mardi 1 mars 2016

Macroéconomie : pourquoi on n'a pas besoin de taux négatifs

Il se pourrait que nous soyons à la veille d'une profonde révision de la vision macroéconomique conventionnelle - qui est à l'origine de l'incroyable impasse dans laquelle nos banques centrales nous ont fourvoyés.

Alors que les médias bruissaient de rumeurs concernant une possible conversion de la Fed aux taux négatifs, une nouvelle a pris la plupart des acteurs économiques américains à contrepied : la publication du chiffre de l'inflation pour janvier 2016i.

Ce mois-là la hausse de l'indice des prix à la consommation a été de 0,29 % alors que les spécialistes attendaient 0,20 %. Non seulement c'est beaucoup plus que ce à quoi les marchés s'attendaient, mais c'est aussi la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis mars 2006. Par ailleurs, l'évolution de la masse monétaire (Divisia M4ii) semble indiquer que cette reprise de la hausse des prix devrait se poursuivre au cours des prochains mois. Selon Steve Hanke, Professeur à The Johns Hopkin University (Baltimore), la monnaie est aujourd'hui sur un rythme de croissance annuelle compatible avec le retour de la demande domestique finale sur un trend moyen de 4,8% (en nominal).

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mercredi 3 février 2016

Guerre au cash et taux négatifs

(Nouvelle version mise en ligne le 6 février)
Dans la rubrique commentaires de mon article « Economie US : normalisation, cul de sac ou Armageddon », j'ai trouvé la question suivante (signée Philippe):
« Merci pour cet article, un peu technique pour les non spécialistes.
D'une façon plus générale, que pensez-vous des bruits de plus en plus insistants sur les 'avantages' d'une société cashless, qui permettrait de relancer plus facilement l'inflation, véritable bouée de sauvetage des gouvernants de tous bords pour échapper à leurs responsabilités?
Par ailleurs, quel est votre pronostic à long terme de sortie de crise: déflation, hyperinflation, les deux successivement?...
 »
Voici ma réponse à l'auteur de ce message.

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mardi 8 décembre 2015

Régionales: réflexions sur la poussée (inexorable ?) du Front National

Pour les libéraux français, observe Vincent Bénard, le constat d’échec dure et perdure avec la même sévère acuité, année après année. L’étatisme sous toutes ses formes, qu’il soit semi-autoritaire honteux ou autoritaire décomplexé, socialiste de gauche, socialiste de droite ou communiste, représente plus de 9 électeurs sur 10. Peut-on encore espérer entraver cette dérive qui s'accélère ?

La loi des urnes est dure, mais c’est la loi: le Front National emportera au minimum 3 et peut être 6 régions de France métropolitaine à l’issue des régionales, en fonction des jeux de listes qui se joueront entre les deux tours. Le FN est aujourd’hui le premier parti de France, devant le PS qui paie 3 ans d’incurie gouvernementale, et les républicains, ex-UMP, qui n’excitent guère les foules, plombés par leur bilan en demi ou plutôt en tiers-teinte entre 2002 et 2012, et par la personnalité toujours aussi antipathique de leur président.

La banalisation de l’autoritarisme par le gouvernement

Premier constat que je n’ai vu dans la bouche d’aucun commentateur politique ce soir: la réaction du gouvernement aux attentats du 7 janvier puis du 13 novembre rend particulièrement inopérante la rhétorique anti-fasciste habituellement déployée contre le FN par les partis établis. Difficile de prétendre que “les Fachos, c’est le FN”, lorsque l’on a fait voter une loi renseignement qui élimine la notion de vie privée, que l’on songe à prolonger l’état d’urgence dans des termes qui rendent la notion d’état de droit pour le moins évanescente, et que les bavures de cet état d’urgence se multiplient. Après tout, on ne retrouve des armes que dans une perquisition sur 7, et la presse régionale fourmille d’articles où l’on s’interroge sur le bien fondé des opérations de police opérées, eu égard à leur finalité officielle, la lutte contre le terrorisme.

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mercredi 4 novembre 2015

Histoire d'un gouvernement qui ne pouvait pas dire non (...à la manière de Bastiat)

Arnaud Deseau est actuellement étudiant en seconde année de Master en sciences économique à l'Université catholique de Louvain (Belgique). Il nous propose un essai de fable économique "à la Bastiat" qui lui a été inspirée par l'actualité économique, en particulier la crise de la filière porcine.

Dans le pays de Monocéphalie, la tradition veut que dès qu'une chose se passe mal, on se tourne vers le gouvernement de ce pays. Non pas que l'on ne sait régler ses problèmes soi-même ; mais il faut dire que l'appareil d’État de ce pays est si développé, si faste, que l'on se plaît à y recourir, tant il rappelle les grandeurs passées du temps où la Monocéphalie s'étendait par delà les mers et les océans.

Les Monocéphaliens sont un peuple fier – borné – et ils ne sauraient déroger aux traditions de leur pays, d'où qu'elles viennent – et ce même si la mémoire humaine à perdu le pourquoi du comment ainsi que le bien fondé de certaines coutumes.

Il n'y a pas tradition plus partagée et plus usée que celle qui veut que chaque Monocéphalien, lorsqu'il a du souci, se présente à Monocéphalia – la capitale – pour réclamer une aide ou un soutien. Cette coutume est même, disent certains, le ciment, le liant de la nation Monocéphalienne, tant elle rapproche tous les citoyens de leur État à tout moment de leur vie.

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lundi 21 septembre 2015

Interview : Le nuage noir d'une gouvernance fiscale mondiale

Cette interview, signée par le journaliste Gilles Pouzin, fait partie d'un dossier spécial "Santé publique et politique fiscale" qui vient d'être publié en supplément de Politique Internationale, la revue trimestrielle de Patrick Wajsman.

