vendredi 22 janvier 2016

Quelle politique contre le réchauffement climatique ? Le verdict de l'analyse économique coûts/avantages.

Cette analyse a pour but de trancher la question suivante: un décideur politique doit il dépenser dès aujourd’hui des milliards pour tenter très hypothétiquement de changer ce que sera le climat dans 80 à 100 ans, ou doit il se préoccuper de ses problèmes immédiats, et parier sur les progrès technologiques et les capacités d’adaptation des humains d’aujourd’hui et de demain pour régler les éventuelles conséquences d’un changement climatique ?

Autrement dit, face au changement climatique, faut il privilégier une approche dirigiste ou libérale ?

Bien que l’auteur soit ouvertement “climato-sceptique”, les éléments qui suivent seront développés comme si l’on pouvait faire confiance aux conclusions et aux marges d’incertitudes figurant dans les sous rapports 1,2, et 3, du rapport complet du GIEC de 2013.

Malgré les incertitudes encore nombreuses sur l’influence réelle du CO2 sur le climat, de nombreux politiciens, dans le monde occidental, ont choisi de faire comme si ces incertitudes n’existaient pas, et ont décidé d’adopter en totalité le point de vue exprimé par les dirigeants du GIEC (organe émanation de l’ONU en charge de la promotion de la lutte contre les émissions de CO2), à savoir la nécessité d’agir maintenant à coups de centaines de milliards, pour "décarboner" notre économie, c'est-à-dire réduire considérablement et dans un délai court nos consommations de combustibles fossiles.

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lundi 14 décembre 2015

COP21 : Chinoiseries, hypocrisie et accord en trompe-l'oeil

 Accord historique”, “universel”, “victoire pour la planète”... L’inflation superlative dont nos médias se gargarisent à la suite de la validation de l’accord final de la 21e “conférence des parties”, ou COP21, qui vient de s’achever à Paris, est elle justifiée ? 

Passons sur le fait que, contrairement à ce qu’affirme  la propagande massive subie avant et pendant la COP21, la science n’est pas “figée”, et qu’il existe de nombreuses voix scientifiques sérieuses qui estiment que les émissions de CO2 liées à nos activités ne sont pas un problème de l’ampleur décrite par l’ONU et son excroissance climatique, le GIEC. Certains scientifiques affirment même qu’un peu plus de CO2 serait nettement bénéfique pour l’humanité, et notamment pour son agriculture. Je reviendrai sur la polémique scientifique un autre jour. 

Mais quand bien même cela serait utile ou souhaitable, cet accord a-t-il la moindre chance d’aboutir à une réduction visible et sensible des émissions de CO2 mondial ?

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mardi 8 décembre 2015

Régionales: réflexions sur la poussée (inexorable ?) du Front National

Pour les libéraux français, observe Vincent Bénard, le constat d’échec dure et perdure avec la même sévère acuité, année après année. L’étatisme sous toutes ses formes, qu’il soit semi-autoritaire honteux ou autoritaire décomplexé, socialiste de gauche, socialiste de droite ou communiste, représente plus de 9 électeurs sur 10. Peut-on encore espérer entraver cette dérive qui s'accélère ?

La loi des urnes est dure, mais c’est la loi: le Front National emportera au minimum 3 et peut être 6 régions de France métropolitaine à l’issue des régionales, en fonction des jeux de listes qui se joueront entre les deux tours. Le FN est aujourd’hui le premier parti de France, devant le PS qui paie 3 ans d’incurie gouvernementale, et les républicains, ex-UMP, qui n’excitent guère les foules, plombés par leur bilan en demi ou plutôt en tiers-teinte entre 2002 et 2012, et par la personnalité toujours aussi antipathique de leur président.

La banalisation de l’autoritarisme par le gouvernement

Premier constat que je n’ai vu dans la bouche d’aucun commentateur politique ce soir: la réaction du gouvernement aux attentats du 7 janvier puis du 13 novembre rend particulièrement inopérante la rhétorique anti-fasciste habituellement déployée contre le FN par les partis établis. Difficile de prétendre que “les Fachos, c’est le FN”, lorsque l’on a fait voter une loi renseignement qui élimine la notion de vie privée, que l’on songe à prolonger l’état d’urgence dans des termes qui rendent la notion d’état de droit pour le moins évanescente, et que les bavures de cet état d’urgence se multiplient. Après tout, on ne retrouve des armes que dans une perquisition sur 7, et la presse régionale fourmille d’articles où l’on s’interroge sur le bien fondé des opérations de police opérées, eu égard à leur finalité officielle, la lutte contre le terrorisme.

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samedi 28 novembre 2015

Lois d'urgence : Faut-il s'asseoir sur les libertés au nom de l'anti-terrorisme ?

Suite aux récents événements du 13 novembre, une excellente réaction de notre ami Vincent Bénard, initialement publiée sur le site Objectfif Eco.

