Institut Turgot

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mardi 17 décembre 2013

Écologie et immigration : même rhétorique ?

« Nous ne pouvons pas héberger toute la misère du monde. La France doit rester ce qu’elle est : une terre d’asile… mais pas plus », déclarait  Michel Rocard dans l'émission "7/7" du 3 décembre 1989.

 A l'époque, cette déclaration de l'ancien premier ministre socialiste a semé le trouble au sein de la bien-pensance française (de Gauche mais aussi de Droite). En fait elle s’inscrit dans la théorie générale de la tragédie du libre accès rendue célèbre par l'américain Garrett Hardin dans un article paru sous le titre de « Tragedy of the Commons » publiée quelque vingt ans plus tôt dans la revue Science (1968).

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mardi 22 octobre 2013

Gaz de schiste : le problème de fond est la propriété des droits sur le sous-sol

« En 1865, seulement sept ans après la naissance de la production pétrolière à Titusville en Pennsylvanie, la première tentative d’exploration pétrolière fut entreprise dans la province de Jujuy en Argentine. 

À la différence du développement et de la croissance extraordinaire de la production pétrolière aux États-Unis les premières tentatives par les pionniers du pétrole en Argentine se heurtèrent un véritable mur : la propriété publique du sous-sol et l’intervention correspondante des pouvoirs publics.

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jeudi 21 février 2013

Civilisations : pourquoi l'Ouest, et pas les autres ?

Max FalqueL'historien britannique Niall Ferguson est, depuis quelques années, le conférencier libéral le plus écouté. Son dernier livre "Civilization, the West and the Rest" a suscité de nombreux commentaires. Notre ami Max Falque nous en offre une analyse détaillée.

Niall Ferguson serait-il le Tocqueville du 21ème siècle ? La question mérite d’être posée à la lecture de ce gros ouvrage.

Le sous-titre précise le projet, à savoir mettre en perspective la spécificité voire la supériorité de la civilisation occidentale. On imagine que cette position délibérément contraire à la doxa « politiquement correcte » interpelle le lecteur et irrite les tenants du relativisme selon lequel « toutes les civilisations se valent ».

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jeudi 7 juin 2012

Les droits de propriété au cœur de la problématique environnementale

Max Falque L'ICREI - International Centre for Research on Environmental Issues, fondé par Alain Madelin - fête ses vingt ans. A cette occasion, Max Falque, son délégué général, organise à Aix en Provence, les 21, 22, et 23 juin, une grande conférence internationale sur le thème : "droits de propriété et instruments économiques au service de l'Agriculture et de la Forêt". Le réunion se déroulera dans les locaux de la faculté d'économie et de gestion de l'Université Aix-Marseille.

« Avez-vous jamais lavé une voiture de location avant de la rendre ? ». Cette interrogation triviale fait écho à la réflexion d’Aristote qui notait « Ce qui est commun au plus grand nombre fait l’objet des soins les moins attentifs. L’homme prend le plus grand soin de ce qui lui est propre, il a tendance à négliger ce qui est commun ».

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vendredi 13 avril 2012

Les écologistes sont-ils sincères ou ignorants ? Les 12 mythes du politiquement correct

Max FalqueLa question mérite d’être posée au moment où cette idéologie entend se présenter comme une nouvelle religion mêlant paganisme, socialisme et malthusianisme.

Nous pensons qu’il est bon de mettre à la disposition du lecteur francophone le résumé d’un récent et décapant ouvrage : "Little Green Lies - An Expose of Twelve Environmental Myths" du Professeur australien Jeff Bennett.

Chaque « Petit mensonge » y fait l’objet d’un chapitre présentant les douze lieux communs et croyances et leurs réfutations

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vendredi 2 mars 2012

Politique de l'environnement : le grand tournant du 21ème siècle

On croyait que les thèmes écolo allaient dominer la campagne présidentielle. Ce ne fut qu'un gros pétard mouillé. Une bonne raison pour revenir sur ce que devraient être les principes fondamentaux d'une véritable politique de l'environnement adaptée aux exigences du XXIème siècle.