Gilles Pouzin : Les instances internationales comme le G20, l’ONU, le FMI ou l’OCDE s’ingèrent de plus en plus fréquemment dans la politique des états. Est-ce une réponse à la crise financière ?

Henri Lepage : C’est vrai, il y a un mouvement de transfert de l'intiative réglementaire des états vers la sphère supranationale, avec pour effet de doter certaines organisations internationales du pouvoir d'interférer de plus en plus avec la liberté d'action des états. Mais le rôle croissant des institutions internationales en matière économique et financière est davantage une conséquence des crises financières qu'une solution pour les éviter.

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dimanche 30 août 2015

Chine : fausse croissance donc fausse crise ?

Yves MontenayAprès une période de fascination assez incompréhensible pour le soi-disant miracle chinois, voici que l'amorce de sa fin semble une catastrophe planétaire ! Les bourses s'effondrent dans le sillage des matières premières.

Je pense au contraire que le dégonflement chinois n'est pas la catastrophe annoncée. Pour cela il faut d'abord distinguer la vraie croissance de la fausse.

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dimanche 9 août 2015

Pauvreté et écologie: la fausse bonne idée du Pape

Max FalqueLa Ville Sainte serait-elle mal inspirée ? La nouvelle encyclique « Laudato si » propose un changement de politique afin de faire face à la pauvreté et à la crise écologique. Ce texte que l’on peut soupçonner d’avoir été Inspiré par la « Théologie de la libération » visant indirectement à réconcilier socialisme et christianisme a, à ce titre, suscité l’enthousiasme des media bien-pensants.

Le Pape est pourtant bien placé pour savoir que l’enfer est pavé de bonnes intentions….fussent de pavés verts, roses ou rouges !

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lundi 3 août 2015

Lettre ouverte au Pape François sur le changement climatique

Marko.jpgLes risques associés à l’indigence et à des politiques énergétiques erronées sont bien plus importants et plus graves que les hypothétiques dangers dus au changement climatique. Une richesse adéquate permet aux hommes de prospérer dans un large éventail de climats ; la pauvreté, elle, sape toute prospérité humaine, même dans le meilleur des climats.

Votre Sainteté,

Si le sort de nos frères humains, de la nature et de notre environnement est d’une importance capitale, il est tout aussi impératif, dans une démarche se revendiquant de la science, que les règles fondamentales de celle-ci soient scrupuleusement respectées. Force est de constater en lisant votre encyclique, Laudato Si', dont la parution à quelques mois de la prochaine congrégation sur le changement climatique à Paris (COP21) donne un signal fort d’encouragement aux dirigeants de notre monde et aux organismes alarmistes non-gouvernementaux, que vous avez choisi de vous aligner sur les thèses officielles basées sur les conclusions du GIEC (groupe intergouvernemental sur l’étude du climat).

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lundi 20 avril 2015

Pauvre CO2 !

Marko.jpg Coup de gueule d'Istvan Marko, le directeur scientifique de "Climat: 15 vérités qui dérangent", à propos des affirmations sur le réchauffement climatique sans cesse répétées par les fanatiques du GIEC. Professeur de chimie organique, il sait de quoi il parle.

Non, non, non et non !! Je le répète et le répéterai sans cesse : le CO2 n’est ni un poison, ni un polluant ! Il ne l’a jamais été et il ne le sera jamais !

Malgré les nombreuses campagnes de désinformation, menées par des ONG environnementalistes sans scrupule, qui n’hésitent pas à endoctriner nos jeunes têtes blondes dès le début de leurs études, en dépit des accusations médiatiques injustes relayées par certains journalistes trop occupés pour vérifier leurs sources les plus fondamentales ou déjà acquis à « la cause », et nonobstant sa condamnation par certains politiciens dogmatiques et aux connaissances scientifiques hésitantes, le CO2 est et reste ce qu’il a toujours été : l’une des molécules les plus importantes de la vie !

Pas de CO2 et pas de vie sur Terre telle que nous la connaissons.

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mardi 27 janvier 2015

"Je suis Charlie", un erreur stratégique

Tout le monde a salué le « sans-faute » de François Hollande dans sa gestion de l'après 7 janvier. Je pense au contraire qu'il a fait une faute aux conséquences désastreuses, et que s'y ajoutent des erreurs d'analyse.

La manifestation quasi unanime, responsables de nombreux pays en tête, fut un grand moment. Même l'Arabie en était ! Hypocrisie ? Cela montre en tout cas qu'on n'ose pas s'opposer officiellement à  certaines valeurs ... et surtout que tous les pays ont compris qu'ils pourraient eux aussi être victimes du terrorisme.  

Un « sans-faute » de François Hollande donc ? Pas à mon avis : le slogan « je suis Charlie » n'étais pas limpide et son ambiguïté est apparue les jours suivants. Beaucoup l'ont compris comme « je suis avec les victimes ». Mais il signifie aussi « Nous sommes avec le journal », interprétation confirmée par le million d'euros donné pour le relancer. Or l'État n'a pas à « être » un journal particulier, il doit seulement protéger la liberté d'expression. D'autant que ce journal n'est pas n'importe lequel, mais est spécialisé dans des caricatures féroces à destination d'un public assez restreint. Il ne reflétait donc en rien des idées majoritaires ou pouvant être brandies comme représentant la France et ses idées.

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lundi 19 janvier 2015

Liberté et responsabilité d'expression : le rôle du libre-arbitre

Bessard.jpg Dans l'usage d'une société civilisée, le libre arbitre de chacun détermine ce qui peut être dit en quelles circonstances. Tel est l' important rappel à la responsabilité individuelle sur lequel insiste Pierre Bessard, Directeur de l'Institut Libéral basé à Genève, dans un texte dont la version originale a été publiée dans L'Agefi.