Meurtris par les attentats, les Français semblent prêts à sacrifier une partie de leurs libertés à l'urgence sécuritaire. Par 551 voix contre 6 à l’assemblée, avec aussi peu de résistance au sénat, et avec le soutien de 84% de la population d’après des sondages récents, le gouvernement vient de faire adopter dans la même loi une prolongation à 3 mois de l’état d’urgence, tout en changeant les termes de la loi.

Pire, certaines déclarations du monde politique font peur. Je ne compte plus les appels à “réduire les libertés pour assurer la sécurité”, et le premier ministre vient tout de même d’exhorter le conseil constitutionnel à ne pas se mêler des lois d’urgence ainsi promulguées, pour ne pas gêner l’action des forces de l’ordre, reconnaissant donc implicitement que sa loi n’est peut être pas tout à fait respectueuse de la constitution.

Un président, garant de la constitution, qui laisse un premier ministre s’asseoir sur les valeurs constitutionnelles: voilà une évolution qui ne rassure guère. Que nous réserve la révision constitutionnelle promise par François Hollande dans ces conditions ?

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mardi 10 juin 2014

Hollande et la réforme territoriale : tout changer pour ne rien changer...

La “réforme” annoncée par l’Elysée semble avoir été conçue à la va-vite, sans analyse de fond des tares de notre modèle, pour donner aux électeurs l’illusion que le gouvernement agit en profondeur tout en se contentant de gratter le vernis du fonctionnement de notre société.

Tel est le verdict que nous livre notre ami Vincent Bénard, qui, professionnellement, connait toutes les arcanes de la vie administrative et politique en région.

Il nous dresse les grandes lignes de ce que pourrait être un véritable projet libéral de réforme territoriale et administrative.

Le président Hollande vient d’annoncer une réforme du “millefeuille” institutionnel territorial Français, et ses ministres se sont succédés à l’antenne pour affirmer que cette réforme permettrait 10 milliards d’économies annuelles. Les médias, quant à eux, se sont focalisés sur la mesure la plus spectaculaire, le regroupement du nombre de régions de 22 à 14. 

Mais pour savoir si la réforme a des chances d’avoir les effets escomptés, il convient de se livrer à une analyse plus détaillée des éléments du communiqué de l’Elysée du 2 juin.

Cette analyse se déroulera en trois temps: 1 - Diagnostic du fonctionnement actuel du millefeuille; 2 - Maux auxquels la réforme présentée répond, ou pas; 3 - Grandes lignes d’une proposition alternative plus ambitieuse

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vendredi 28 mars 2014

Les mensonges de la lutte contre l’étalement urbain, et ses conséquences perverses

La politique française actuelle d'aménagement du territoire, cherchant à limiter la création de terrains constructibles, est justifiée principalement au nom de la nécessaire “lutte contre l’étalement urbain”, qui menacerait l’existence des terres agricoles pour les générations futures. Pourtant, des études factuelles montrent que ce discours alarmiste n’a aucune justification, mais que les effets pervers de ces politiques sont, eux, bien réels.

Le sujet ne fera jamais la une des campagnes politiques, mais il donne lieu, parfois, à quelques manchettes écolo-alarmistes de nos journaux. Il s’agit de l’étalement urbain, contre lequel tout politicien se doit d’annoncer qu’il lutte, sous peine d’être taxé d’être un fossoyeur du développement durable et de l’agriculture réunis. Vous avez forcément lu un titre d’article de presse vous expliquant que l’équivalent d’un département français était mangé par la ville tous les dix ans. Et cette lutte contre l’étalement urbain est un des piliers fondant les lois dites “Grenelle de l’Environnement”.

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lundi 17 mars 2014

Pourquoi il faut libéraliser l'ouverture des commerces le dimanche

Vincent Bénard
Le feuilleton n'est pas terminé. Après la publication du nouveau décret autorisant l'ouverture des magasins de bricolage le dimanche, plusieurs syndicats viennent de déposer un recours auprès du Conseil d'Etat.

Dans ce texte rédigé pour le magazine "Les Cahiers Français" (numéro janvier 2014 : dossier sur "la place de l'Etat aujourd'hui" ), édité par la Documentation Française, notre ami Vincent Bénard décortique l'ensemble des arguments économiques pour ou contre l'ouverture. 

La question du travail dominical a connu de nombreux rebondissements liés à la guerre commerciale que se livrent les enseignes de bricolage, certaines ayant obtenu le droit d’ouvrir le dimanche, d’autres pas. Les magasins de certaines enseignes peuvent rester ouverts parce qu’ils sont implantés dans des périmètres d’usages de consommation exceptionnelle (PUCE), tandis que d’autres, qui ont choisi de répartir des magasins plus petits selon un maillage plus fin, mais hors zones privilégiées par l’administration, se le voient interdire. 

