Institut Turgot

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jeudi 29 août 2013

La "qualité" de la monnaie et la crise : changer de paradigme

Jacques RaimanLa sagesse populaire distingue une monnaie forte ou solide d’une monnaie fondante. Retrouvant ce bon sens, le professeur Philipp Bagus, en 2009, a voulu donner, au sein de l’école autrichienne, sa place prioritaire à la qualité de la monnaie – qu’il définit comme sa valeur – en opposition à la vision purement quantitative actuelle.

Il s’agit d’un changement de paradigme(1).

Pour la politique monétaire actuelle, aussi bien ses thuriféraires que ses critiques se réfèrent presque toujours à la vision quantitative. C’est le cas aussi bien des disciples de Milton Friedman – les monétaristes – que celui de la plupart des disciples de Ludwig von Mises.

La conviction de cette note est que, pour pouvoir formuler, avec force et cohérence, une politique de croissance, de fin du chômage et de sortie de crise, il faut sortir du paradigme quantitatif dominant. Car c’est ce paradigme qui a conduit à la crise actuelle.

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jeudi 13 septembre 2012

La fin de la crise passe par l'établissement d'un étalon-or

Jacques Raiman« La monnaie, c’est l’or ; tout le reste est du crédit », disait le financier JP Morgan. A quoi Keynes, l'économiste, répondait : « L'or est une relique barbare ». Qui a raison : le financier ou l'économiste ?

Au printemps 2010, Alan Greenspan, dans le New York Times, a pu déclarer que personne n'avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé : les experts, la FED, les organes de contrôle. Il aurait pu ajouter : le Fonds Monétaire International, les autres banques centrales, les grandes entreprises, les médias...

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vendredi 3 décembre 2010

Revenir à l'or ?

Jacques RaimanSigne des temps : le président de la Banque mondiale a reconnu la place éminente de l’or dans un système monétaire. Plus qu’une piste, une révolution mentale salutaire.

Au printemps, pour se défendre, Greenspan a affirmé dans le New York Times que personne n’avait prévu la crise, que tout le monde s’était trompé, les universitaires, la FED, les organismes de réglementation. Il aurait pu ajouter les autres Banques centrales, les gouvernements, les entreprises, les médias.

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mardi 5 octobre 2010

La véritable voie du retour à la croissance

Jacques RaimanDeux années de dépenses publiques (inspirées par Keynes) et de création monétaire (inspirée par les monétaristes) n'ont pas permis de sortir de la crise dans les pays industrialises (à la courte et recente exception de l’Allemagne).

Il n'y a pas de croissance de l'emploi, pas de financement des PME par les banques, alors qu'elles représentent plus de la moitié de l'activité économique. Comme au Japon la dette des états à enflé et cela n'a servi à rien. Le système bancaire a absorbé l'extraordinaire augmentation de monnaie.

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jeudi 17 septembre 2009

Friedman et Keynes, adversaires théoriques et alliés forcés ?

Jacques RaimanLe président Eisenhower avait mis en garde contre ce qu'il appelait le complexe militaro-industriel.

De nos jours il existe un autre complexe celui qui allie, malgré leurs divergences, les banques centrales et les banques privées, l'administration des finances, l'enseignement de l'économie, les principaux médias. C'est ce complexe, qui a laissé venir la crise et qui aujourd'hui propose ses remèdes. Son coeur est dans la politique monétaire telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui par les banques centrales.

Pour bien en comprendre le fonctionnement et voir pourquoi il engendre nécessairement des interventions keynésiennes des gouvernements, il est utile de se référer aux controverses célèbres entre Jacques Rueff et Keynes et, dans l'immédiat  après-guerre, à celle qui opposa Rueff à Tobin.

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lundi 5 janvier 2009

Crise cyclique ou crise plus profonde ?

Les queues de clients venant retirer leurs dépôts à la banque anglaise Northern Rock  évoquent la crise de 1929 (qui au début s’appelait la panique de 1929). Les commentaires de personnalités, allemandes, faisant référence à cette même crise de 29 pour jauger la situation actuelle et n’écartant pas le pire accroissent la préoccupation. Pour d’autres, encore tout récemment, il ne s’agit que d’un mauvais moment à passer, une phase du « cycle » : « les fondamentaux sont bons » et si les banques centrales alimentent en liquidités, il n’y aura pas de redites de la crise de 1929 ni même de récession.

Pour un économiste amateur désireux de comprendre le rôle de la monnaie et du crédit dans le fonctionnement de l’économie, les événements actuels sont à la fois dramatiques et passionnants. Avec l’intégration de tous les marchés mondiaux, un phénomène différent de celui qui s’est produit en 1929 mais avec des conséquences aussi dramatiques et plus étendues encore pourrait-il bientôt se dérouler sous nos yeux ?

De toute façon pour l’éviter ou le prévoir, les décideurs et les commentateurs font référence implicitement ou explicitement aux explications de la grande crise.

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