Les événements tragiques récents de Paris ont invité à une réflexion sur la liberté d'expression. Et si aucune provocation par les mots ou l'image ne peut jamais justifier d'y répondre par les armes, il convient de s'interroger, avec un peu de recul, sur l'usage de ladite liberté dans une société civilisée. Il ne fait aucun doute que la liberté de pensée, la liberté scientifique, la liberté d'expression et d'émission de la pensée sont des valeurs fondamentales qui ont permis à l'humanité les progrès spectaculaires réalisés notamment depuis les Lumières et la révolution industrielle.

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jeudi 15 janvier 2015

Etre ou ne pas être Charlie ? Une réponse philosophique

Au lendemain du drame de Charlie Hebdo, Damien Theillier a publié sur son site Nicomague II, une courte et remarquable synthèse de la manière dont les libéraux approchent la problématique de la liberté d'expression. Quelques principes fondamentaux qu'il n'est pas inutile de rappeler dans le climat actuel d'exacerbation des sensibilités.

Tout m’oppose à Charlie. Ses valeurs ne sont pas les miennes. 1° Je suis catholique, donc la cible d’attaques fréquentes de Charlie. 2° Je soutiens le libre marché, le droit de propriété et la liberté économique : tout ce que Charlie justement déteste. 3° Je n’aimais pas Bernard Maris, l’économiste du pouvoir en place, le chantre du collectivisme et de la sociale-démocratie (qu’il repose en paix). Quand il m’arrivait de l’entendre sur France Inter, je le trouvais mauvais et malhonnête intellectuellement. Pour autant, je considère la pluralité des opinions politiques comme légitime et je ne déteste pas l’humour satirique de Charlie Hebdo, très français en fait, dans la veine de Voltaire, de Rabelais.

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mardi 6 janvier 2015

Nicholas Taleb: excellence et fragilité de l'Antifragile

Notre ami Drieu Godefridi nous envoie, ci-dessous, une note de lecture critique sur « Antifragile : les bienfaits du désordre » le dernier livre de Nassim Nicholas Taleb paru cet été aux éditions Les Belles Lettres.

Par ses réflexions sur le risque, l'incertitude, la complexité et les mécanismes de résilience, ainsi que par son opposition au déterminisme des modèles mathématiques de la science économique et financière contemporaine, la pensée révolutionnaire de Taleb (statisticien de profession) s'inscrit de fait dans une ascendance libérale de type franchement "autrichienne".

Né en 1960 à Amioun, au Liban, Nassim Nicholas Taleb s’est fait connaître par la parution, en 2007, de The Black Swan: The Impact of the Highly Improbable, une étude des événements imprévisibles, dans lequel il annonçait la crise financière qui débuterait quelques mois plus tard. À maints égards, par ses sources et son cadre de références, Taleb s’inscrit dans la grande tradition libérale. C’est un penseur puissant et profondément original, dont l’humour et l’ironie ne sont pas sans évoquer le style de Jean-François Revel.

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mercredi 31 décembre 2014

Loi Touraine : "Je ne suis plus médecin mais... officier public de santé".

Enfin une analyse qui révèle clairement ce que sont les enjeux de la loi Touraine (qui parachève l'étatisation bureaucratique du système de santé) et pourquoi nos libertés personnelles sont directement concernées. Le saviez-vous ? A lire et largement diffuser.

« Aujourd'hui est un beau jour pour mourir » est une parole prêtée aux guerriers Sioux et Cheyennes le jour de la bataille de Little Big Horn contre les troupes de Custer qui attaquaient leur village. Cela veut dire que c’est la dernière bataille, celle où se joue la survie. Le dernier choix libre est la mort au combat.

Aujourd’hui ce qui reste de la médecine libérale livre son dernier combat pour sa survie.

Cette loi santé aura aussi des conséquences graves pour les patients. Il semble que bien peu de gens en soient conscients Ainsi non seulement la Sécu rembourse de moins en moins et prélève de plus en plus mais :

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dimanche 7 décembre 2014

Les marchands de l'apocalypse climatique sont de retour

Marko.jpgCette fois, c’est parti. Le rouleau compresseur de la désinformation climatique s’est mis en branle et, dans les jours, les semaines et les mois qui vont suivre, va nous laminer sous le poids de ses annonces climato-cataclysmiques. Un vrai festival de terreur-fiction surréaliste nous attend.

Et pourtant, la période estivale avait été paisible : pas un zélote du brûlot mondial à l’horizon. Il faut dire que le temps, assez peu avenant, n’était guère propice aux élucubrations sur un hypothétique réchauffement climatique. Hélas, comme les hirondelles sont annonciatrices du printemps, la fin de l’été nous apporte le retour des prédicateurs de l’apocalypse climatique.

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mercredi 26 novembre 2014

"Capitalisme" : le scandale de la série d'Arte

Emmanuel MartinLa diffusion par la chaine de télévision Arte de sa série documentaire ayant pour titre "Capitalisme" (six épisodes) a provoqué une profonde indignation chez tous nos amis. Une lettre collective de protestation, dont l'Institut Turgot était l'un des signataires, a été envoyée à la direction de la Chaine.

Emmanuel Martin, le directeur d'IHS-Europe , dénonce le scandale de cette formidable entreprise de désinformation et de propagande idéologique antilibérale, financée avec nos impôts (l'argent des autres).

Caméras vidéo pour filmer, micros pour la prise de son, lumières pour l’éclairage, avions pour se déplacer dans 22 pays, ordinateurs et logiciels pour composer, mixer, insérer des effets, finaliser, écrans de TV pour visionner tout cela… Autant de « produits » du capitalisme qui auront permis à Arte de produire et diffuser sa série intitulée « Capitalisme ». Une série… anticapitaliste. Beau paradoxe qui pose d’emblée, disons-le, le niveau d’honnêteté intellectuelle qu’on y trouve. Quelques réactions, à chaud.