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vendredi 6 décembre 2013

Transferts clandestins et injustices cachées du Capitalisme socialisé à la française - un exemple emblématique

Cet exemple est celui de la loi SRU dont notre ami Vincent Bénard décortique les effets pervers du durcissement dans ce texte très documenté.

Il nous y démontre comment la logique de l'Etat régulateur "social démocrate" tel qu'on le pratique chez nous débouche sur un dévoiement de la démocratie dont tirent avantage certaines clientèles de lobbies et groupes de pression, sur le dos non seulement des contribuables mais aussi de ceux-là mêmes auxquels le législateur dit venir en aide.

Bien que ce ne soit pas relié à l’actualité brûlante, j’aimerais revenir sur la loi SRU et sa disposition la plus emblématique, l’obligation, pour les communes de plus de 3 500 habitants, de compter 20% (à son lancement) puis 25% de logements sociaux dans leur parc de logement.

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jeudi 28 mars 2013

Chypre II : enfin sur la voie d'une gestion intelligente des crises bancaires en Europe ?

J’ai vertement critiqué le plan initialement prévu par l’Eurogroupe, la BCE et le FMI pour “venir en aide à Chypre”. Ce plan, scandaleux et imposé par diktat, a été fort justement refusé par le parlement chypriote, forçant les protagonistes à une renégociation. 

Et très franchement, celle ci a été très bénéfique. Vous m’avez rarement vu positif sur les agissements de l’UE ces dernières années, alors pour une fois que les choses évoluent vraiment dans le bon sens, disons le tout net: le plan numéro 2 est bien meilleur que le plan 1. Cependant, il n’est pas parfait, et surtout, l’improvisation de son accouchement rend ses résultats incertains. 

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vendredi 22 mars 2013

Crise à Chypre: les faux scandales et les vrais

La crise chypriote a suscité énormément de commentaires, d'analyses, et d'indignations sélectives. Comme d'habitude, la presse dite "mainstream" s'est montrée parfois assez superficielle, et nombreux sont les analystes invités à s'exprimer sur le sujet qui ont mal présenté, voire caricaturé certains aspects de la situation de l'île méditerranéenne. 

Les raisons de s'indigner ne sont pas toutes là où vous le croyez. 

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vendredi 1 mars 2013

Ne pas confondre libéralisme et mercantilisme !

Vincent BénardIl est navrant de constater que tous les maux de l’économie planétaire sont mis sur le dos bien large d’un libéralisme fantasmé qui n’existe que dans l’esprit de ceux qui ne le connaissent pas. Dans le monde bipolaire de ces personnes n’existent que deux organisations de l’économie, la “socialiste”, ou plus exactement “sociale-démocrate”, et la “libérale”.

Le monde d’aujourd’hui a oublié le nom de la troisième doctrine qui domine l'économie mondiale, à savoir le mercantilisme.

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lundi 12 novembre 2012

Pourquoi il faut laisser les magasins ouvrir le dimanche

Dans cet excellent texte Vincent Bénard dissèque l'ensemble des avantages contre-intuitifs qu'apporte une concurrence libre.

La question du travail dominical rebondit avec la décision de la cour d’appel de Versailles d’interdire à la chaîne Bricorama d’ouvrir le dimanche autour de Paris. 

Passons sur le caractère injustement discriminatoire de la loi ici invoquée par le tribunal: les concurrents de Bricorama, la plupart détenus par de grands groupes de distribution, peuvent rester ouverts parce qu’ils sont implantés dans des “PUCE”, “Périmètres d’Usages de Consommation Exceptionnelle” (Seule la bureaucratie française pouvait créer un tel chef d’oeuvre d’ “art administratif”), alors que l’indépendant Bricorama a choisi de répartir des magasins plus petits selon un maillage plus fin, mais hors zones privilégiées par l’administration. 

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mardi 2 octobre 2012

Esprit d'entreprise : "Hollande m'a tuer "

Le gouvernement socialiste de MM. Hollande et Ayrault a frappé très fort ce vendredi 28 septembre, une date à retenir pour de bien mauvaises raisons : dans la même journée, il a annoncé l'alignement de la taxation des plus values de revente des parts d'une entreprise sur celle des revenus, et d'autre part, il a annoncé la fin des avantages fiscaux de l'auto-entrepreneur. 

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mercredi 9 mai 2012

Pourquoi l’état intervient-il dans l’économie ?

Les économistes favorables à l'intervention de l'état la justifient souvent pour des raisons "politiquement présentables", telles que "la justice sociale", et autres sauvetages planétaires. 
Les économistes favorables à l'intervention de l'Etat la justifient souvent pour des raisons "politique présentables", telles que "la justice sociale" et autres sauvetages planétaires.
Mais, au fond, est-ce vraiment le désir de faire le bien qui motive la demande politique pour l'intervention publique ?

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lundi 30 avril 2012

Technologie : une innovation majeure au secours des énergies renouvelables ?

