Le début de l’année 2009 les montrait en pleine gloire. Ils triomphaient. Barack Obama culminait dans les sondages, après ses victoires sur Hillary Clinton, d’abord, puis à la présidentielle. Il représentait le renouveau, l’espoir d’un peuple lassé des échecs de son prédécesseur. Il avait promis une politique radicalement différente dans le domaine du changement climatique et entendait faire de son pays le leader et le guide dans la croisade contre le réchauffement et les gaz à effet de serre.
Nicolas Sarkozy venait de mettre un terme à la présidence française de l’Union Européenne en se montrant comme l’incontestable champion de la lutte contre le réchauffement climatique, et en obtenant des vingt-cinq l’accord sur le Paquet Climat Energie qui faisait de l’Europe le continent le plus avancé dans les mesures de restrictions des émissions de gaz à effet de serre et de marché d’échanges des permis d’émission négociables.


Jean Michel Bélouve, qui publie aujourd’hui son livre "l
Le langage politique d’aujourd’hui se réfère peu à l’écologie. Nous sommes à l’ère du développement durable. Ces deux vocables associés sonnent bien, ils motivent, car qui ne souhaite que nos sociétés et nos économies ne se développent, à part quelques esprits chagrins chantres de la décroissance ? Et qui se plaindrait d’un développement qui dure ?
A l'approche de la réunion de Copenhague, notre ami Jean-Michel Bélouve explore plus en détails le fonctionnement des mécanismes en jeu. Dans la note ci-dessous il nous explique tout ce qu'il faut savoir sur les marchés d'échanges de permis négociables. Il reviendra ensuite sur l'économie et les conséquences à attendre de la mise en place d'une taxe carbone.

Le seul mérite que je reconnais à la future contribution climat-énergie, c’est de sortir les français de leur acceptation passive et apathique de l’inéluctabilité d’un changement climatique catastrophique. Maintenant qu’on leur dit le pollueur c’est vous, et vous allez payer, ils se réveillent et deviennent bien plus attentifs au débat entre prosélytes et sceptiques du changement climatique.