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mardi 30 septembre 2014

Le réchauffement climatique : une supercherie ?

Le 22 septembre dernier nos amis Drieu Godefridi et Istvan Marko étaient invités par RTL.be à intervenir dans le cadre de leur émission "Pour ou Contre" pour répondre de manière contradictoire à la question : "Le réchauffement climatique : mensonge ou réalité ?". Y a-t-il  […]

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mercredi 20 août 2014

Attendre la reprise tue la croissance !

La reprise tardant c'est la crainte de la déflation qui a la vedette. Quelle aubaine ! Voilà un argument solide pour résister à la pression réformiste. C'est une illustration supplémentaire de l'ignorance économique, car en arrière-plan, il y a la confusion entre reprise et croissance, termes que beaucoup de politiques et de journalistes utilisent indistinctement.
 
" Reprise ou croissance peu importe, pourvu qu'on sorte de là ! " diront le gouvernement, les entreprises et l'opinion publique, ce qui accroît la confusion entre ces deux termes qui ne sont pourtant pas du tout équivalents, et ne nécessitent donc pas la même politique.

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mercredi 13 août 2014

"Common Law" contre Droit civil : l'expérience française de l'Ancien régime

Avec Hayek, nous avons pris l'habitude d'admettre que, par définition, les régimes de "Common Law" sont des système de droit économiquement plus efficaces que nos régimes de "droit civil". 
On oublie souvent que, pendant des siècles, la France fut un pays où ont coexisté les deux régimes. De ce fait notre pays offre un terrain privilégié pour tester cette affirmation. C'est ce qu'a fait David Le Bris, un jeune professeur spécialisé en finance historique dans une business school de la France méridionale. 
Les résultats de sa recherche sont sans doute déconcertants. Mais l'idée même de faire ce genre de recherche est une heureuse initiative qui mérite d'être saluée et encouragée.

Comment expliquer les fortes différences de niveau de vie observées entres les communautés humaines ? Douglas North, prix Nobel 1993, nous a appris que progrès technologiques, investissements en capital ou dans l’éducation ne sont pas des causes de la croissance mais des manifestations. Les causes sont à chercher plus profondément. Dans les institutions informelles (normes, coutumes, habitudes) et formelles dont dispose chaque communauté humaine.

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mardi 1 avril 2014

Quand la NASA joue les Nostradamus

Corentin de SalleLes ressources naturelles ne sont pas limitées. C’est leur accès qui l’est : il dépend du stade de développement technologique. Voilà un message qu'on ne répètera jamais assez.

Le Centre des vols spatiaux Goddard de la NASA vient de publier un rapport qui prédit « l’effondrement irréversible de la civilisation industrielle » d’ici une quinzaine d’années en raison de l’épuisement des ressources et de l’injuste répartition des richesses. La preuve ? Ils ont fait tourner un logiciel. D’ailleurs, poursuivent-ils, les Mayas et les Mésopotamiens ont également disparus alors que - pauvres fous - ils se pensaient indestructibles.

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vendredi 21 mars 2014

Islamophobie et extrémistes musulmans : un message venu du Maroc

Nous pensons utile de communiquer cette réaction au texte d'Yves Montenay publié il y a quelques semaines, parce qu'il donne un avis de l'extérieur. Il s'agit d'une universitaire marocaine profondément biculturelle, pétrie de culture française et de culture arabo-musulmane et qui souhaite garder l'anonymat.

Yves Montenay est d'accord avec elle sur l'idée générale, à savoir le renforcement réciproque des extrêmes, mais pas forcément sur tous les détails. Il a rajouté entre parenthèses l'explicitation de certaines allusions.

En tant que Marocaine biculturelle, je voudrais embrayer sur le débat lancé par Yves Montenay chez Turgot et qui a continué dans les Échos .

L'histoire nous enseigne que la civilisation occidentale est le syncrétisme de toutes les civilisations de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique et des idées de toutes les religions et croyances de ces contrées depuis l'Antiquité, avec certes, la prédominance de la composante judéo-chrétienne. 

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samedi 1 mars 2014

"Vive les énergies fossiles ! La contre-révolution énergétique"

Tel est le titre du livre que Samuel Furfari (l'un des membres du groupe de nos amis belges "climat-sceptiques") publie ce mois-ci aux éditions Texquis.

Son message : il nous faut revoir tous nos clichés concernant l'épuisement programmé de nos ressources en énergies fossiles. Une contre-révolution est en cours qui chamboule la géopolitique et les équilbres de force qui structuraient notre monde depuis 1945. Ce n'est pas une hypothèse, mais une réalité que, malheureusement pour eux, les européens s'acharnent à ignorer.

Ci-dessous une sélection de passages amicalement fournie par l'auteur. 

« Calomniez audacieusement, il en restera toujours quelque chose » a dit Francis Bacon en reprenant un proverbe latin médiéval. Ce mécanisme pernicieux est tel que l’idée saugrenue de la fin prochaine du pétrole est devenue une vérité pour une grande partie de la population européenne. La grande majorité des journalistes répètent comme des perroquets que la jauge du réservoir de pétrole indique la panne prochaine, que – pour les moins informés d’entre eux – le pic de production du pétrole est déjà atteint, ou – pour les plus prudents – qu’il est sur le point de l’être. 

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lundi 17 février 2014

Principes d'une Politique "honnête" : éléments pour une charte non-partisane

Si la démocratie est la source des pouvoirs et du droit, encore faut-il qu'un critère soit respecté dans le choix d'une politique et dans l'élaboration du droit :celui de l'honnêteté. Le citoyen doit faire ses choix électoraux en toute conscience, ce qui impose de la part des partis et des pouvoirs publics certaines limites.

