Institut Turgot

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mercredi 16 juin 2010

Réduction des dépenses publiques : ce que devrait être le programme du gouvernement

François Fillon vient d'annoncer des objectifs - louables mais insuffisants - de réduction des déficits publics. Mais il reste évasif sur les moyens d'y parvenir. 

Fort heureusement, depuis maintenant 7 ans, j'explore sur mon blog "Objectif Liberté"  les possibilités de réformes  libérales qui devraient inspirer un gouvernement courageux et lucide. 

Voici donc la synthèse de ces propositions. 


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dimanche 18 avril 2010

Xynthia : comment remettre la notion de responsabilité individuelle au centre du système de gestion des risques

Sauf complication judiciaire, qui n'est pas à exclure, l'état va raser plus de 900 maisons en Vendée et 400 en Charente Maritime, au nom du principe de précaution, habitations dont il a pourtant autorisé la construction dans le passé, et dont la plupart n'ont pas été touchées par la tempête. L'indemnisation des personnes ainsi expropriées devrait imposer plus de 350 millions d'Euros de charge aux contribuables (*).

Si le gouvernement Italien raisonnait comme le nôtre, il ferait raser Venise, et les Pays-Bas évacueraient 19% de leur territoire situé derrière des polders sous le niveau de la mer. Barak Obama ordonnerait de détruire ce qui reste de la Nouvelle Orléans et les Maldives seraient préventivement vidées de leurs habitants.

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samedi 6 mars 2010

Constructions inondables : les responsabilités de l'hyper-réglementation

Vicent BénardLa tempête qui a provoqué les inondations de l'arc Atlantique était, en terme de vent, moins forte que celle de 1999.

Mais cette tempête s'est conjuguée à des marées d'un coefficient fort, et le coeur dépressionnaire qui l'a accompagné à amplifié la montée des eaux, provoquant une submersion de nombreux ouvrages et leur ruine.

L'événement était donc "envisageable" mais pas nécessairement "prévisible", bien que la tempête ait été très correctement annoncée par Météo France.

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jeudi 14 janvier 2010

Finance : comment rendre aux faillites leur rôle de régulateur systémique.

Vincent Bénard prolonge sa réflexion critique sur la régulation des marchés financiers, des banques et des assurances par des propositions concrètes.
 
Réguler, réguler, réguler... En ce qui concerne le secteur financier, la religion de l'état et des opinions publiques semble faite: l'état devrait beaucoup plus réguler, c'est à dire intervenir préventivement pour normaliser l'activité des banques, les contrôler au quotidien, et renforcer les règles prudentielles destinées à empêcher les banques de faire massivement faillite. 

Seul problème, cette philosophie de la régulation est déjà largement en vigueur et a amplement démontré son inefficacité, voire sa nocivité. Et si les gouvernements osaient parier sur une bonne gestion de la faillite des mauvaises banques pour parvenir à une véritable auto-régulation du secteur financier ? 

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mardi 12 janvier 2010

Assurance publique des dépôts bancaires : le révélateur de l'affaire islandaise (IceSave)

Vincent Bénard nous révèle les immenses implications d'un petit événement qui a échappé à l'attention de la plupart d'entre nous.

Le président Islandais, Olafur Ragnar Grimsson, vient de mettre son véto à un texte voté par son parlement concrétisant un accord intergouvernemental Islando-anglo-Néerlandais, forçant les islandais à rembourser les états britanniques et bataves qui sont venus au secours de leurs épargnants piégés par la faillite des trois grandes banques de l'île nordique. 
La presse internationale, et notamment française, présente l'affaire comme un dangereux reniement de parole et un quasi défaut sur la dette Islandaise, et les agences de notation dégradent la dette du Pays. 
Cette présentation des faits est elle la bonne ? La question est bien plus complexe qu'il n'y parait, et le président Grimsson ne mérite sans doute pas l'opprobre dont il est couvert hors de son île.

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samedi 14 novembre 2009

Débat sur la morale : l'étatisme, agent corrupteur du capitalisme


Profitant de la crise actuelle pour exciter les penchants anti-capitalistes d'une partie de l'opinion, nos gouvernements, au niveau national, ou mondial, prétendent prendre des mesures visant à "réformer" le système financier, et à le rendre plus "moral". 

Sont visés les "paradis fiscaux", qui permettent aux banques d'amoindrir le racket fiscal pesant sur leurs clients, les bonus des traders, dont le rôle dans le déclenchement de la crise est pour le moins difficile à définir (j'y reviendrai un autre jour), réglementer les "hedge funds", qui n'ont joué absolument aucun rôle dans le déclenchement de la crise, et ainsi de suite. 

Naturellement, l'entreprise de "moralisation" menée par l'état ne prétend pas s'arrêter au secteur financier mais s'étendre à tout le "capitalisme", qui serait par essence sauvage et indifférent au sort de l'individu et de l'environnement, et qui, suprême inconvenance, essaie de réduire sa facture fiscale par tous les moyens.