En cette période électorale difficile pour l’écologie politique on peut s’interroger sur les résultats du « Grenelle de l’Environnement » qui a mobilisé pendant deux années tout « l’écologiquement correct » du pays.

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mercredi 23 novembre 2011

Sept milliards d'humains: pas de panique !

Max FalqueLe chiffre de sept milliards d'habitants n'a pas de quoi impressionner, quand on sait que la population mondiale a été multipliée par plus de cinq depuis 1850. Les théories malthusiennes ont toujours eu beaucoup de succès, mais ont été constamment démenties par les faits.

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mercredi 12 octobre 2011

L’écologisme, co-responsable de la crise économique ?

La dernière livraison de l’excellente revue Commentaire présente une série de libres propos anticipant sur les résultats des élections de 2012… au cas où « la droite » l’emporterait. J’ai particulièrement retenu la « Lettre d’un Persan » du 18 juin 2012 dans laquelle Bruno Durieux ironise :

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jeudi 29 septembre 2011

La propriété pour protéger la biodiversté

La biodiversité est définie comme « la variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes ».
Malgré la complexité de cette définition, chacun perçoit l’importance et la vulnérabilité de la biodiversité face à la démographie et à la technologie.

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mercredi 22 juin 2011

Le problème de l'eau : sécheresse ou indigence institutionnelle ?

Max FalqueLa loi sur l’eau de 1992, en faisant de la ressource en eau un « patrimoine commun de la nation » excluait par principe, voire par idéologie, la définition de droits de propriété, et donc ouvrait la voie à la célèbre tragédie des biens collectifs - ou, plus exactement, celle du libre accès à une ressource limitée sur laquelle s’exerce une demande croissante.

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lundi 28 mars 2011

Gaz de schiste : la solution par la propriété

Max Falque"Toute la Provence sent le gaz de schiste ", s'alarme la presse méridionale à l'unisson avec une opinion, inquiète à juste titre.

En effet, des permis de recherche ont été accordés par l'État sur un vaste triangle s'étendant de Valence au nord, Montpellier à l'ouest et Toulon à l'est.

Mais, face au mécontentement, la ministre de l'Environmement a finalement imposé un moratoire de six mois.

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lundi 26 octobre 2009

Elinor Ostrom: le Prix Nobel qui renouvelle l'approche des politiques environnementales.

Elinor Ostrom, Prix Nobel d'économie 2009Elinor Ostrom, diplômée de sciences politiques, et peut-être à cause de cela, est probablement la plus iconoclaste des prix Nobel d'Economie.

Son apport en matière de politique environnementale est considérable et s'inscrit dans le débat intellectuel qui depuis les années 60 oppose les tenants d'un État réglementaire tout-puissant à ceux qui font confiance au marché et aux droits de propriété.

Garrett Hardin publia en 1968 un article retentissant, dans la revue Science «The Tragedy of the Commons », où, à partir de l'exemple des pâturages communaux de l'Europe médiévale, il démontre que le libre accès à une ressource entraîne inévitablement sa destruction.

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mercredi 15 avril 2009

Environnement : ne pas abandonner le navire du marché.

Max Falque à un séminaire EIN (European Ideas Network)Terry Anderson du Property and Environment Resarch Center-PERC vient de publier un excellent plaidoyer (voir ci-dessous) pour ne pas céder à l'hystérie collective consistant à enterrer le libéralisme au profit d'un retour à un socialisme d'intensité variable.

J'attire l'attention des lecteurs du site Turgot sur ce document, car le message qu'il véhicule est particulièrement opportun pour la France qui n'a accepté le marché qu'à contre coeur, et qui se réjouit bruyamment, par media interposé, d'un retour à la fausse sécurité d'un état providence impécunieux et impuissant.

En matière environnementale ce retour en arrière est d'autant plus grave que la solution des  problèmes à venir passe de moins en moins par la réglementation (command and control) et de plus en plus par le recours à la gamme variée des droits de propriété et au marché.

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