A travers les lignes qui suivent, Olivier Braun tente de définir le contenu d'une Charte  constitutionnelle dont l'objectif serait en quelque sorte de "dé-institutionaliser" les fondements du mensonge politique.

Peu d'idées ont été plus galvaudées ni imposées comme trônant au-delà même de toute discussion, que l'idée de démocratie. 
L'adjonction de l'adjectif « populaire » au substantif relève désormais du passé, mais les problèmes que recouvre le concept de démocratie, et de son évolution illégitime, demeurent.  Au fond, la question à la base du Droit et de l'organisation sociale reste celle-ci : à quel titre un individu ou un groupe d'individus peuvent-ils commander à d'autres ?

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jeudi 30 janvier 2014

Davos, les inégalités et le "capitalisme des copains"

Allister Heath Allister Heath a passé sa jeunesse et son adolescence en France. Jeune journaliste, il a contribué à la publication d'articles sur le site d'Euro92. Il est aujourd'hui le rédacteur en chef du journal londonnien City AM.

Il était particulièrement approprié - et courageux de sa part - de choisir le moment où le gotha des hommes d'affaires et hommes politiques occidentaux était réuni à Davos pour publier cet article. Car, après tout, qui sont ces gens ? sinon les meilleurs représentants de ce système qu'il dénonce dans les lignes qui suivent.

C'est un vrai drame que de constater que tant de ces gens aussi riches et importants qui viennent de se réunir à Davos ne savent même pas faire la différence entre ce que serait un capitalisme authentique fondé sur des marchés vraiment libres et le « capitalisme de connivence » (Crony Capitalism) qui est la règle dans le monde où nous vivons. S'ils en étaient capables, ils ne se répandraient pas en propos aussi confus et absurdes à propos des inégalités, l'un des sujets qui ont dominé les discussions du World Economic Forum.

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vendredi 24 janvier 2014

Musulmans modérés, sécularisation et occidentalisation

Yves Montenay Notre ami Yves Montenay est de retour et relance la discussion sur l'islam avec un article où il répond à ceux qui, parmi nous, considèrent que la masse des musulmans modérés ne pourra jamais constituer une réponse efficace à la menace du pan-islamisme.

Il y a un terme qui est mal vu par les camps opposés, celui de « musulmans modérés ».

Les musulmans « non modérés » ironisent : « on est musulman ou on ne l'est pas », comme le répète notamment le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdoğan, justement longtemps considéré comme modéré, mais à qui le pouvoir a visiblement tourné la tête et fait perdre la modération qui l'avait amené au pouvoir.

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mardi 21 janvier 2014

Est-ce à l'Etat de décider ce qui est de l'art ou pas, et donc qui est un artiste et qui n'en est pas un ?

Aude de KerrosAude de Kerros nous rappelle à quel point les libertés d'expression et de création, dans notre pays, sont fragilisées par des institutions et des pratiques qui ne devraient pas exister.

Le 7 janvier 2014, à propos de l’affaire Dieudonné, Aurélie Filipetti déclare dans un entretien donné au Parisien : « Il n’est plus du coté des artistes et des créateurs »; « La liberté d’expression n’est pas la liberté de négation. Personne ne peut se retrancher derrière la liberté artistique pour éviter de tomber sous le coup de la loi pénale ». Par déclaration officielle : Dieudonné n’est pas un artiste, la loi pénale peut s’appliquer !

"Pas de liberté pour les ennemis de la liberté" fut illustré dans l’Histoire de façon mémorable par les révolutions française et bolchévique. Cela est rendu aujourdhui institutionnellement possible grâce aux FRAC, DRAC, CNAC, etc. créées il y a trente ans, en 1983 pour diriger la création artistique en France.

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vendredi 17 janvier 2014

Les apories d'un libéralisme de gauche

Drieu GodefridiOn nomme aporie (en grec "aporia", absence de passage, difficulté, embarras) une difficulté à résoudre un problème. Le sens actuel d'aporie est plus fort et concerne tout problème insoluble et inévitable. 0n peut dire aussi que l'aporie est une impasse dans un raisonnement procédant d'une incompatibilité logique.(1)

Drieu Godefridi décrit l’incohérence d'une tentative ratée de greffe d’un cactus économique fantaisiste sur un rosier de références libérales.

En tant que libéraux, n’avons-nous pas le devoir de nous intéresser à tout ce qui se réclame du libéralisme ? C’est dans cette optique que je m’étais immergé, il y a quelques années, dans la littérature anarcho-libertarienne.

Plus récemment, je me suis penché sur ce que l’on appelle le libéralisme de gauche, en la personne d’une intellectuelle francophone, Sophie Heine, qui a publié « Oser penser à gauche » (OG dans la suite de ce texte) et « Pour un individualisme de gauche » (IG), deux ouvrages qui se réclament de la tradition libérale (2).

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vendredi 3 janvier 2014

Drieu Godefridi et les libertariens : Damien Theillier et Stéphane Geyres réagissent

Suite à la publication de l'interview de Drieu Godefridi par Grégoire Canlorbe, et aux jugements critiques qu'il y émettait à l'égard des libertariens, nous avons reçu deux longues réponses de nos amis Damien Theillier et Stéphane Geyres, respectivement Président et Secrétaire général de l'Institut Coppet

C'est avec plaisir, et le plein agrément de Drieu Godefridi, que nous en publions le texte ci-dessous, en espérant que cela débouche sur une fructueuse et cordiale discussion. Meilleurs voeux 2014.

