Institut Turgot

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dimanche 5 juin 2011

Le problème de la politique du dollar faible : rappel de quelques éléments fondamentaux sur les régimes de change

Steve Han keBen Bernanke, le président de la Réserve fédérale, a adopté une politique de dollar faible. Et il n'est pas le seul à l'endosser.

Le thème du dollar faible est très présent à Washington, sur la plupart de ses boulevards et dans ses ruelles ; l'idée semble même présenter un certain attrait pour l'homme de la rue.

Ne présente-t-on pas le dollar faible comme un stimulant pour les exportations, et un carburant pour la relance de l’économie ?

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mercredi 20 avril 2011

Le paradoxe de la surréglementation bancaire

Steve Han keDepuis la chute de Lehman Brothers en septembre 2008, les oracles, politiciens et autres commentateurs de la classe parlante font des heures supplémentaires pour protéger le monde des banques et, effectivement, des banquiers.

De tous côtés on entend les mêmes refrains : « abaisser les banques », « mettre au pas les banquiers », etc.

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mardi 28 décembre 2010

Le piège du taux d'intérêt zéro

Steve Hanke explique les raisons de son inquiétude :  la politique de Ben Bernanke entraîne un resserrement du crédit, bloque l'économie US, affaiblit le dollar, exporte l'inflation vers les économies émergentes et finalement mène le monde vers un retour au contrôle des capitaux.

L'une des premières victimes d'une crise financière est la vérité.  

En période de tension,  les banquiers centraux embrassent une tradition bien établie :  ils publient des déclarations anodines, mais fort économes de la vérité.

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lundi 18 octobre 2010

Crise et politique économique : la malédiction des hommes de l'Etat

Le Président Barack Obama est aujourd’hui victime d’une malédiction :  celle de l’échec inéluctable des politiques d’état.

Mais ce n’est pas en écoutant  la classe parlante de Washington  et autres capitales du monde que vous pourriez l’apprendre.  

La réaction classique de ces professionnels de l’imposture est de faire ce qu'ils font le mieux  lorsque les difficultés apparaissent :  ils mentent.

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mercredi 4 août 2010

Croissance : c'est la monnaie qui prime

Les crises financières sont généralement suivies de fortes reprises.Or, la période qui fait suite à la panique de 2008 ne se conforme pas à ce modèle en « V » de reprise économique.

Presque deux ans plus tard, l'économie américaine demeure empêtrée dans une reprise anémique, avec 2,4 % de taux de croissance d’une année sur l’autre.

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dimanche 11 juillet 2010

La main morte du contrôle des changes

Aux États-Unis, en Europe et au Japon,  les fonctionnaires de la monnaie nous imposent  une baisse sans précédent des taux d'intérêt.  

Or,  quand elles interfèrent avec les régimes de taux de change de la plupart des pays asiatiques,  ces politiques de bas taux d'intérêt représentent la combinaison parfaite pour engendrer des flux spéculatifs. 

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lundi 14 juin 2010

Grèce et Estonie : deux modèles économiques aux antipodes l'un de l'autre

Steve HankeLe 12 mai dernier la Commission européenne recevait l'Estonie à bras ouverts, en recommandant que, l'an prochain, le petit pays balte soit autorisé à passer à l'euro.

On était bien loin de la réception glaciale réservée le 2 mai à la Grèce, lorsque ses partenaires européens, ainsi que le Fonds monétaire international, avaient promis de mettre au pot jusqu'à 145 milliards de dollars pour renflouer les finances irresponsables de l'état balkanique.

Economiquement, la Grèce et l'Estonie se trouvent carrément aux antipodes l'une de l'autre.

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mercredi 12 mai 2010

Greenspan, Bernanke : Le duo des truqueurs...

Professeur Steve HankeLorsque la Commission d'enquête sur la crise financière s'est rassemblée au Capitole au début d'avril, ses membres ont dû supporter le spectacle de l'ancien Président de la Réserve Fédérale, Alan Greenspan, affirmant, le visage impassible, que la politique monétaire de la Fed durant son mandat n'aurait pas contribué à la bulle immobilière aux Etats-Unis.

D'après Greenspan, il aurait fallu chercher l'origine de la crise financière "ailleurs" – c'est à dire à l'étranger. La « faute aux étrangers » est un stratagème toujours populaire.

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lundi 8 mars 2010

Les états baltes, la Bulgarie et la Grèce

hanke2.JPG Tous les yeux sont fixés sur la Grèce, épicentre du plus récent des séismes financiers.

Ces dernières semaines, les cours boursiers et obligataires de la Grèce ont plongé, alors que bondissaient les prix des Swaps sur défaillance de crédit (CDS). Les difficultés de la Grèce ont également mis sous pression l'euro – la monnaie dont se servent la Grèce et quinze autres membres de l'Union monétaire européenne. La crise a mis sur la sellette le gouvernement récemment élu (en octobre 2009) du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK) et son Premier ministre George Papandreou. Le Premier ministre Papandreou -- qui est également président de l'Internationale socialiste et dont le père et le grand-père ont aussi été Premier ministres de la Grèce – a de l’expérience et, généralement, des mœurs tempérées. Mais la crise met à l’épreuve sa patience même.

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jeudi 28 janvier 2010

Un grand méconnu : le cycle immobilier de 18 ans

Steve HankeLe 3 janvier dernier,  lors de la réunion annuelle de l’American Economic Association, le Président de la Réserve fédérale Ben Bernanke prononçait un important discours.