Vincent BénardMalgré toutes les bêtises commises par les politiciens, une partie de l'humanité me donne encore quelques raisons d'espérer.

La vidéo qui figure plus loin dans ce texte présente ce qui pourrait bien être une innovation majeure dans le domaine de la production et de la consommation électrique, au point de pouvoir, peut-être, rendre profitable certaines formes d'énergie aujourd'hui ruineuses. Vive le progrès !

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dimanche 1 avril 2012

Conjoncture : l'inflation que l'on voit, et celle que l'on ne voit pas (encore)

Depuis que la FED et la BCE ont multiplié par plus de trois le total de leur bilan, les défenseurs de ces banques n'ont de cesse de noter que l'inflation, tant redoutée par les critiques, n'est que faiblement au Rendez-vous. 

Ainsi, l'inflation officielle aux USA tourne entre 3 et 4% en rythme annuel : c'est plus que l'objectif de 2% qui était affiché dans les années d'avant crise, mais pas de quoi hurler à l'hyper-inflation non plus.

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lundi 30 janvier 2012

F. Hollande et la politique du logement : recettes pour un désastre !

Vincent BénardParmi les soixante propositions de François Hollande il y en a trois qui concernent la politique du logement. A quelques détails près, celles-ci sont directement inspirées par le Rapport-mal logement 2011 publié par la Fondation Abbé Pierre il y a tout juste un an.

Vincent Bénard démontre ici, de manière très précise, comment les généreuses intentions de ces gens noblement motivés ne peuvent conduire qu'à des résultats exactement contraires à leur objectif.

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samedi 14 janvier 2012

"Produire français ", une stratégie suicidaire ?

A chaque élection, les mêmes thèmes reviennent en boucle. Aujourd'hui, un de ces "marronniers" de la vie politique est la "relocalisation" de l'industrie française, source de mesures supposées la favoriser, au premier rang desquelles la fameuse TVA sociale. Mais certains candidats imaginent un retour à un protectionnisme bien plus contraignant, qu'il soit européen, voire, pire encore, national. 

Dans la période économique difficile que nous connaissons, de telles politiques protectionnistes, qu'elles soient revendiquées ou masquées, seraient absolument suicidaires. Voyons pourquoi.

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vendredi 28 octobre 2011

Programme pour une sortie de crise...

Vincent BénardVoici, en toute immodestie, un plan de sortie de crise qu'aucun candidat à la présidentielle, aucun sommet européen, ne défendra, sauf miracle, mais qui pourrait permettre de refaire pousser des fleurs sur notre terre brûlée par la crise.

Mot d'ordre : "On peut encore s'en sortir, ne perdons pas espoir."

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samedi 8 octobre 2011

L’affaire Dexia, symbole de l’incompétence des "élites" dirigeantes


Je suis sidéré par les monceaux de commentaires ahurissants autour de la faillite de Dexia, de son prétendu sauvetage en 2008, du soi-disant sauvetage de ses créanciers maintenant, et de l'absence de contradiction apportée par la presse aux cuistres qui nous expliquent que ce n'est qu'un petit accident de rien du tout, 
que la nationalisation va tout arranger, etc...

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mercredi 21 septembre 2011

Foreclosure Gate : démêler les faits de l'exagération

Le vendredi 2 septembre, alors que le secteur financier avait déjà été fort malmené par les événements du mois d'août, l'administration américaine a provoqué un nouveau vent de panique sur les titres bancaires en annonçant avoir porté plainte contre 17 Banques (site de la FHFA), qui sont soupçonnées, lors des années bulle, d'avoir vendu des obligations de fonds hypothécaires adossées à des emprunts immobiliers en mentant sur la qualité réelle des prêts contenus dans ces fonds.

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mercredi 6 juillet 2011

Pourquoi il faut d'urgence arrêter la guerre contre la drogue

Pour compléter le récent article d'Alain Madelin, et pour faire écho à la controverse que ce texte à suscité dans les commentaires, nous reprenons ci-dessous l'excellent article que notre ami Vincent Bénard a publié sur ce sujet au mois de septembre dernier.

Attention, la question suivante contient un piège : Quel est le pays où le risque de mort violente du fait d'un conflit a été le plus élevé en 2009 et l'est encore en 2010 ? Si vous répondez l'Irak ou l'Afghanistan, vous vous trompez. 

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dimanche 26 juin 2011

L’économie politique de la fraude financière généralisée

Vincent BénardLe "Foreclosure gate", c’est l’acte II de la crise du subprime.

Ce scandale est révélateur d’une «économie financière de la fraude» quasi généralisée et il pose de sérieuses questions quant à la nature des interventions publiques qui auraient pu éviter la crise. Ou tout au moins pourraient aider à éviter qu’elle ne se reproduise.