La réponse de Damien Theillier

Désireux d’abord de publier sur notre site l’entretien que Grégoire Canlorbe avait réalisé avec le philosophe Drieu Godefridi, nous avons finalement renoncé à le faire. En effet, si la lecture de cet entretien donne à réfléchir sur de nombreux sujet, sur certains points particuliers, il nous a semblé très dommageable. Un certain nombre de penseurs libéraux/libertariens de premier plan sont présentés de façon caricaturale et prêtent ensuite à une critique facile.

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mardi 17 décembre 2013

Écologie et immigration : même rhétorique ?

« Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile… mais pas plus », déclarait  Michel Rocard dans l'émission "7/7" du 3 décembre 1989.

 A l'époque, cette déclaration de l'ancien premier ministre socialiste a semé le trouble au sein de la bien-pensance française (de Gauche mais aussi de Droite). En fait elle s’inscrit dans la théorie générale de la tragédie du libre accès rendue célèbre par l'américain Garrett Hardin dans un article paru sous le titre de « Tragedy of the Commons » publiée quelque vingt ans plus tôt dans la revue Science (1968).

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mardi 3 décembre 2013

Europe : le « German bashing » ne doit pas nous faire prendre les vessies pour des lanternes

Steve Han keDans un nouveau texte récemment mis en ligne sur le site du Cato Institute, le professeur Steve Hanke dénonce l'opération de diversion et de camouflage de la réalité qui se cache derrière les virulentes critiques adressées à la politique économique allemande.

Il complète et précise l'analyse publiée ici même la semaine dernière.

C'est maintenant un fait avéré, les leaders de l'establishment économique, ceux qui parlent en son nom, ont déclaré la guerre à l'Allemagne.

Les premiers coups de feu de cette bataille (German Bashing) sont venus rien moins que du Ministère américain du Trésor qui, dans l'une de ses publications officielles semestrielles (Foreign Exchange Report ) a eu l'audace de rendre l'Allemagne responsable des retards de la reprise économique en Europe.

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mardi 5 novembre 2013

Politique économique : l'illusion que la richesse est toujours là

Auteur d'un remarquable petit livre sur "la tragédie de l'euro" (récemment traduit en français), Phillip Bagus est l'une des stars montantes de l'école d'économie autrichienne. 

Dans cet article (à paraître sur mises.org), il nous rappelle  que l'endettement croissant de nos états et banques centrales n'est qu'un camouflage qui couvre un processus irrémédiable d'appauvrissement. 

La majorité de la population ne remarque pas que nous vivons une époque d'appauvrissement relatif. L'argent a été gaspillé par les gouvernements en dépenses sociales, en renflouements de banques, ou encore – comme en Europe – pour renflouer d'autres Etats. La population n'en ressent toujours pas la douleur. L'illusion que la richesse est toujours là prévaut.

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vendredi 1 novembre 2013

Libéralisme, démocratie et droit de vote

Les formes actuelles d'exercice de la démocratie sont à l'origine de conflits d'intérêts qui expliquent la dérive continue vers le toujours plus d'Etat. 

L'article qui suit a été publié par notre ami le professeur Richard Ebeling sur le site de l'Institut libéral (Genève) sous le titre : "Esquisse d'une limite raisonnable au droit de vote". Un beau sujet de discussion.

L'une des idées les plus sacralisées de l'ère démocratique consiste à croire que tous les citoyens ont un droit universel et égal de voter. Pourtant, ce «droit» a été régulièrement remis en question pour d'excellentes raisons par les penseurs libéraux. Cependant, leur questionnement ne repose pas sur des critères plus ou moins arbitraires comme le sexe, l'âge ou la propriété terrienne. 

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mardi 22 octobre 2013

Gaz de schiste : le problème de fond est la propriété des droits sur le sous-sol

« En 1865, seulement sept ans après la naissance de la production pétrolière à Titusville en Pennsylvanie, la première tentative d’exploration pétrolière fut entreprise dans la province de Jujuy en Argentine. 

À la différence du développement et de la croissance extraordinaire de la production pétrolière aux États-Unis les premières tentatives par les pionniers du pétrole en Argentine se heurtèrent un véritable mur : la propriété publique du sous-sol et l’intervention correspondante des pouvoirs publics.

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mardi 15 octobre 2013

Le dernier rapport du GIEC : tout n'y est pas aussi alarmant que ses auteurs le disent

Nous saluons le retour de notre ami Jean-Michel Belouve. Il vient de se livrer à une lecture très attentive des documents récemment publiés par le GIEC. Voici ce qu'il y a découvert. 

Le rapport AR5 du GIEC n’est alarmant qu’en apparence. En fait, ses scénarios pratiques donnent des prévisions de hausses de température allant de 0,9° C à 1,8° C pour la fin du vingt et unième siècle. Ce n’est qu’en ajoutant deux scénarios totalement invraisemblables qu’il parvient à annoncer des valeurs allant jusqu’à +4,8 ° C pour 2100.  

En fait, il apparait que l’évolution économique naturelle conduira à des limitations des émissions bien plus efficaces que celles prévues par les politiques actuelles, et que les lois du marché conduiront à des mix énergétiques dans lesquels les énergies fossiles seront minoritaires, pourvu qu’on laisse se développer l’économie et que l’on concentre les efforts sur la recherche et le développement des énergies de demain.

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vendredi 11 octobre 2013

Le dernier rapport du GIEC : de quoi en rester médusé !

Marko.jpgEn post-scriptum à sa vidéo du 29 mai dernier sur "la fin du réchauffisme" (qui bénéficie actuellement d'un record de lectures), Istvan Marko nous dit tout ce qu'il pense du nouveau rapport du GIEC.

A la mi-septembre, le cinquième rapport du GIEC sur l’évolution du climat était dévoilé en grande pompe à Stockholm. Depuis des mois, les ténors du réchauffement climatique dû à l’Homme ont multiplié les exercices de musculation vocale et préparé la planète à la sortie de leur Bible climatique.