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jeudi 24 septembre 2009

Ce n'est pas la faillite de Lehman Brothers, mais le soutien à Bear Sterns qui a tout déclenché

Une des erreurs d'analyse les plus souvent entendues à propos de la crise est celle qui revient à en dater le début à il y a un an, lorsque le gouvernement américain et son ministre des finances, Henry Paulson, ancien CEO de Goldman Sachs, refusait d'amener sa garantie à Bank of America pour un éventuel rachat de Lehman Brothers, concurrent direct de GS, dirigée par l'homme le plus haï dudit Paulson, un certain Richard (Dick) Fuld.

Selon 90% des analystes "mainstream", la "tragique erreur" de Paulson, le non-sauvetage de Lehman, (B.of.A choisissant désormais de racheter un troisième canard boiteux de Wall Street, Merill Lynch), a été le révélateur de la fragilité des bilans bancaires, qui a précipité une chute des actifs financiers, mettant les banques trop faiblement garnies de fonds propres au bord de la faillite, obligeant les preux chevaliers étatiques du monde à un gigantesque plan d'injection d'argent du contribuable pour "sauver le système financier".

Inutile de préciser que cette interprétation n'est pas la mienne. Le lâchage de Lehman n'a fait que révêler une situation qui de toute façon ne pouvait qu'exploser

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mercredi 17 juin 2009

Sécurité routière : échapperons nous un jour à l'arbitraire répressif ?

L'annonce d'un nouvel et énième renforcement des mesures de répression anti-automobilistes, si elle ne saurait étonner, provoquera sans doute lassitude et ecoeurement chez nombre de citoyens qui, sans avoir rien à se reprocher, se sentiront un peu plus traités comme la pire espèce de criminels.

Parmi les annonces phares d'un projet présenté par Mme Alliot-Marie en conseil des ministres, la confiscation du véhicule pour les auteurs d'infractions jugées graves par le législateur. La liste des nouvelles annonces faites par le gouvernement ne peut que faire bondir toute personne un tant soit peu férue de droit, et plus encore de philosophie du droit. L’on pourra lire à ce sujet la critique de Maître Eolas, l'avocat le plus lu du web. Elle suggère en outre d'autres nombreuses critiques venues autant du coeur que de la raison.

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mardi 12 mai 2009

La crise du logement: conférence du 7 avril par Vincent Bénard

Il y a 18 mois, paraissait la seconde grande étude publiée par l'institut Turgot, "Logement, crise publique, remèdes privés", analysant l'ensemble des dérives et échecs des politiques publiques du logement en France, et émettant des propositions ambitieuses pour rétablir la situation. L'auteur, Vincent Bénard, a depuis donné nombre de conférences sur le sujet. Voici la vidéo de la dernière d'entre elle, tenue à Aix en Provence le 7 avril 2009, présentant les principales conclusions et quelques développements intervenus depuis.


Durée : 1 heure et 4 minutes

 

jeudi 2 avril 2009

Vive la déflation !

DeflationLes politiques actuellement menées par la FED, mais aussi la banque d'Angleterre et du Japon tendent à essayer de faire redémarrer l'économie par augmentation de la quantité de monnaie en circulation, pour empêcher à tout prix l'arrivée de l'ennemie publique n°1, j'ai nommé la déflation.

La grande peur déflationniste

Si l'on en croit la plupart des économistes en vue qui hantent les plateaux des journaux télévisés et inondent les pages roses du figaro de leur savoir, il n'y aurait rien de pire que "le spectre de la déflation".

Selon ces analystes, qui pour la plupart bénissent les plans de relance, une baisse des prix durable et généralisée des biens et services pousserait les ménages à cesser de consommer, car tout serait moins cher demain, et multiplierait les chômeurs car les entreprises endettées ne pourraient pas faire face à leurs échéances dans un environnement où leurs marges se contractent. De plus, les salaires ne s'ajustant pas linéairement à la baisse (demandez aux employeurs qui veulent diminuer le salaire de leurs employés si c'est simple), l'ajustement se ferait de manière plus brutale: les entreprises qui ne pourraient pas faire les gains de productivité nécessaires au maintien de rémunérations élevées licencieraient massivement.

Cette description apocalyptique d'un monde où les prix provoqueraient des catastrophes en baissant heurte le sens commun. La baisse des prix ne serait pas une bonne nouvelle ? Comment croire à un tel paradoxe sans y regarder de plus près ? N'y aurait-t-il pas erreur tant sur le diagnostic que sur les remèdes ?

