La crise de l'euro porte une grande part de responsabilité dans la détérioration des conditions économiques en Europe. Mais elle n'explique pas tout..
La déception, s'agissant des perspectives de retour à la croissance, concerne aussi bien les Etats-Unis que le Royaume-Uni. Tout se passe comme si la sortie de crise n'en finissait pas de se faire attendre. Steve Hanke nous décrit comment la faute en incombe à la combinaison mortelle Bâle III + Taux zero.
Dans le sillage de la crise financière, nos grands experts de la monnaie et de la banque sont partis tambours battants en campagne pour dire aux banques qu'elles devaient « recapitaliser » leur bilans – expliquant que c'était absolument nécessaire pour éviter le retour de nouvelles crises.
Le danger viendra peut-être. Mais il faudra du temps avant qu'il ne se concrétise. Pour le moment c'est l'ampleur du déficit de création monétaire entretenu par le mouvement de recapitalisation bancaire et financière qui domine la conjoncture et les perspectives économiques à moyen-terme.
Steve Hanke explique les raisons de son inquiétude : la politique de Ben Bernanke entraîne un resserrement du crédit, bloque l'économie US, affaiblit le dollar, exporte l'inflation vers les économies émergentes et finalement mène le monde vers un retour au contrôle des capitaux.