Pourtant, le contenu de ce rapport ne s’écarte en rien des précédents. Il reprend avec la même monotonie, le même mantra martelé sans cesse depuis des années : « l’Homme est responsable du réchauffement climatique actuel ! La faute en incombe à l’usage des énergies fossiles ! Le CO2 est le grand coupable ! Il faut diminuer le taux de CO2 que nous rejetons ! »

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mardi 2 juillet 2013

Y a-t-il des limites aux horizons de la croissance ? réponses à de fausses évidences

Corentin de Salle Récemment, le co-président du parti politique belge Ecolo déclarait sur les ondes que « la croissance illimitée est un cul de sac ». Cette phrase fait partie des « évidences » partagées par tout le monde et questionnées par personne. Tous les esprits raisonnables se disent en effet que « les arbres ne poussent pas jusqu’au ciel », que les ressources sont limitées, etc.

Mais, si on prend la peine de se documenter et de réfléchir un peu plus, on se rend compte que ce qui paraît certain ne l’est pas nécessairement.

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vendredi 14 juin 2013

"Exception culturelle" : la culture est aussi une marchandise

Corentin de SalleIl n'y a pas moyen plus sûr pour semer la zizanie dans une assemblée de libéraux que de mettre sur la table le sujet de la politique culturelle ou de "l'exception culturelle".

Celle-ci redevient d'actualité à l'occasion de l'ouverture de discussion entre l'Union européenne et les Etats-Unis pour la mise en place d'un "grand marché" Atlantique.

A cette occasion, et sur ce sujet, notre ami Corentin de Salle donne une remarquable leçon de pensée libérale en nous rappelant que "la culture est aussi une marchandise".

Ce vendredi, la Commission Européenne est amenée à se prononcer sur le maintien de l’exclusion des services culturels et audiovisuels des négociations de libre échange qui vont s’ouvrir cet été entre l’UE et les Etats-Unis. Opposés à toute libéralisation et à l’origine d’une pétition signée par de nombreux artistes, les frères Dardenne mettent en garde contre la « déferlante américaine » qui, à les en croire, menacerait l’existence même du cinéma européen.

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lundi 10 juin 2013

Bataille des idée : qui dirige à Bruxelles ?

Desselas.jpg Pour la majorité des Français, l’Europe est dirigée par une élite technocratique néolibérale insensible aux souhaits des peuples, voire non démocratique.

Et si les choses étaient plus compliquées ? L’Union européenne est fondée sur les principes de l’économie sociale de marché (1) sans pour autant définir ce terme, considéré par certains comme un oxymore. La Chine, de son côté, suit la voie de l’économie socialiste de marché (2).

Et si trois pensées luttaient pour la suprématie en Europe ? Le néolibéralisme, l’ordolibéralisme et le néocolbertisme ?

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vendredi 31 mai 2013

Qu'est-ce qui mène un "climat-sceptique" ? Portrait

Marko.jpg Mercredi dernier, nous êtions plus de quatre-vingt personnes à nous être rendues à l'Assemblée nationale pour écouter le professeur Istvan Marko présenter, à notre invitation, le contenu du livre collectif dont il vient d'assurer la direction scientifique : "Climat: 15 vérités qui dérangent".

Conférence en tous points remarquable et passionnante qui révèle les excès, les approximations, les tricheries et les mensonges scientifiques sur lesquels s'est construit le soi disant "consensus" de l'alarmisme climatique.

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jeudi 23 mai 2013

"Climat : 15 vérités qui dérangent" - un livre choc

Marko.jpgIstvan Marko fait partie d'un groupe de scientifiques belges, issus de différentes disciplines, qui ont uni leurs efforts pour montrer que, contrairement à ce que l'on voudrait nous faire croire, le débat sur le réchauffement climatique est loin d'être clos.

Résultat de ce travail, un livre choc qui fait la synthèse des arguments climato-sceptiques, et dont Istvan Marko viendra nous faire la présentation lors d'une conférence organisée à l'Assemblée nationale sur le thème : "climat: vers la fin du réchauffisme ?"( le mercredi 29 mai (1).

Nous sommes reconnaissant aux auteurs de nous avoir autorisé à reproduire l'introduction qui, à elle seule, résume bien l'état du problème posé.

Le livre poursuit deux objectifs. Le premier est de déverrouiller le débat sur la question du changement climatique et, face à une pratique systématique d’accaparement de la vérité au détriment d’une authentique approche scientifique, de restaurer le débat démocratique.

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lundi 13 mai 2013

L'"open data" médical : un autre exemple des méfaits du monopole public

Guy-André PelouzeAlors que tout le monde ne jure plus que par la transparence, et que celle-ci s'impose de plus en plus comme un principe de droit, savez-vous, nous rappelle notre ami Guy-André Pelouze, que la Sécurité sociale continue de pratiquer une politique de rétention monopolistique de ses informations ?

Qui oserait aujourd'hui dénier à un patient le droit de consulter son dossier médical ? Heureusement personne dans nos sociétés démocratiques. Et ce même si ce chemin vers la transparence fut long et pénible...

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vendredi 3 mai 2013

Enfer et damnation ! Le CO2 ne réchauffe plus l’atmosphère, il la refroidit !!

Marko.jpgÔ rage ! Ô désespoir ! Tant d’efforts consacrés à faire croire aux gens que le CO2 est LE gaz à effet de serre coupable du réchauffement climatique anthropique !

Tant d’argent englouti dans des modèles climatiques erronés, prédisant tous une augmentation terrifiante de la température du globe due à la production « excessive » de CO2 par l’Homme !

Tout cela en vain !