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samedi 28 mai 2011

Le nouveau Métro Grand Paris : méga-projets et méga-risques

Vincent BénardDans le cadre de l'aménagement du "Grand Paris", sont annoncées les créations de plusieurs lignes de métro essentiellement tangentielles, le "métro du Grand Paris", avec un coùt global estimé entre 21 et 24 milliards, et Arc Express, de 4,8 à 5,4 milliards.

En contrepartie de ces sommes, les promoteurs de ces projets annoncent des trafics prévisionnels de 2 à 3 millions de passagers par jour pour le Métro du Grand Paris (contre un peu plus d'1 million pour l'actuel RER A) et 1 million sur le réseau Arc Express.

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mercredi 18 mai 2011

Sécurité routière : le délire répressif

Le renforcement de la répression routière provoque un fort mécontentement. Il y a tout juste deux ans, voici comment notre ami Vincent Bénard réagissait au précédent train de mesures de 1999. Reprise intégrale de son excellent texte de l'époque.

L'annonce d'un nouvel et énième renforcement des mesures de répression anti-automobilistes, si elle ne saurait étonner, provoquera sans doute lassitude et écoeurement chez nombre de citoyens qui, sans avoir rien à se reprocher, se sentiront un peu plus traités comme la pire espèce de criminels.

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vendredi 6 mai 2011

La plus grande fraude économique de tous les temps

Vincent BénardCi-dessous l'Interview de Vincent Bénard publiée sur le site du Bulletin d'Amérique en date du 4 mai 2011.

Q. Vincent Bénard, vous venez d’écrire un ouvrage sur le Foreclosure Gate. Quelle est donc cette « plus grande fraude économique de tous les temps »?

R.Le Foreclosure Gate, c’est la prise de conscience que l’essentiel des produits financiers dérivés des créances hypothécaires, vendus aux USA depuis le début du millénaire, sont frauduleux, car basés sur des prêts dont la qualité ne correspond pas à celle qui a été déclarée aux investisseurs à travers les autorités de marché.

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mardi 19 avril 2011

L'oligarchisme, nouveau cancer des libertés

Quel est l'adversaire principal des sociétés de liberté aujourd'hui ? 
Longtemps, les libéraux ont voulu faire comme si ils n'avaient qu'un adversaire à combattre, le socialisme. 
Mais ce faisant, nous avons sans doute négligé un ennemi peut-être encore plus redoutable, car plus insidieux et protéiforme.

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vendredi 15 avril 2011

L'interdiction des gaz de schistes : une (plus que) regrettable décision - Tout le dossier.

Vincent Bénard à l'ALEPSAccepteriez vous que le gouvernement décide, autoritairement, de murer 2 millions de logements ?

Accepteriez vous qu'il décide de fermer toutes les entreprises artisanales de France parce quelques unes d'entre elles pourraient provoquer un accident environnemental ?

Et bien pourtant, c'est ce que le gouvernement s'apprête à faire en interdisant aux entreprises d'exploiter plusieurs centaines de milliards de richesses potentielles à nos pieds. 

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mardi 7 décembre 2010

Tout savoir sur les véritables raisons du drame irlandais

Vincent Bénard à l'ALEPSLa crise irlandaise donne une occasion facile à tous les étatistes sur l'échiquier politique de critiquer à bon compte un supposé "libéralisme", parfois préfixé d'ultra comme il se doit, qui serait la cause de la chute de l'état Irlandais.

Mais une analyse approfondie du parcours récent de l'Irlande, et particulièrement de la première décennie de ce millénaire, montre qu'il n'en est rien.

L'état Irlandais s'est comporté comme un état providence tout ce qu'il y a de plus classique, l'état ayant géré les mannes issues de son impôt sur les sociétés attractif et de sa bulle immobilière comme une cigale dépensière et non une sage fourmi épargnante.

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samedi 27 novembre 2010

Débat fiscalité : transformer l'impôt sur le revenu en "Flat Tax" locale

Vincent Bénard à l'ALEPS Dès la fin du mois d'Août, notre ami Vincent Bénard avait publié, sur le site Objectif Eco une sévère critique de la proposition de réforme fiscale avancée par Jacques Delpla à l'occasion du second rapport Attali. Voici ce qu'il y proposait en remplacement. Trait_html_691a601b.jpg

La réforme de la fiscalité locale française, totalement archaïque, est un vieux serpent de mer qui régulièrement agite de soubresauts les cabinets ministériels pour aussitôt être abandonnée.

Mais si une réforme est souhaitable, cela ne justifie pas de faire n'importe quoi. En ce domaine, la dernière proposition du pourtant respectable économiste Jacques Delpla, débattue au sein de la commission Attali, serait une authentique catastrophe.