Dans son texte officiel, « Monetary Policy and the Housing Bubble », le président Bernanke faisait valoir que ce ne serait pas la politique monétaire de la Fed qui était responsable de la bulle immobilière. Il prétendait que le grand coupable aurait été la mauvaise réglementation. 

Ce que le Président Bernanke cherche à nous faire croire n’est qu’un gros canular. Des bulles, la Fed ne cesse d'en fabriquer.

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vendredi 16 octobre 2009

Les indices du malheur : une occasion de revenir au réel

Steve HankeDans le sillage de la panique de 2008, la recherche des coupables est devenue à la mode. D’après certains éléments de gauche de la classe qui monopolise la parole, ce seraient le libéralisme, le capitalisme, les spéculateurs, qui auraient provoqué la crise économique.

Aux États-Unis, force politiciens ont enfourché ce dada-là. Le député Barney Frank, président haut en couleur de la puissante Commission des Services financiers à la Chambre des Représentants, s'exprimait de la sorte :

"C'est la fin de l’époque du laisser-faire extrême, du refus des impôts et de la réglementation. Ça s’est complètement évaporé."

Les éditorialistes sont également entrés en action. Par exemple Paul Krugman, chroniqueur du New York Times, a écrit:

"Car plus on se penche sur les origines de la catastrophe actuelle, plus il devient clair que le mauvais tournant - celui qui a rendu la crise inévitable – s’est produit au début des années 1980, pendant les années Reagan."

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jeudi 2 juillet 2009

Le retour des DTS

Steve HankeLe cours du dollar US au cours des dernières années a été tout sauf prévisible.

De novembre 2002 à la mi-juillet 2008, le billet vert a perdu 37% de sa valeur contre l'euro.

Cette période de faiblesse du dollar a commencé lorsque Ben Bernanke, alors gouverneur de la Réserve fédérale, aujourd’hui son président, a persuadé Alan Greenspan, alors son Président, que les Etats-Unis était en proie à la déflation.

C’est pourquoi la Fed s’était mise à appuyer sur l’accélérateur monétaire.

En juillet 2003, le taux des Fed funds avait été écrasé jusqu’à 1%, pour y demeurer pendant un an.

Ces taux d'intérêt artificiellement bas ont déclenché le prototype de toutes les fluctuations conjoncturelles. Ils ont encouragé les investisseurs à prendre des risques excessifs, à la recherche des moindres rendements accessibles.

Alors, pour tirer le maximum de ces petits rendements, s’endetter était entré dans l’esprit du temps. Les carry trades --prises de risques sur écarts de rendements : on emprunte dans des devises à faible rendement, comme le dollar, pour placer dans celles qui ont un rendement plus élevé, sont également devenu populaires.

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mercredi 27 mai 2009

Où vont les monnaies ?

[hanke2.JPG Les financiers à Beijing deviennent un peu méfiants vis-à-vis du dollar et accumulent de l’or au cas où. Vous devriez faire de même.

Vous voules savoir où ça va vraiment se passer dans les mois à venir ? Oubliez les actions, pensez taux de change. En ce moment, il se produit des changements tectoniques sur les marchés des devises. Au cours de l’année passée, le złoty polonais a perdu 23% contre l’euro et le forint hongrois 11 %. Alors, les deux pays parlent de remplacer par l’euro leur monnaie nationale. Le Fonds Monétaire International aime bien l’idée, et voudrait que les autres pays européens s’« euroïsent » aussi vite que possible.

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dimanche 26 avril 2009

La malhonnêteté des banquiers centraux

Steve HankeÁ défaut d'autre chose, la crise financière actuelle est en train de produire des tonnes d'éléments qui confirment la règle "des 95%" : à savoir que 95% de ce qui se publie ou se dit de l'économie ou de la finance est soit faux soit dépourvu de pertinence.

Une partie du problème vient des banquiers centraux, des ex comme des actuels.

Ils font des heures sup pour échapper à toute responsabilité d’avoir créé cette crise.

Leurs racontars font penser à l'histoire militaire.

L'histoire militaire, rappelez-vous que ce sont les vainqueurs qui l’écrivent.

Pour l'histoire économique, dans une certaine mesure, ce sont des banquiers centraux qui s’en chargent.

Et dans les deux cas, il vous faut prendre la version officielle magno cum grano salis.

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lundi 9 mars 2009

La récession : pour combien de temps encore ?

Le 1er décembre 1, 2008, le National Bureau of Economic Research a finalement rendu la nouvelle officielle : les États-Unis étaient entré en récession un an plus tôt, en Décembre 2007. C'est la treizième récession aux États-Unis depuis la Grande Dépression de 1929-33. Avec une durée de plus de treize mois, c'est aussi une récession relativement longue. En fait, elle est presque aussi longue que les deux plus longues qui Steve Hankeont suivi la Grande Dépression, ces deux-là qui avaient duré seize mois. Une lecture simpliste des données de l'histoire donne à penser que la stagnation actuelle serait plus longue que la moyenne, et sur le point de prendre fin. Cependant, les choses ne sont jamais aussi simples.

Depuis la Grande Dépression, la plupart des récessions avaient été causées par la Réserve fédérale, qui appuyait sur ses freins monétaires pour maîtriser l'inflation. Or, l'épisode actuel est différent. Cette fois-ci, c'est une attitude de crédit ultra-laxiste de la part de la Fed qui a engendré une accumulation excessive de dette, une hausse toujours croissante de l'effet de levier, et des augmentations insoutenables du prix des actifs. C'était un château de cartes, qui a fini par s'écrouler.

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