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jeudi 12 mars 2009

Comment les accords de Bâle ont créé la crise qu'ils devaient prévenir

Les accords de Bâle (1), qu'il s'agisse de Bâle I ou de Bâle II (1) sont au centre des polémiques sur la solidité du système bancaire mondial. Entrés en vigueur en 1992 (Bâle I), modifiés au 1er janvier 2007 (II), ils étaient censés protéger les banques d'un risque de faillites en cascade. Une banque qui respectait les ratios définis par les accords de Bâle (Cooke 1992, puis Mc Donough 2007) était supposée suffisamment solide, et le système bancaire gouverné par de tels ratios était supposé stable.

La crise actuelle semble démontrer empiriquement à quel point cette approche mathématique de la gestion des banques s'est révélée inefficace. Car à n'en point douter, les fonds propres des banques étaient insuffisants pour couvrir efficacement les risques de pertes liés au dégonflement de la bulle de crédit que nous vivons.

Au delà du constat empirique, il convient d’analyser les faiblesses de l'approche des accords de Bâle en tant qu’outil prétendant permettre de maîtriser le risque financier couru par les banques

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lundi 9 février 2009

Crise financière : Alan Greenspan est il coupable ?

Lors de toute crise, la tentation est grande de rechercher une cause majeure ou un bouc émissaire idéal. Il a été clairement établi en de nombreux articles que les causes de la crise ont été multiples et complexes, et ont d'une certaine façon rétroagi les unes sur les autres. Vouloir attribuer à une cause unique un poids prépondérant, et réduire les autres facteurs à des épiphénomènes connexes, est le plus sûr moyen de ne pas comprendre les ressorts profonds de la crise, et d'être incapable d'y apporter des réponses adéquates. Parmi ces coupables "évidents" que certains voudraient voir cloué au pilori, figure en bonne place Alan Greenspan. Il est accusé d'avoir maintenu des taux trop bas entre 2001 et 2005, favorisant l'essor d'une bulle d'actifs concentrés sur l'immobilier, et d'avoir ainsi encouragé trop d'emprunteurs et de prêteurs à agir de façon spéculative et déraisonnable. Greenspan est assurément un des co-responsables de la situation, comme nous allons le voir, mais selon moi, un co-responsable d'ordre secondaire. Lui attribuer la plus grande part de responsabilité dans la crise actuelle, comme le font beaucoup de commentateurs, est abusif.

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vendredi 30 janvier 2009

Comment l'état fédéral a sapé les fondations du marché américain du crédit immobilier

Les enseignements de la crise des subprimes n'en finissent pas d'être tirés, et d'ores et déjà notre connaissance de cet épisode malheureux de notre histoire économique s'est affinée. Il  y a encore un point assez technique, et sans doute peu passionnant du point de vue des foules, à évoquer: les causes des différences de structure entre le marché du crédit immobilier aux USA et ceux de la plupart des pays d'Europe, dont la France. Nous pensons en effet que cette différence de structuration du marché du crédit immobilier a joué un rôle majeur dans la formation de la bulle de crédit qui a amené la crise. Et nous verrons qu'une fois de plus, illustration parfaite de la loi des conséquences innatendues, les choix plus que discutables de l'état américain ont, in fine, favorisé la structure de marché la plus risquée et la moins performante.

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vendredi 28 novembre 2008

Sortir de la crise : passer d'une société du crédit à une économie du capital

Soutenir artificiellement le crédit ne fera que retarder la chute d'entreprises de toute façon trop faibles en trésorerie par rapport à leur niveau d'endettement. Autant admettre la crise à venir comme un fait acquis et donner à notre économie la chance de bâtir une croissance plus saine, fondée à la fois sur les entreprises qui auront résisté à la tourmente actuelle et sur de nouvelles entreprises qui amèneront des innovations profitables à tous, grâce à des politiques fiscales favorisant une saine accumulation de capital, seule vraie source d'enrichissement durable de l'ensemble de la société (...)

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mardi 18 novembre 2008

Pour en finir une fois pour toutes avec les bulles immobilières

J’en parlais il y a quelques semaines. La mesure est entrée en application : A partir du 1er novembre 2008, par la suite d'un relèvement des seuils de revenu des ménages éligibles aux dispositifs d'accession sociale à la propriété (dont le prêt à taux zéro), la garantie de l’État est ouverte aux prêts réalisés par les banques à 60% des accédants à la propriété, contre 20% auparavant. C’est le FGAS (Fond de Garantie de l’Accession Sociale) qui jouera le rôle de garant.

Au nom du mythe de la propriété pour tous, le gouvernement souhaite réduire le coût d’achat des logements en subventionnant le crédit immobilier et en tentant d’inciter les banques à prêter coûte que coûte malgré la conjoncture très défavorable à l’expansion irraisonnée des crédits bancaires... Loin de moi l’idée de nier les bienfaits de la propriété, mais l’état n’a pas à interférer dans la décision de louer ou d’acheter que chaque ménage doit prendre en fonction de considérations qui lui sont propres. Subventionner la propriété des uns revient toujours à la faire payer d'une façon ou d'une autre par d'autres. Mais ce gouvernement ne semble guère se préoccuper de notions élémentaires d'économie.

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