité par les éditions de l'IREF et Contribuables associés. Le troisième volume, qui traite de "La transition" vient de paraître. Ils y rappellent que l'un des principaux mérites économiques de la capitalisation est de réactiver une épargne qui fait actuellement défaut à un grand nombre de pays notamment la France; et que cela permet d'espérer 1. le retour d'une croissance plus forte, et 2. des périodes de transition plus courtes que ce qui est généralement planifié au départ. Au Chili, par exemple, le passage à la capitalisation généralisée a pris seulement quinze ans, au lieu des vingt cinq initialement prévus.

Georges Lane évoque le rôle des innovations financières et en quoi elles viennent renforcer les arguments économiques en faveur de l'adoption de la capitalisation (20'). L'entretien contient également une digression où Georges Lane revient sur l'un des aspects peu évoqués de la crise financière : le rôle des CDS (Credit Default Swaps) et l'abus d'usage du concept d'assurance qui leur est associé (30').