Institut Turgot

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lundi 17 février 2014

Principes d'une Politique "honnête" : éléments pour une charte non-partisane

Si la démocratie est la source des pouvoirs et du droit, encore faut-il qu'un critère soit respecté dans le choix d'une politique et dans l'élaboration du droit :celui de l'honnêteté. Le citoyen doit faire ses choix électoraux en toute conscience, ce qui impose de la part des partis et des pouvoirs publics certaines limites.

A travers les lignes qui suivent, Olivier Braun tente de définir le contenu d'une Charte  constitutionnelle dont l'objectif serait en quelque sorte de "dé-institutionaliser" les fondements du mensonge politique.

Peu d'idées ont été plus galvaudées ni imposées comme trônant au-delà même de toute discussion, que l'idée de démocratie. 
L'adjonction de l'adjectif « populaire » au substantif relève désormais du passé, mais les problèmes que recouvre le concept de démocratie, et de son évolution illégitime, demeurent.  Au fond, la question à la base du Droit et de l'organisation sociale reste celle-ci : à quel titre un individu ou un groupe d'individus peuvent-ils commander à d'autres ?

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vendredi 13 décembre 2013

Une opinion divergente : Nelson Mandela et la guerre révolutionnaire

En complément des multiples commentaires hagiographiques de ces huit derniers jours, notre ami Olivier Braun (qui réside en Afrique du sud) nous rappelle un certain nombre de faits que la mémoire collective est en train d'oblitérer. 
A cette occasion, il revient sur la grande question philosophique que soulève la biographie même de Mandela : dans quelles conditions peut-on approuver la guerre révolutionnaire (dont il nous rappelle les stratégies de base) ?

Nelson Mandela s'était montré bien plus sage que les auteurs des réactions proprement hagiographiques qu'on peut lire à l'occasion de son décès le 5 décembre 2013, à 95 ans. Dans ses mémoires il dit son déplaisir à être considéré comme un saint.

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vendredi 18 octobre 2013

Dette : quitte à proposer une solution radicale, pourquoi pas la répudiation pure et simple ?

Plutôt qu'un impôt exceptionnel de 10% sur le capital proposé par certains experts du FMI pour  résoudre la question du caractère insoutenable de l'endettement des états, Olivier Braun suggère une solution encore plus radicale : répudier une fois pour toute la dette publique. 

Reprenant des arguments naguère développés par Murray Rothbard, il considère qu'en toute justice Il n'y a pas de raison d'exiger de citoyens innocents qu'ils paient pour sauver la mise de prêteurs imprudents et complices volontaires des états.

Le Figaro révèle, dans son article “le FMI propose une supertaxe sur le capital1 qu'un récent rapport sur les finances publiques rédigé par le FMI énumère différentes solutions théoriques pour régler le problème de l'endettement public. Parmi celles-ci, l'accent est mis sur l'idée d'une taxation en une fois de l'épargne pour rembourser la dette, à hauteur de 10% si l'on fait la moyenne dans la zone euro.

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mercredi 19 décembre 2012

Réhabiliter la "Loi de Say" et comprendre pourquoi le marasme économique persiste

Olivier Braun nous invite à redécouvrir la "Loi de Say", l'une des plus grandes contributions françaises à la théorie économique qui, pour les manuels, n'est plus que la relique dépassée d'un enseignement depuis longtemps révolu.

Il s'agit au contraire d'un concept qui - comme l'illustrent a contrario les propos caricaturaux d'un Montebourg - reste aujourd'hui encore essentiel pour mieux comprendre et expliquer les raisons profondes de la persistance du marasme économique. 

Les dirigeants politiques, dès lors qu'ils sont soucieux du bien commun et de la prospérité de leurs compatriotes, ne sauraient méconnaître les principes fondamentaux de la science économique. Car alors, « s'ils manquent d'en tirer le meilleur parti, s'ils méconnaissent ses enseignements et ses avertissements, ce n'est pas la science économique qu'ils annuleront ; c'est la société et le genre humain qu'ils fouleront aux pieds. »1

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vendredi 23 novembre 2012

Un guide pour les Indignés : Wilhelm Röpke et l'Ordolibéralisme contre le "capitalisme de connivence"

La Crise a incité les adversaires du capitalisme à se mobiliser au sein de mouvements comme "Occupy Wall Street", les Indignés, etc... Certaines de leurs critiques peuvent être fondées, mais ils ne voient pas qu'au fond, ils se trompent de cible. 

Pour le leur expliquer, rien de mieux que de revenir à un auteur qu'on ne peut guère qualifier d'ultra-libéral tant il a une rhétorique critique vis à vis du capitalisme de son temps, Wilhelm Röpke. L'analyse des reproches qu'il fait au capitalisme permet de mieux cerner le véritable adversaire : le capitalisme de connivence (ce que les anglo-saxons nomment le "crony capitalism").

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vendredi 27 juillet 2012

Islande : lecture "autrichienne" d'une débacle économique

Ci-dessous la traduction d'un article publié dans le dernier numéro du Freeman qui résume le livre de Philip Bagus et David Howden : "Deep Freeze : Iceland's Economic Collapse". Ce n'est pas tous les jours que des économistes s'attachent à illustrer la théorie "autrichienne" des crises par un exemple d'actualité fort, concret et révélateur. 

Les auteurs, professeurs d'économie (formés tous deux à la théorie autrichienne, membres du Centre Cobden britannique et enseignant actuellement en Espagne), expliquent dans ce petit livre l'effondrement économique de l'Islande en 2008. Pourquoi se préoccuper des difficultés de ce petit pays qui n'a que 313.000 habitants et qui se trouve dans le lointain atlantique nord ?

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samedi 7 juillet 2012

Romano Prodi, la tragédie de l'euro et Jacques Rueff

"Croyez-moi, aujourd'hui comme hier le sort de l'homme se joue sur la monnaie "(Jacques Rueff) -
"Le Pacte de Stabilité est stupide" (Romano Prodi)

La vie et l’œuvre de Jacques Rueff ont été marquées par son combat pour l'ordre financier. Rueff fut ainsi, en tant que haut fonctionnaire détaché au comité financier de la Société des Nations, amené à examiner en 1927 la situation dramatique des finances publiques et de l'économie en Grèce et de rédiger la partie du rapport pour la SDN relative à l'assainissement financier. Une mission analogue lui fut confiée l'année suivante en Bulgarie. 

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lundi 11 juin 2012

François Hollande, la croissance et William Hutt

Son nom est inconnu en France. S'il fit la plus grande partie de sa carrière à l'Université du Cap, en Afrique du Sud, Bill Hutt fut l'auteur, à la fin des années trente, d'une des meilleures critiques jamais écrites pour dénoncer les illusions de la macroéconomie keynésienne. Une critique que nous fait, avec bonheur, redécouvrir l'auteur de ce texte, Olivier Braun, en liaison avec l'actualité.


La crise économique et la crise des dettes publiques ont conduit les Etats européens, singulièrement les Etats membres de la zone-euro, à mettre en œuvre des politiques dites d'austérité. 

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