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dimanche 10 octobre 2010

L'Etat et l'économie : la loi des conséquences adverses ignorées

L'une des lois de l'économie la plus universellement vérifiée, et la moins comprise des politiciens, est la loi des conséquences inattendues, le terme devant ici être compris comme "non anticipées", "law of unintended consequences", qui postule que toute action sur un système complexe entraîne toujours des effets secondaires non anticipés par celui qui entreprend l'action, effets qui souvent tendent à contrecarrer, voire réduire à néant ses résultats escomptés.

Le moins que l'on puisse dire est que cette loi se manifeste empiriquement de façon omniprésente dans le champ de l'interventionnisme public sur l'économie. 

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mercredi 16 juin 2010

Réduction des dépenses publiques : ce que devrait être le programme du gouvernement

François Fillon vient d'annoncer des objectifs - louables mais insuffisants - de réduction des déficits publics. Mais il reste évasif sur les moyens d'y parvenir. 

Fort heureusement, depuis maintenant 7 ans, j'explore sur mon blog "Objectif Liberté"  les possibilités de réformes  libérales qui devraient inspirer un gouvernement courageux et lucide. 

Voici donc la synthèse de ces propositions. 


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dimanche 18 avril 2010

Xynthia : comment remettre la notion de responsabilité individuelle au centre du système de gestion des risques

Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).

Si le gouvernement Italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 19% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. Barak Obama ordonnerait de détruire ce qui reste de la Nouvelle Orléans et les Maldives seraient préventivement vidées de leurs habitants.

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samedi 6 mars 2010

Constructions inondables : les responsabilités de l'hyper-réglementation

Vicent BénardLa tempête qui a provoqué les inondations de l'arc Atlantique était, en terme de vent, moins forte que celle de 1999.

Mais cette tempête s'est conjuguée à des marées d'un coefficient fort, et le coeur dépressionnaire qui l'a accompagné à amplifié la montée des eaux, provoquant une submersion de nombreux ouvrages et leur ruine.

L'événement était donc "envisageable" mais pas nécessairement "prévisible", bien que la tempête ait été très correctement annoncée par Météo France.

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jeudi 14 janvier 2010

Finance : comment rendre aux faillites leur rôle de régulateur systémique.

Vincent Bénard prolonge sa réflexion critique sur la régulation des marchés financiers, des banques et des assurances par des propositions concrètes.
 
Réguler, réguler, réguler... En ce qui concerne le secteur financier, la religion de l'état et des opinions publiques semble faite: l'état devrait beaucoup plus réguler, c'est à dire intervenir préventivement pour normaliser l'activité des banques, les contrôler au quotidien, et renforcer les règles prudentielles destinées à empêcher les banques de faire massivement faillite. 

Seul problème, cette philosophie de la régulation est déjà largement en vigueur et a amplement démontré son inefficacité, voire sa nocivité. Et si les gouvernements osaient parier sur une bonne gestion de la faillite des mauvaises banques pour parvenir à une véritable auto-régulation du secteur financier ? 

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mardi 12 janvier 2010

Assurance publique des dépôts bancaires : le révélateur de l'affaire islandaise (IceSave)

Vincent Bénard nous révèle les immenses implications d'un petit événement qui a échappé à l'attention de la plupart d'entre nous.

Le président Islandais, Olafur Ragnar Grimsson, vient de mettre son véto à un texte voté par son parlement concrétisant un accord intergouvernemental Islando-anglo-Néerlandais, forçant les islandais à rembourser les états britanniques et bataves qui sont venus au secours de leurs épargnants piégés par la faillite des trois grandes banques de l'île nordique. 
La presse internationale, et notamment française, présente l'affaire comme un dangereux reniement de parole et un quasi défaut sur la dette Islandaise, et les agences de notation dégradent la dette du Pays. 
Cette présentation des faits est elle la bonne ? La question est bien plus complexe qu'il n'y parait, et le président Grimsson ne mérite sans doute pas l'opprobre dont il est couvert hors de son île.

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samedi 14 novembre 2009

Débat sur la morale : l'étatisme, agent corrupteur du capitalisme


Profitant de la crise actuelle pour exciter les penchants anti-capitalistes d'une partie de l'opinion, nos gouvernements, au niveau national, ou mondial, prétendent prendre des mesures visant à "réformer" le système financier, et à le rendre plus "moral". 

Sont visés les "paradis fiscaux", qui permettent aux banques d'amoindrir le racket fiscal pesant sur leurs clients, les bonus des traders, dont le rôle dans le déclenchement de la crise est pour le moins difficile à définir (j'y reviendrai un autre jour), réglementer les "hedge funds", qui n'ont joué absolument aucun rôle dans le déclenchement de la crise, et ainsi de suite. 

Naturellement, l'entreprise de "moralisation" menée par l'état ne prétend pas s'arrêter au secteur financier mais s'étendre à tout le "capitalisme", qui serait par essence sauvage et indifférent au sort de l'individu et de l'environnement, et qui, suprême inconvenance, essaie de réduire sa facture fiscale par tous les moyens.

