En France et en Europe, les régulateurs s'activent pour faire de la réforme des normes comptables une des priorités de l'année 2010.
Dans son discours d'ouverture du forum de Davos, Nicolas Sarkozy a jugé l'enjeu « crucial » et a insisté sur sa volonté de définir des normes communes à l'échelle mondiale.
Au sein de l'Union Européenne, Michel Barnier, nouveau commissaire au marché intérieur, devrait pousser dans le sens du rapport de Larosière qui, en 2009, recommandait la révision des conditions d'application des modèles comptables.
Si le rôle de la disposition dite mark-to-market dans la crise financière a certainement été surestimé, la question de la valorisation des actifs dans les bilans bancaires demeure. Quelle norme comptable faut-il imposer pour estimer la valeur des actifs, notamment des moins liquides ?
La question ne se pose pas en ces termes, car les valeurs que l'on cherche à quantifier ne sont pas des données objectives. Dès lors, c'est le monopole étatique de fixation des normes comptables qui doit être questionné.
Que Monsieur Proglio ait conçu et défendu ce montage de la double présidence n’est pas vraiment surprenant. On en voit bien les motivations. Peut être ces étranges synergies ou projets communs. Mais on en voit mal la substance, et au surplus la double présidence les entraverait plus qu’elle ne les faciliterait.
Plusieurs éléments ont modifié récemment la géographie de l'énergie : le contrecoup de la forte hausse du pétrole en 2007 et 2008, puis le ralentissement de la consommation dû à la crise économique. La baisse des prix qui a suivi n'a pas effacé le souvenir de la hausse, d'autant que dès que le creux conjoncturel a été passé, les prix sont remontés entre 70 et 80 $ le baril, ce qui est historiquement élevé.
La tragédie haïtienne est inqualifiable. On ne peut qu’être anéanti devant l’horreur, la douleur, la faim et le désespoir causés par l’impitoyable séisme. Et on ne peut que saluer l’aide humanitaire déployée par la communauté internationale. Une aide qui, en regard des besoins immenses et de leur urgence, restera malheureusement toujours trop modeste et trop tardive.


Qui fera les frais de la crise financière en fin de compte ?
Vincent Bénard nous révèle les immenses implications d'un petit événement qui a échappé à l'attention de la plupart d'entre nous.
Le début de l’année 2009 les montrait en pleine gloire. Ils triomphaient. Barack Obama culminait dans les sondages, après ses victoires sur Hillary Clinton, d’abord, puis à la présidentielle. Il représentait le renouveau, l’espoir d’un peuple lassé des échecs de son prédécesseur. Il avait promis une politique radicalement différente dans le domaine du changement climatique et entendait faire de son pays le leader et le guide dans la croisade contre le réchauffement et les gaz à effet de serre.