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samedi 27 avril 2013

Une escroquerie à laquelle toutes les parties prenantes sont consentantes : l'art contemporain

Drieu.jpg Nous avons déjà eu l'occasion d'expliquer à plusieurs reprises ce que nous pensions de l'Art contemporain. Drieu Godefridi, fidèle visiteur de la Biennale de Venise, revient sur ce sujet dans une interview publiée par la Libre Belgique.

L’intérêt de l’art contemporain réside davantage dans son ampleur, dans l’analyse économique et financière qu’on peut en faire, que dans sa valeur artistique. Ce qui est fascinant, ce sont les montants proprement exorbitants qu’atteignent un grand nombre de ces œuvres dont la valeur artistique, par ailleurs, mérite d’être qualifiée de parfaitement nulle.

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jeudi 25 avril 2013

Mariage pour tous : pour un référendum, dès maintenant ou en 2017

Philippe NemoPhilippe Nemo développe les arguments de fond, politiques et philosophiques, qui justifient la demande d'un référendum, nonobstant le vote de la loi.

Beaucoup de choses ont été dites sur le fond de la loi Taubira, et l’on n’a certes pas épuisé le sujet, tant cette loi aventureuse et utopique est porteuse de malheurs sociaux gravissimes et en partie encore inaperçus.

La question la plus urgente, aujourd’hui, est cependant celle de la forme. Qui a fait cette loi, avec quelle légitimité ?

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lundi 22 avril 2013

"Non, la Dame de fer n'avait pas un coeur de fer" - l'inspiration religieuse de Margaret Thatcher

Professeur Samuel FurfariLes nombreuses évocations de la carrière de Margaret Thatcher mettent l’accent sur l’aspect économique, la guerre des Falkland, la grève des mineurs et son opposition à une certaine forme d’Europe, voire son féminisme.

Elle était connue pour être intensément libérale mais on ignore trop qu’elle était habitée par une profonde spiritualité, une foi biblique, sans doute la source d’inspiration d’un grand nombre de ses actions politiques.

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vendredi 19 avril 2013

Chypre : vers l'agonie du système de banque à réserves fractionnaires ?

Salerno.jpgRétrospectivement, il se pourrait que la crise de Chypre apparaisse un jour comme l'un des tournants décisifs de l'histoire monétaire contemporaine. Tel est ce que suggère Joseph T. Salerno, l'un des principaux animateurs du Mises Institute à Auburn (Alabama), dans un article traduit du Mises blog.

En complément, nous vous proposons également quelques paragraphes extraits d'un blog britannique où l'auteur, Frances Coppola, attire à juste titre l'attention sur la manière dont l'accord de Chypre a toutes chances d'intensifier encore davantage la crise de la zone euro.

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mercredi 17 avril 2013

Partir pour Chypre ? Témoignage d'un marathonien

Chef d'entreprise et marathonien, Thierry Godefridi était à Chypre aux jours les plus forts de la crise pour participer au Marathon de Limassol (24 mars 2013). Il en a profité pour faire sa propre enquête sur place et interroger ses contacts professionels locaux : "Faut-il sauver Chypre ?".

 Chypre n'a pas besoin d'être sauvée, elle se sauvera bien toute seule. 

Une étude de Noble Energy, la société énergétique indépendante fondée en 1932 par Lloyd Noble et faisant partie aujourd'hui de l'indice boursier S&P500, a indiqué qu'il serait possible de récupérer 5.000 à 8.000 milliards de pieds cube de gaz naturel au sud de Chypre.

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mercredi 10 avril 2013

Margaret Thatcher, le combat d’Antigone

Corentin de SalleRonald Reagan disait de Margaret Thatcher qu’elle était « the best man in England ». Viriliser le personnage en raison de ses qualités qui seraient autant de mâles vertus est une erreur fréquente: en réalité, cette figure politique exceptionnelle - sans doute l’une des plus influentes du XXèmesiècle - était, en un certain sens, authentiquement féminine. Par maints aspects, elle rappelle Antigone.

Ce qui fait toute la beauté du combat d’Antigone, c’est qu’elle refuse toute forme de compromis et que, sûre de son bon droit, elle accepte de défendre sa cause jusqu’à la mort si nécessaire.

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mercredi 3 avril 2013

La Taxe Tobin : un fiasco sur toute la ligne !

Jean Yves NaudetLa taxe Tobin fait partie de ces vieux serpents de mer dont plusieurs pays se méfient, mais que la classe politique française, toutes tendances confondues, tient en haute estime.

Ce remède miracle ne serait-il pas de nature à faire disparaître la spéculation, tenue pour l’abomination des abominations ? De plus, ne rapporterait-il pas des recettes gigantesques, quasiment capables d’éponger les dettes souveraines ?

Patatras ! Appliquée en France depuis 2012, non seulement elle n’a pas produit les recettes attendues, mais elle a aussi encouragé la « spéculation » qu’elle prétendait combattre…C’est un fiasco sur toute la ligne.

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mercredi 20 mars 2013

Chypre et le principe de Sutton  : « Prendre l'argent là où il se trouve »

Professeur Jea-Jacques RosaAu-delà des informations d'actualité, le Professeur Jean-Jacques Rosa rappelle les faits qu'il ne faut jamais perdre de vue.

William 'Willie' Sutton (30 juin 1901 – 2 novembre 1980) était un voleur de banque américain multirécidiviste. On estime qu'il a volé plus de 2 millions de dollars au cours de sa carrière criminelle qui s'est étendue sur une quarantaine d'année et qui lui a valu de passer plus de la moitié de sa vie d'adulte en prison. Son habileté à se déguiser pour attaquer ses cibles lui a valu deux surnoms : « Willie l'acteur », et « l'astucieux Willie ». Sutton est plus spécifiquement connu en raison de la légende qui lui prête d'avoir un jour répondu que s'il attaquait les banques c'était « parce que c'est là que se trouve l'argent ! » (source : Wikipedia).

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