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jeudi 24 septembre 2009

Ce n'est pas la faillite de Lehman Brothers, mais le soutien à Bear Sterns qui a tout déclenché

Une des erreurs d'analyse les plus souvent entendues à propos de la crise est celle qui revient à en dater le début à il y a un an, lorsque le gouvernement américain et son ministre des finances, Henry Paulson, ancien CEO de Goldman Sachs, refusait d'amener sa garantie à Bank of America pour un éventuel rachat de Lehman Brothers, concurrent direct de GS, dirigée par l'homme le plus haï dudit Paulson, un certain Richard (Dick) Fuld.

Selon 90% des analystes "mainstream", la "tragique erreur" de Paulson, le non-sauvetage de Lehman, (B.of.A choisissant désormais de racheter un troisième canard boiteux de Wall Street, Merill Lynch), a été le révélateur de la fragilité des bilans bancaires, qui a précipité une chute des actifs financiers, mettant les banques trop faiblement garnies de fonds propres au bord de la faillite, obligeant les preux chevaliers étatiques du monde à un gigantesque plan d'injection d'argent du contribuable pour "sauver le système financier".

Inutile de préciser que cette interprétation n'est pas la mienne. Le lâchage de Lehman n'a fait que révêler une situation qui de toute façon ne pouvait qu'exploser

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mercredi 17 juin 2009

Sécurité routière : échapperons nous un jour à l'arbitraire répressif ?

L'annonce d'un nouvel et énième renforcement des mesures de répression anti-automobilistes, si elle ne saurait étonner, provoquera sans doute lassitude et ecoeurement chez nombre de citoyens qui, sans avoir rien à se reprocher, se sentiront un peu plus traités comme la pire espèce de criminels.

Parmi les annonces phares d'un projet présenté par Mme Alliot-Marie en conseil des ministres, la confiscation du véhicule pour les auteurs d'infractions jugées graves par le législateur. La liste des nouvelles annonces faites par le gouvernement ne peut que faire bondir toute personne un tant soit peu férue de droit, et plus encore de philosophie du droit. L’on pourra lire à ce sujet la critique de Maître Eolas, l'avocat le plus lu du web. Elle suggère en outre d'autres nombreuses critiques venues autant du coeur que de la raison.

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mardi 12 mai 2009

La crise du logement: conférence du 7 avril par Vincent Bénard

Il y a 18 mois, paraissait la seconde grande étude publiée par l'institut Turgot, "Logement, crise publique, remèdes privés", analysant l'ensemble des dérives et échecs des politiques publiques du logement en France, et émettant des propositions ambitieuses pour rétablir la situation. L'auteur, Vincent Bénard, a depuis donné nombre de conférences sur le sujet. Voici la vidéo de la dernière d'entre elle, tenue à Aix en Provence le 7 avril 2009, présentant les principales conclusions et quelques développements intervenus depuis.


Durée : 1 heure et 4 minutes

 

jeudi 2 avril 2009

Vive la déflation !

DeflationLes politiques actuellement menées par la FED, mais aussi la banque d'Angleterre et du Japon tendent à essayer de faire redémarrer l'économie par augmentation de la quantité de monnaie en circulation, pour empêcher à tout prix l'arrivée de l'ennemie publique n°1, j'ai nommé la déflation.

La grande peur déflationniste

Si l'on en croit la plupart des économistes en vue qui hantent les plateaux des journaux télévisés et inondent les pages roses du figaro de leur savoir, il n'y aurait rien de pire que "le spectre de la déflation".

Selon ces analystes, qui pour la plupart bénissent les plans de relance, une baisse des prix durable et généralisée des biens et services pousserait les ménages à cesser de consommer, car tout serait moins cher demain, et multiplierait les chômeurs car les entreprises endettées ne pourraient pas faire face à leurs échéances dans un environnement où leurs marges se contractent. De plus, les salaires ne s'ajustant pas linéairement à la baisse (demandez aux employeurs qui veulent diminuer le salaire de leurs employés si c'est simple), l'ajustement se ferait de manière plus brutale: les entreprises qui ne pourraient pas faire les gains de productivité nécessaires au maintien de rémunérations élevées licencieraient massivement.

Cette description apocalyptique d'un monde où les prix provoqueraient des catastrophes en baissant heurte le sens commun. La baisse des prix ne serait pas une bonne nouvelle ? Comment croire à un tel paradoxe sans y regarder de plus près ? N'y aurait-t-il pas erreur tant sur le diagnostic que sur les remèdes ?

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jeudi 12 mars 2009

Comment les accords de Bâle ont créé la crise qu'ils devaient prévenir

Les accords de Bâle (1), qu'il s'agisse de Bâle I ou de Bâle II (1) sont au centre des polémiques sur la solidité du système bancaire mondial. Entrés en vigueur en 1992 (Bâle I), modifiés au 1er janvier 2007 (II), ils étaient censés protéger les banques d'un risque de faillites en cascade. Une banque qui respectait les ratios définis par les accords de Bâle (Cooke 1992, puis Mc Donough 2007) était supposée suffisamment solide, et le système bancaire gouverné par de tels ratios était supposé stable.

