Institut Turgot

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Nathalie Elgrably-Lévy

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samedi 11 juin 2011

Le rôle de l'Etat est-il de subventionner la culture ?

Nathalie Elgrably-LevyLa politique de la culture est de ces sujets qui, de manière très classique, divisent les libéraux. Nathalie, économiste à l'Institut Economique de Montréal, vient d'y consacrer trois de ses dernières rubriques. Elle y rappelle des vérités bien envoyées !

Avec l'élection d'un gouvernement québécois conservateur majoritaire, le milieu culturel appréhende, plus que jamais, des coupes dans les programmes de soutien aux artistes.

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vendredi 18 juin 2010

Marée noire: un déversement de mauvaises incitations

Elgrably2.JPGLes commentaires qui ont suivi l'explosion de la plateforme du groupe pétrolier BP, le 22 avril dernier, s'articulent autour de deux lapalissades dont la répétition, notamment par l'administration Obama, finit par exaspérer.

La première est que la marée noire est une tragédie colossale.

La seconde tient au fait que BP devrait colmater la fuite le plus rapidement possible.

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mardi 1 juin 2010

Solidarité européenne... vraiment ?

Elgrably2.JPGC’est avec un profond soupir de soulagement que la planète a accueilli le plan historique de 110 milliards d’euros mis au point par le Fonds monétaire international et l’Union européenne afin de sauver la Grèce de la faillite.

Cette mesure exceptionnelle satisfait tous les politiciens, analystes et commentateurs occupés depuis plusieurs mois à chercher un plan de sauvetage qu’on pense maintenant avoir trouvé. Mais nous sommes-nous demandé pourquoi on insiste tant pour la secourir?

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jeudi 29 avril 2010

Pour échapper à la double injustice de la complexité fiscale : l'impôt à taux unique

Elgrably2.JPGL'article de Nathalie s'adresse à ses concitoyens québécois. Mais son analyse a une valeur universelle - notamment pour tous les pays où les niches fiscales pullulent, comme en France. Trait_html_691a601b.jpg

Plus un régime fiscal est complexe, plus il faut allouer du temps, de l’énergie et de l’argent pour s’y conformer: il faut colliger toutes les informations nécessaires, se tenir au courant des changements apportés à la loi, embaucher des comptables, des avocats, etc. Des chercheurs ont montré que les Canadiens ont dépensé en 2005 de 18,9 milliards $ à 30,8 milliards $ pour produire leurs déclarations de revenus, soit un montant variant entre 585$ et 955$ par contribuable.

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samedi 30 janvier 2010

L'autre tragédie d'Haîti

Nathalie Elgrably-LevyLa tragédie haïtienne est inqualifiable. On ne peut qu’être anéanti devant l’horreur, la douleur, la faim et le désespoir causés par l’impitoyable séisme. Et on ne peut que saluer l’aide humanitaire déployée par la communauté internationale. Une aide qui, en regard des besoins immenses et de leur urgence, restera malheureusement toujours trop modeste et trop tardive.

Les premiers secours étaient à peine arrivés que l’on songeait déjà à rebâtir. Seize pays se sont d’ailleurs réunis le 25 janvier à Montréal pour discuter de l’effort de reconstruction. On ne cherche pas qu’à sauver des vies et à apaiser les souffrances, on espère également mettre le pays sur le chemin de la prospérité.

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dimanche 1 novembre 2009

Il est idiot de dire que l'eau n'a pas de prix

Nathalie Elgrably-LevyPériodiquement, la question de l'eau revient au coeur de l'actualité et nous replonge dans l'éternel débat: l'eau est-elle un bien marchand ou une ressource commune?

Il y a quelques jours, deux voix se sont élevées pour prendre position. Il s'agit de Maude Barlow, présidente du Conseil des Canadiens et ex-conseillère principale en matière d'eau auprès des Nations Unies, et de Riccardo Petrella, politicologue, économiste et président de l'Institut européen de recherche sur la politique de l'eau.

Pour l'un comme pour l'autre, l'humanité vivra bientôt une crise hydrique majeure. Madame Barlow affirme que l'eau est un bien commun qui devrait n'être ni embouteillée, ni exportée, ni tarifée. Quant à monsieur Petrella, il réclame que «l'accès à l'eau soit reconnu comme un droit humain, universel, indivisible, inaliénable et imprescriptible par les Nations Unies». En d'autres termes, tous deux refusent de considérer l'eau comme une marchandise, et défendent l'idée qu'elle est un «don du ciel», qu'elle appartient à tout le monde, et qu'elle doit être distribuée gratuitement.

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lundi 21 septembre 2009

Fausse joie

Nathalie Elgrably-LevyLa crise est-elle maitrisée ? Il est difficile de s'y retrouver tant les avis et les prévisions divergent. L'Institut Turgot, en tant que tel, n'a pas de réponse a priori. Il préfère laisser ses amis s'exprimer et confronter leurs points de vue. Ci-dessous, après l'avis de Charles Gave, l'opinion de Nathalie Elgrably-Lévy, économiste à l'Institut économique de Montréal. Trait_html_691a601b.jpg Avez-vous entendu la bonne nouvelle? La récession est terminée! C'est du moins ce qu'affirment Newsweek, Ben Bernanke et l'administration Obama.

Je suis de nature optimiste et j'estime que toutes les bonnes nouvelles méritent d'être célébrées … à condition d'être fondées ! Avant de sabler le champagne, il faut donc répondre à une question fondamentale: les éléments déclencheurs de la crise ont-ils été maîtrisés ?

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jeudi 9 juillet 2009

La faute à la déréglementation.... quelle déréglementation ?

Nathalie Elgrably-Levy La déréglementation tous azimuts, nous le savons tous, est l'élément déclencheur de la crise économique. Et si le Canada est moins touché, c'est grâce à un système bancaire rigoureusement contrôlé. C'est du moins ce que tout le monde répète de manière mécanique depuis des mois, comme si c'était une vérité formelle. Lundi, c'était au tour de Robert Zoellick, président de la Banque mondiale, d'y aller d'une déclaration similaire.

Mais de quelle déréglementation s'agit-il? Voilà bien une question à laquelle les partisans de la théorie de la déréglementation sont incapables de répondre!

Et pour cause: il n'y a eu aucune déréglementation importante. Certes, il y a eu la suppression graduelle du Glass-Steagall Act de 1933 qui imposait une séparation entre les banques de dépôt et les banques d'investissement. Mais il serait illogique et malhonnête de lui attribuer les déboires du système bancaire, car il n'a fait que consentir aux banques américaines les mêmes droits que ceux dont jouissent les institutions canadiennes et européennes qui, elles, se portent bien.

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