Institut Turgot

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jeudi 13 mai 2010

Merci à la Grèce

Marc de Scitivaux A l'heure où l'Europe met 500 milliards d'euros sur la table pour sauver sa monnaie, il peut paraître provocateur de se réjouir de la crise grecque. Et pourtant...

Pour tous ceux qui depuis des années voyaient la France s'enfoncer dans des déficits dont il était évident que personne au sein du monde politique n'était capable, par aveuglement ou intérêt électoral, de stopper la course folle ; pour tous ceux qui, stupéfaits, voyaient les Français réclamer des "réformes" tout en s'opposant à la remise en cause des "avantages acquis", acquis souvent grâce à l'irresponsabilité des dirigeants, l'affaire grecque est venue montrer l'issue : la course folle vers toujours plus de déficits s'est arrêtée, pour une raison simple, les prêteurs ne veulent plus prêter

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mardi 23 mars 2010

Retraites : la queue du chien

Marc de ScitivauxLes Français sont les gens les plus intelligents de la Terre, c’est bien connu (surtout en France). Et il faut une forte dose d’intelligence pour inventer depuis vingt ans les arguties permettant d’échapper à cette constatation simple: puisque la durée de vie s’est allongée considérablement, la durée du travail doit également s’allonger.

Partout dans le monde, des gens forcément beaucoup moins intelligents que nous –des Danois, hier, aux Espagnols aujourd’hui– en ont tiré une conclusion (certainement trop simpliste!): l’âge de la retraite est passé à 67 ans.

Les Français sont-ils schizophrènes? Interrogés sur la nécessité de réformer les retraites, ils répondent majoritairement oui –et c’est alors leur raison qui parle. Mais interrogés sur un possible allongement de la durée du travail qui les frapperait, ils répondent tout aussi majoritairement non –et là, c’est leurs "tripes" qui parlent.

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jeudi 18 mars 2010

Dette : encore un instant, monsieur le bourreau !

Marc de Scitivaux Une faillite est prononcée quand les prêteurs s’arrêtent de financer les déficits (et pas quand on dépense plus que ce que l’on gagne).

Cette décision n’est pas motivée par le niveau de la dette ( après la guerre, la dette américaine était de 120% du PIB et vingt-cinq ans après, de 28%, sans inflation); mais par la conviction que la situation de l’individu, de l’entreprise ou de l’Etat, non seulement interdit de rembourser sa dette, mais conduit inexorablement à une croissance de celle-ci : en pourcentage des revenus pour un particulier, du chiffre d’affaires pour une entreprise, des ressources fiscales pour un Etat.

C’est donc ce qui vient d’arriver pour la Grèce et c’est pour cela qu’elle fait appel à des prêteurs désormais motivés par des raisons politiques plutôt qu’économiques.

En quoi la France est-elle différente de la Grèce ? En rien.

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dimanche 6 septembre 2009

En attendant la prochaine bulle ...

Marc de ScitivauxMarc de Scitivaux vient de publier (chez Larousse, dans la collection 'à dire vrai') un excellent petit ouvrage ayant pour titre : Le père de famille, le trader et l'expert . Nous le remercions de nous permettre, à titre de bonnes feuilles, d'en reproduire ci-dessous la conclusion. Trait_html_691a601b.jpg

Depuis des mois, on nous annonce un nouveau 1929. D'éminents “experts”, dont l'habileté à être conseillers des princes l'emporte nettement sur les preuves de leur lucidité passée, font leurs choux gras d'annonces catastrophistes qui ne seront pas portées à leur débit lorsque la mer redeviendra étale.

Au fur et à mesure que le spectre de 1929 s'éloigne, d'autres peurs apparaissent. Ainsi nous sortirions de cette crise par un scénario “à la japonaise”, c'est à dire une quasi-stagnation de la croissance en valeur sur dix ans.

Disons-le tout de suite, si un tel scénario ou un scénario similaire est imaginable en zone euro, il est totalement impossible aux Etats-Unis, car ce qui a fait la marque de fabrique de la crise japonaise n'est pas l'éclatement de la bulle en 1990 mais la manière dont elle n'a pas été traitée. Ni baisse des taux, ni déficit budgétaire pour soutenir l'activité, ni restauration des fonds propres bancaires. Dans ce cas, comparaison n'est pas raison mais seulement fruit de l'ignorance.

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