La crise actuelle semble démontrer empiriquement à quel point cette approche mathématique de la gestion des banques s'est révélée inefficace. Car à n'en point douter, les fonds propres des banques étaient insuffisants pour couvrir efficacement les risques de pertes liés au dégonflement de la bulle de crédit que nous vivons.

Au delà du constat empirique, il convient d’analyser les faiblesses de l'approche des accords de Bâle en tant qu’outil prétendant permettre de maîtriser le risque financier couru par les banques

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lundi 9 février 2009

Crise financière : Alan Greenspan est il coupable ?

Lors de toute crise, la tentation est grande de rechercher une cause majeure ou un bouc émissaire idéal. Il a été clairement établi en de nombreux articles que les causes de la crise ont été multiples et complexes, et ont d'une certaine façon rétroagi les unes sur les autres. Vouloir attribuer à une cause unique un poids prépondérant, et réduire les autres facteurs à des épiphénomènes connexes, est le plus sûr moyen de ne pas comprendre les ressorts profonds de la crise, et d'être incapable d'y apporter des réponses adéquates. Parmi ces coupables "évidents" que certains voudraient voir cloué au pilori, figure en bonne place Alan Greenspan. Il est accusé d'avoir maintenu des taux trop bas entre 2001 et 2005, favorisant l'essor d'une bulle d'actifs concentrés sur l'immobilier, et d'avoir ainsi encouragé trop d'emprunteurs et de prêteurs à agir de façon spéculative et déraisonnable. Greenspan est assurément un des co-responsables de la situation, comme nous allons le voir, mais selon moi, un co-responsable d'ordre secondaire. Lui attribuer la plus grande part de responsabilité dans la crise actuelle, comme le font beaucoup de commentateurs, est abusif.

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vendredi 30 janvier 2009

Comment l'état fédéral a sapé les fondations du marché américain du crédit immobilier

Les enseignements de la crise des subprimes n'en finissent pas d'être tirés, et d'ores et déjà notre connaissance de cet épisode malheureux de notre histoire économique s'est affinée. Il  y a encore un point assez technique, et sans doute peu passionnant du point de vue des foules, à évoquer: les causes des différences de structure entre le marché du crédit immobilier aux USA et ceux de la plupart des pays d'Europe, dont la France. Nous pensons en effet que cette différence de structuration du marché du crédit immobilier a joué un rôle majeur dans la formation de la bulle de crédit qui a amené la crise. Et nous verrons qu'une fois de plus, illustration parfaite de la loi des conséquences innatendues, les choix plus que discutables de l'état américain ont, in fine, favorisé la structure de marché la plus risquée et la moins performante.

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vendredi 28 novembre 2008

Sortir de la crise : passer d'une société du crédit à une économie du capital

Soutenir artificiellement le crédit ne fera que retarder la chute d'entreprises de toute façon trop faibles en trésorerie par rapport à leur niveau d'endettement. Autant admettre la crise à venir comme un fait acquis et donner à notre économie la chance de bâtir une croissance plus saine, fondée à la fois sur les entreprises qui auront résisté à la tourmente actuelle et sur de nouvelles entreprises qui amèneront des innovations profitables à tous, grâce à des politiques fiscales favorisant une saine accumulation de capital, seule vraie source d'enrichissement durable de l'ensemble de la société (...)

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mardi 18 novembre 2008

Pour en finir une fois pour toutes avec les bulles immobilières

J’en parlais il y a quelques semaines. La mesure est entrée en application : A partir du 1er novembre 2008, par la suite d'un relèvement des seuils de revenu des ménages éligibles aux dispositifs d'accession sociale à la propriété (dont le prêt à taux zéro), la garantie de l’État est ouverte aux prêts réalisés par les banques à 60% des accédants à la propriété, contre 20% auparavant. C’est le FGAS (Fond de Garantie de l’Accession Sociale) qui jouera le rôle de garant.

Au nom du mythe de la propriété pour tous, le gouvernement souhaite réduire le coût d’achat des logements en subventionnant le crédit immobilier et en tentant d’inciter les banques à prêter coûte que coûte malgré la conjoncture très défavorable à l’expansion irraisonnée des crédits bancaires... Loin de moi l’idée de nier les bienfaits de la propriété, mais l’état n’a pas à interférer dans la décision de louer ou d’acheter que chaque ménage doit prendre en fonction de considérations qui lui sont propres. Subventionner la propriété des uns revient toujours à la faire payer d'une façon ou d'une autre par d'autres. Mais ce gouvernement ne semble guère se préoccuper de notions élémentaires d'économie.

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